Linazay

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Linazay
Linazay
L'église vue du sud-ouest.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Civray
Intercommunalité Communauté de communes du Civraisien en Poitou
Maire
Mandat
Jean-Pierre Provost
2014-2020
Code postal 86400
Code commune 86134
Démographie
Gentilé Linazéens
Population
municipale
223 hab. (2016 en augmentation de 5,19 % par rapport à 2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 54″ nord, 0° 10′ 59″ est
Altitude Min. 117 m
Max. 135 m
Superficie 9,14 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Vienne

Voir sur la carte administrative de la Vienne
City locator 14.svg
Linazay

Géolocalisation sur la carte : Vienne

Voir sur la carte topographique de la Vienne
City locator 14.svg
Linazay

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Linazay

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Linazay

Linazay est une commune du centre-ouest de la France située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Linazay est située à la limite du département des Deux-Sèvres.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes :

Communes limitrophes de Linazay
Champagné-le-Sec Saint-Pierre-d'Exideuil
Chaunay de Linazay Saint-Saviol
Limalonges
(Deux-Sèvres)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Linazay présente un paysage de plateau calcaire plus ou moins vallonné. Le parcellaire est ponctué de haies et de taillis discontinus[1]. Le terroir se compose pour 100 % de groies (groies de la Saintonge boisée et groies profondes). Les groies sont des terres du sud-ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes — en général de moins de 50 cm d’épaisseur — et plus ou moins riches en cailloux. Ce sont des terres fertiles et saines, propices à la polyculture céréalière[2].

En 2006, 99,4 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture et 0,6 % par des forêts et des milieux semi-naturels[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La mare du bourg en période de crue du Sillon.


Le Sillon est un modeste ruisseau au cours intermittent qui n'apparaît que pendant les crues hivernales. Depuis la commune de Pliboux (Deux-Sèvres), il traverse la commune de Linazay pour rejoindre la Charente à Saint-Macoux, au terme d'un parcours d'une dizaine de kilomètres.

Pour l'alimentation en eau de ce territoire, le percement de puits et le creusement de mares ont donc joué un rôle essentiel.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique tempéré, déterminé par la proximité de l'Océan Atlantique, distant d'une centaine de kilomètres vers l'ouest. C'est un climat doux, à pluviosité essentiellement hivernale, avec des épisodes de sécheresse en été[4].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Carte d'état-major de Saint-Jean-d'Angély en 1866 : détail de la région de Linazay.

Les gares et les haltes ferroviaires proches de la commune :

Les aéroports les plus proches de Linazay sont :

Depuis l'époque gallo-romaine, Linazay est située sur l’axe des grandes voies de circulation qui traversent le seuil du Poitou. De nos jours, Linazay est toujours proche des axes de circulation : route nationale N 10 (Paris - Bordeaux), route départementale D 948 (Niort - Limoges) ou voies ferrées Paris - Bordeaux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Linaziacus villa est la première mention connue, dans le cartulaire de Bourgueil, vers 950. Ce nom évoque un riche propriétaire terrien de l'époque gallo-romaine : Linatius ou Linus[5].

Jusqu'à la fin du XIXe siècle, le nom de la commune a connu plusieurs variantes : Linezay, Linazays, Linazais[6], Linazai[7], Linazeay, Linesay, Linasais…

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

L'occupation est ancienne sur ce territoire, comme en témoigne notamment, à la période néolithique, le dolmen de la Pierre Pèse[7], situé sur la commune de voisine de Limalonges (Deux-Sèvres). À l'époque protohistorique, des enclos sur la proche commune de Pliboux (Deux-Sèvres) donnent aussi une indication de l'installation sur ce territoire[8]. Les Gallo-Romains sont ensuite bien implantés dans la région. Ils installent des villas ou établissements ruraux dans les communes voisines de Chaunay, Pliboux ou Limalonges (Pannessac, Chez Brunet)[8]...

Une voie romaine traverse le territoire de Linazay, à son extrémité ouest, proche de l'actuelle nationale 10. À l'époque gallo-romaine, c'était une voie secondaire reliant Rom à Montignac-Charente (Nantes à Périgueux)[8]. Le tracé de la voie romaine est encore visible dans le parcellaire, en photographie aérienne, et il a servi à matérialiser les limites de paroisses de l'Ancien Régime, puis des communes et départements (Vienne et Deux-Sèvres) actuels[8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les voies romaines continuent à être utilisées jusqu'au VIIIe siècle[8]. S'y ajoutent les chemins sauniers, tracés pour acheminer le sel de l'Atlantique vers le Limousin. Civray et Sauzé-Vaussais constituent alors des villes de transit dans ce commerce du sel[8]. Vers l'an mil, la région de Civray connaît un peuplement dense[9]. Sur la commune, la construction de l'église Saint-Hilaire au XIIIe siècle est le premier témoignage conservé de l'époque médiévale.

À partir du milieu du XIVe siècle, la châtellenie de Civray passe de mains en mains au gré des conflits et des traités durant la guerre de Cent Ans[10]. Pendant 80 ans, les gens de guerre y exercent de constants ravages, auxquels s'ajoutent la faim et les épidémies de peste[10]. C'est dans ce contexte, à partir du XVe siècle que sont construits les trois châteaux contrôlant le territoire de la commune[5] : les logis du Magnou, de La Chaux, et de La Foubertière (ce dernier aujourd'hui[Quand ?] disparu).

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini des environs de Linazay, 1770-1773.

La commune de Linazay n'est pas épargnée par les troubles qui suivent les guerres de Religion. Plusieurs de ses habitants ont adhéré au calvinisme. En 1681, 23 abjurations ont lieu lors des dragonnades, ces conversions forcées des familles protestantes par les soldats du roi[5].

En 1694, l'épisode de l'agression du curé Tanchot, par une famille dont la mère « a fait la guerre à quatre curés », témoigne d'un climat d'insécurité[11].

En 1688-1689, le seigneur du Magnou est dénommé « seigneur des 64 feux de Linazay »[5]. La population s'étoffe ensuite à la fin de l'Ancien Régime, avec 93 foyers[5].

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

En 1790, Linazay appartient au canton de Chaunay, puis elle est rattachée à celui de Civray[5]. Une école est créée sur la commune dès 1838. La cure est rétablie en 1846[5]. En 1853, le prolongement de la voie ferrée Paris - Bordeaux, avec la création de la gare de Saint-Saviol, facilite les échanges.

Linazay connait alors son apogée démographique au milieu du XIXe siècle, pour atteindre presque 600 habitants[5].

À partir de 1878, la crise du phylloxéra ravage les cultures de vignes du civraisien[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, Linazay est dans le canton no 6 de Civray, dans le département de la Vienne. Avant la réforme des départements, Linazay était dans le canton no 5 de Civray dans la 3e circonscription.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[13]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Michel Mérigot    
mars 2008 En cours
(au 30 avril 2014)
Jean-Pierre Provost    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2016, la commune comptait 223 habitants[Note 1], en augmentation de 5,19 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
339184358420516467527593577
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
545532502494501496462436427
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
381387406316371320322345297
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
296248218213192194211211224
2016 - - - - - - - -
223--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, la densité de population de la commune était de 24 hab./km2[Quand ?], 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France[18].

Linazay a connu une nette hausse de 11,86 % de sa population de 1999 à 2008.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune de Linazay ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie de Linazay administre une population totale de 218 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (4 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune était de 214 habitants en 2009.

La répartition par sexe de la population est la suivante :

  • en 1999 : 52,6 % d'hommes et 47,4 % de femmes ;
  • en 2005 : 50,7 % d'hommes et 49,3 % de femmes ;
  • en 2010 : 47,8 % d'hommes pour 52,2 % de femmes.

En 2005 :

  • Le nombre de célibataires était de : 36,2 % dans la population ;
  • Les couples mariés représentaient 49,2 % de la population et les divorcés 6,2 % ;
  • Le nombre de veuves et veufs était de 8,5 %.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[19], il y a autant d'exploitations agricoles en 2010 qu'en 2000, soit 15.

Les surfaces agricoles utilisées ont toutefois augmenté de 5 % et sont passées de 886 hectares en 2000 à 939 hectares en 2010 dont 606 hectares sont irrigués[19]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares [20].

71 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre et essentiellement du maïs pour 65 % des surfaces céréalières), 16 % pour les oléagineux (2/3 colza et 1/3 tournesol) et 9 % pour le fourrage[19].

Trois exploitations en 2010 (contre quatre en 2000) abritent un élevage de bovins (238 têtes en 2010 contre 208 têtes en 2000). Trois exploitations en 2010 (contre cinq en 2000) abritent un élevage d'ovins (647 têtes en 2010 contre 620 têtes en 2000). L'élevage de volailles a disparu en 2010 (220 têtes sur neuf fermes en 2000)[19].

Un élevage important de 750 truies existe sur le territoire de la commune.

La transformation de la production agricole est de qualité et permet aux exploitants d’avoir droit, sous conditions, aux appellations et labels suivants :

  • Chabichou du Poitou (AOC) ;
  • Beurre Charente-Poitou (AOC) ;
  • Beurre des Charente (AOC) ;
  • Beurre des Deux-Sèvres (AOC) ;
  • Veau du Limousin (IGP) ;
  • Agneau du Poitou-Charentes (IGP) ;
  • Porc du Limousin (IGP) ;
  • Jambon de Bayonne (IGP).

Activité et emplois[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité était de 73,8 % en 2005 et 71,3 % en 1999.

Le taux de chômage en 2005 était de 11,5 % et en 1999 il était de 13,8 %.

Les retraités et les pré-retraités représentaient 28 % de la population en 2005 et 27,3 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le logis du Magnou.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Hilaire[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Hilaire date en partie du XIIIe siècle[5]. L'édifice, endommagé pendant les guerres de religion, a été remanié au XVIIe siècle. La rénovation a été financée par le seigneur du Magnou, Louis Eschallé. Avant 1790, la paroisse dépendait de l'archiprêtré de Chaunay[5].

Au sud, le portail en arc brisé présente un décor de chapiteaux à feuillages. Le portail est protégé par un auvent. La nef unique est composée de trois travées[11]. Elle se prolonge par un chœur quadrangulaire[11]. Au dessus du chœur, le clocher massif est couvert d'ardoise[7].

L'église abrite six pierres tombales : quatre d'entre-elles portent les armoiries de la famille Eschallé, et parmi elles l'épitaphe de Louis Eschallé, décédé le [11]. La pierre tombale porte l'inscription : « Ci-gist le corps de Louis Escallé, escurier seigneur du Magnou et de Linazai, fondateur de l'église du dit lieu, décédé le , prié Dieu pour son âme »[21]. La cloche, baptisée en , a pour parrain Charles François d'Eschallé et pour marraine Marie Catherine de Cougé de Marsillac de Pannessac[22]. Deux vitraux contemporains, représentant la Vierge et saint Hilaire, ont été réalisés par l'atelier Saint-Joseph de Ruffec en 2000 et 2003.

Croix du cimetière[modifier | modifier le code]

Le cimetière du village accueille une croix dite hosannière, datée des XVIIe et XVIIIe siècles[11]. C'est une croix armoriée en pierre, ornée des armoiries de la famille Eschallé, surmontées d'un casque[11]. Une croix hosannière tire son nom de l'hébreu « hosanna ». C'est le premier mot d'une hymne chantée le jour des Rameaux. Il était de tradition pour les villageois de se rendre en procession jusqu'au cimetière ce jour-là. Ensuite, les villageois se réunissaient au pied de la croix pour chanter l'Hosanna.

Logis du Magnou[modifier | modifier le code]

Le logis du Magnou date des XVe siècle, XVIe siècle et XVIIe siècle. Le fief du Magnou est cité dès 1339[5]. Il appartient à la famille Eschallé jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, et passe ensuite en possession de la famille Jousserand[11].

Le portail d’entrée, daté du XVIIe siècle, se compose d'une porte cochère et d'une porte piétonne[23]. Le portail est surmonté d’armoiries qui ont dû être martelées lors de la Révolution française. L'édifice est à vocation militaire à l'origine, puis transformé au fil des siècles par des éléments résidentiels[5]. Orienté à l’est, le logis présente en son centre une tour ronde qui abrite un escalier à vis. La partie la plus ancienne, datée du XVe siècle, est celle au nord de la tour centrale, avec ses fenêtres à meneaux et sa tourelle. La partie située au sud de la tour centrale est plus tardive[23]. Elle date de la fin du XVIe siècle comme l’indique une inscription sur la fenêtre du grenier : "Ce logis a été faict le iesme iour d'avril 1598. Paix Jaux"[21].

Le manoir est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis le pour les façades et toitures, l'escalier à vis, les cinq cheminées intérieures et le portail d'entrée[24].

Logis de La Chaux[modifier | modifier le code]

Le logis de La Chaux conserve quelques éléments du XVIIe siècle[23]. Le fief de La Chaux, dénommé aussi Buffefeu, est connu dès le début du XVe siècle[11]. Il a appartenu aux familles Buffefeu et Babignon. Acquis par la famille Jousserand dans la seconde moitié du XVIIe siècle, le domaine reste en possession des familles Jousserand, puis de Menou, jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Le corps de logis est entouré de deux tourelles en poivrière[23]. L’une de ces tourelles abrite un escalier à vis[11] ; l'autre a accueilli un pigeonnier. Une porte piétonne est marquée de la date de 1627. Une autre porte piétonne présente un écusson martelé, surmonté de la date de 1705. Les écuries forment un bel ensemble construit en pierre avec des fenêtres à encadrement de briques.

Chapelle de Pierre[modifier | modifier le code]

La chapelle de Pierre est un petit édifice construit au début du XXe siècle par Pierre Poupart, modeste citoyen de la commune (1866-1941). Ce bâtiment en pierre est flanqué d'une tour de 4 m de hauteur, portant des plaques gravées des noms des 15 enfants de la commune morts pendant la Première Guerre mondiale[25].

Jardin de Fortran[modifier | modifier le code]

Le jardin de Fortran est un jardin privé ouvert au public sur rendez-vous. C'est un jardin de buis créé en 1980. Depuis, il s’est étoffé de nouvelles topiaires, d’un théâtre de verdure, d’une chambre verte, de charmilles, de plantes en pots et d’une collection de plantes succulentes[26].

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

Le Fonds régional d'art contemporain (FRAC) a ouvert en 2009 une antenne à Linazay pour accueillir ses réserves muséographiques. Conçu par l'architecte Jean-Pierre Fauvel, l'ancien Centre international Caprin a été reconfiguré pour aménager des espaces de conservation, d'expositions temporaires et de médiation. Cette architecture contemporaine privilégie l'intégration horizontale dans le paysage, et associe les matériaux bois, pierre et verre dans une esthétique sobre et fonctionnelle[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ernest Baillargé (Linazay, 1879 - Poitiers, vers 1947), ingénieur agricole, directeur de l'École nationale d'agriculture de Rennes (1932-1941), directeur des services agricoles de la Vienne[28]. Dans les années 1920, il est l'un des fondateurs, avec Xavier Bernard, du mouvement mutualiste[29]. Il est aussi à l'initiative de la fondation de la laiterie de Saint-Saviol[4]. Ses cours ont été publiés en 1928 dans les volumes L'agriculture poitevine[30]. Il a également consacré un ouvrage au topinambour en 1942[31].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Inventaire des paysages de Poitou-Charentes - Les terres rouges, secteur des taillis » (consulté le 23 avril 2015).
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007.
  3. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  4. a et b Daniel Bourdu, Le Pays Civraisien. Cantons de Charroux, Civray, Couhé, Gençay. À la découverte de son histoire, de ses hommes et de ses paysages, La Crèche, Geste éditions, , 144 p. (ISBN 978-2-84561-365-2)
  5. a b c d e f g h i j k et l Dominique Guillemet, Dictionnaire des communes et pays de la Vienne : des origines à nos jours, La Crèche, Geste éditions, (ISBN 978-2-84561-106-1).
  6. Louis Rédet, Dictionnaire topographique de la Vienne, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 231-232
  7. a b et c Pierre-Amédée Brouillet, Indicateur archéologique de l'arrondissement de Civrai, Civray, P-A Ferriol imprimerie et librairie, (lire en ligne).
  8. a b c d e et f Champs d'Histoire. 25 ans d'archéologie aérienne en pays Mellois à basse altitude, Entre Bouleure et Péruse, (ISBN 2951335032)
  9. Jean Tarrade, La Vienne de la Préhistoire à nos jours, Bordessoules, (ISBN 2903504229)
  10. a et b Edmond-René Labande, « La région de Civray pendant la guerre de Cent Ans », Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, no 13, 4e série,‎ 1975-1976, p. 407-420 (ISBN 1275540406)
  11. a b c d e f g h et i Le patrimoine des communes de la Vienne, tome I, Flohic, (ISBN 2-8423-4128-7).
  12. Jacques Bernier, Brigitte Jolly, Civray et son canton de 1900 à nos jours. Un siècle d'histoire, Public media éditions, (ISBN 2-912596-00-9).
  13. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. INSEE- 2008.
  19. a b c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  20. Agreste – Enquête Structure 2007
  21. a et b Maurice Poinfoux, « Notes historiques sur Linazay. La cloche, l'église, notes diverses », Les Amis du pays civraisien, no 74,‎ , p. 5 (ISSN 0990-2104)
  22. Roger Pintureau, « Contribution à l'étude de l'histoire locale de la commune de Linazay », Les Amis du pays civraisien, no 5,‎ (ISSN 0990-2104)
  23. a b c et d Philippe Durand, Andrault Jean-Pierre (dir.), Châteaux, manoirs et logis. La Vienne, Patrimoines et médias (ISBN 2-910137-11-2)
  24. « Logis du Magnou », notice no PA00105497, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « La Vie et l'œuvre de Pierre Poupart », Le Picton, no 17,‎ (ISSN 0151-6086).
  26. « Pays civraisien et charlois » (consulté le 12 avril 2016).
  27. « architecture de Jean-Pierre Fauvel à Linazay », sur www.frac-poitou-charentes.org (consulté le 9 mars 2016).
  28. « Notice documentaire IdRef » (consulté le 26 mai 2016)
  29. Mélanie Atrux-Tallau, Histoire sociale d'un corps intermédiaire : l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (1924-1974), Thèse de doctorat, Université de Lyon 2, (lire en ligne), Dossier biographique : Xavier Bernard, sélectionneur et colon : tentative de déconstruction d'une hagiographie
  30. Ernest Baillargé, L’Agriculture Poitevine. Cours populaire d’agriculture à l’usage des écoles d’agriculture d’hiver, des cours d’enseignement agricole postscolaire, des instituteurs et des agriculteurs, Poitiers, Société française d'imprimerie,
  31. Ernest Baillargé, Le topinambour. Ses usages multiples, sa culture, Flammarion, (ISBN 9782082003445)