Saint-Pierre-d'Exideuil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de la Vienne
Cet article est une ébauche concernant une commune de la Vienne.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade ’’Bon début’’ quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Saint-Pierre-d'Exideuil
L'église Saint-Pierre et son cimetière.
L'église Saint-Pierre et son cimetière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Civray
Intercommunalité Communauté de Communes des Pays Civraisien et Charlois
Maire
Mandat
Jean-Marie Peigne
2014-2020
Code postal 86400
Code commune 86237
Démographie
Population
municipale
741 hab. (2013)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 06″ N 0° 16′ 15″ E / 46.1516666667, 0.27083333333346° 09′ 06″ Nord 0° 16′ 15″ Est / 46.1516666667, 0.270833333333
Altitude Min. 100 m – Max. 147 m
Superficie 19,32 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Vienne

Voir sur la carte administrative de la Vienne
City locator 14.svg
Saint-Pierre-d'Exideuil

Géolocalisation sur la carte : Vienne

Voir sur la carte topographique de la Vienne
City locator 14.svg
Saint-Pierre-d'Exideuil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Pierre-d'Exideuil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Pierre-d'Exideuil
Liens
Site web saintpierredexideuil.fr

Saint-Pierre-d'Exideuil est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

La D 148 dans la traversée du bourg.

À l'extrême sud-ouest du département de la Vienne, la commune de Saint-Pierre-d'Exideuil s'étend sur près de 20 km2. Son territoire est traversé au sud par la Charente qui y déploie ses méandres.

L'altitude minimale, 100 mètres, se trouve au sud-est, juste en aval du château de Léray, là où la Charente quitte la commune et entre sur celle de Saint-Saviol. L'altitude maximale avec 147 mètres est localisée au sud-ouest, en bordure de la commune de Civray, au bois de Fosse-Billon.

Le bourg de Saint-Pierre-d'Exideuil, en rive droite de la Charente et traversé par les routes départementales 35 et 148, se situe, en distances orthodromiques, deux kilomètres à l'est de Civray et quinze kilomètres au nord-nord-est de Ruffec.

La commune est également desservie par les routes départementales 1 et 103 au sud, 7 au nord-est et 104 à l'ouest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Pierre-d'Exideuil
Champagné-le-Sec,
Linazay
Blanzay Savigné
Saint-Saviol Saint-Pierre-d'Exideuil
Saint-Gaudent Civray

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Saint-Pierre-d'Exideuil présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose[1] :

  • pour 26 % de terres rouges plus ou moins profondes situées sur les plateaux. Ce sont des sols de couleur acajou, siliceux, dérivés d’argiles ferrugineuses à silex provenant d’épandages superficiels du Massif central.
  • pour 65 % de groies profondes dans les plaines. Les groies sont des terres du sud-ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière.
  • pour 5 % de calcaire dans les vallées,
  • pour 4 % par l'agglomération.

En 2006, 78,6 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 17,7 % par des forêts et des milieux semi-naturels et un peu moins de 4 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[2].

La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l'accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides, dunes et plages… constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[3], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11°C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8°C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9°C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6°C en hiver et de 11°C en été). L’amplitude thermique est de 15°C.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre du syndicat mixte du Pays civraisien, créé en 1979. C'est un établissement public intercommunal qui regroupe les quatre communautés de communes du Pays Gencéen, du Pays Charlois, du Civraisien et de la Région de Couhé (soit quarante communes). Ce territoire compte 28 358 habitants. Son siège est à Civray. Le Pays civraisien intervient dans les domaines de développement local et d'aménagement du territoire sur les thématiques suivantes : développement économique et touristique, l'environnement, le patrimoine, l'habitat, la culture, les services de proximité à la personne et l'insertion. Il est également le partenaire de nombreuses associations qu'il soutient dans leurs actions (offices de tourisme, mission locale, chantier d'insertion, culture, sport…). C’est un « syndicat mixte ouvert » dans la mesure où il ne compte pas seulement des collectivités locales publiques comme adhérents, mais également les trois chambres consulaires de la Vienne : chambre de commerce et d'industrie (CCI), chambre de métiers et chambre d'agriculture.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Saint-Pierre-d’Exideuil
Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
 ? mars 2001 Yves Friolaud    
mars 2001 en cours (réélu en 2008) Jean-Marie Peigné    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 741 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
682 628 622 719 603 770 708 774 788
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
787 786 751 732 711 710 726 746 706
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
698 733 709 696 661 682 717 706 726
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
704 695 706 714 766 796 789 741 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 41 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[7], il n'y a plus que 18 exploitations agricoles en 2010 contre 20 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leurs exploitations[8].

Les surfaces agricoles utilisées ont paradoxalement augmenté de 22 % et sont passées de 2 010 hectares en 2000 à 2 466 hectares en 2010 dont 615 sont irrigables[7]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[8].

44 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orge et maïs), 25 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 21 % pour le fourrage et 6 % reste en herbes[7].

Huit exploitations en 2010 (contre six en 2000) abritent un élevage de bovins (1 042 têtes en 2010 contre 663 en 2000)[7]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[9].

Les élevages de caprins, d'ovins et de volailles ont disparu au cours de cette décennie[7]. La disparition de l'élevage d'ovins est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[9]. Pour l'élevage de caprins, cette disparition est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou-Charentes, cet élevage au cours des deux dernières décennies : division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par dix des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par six des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil et religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les arbres remarquables[modifier | modifier le code]

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[14], il y a deux arbres remarquables sur le territoire de la commune qui sont un Tilleul à grandes feuilles situé près de l'église et un Tilleul à petites feuilles qui se trouve au lieu-dit Le Petit Plomb.

Le bois de Leray[modifier | modifier le code]

Le bois de Leray est situé aux confins du département de la Vienne, dans le Sud-Ouest. Il est à cheval sur le territoire des communes de Saint-Pierre-d’Exideuil et de Saint-Saviol. Il est classé comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[15].

Le bois s’étend sur la rive droite de la Charente, en bordure d’un de ces nombreux méandres du fleuve situés dans son cours moyen, entre les villes de Civray et d’Angoulême.

Son relief est très modéré. Il est, en effet, constitué par un plateau dont l’altitude moyenne avoisine les 120 mètres. Ce plateau se termine en une courte pente raide qui domine la Charente. Dans ce secteur du Seuil du Poitou, les sols sont constitués de groies profondes. Par ailleurs, le climat est atlantique avec une pluviométrie assez marquée et des contrastes thermiques peu accentués.

Ces conditions géologiques et climatiques ont favorisé un boisement classique composé de chênes pédonculés et de charmes mêlés d’un peu de merisiers. Le bois de Leray, plus particulièrement pour sa partie située sur le plateau, dans le périmètre du parc d’un château, a considérablement souffert de l’ouragan de décembre 1999. La strate arbustive est plus originale notamment du fait de la présence du Buis et de l’Aubépine épineuse.

La strate herbacée est, quant à elle, très diversifiée. Elle comprend de nombreuses plantes caractéristiques des sols composés d’humus, telles que la Jacinthe des bois, l’ Ornithogale des Pyrénées ou le Fragon. Toutefois, la présence de ces végétaux ne peut justifier à elle seule, le classement du bois de Leray. C’est, en fait, la présence d’une espèce de plante beaucoup plus rare qui lui a conféré un intérêt particulier et qui a justifié sa protection : la Jonquille.

Cette magnifique plante à bulbe de la famille des Amaryllidacées est très disséminée dans toute la France. Elle manque sur de vastes étendues mais elle peut être localement abondante. Elle est très rare dans le département de la Vienne et le bois de Leray est le seul site recensé au début du XIXe siècle. Cette espèce spectaculaire, aux grandes fleurs décoratives, a été et est encore victime de nos jours de cueillettes abusives, parfois à but commercial en vu, notamment de ventes sur les marchés, qui ont provoqué sa disparition définitive sur certains sites. L’arrachage des bulbes en vue de leur replantation dans les jardins est encore plus dommageable. Au bois de Leray, la Jonquille est présente en groupes épars totalisant un nombre limité de pieds, mais leur localisation pour partie dans un espace privé leur assure une certaine protection vis à vis de ramassages intempestifs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  2. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  3. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  4. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  7. a, b, c, d et e Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  8. a et b Agreste – Enquête Structure 2007
  9. a et b Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  10. Agreste – Bulletin no 11 de décembre 2005
  11. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 28 février 2011.
  12. « Château de Léray », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 28 février 2011.
  13. « Moulin Minot », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 28 février 2011.
  14. Poitou-Charentes Nature, 2000
  15. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011