Champagné-le-Sec

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Champagné (homonymie).

Champagné-le-Sec
Champagné-le-Sec
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Civray
Intercommunalité Communauté de communes du Civraisien en Poitou
Maire
Mandat
Jean Rocher
2014-2020
Code postal 86510
Code commune 86051
Démographie
Gentilé Champenois
Population
municipale
209 hab. (2015 en diminution de 3,69 % par rapport à 2010)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 28″ nord, 0° 11′ 32″ est
Altitude Min. 126 m
Max. 144 m
Superficie 7,99 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Vienne

Voir sur la carte administrative de la Vienne
City locator 14.svg
Champagné-le-Sec

Géolocalisation sur la carte : Vienne

Voir sur la carte topographique de la Vienne
City locator 14.svg
Champagné-le-Sec

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Champagné-le-Sec

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Champagné-le-Sec

Champagné-le-Sec est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Champenois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à deux kilomètres au nord de Civray.

Les communes de Linazay, Blanzay et Chaunay entourent Champagné-le-Sec, qui est situé à 3 km au sud-est de Chaunay, la plus grande ville des environs.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Champagné-le-Sec présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées. Le terroir se compose [2] :

  • pour 20 % de Terres Rouges peu profondes (ce sont des sols acajou, siliceux, dérivés d’argiles ferrugineuses à silex provenant d’épandages superficiels du Massif Central) sur les plateaux,
  • pour 80 % de groie moyenne de la Saintonge boisée et de groies profondes dans les plaines. Les groies sont des terres du sud-ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière.

En 2006, 80,6 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 15,9 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 3,7 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[3]. La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l'accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides … constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Les gares et les haltes ferroviaires proches de la commune :

Les aéroports les plus proches de Champagné-le-Sec sont :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village proviendrait de l'appellation latine Terra Campaniacus, du nom des parents de saint Junien. Cet anthroponyme gallo-romain avec le suffixe latin de propriété -acum signifiant «domaine de" est devenu avec le temps « -ec » puis « -é ». Le suffixe "Le Sec" qualifie l'absence d'eau sur le territoire de la commune. Il n'y pas, en effet, de fontaines, de sources ou de rivières[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, Champagné-le-Sec est dans le canton de Civray (no 6) du département de la Vienne. Avant la réforme des départements, Champagné-le-Sec était dans le canton no 5 de Civray dans la 3e circonscription.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Hubert Massonneau    
2014 en cours Jean Rocher    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 2017, la commune a été labellisée « une fleur » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8].

En 2015, la commune comptait 209 habitants[Note 1], en diminution de 3,69 % par rapport à 2010 (Vienne : +1,8 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
455386546517525538538554550
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
510504508472475447426382389
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
380348381319307303329330289
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
315284226228208201204221209
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, la densité de population de la commune était de 26 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Champagné-le-Sec a connu une hausse de 10,5 % de sa population de 1999 à 2006.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie de Champagné-le-Sec administre une population totale de 214 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (1 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 213 habitants.

La répartition de la population par sexe est la suivante :

  • en 1999: 49,5% d'hommes et 50,5% de femmes.
  • en 2006: 52,5% d'hommes et 47,5% de femmes.
  • en 2010: 57,7 % d'hommes pour 42,3 % de femmes.

En 2006 :

  • Le nombre de célibataires était de : 21,5 % dans la population.
  • Les couples mariés représentaient 65,7 % de la population et les divorcés 4,7 %.
  • Le nombre de veuves et veufs était de 8,1 %.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 12 exploitations agricoles en 2010 contre 16 en 2000[11].

Les surfaces agricoles utilisées ont légèrement augmenté et sont passées de 1 154 hectares en 2000 à 1 212 hectares en 2010[11].

65 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre, orges etmaïs), 21 % pour les oléagineux (colza et tournesol) et 8 % pour le fourrage[11].

Les élevages de chèvres (428 têtes en 2000) et de bovins (257 têtes en 2000) ont disparu en 2010[11].

La transformation de la production agricole est de qualité et permet aux exploitants d’avoir droit, sous conditions, aux appellations et labels suivants :

  • Chabichou du Poitou (AOC)
  • Beurre Charente-Poitou (AOC)
  • Beurre des Charente (AOC)
  • Beurre des Deux-Sèvres (AOC)
  • Veau du Limousin (IGP)
  • Agneau du Poitou-Charentes (IGP)
  • Porc du Limousin (IGP)
  • Jambon de Bayonne (IGP)

Activité et emploi[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité était de 66,4 % en 2006 et 63,1 % en 1999.

Le taux de chômage en 2006 était de 7,2 % et en 1999 il était de 16,9 %.

Les retraités et les pré-retraités représentaient 37,3 % de la population en 2006 et 25,5 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Léger de Champagné-le-Sec. Elle est de style roman. Elle date du XIIe siècle. Elle a une curieuse couverture en pierres plates et une belle ornementation. Une corniche ornée entoure l'abside et le chevet. Le clocher en pierre s'élève à la jonction du chœur et de la nef. Elle possède de belles peintures du XIIIe, XVe et XVIe siècles. Elles ont été restaurées entre 2000 et 2004. Elle est classée comme monument historique depuis 1985. La place devant l'église occupe l'emplacement de l'ancien cimetière. Elle est plantée de six tilleuls. Elle est limitée par un mur surmonté de pierres tombales des XVIIe et XVIIIe siècles. Deux tombes sont disposées le long de l'allée qui conduit à la porte de l'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Junien y est né. Fils de noble, il vit en ermite à Chaunay avant de recevoir une terre de la part du roi Clotaire, époux de Radegonde (devenue ultérieurement une sainte). Sur cette terre, il bâtit un monastère sur le lieu dénommé de nos jours Mairé-l'Escaut où il est enterré le 13 aout 587. Ses restes furent ensuite translatés à l'abbaye Saint-Junien de Nouaillé-Maupertuis.
  • Roger Auvin (1908-), doyen des Français, y est né

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  3. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  4. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  5. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. Site des villes et villages fleuris, consulté le 24 décembre 2017.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. a b c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne