Saint-Maurice-la-Clouère

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Saint-Maurice-la-Clouère
L'église Saint-Maurice.
L'église Saint-Maurice.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Lussac-les-Châteaux
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Gencéen
Maire
Mandat
Michel Pain
2014-2020
Code postal 86160
Code commune 86235
Démographie
Population
municipale
1 275 hab. (2013)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 22′ 47″ Nord 0° 24′ 46″ Est / 46.3797222222, 0.412777777778
Altitude Min. 105 m – Max. 139 m
Superficie 39,60 km2
Localisation

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Saint-Maurice-la-Clouère est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Saint-Maurice-la-Clouère présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose [1] :

  • sur les plateaux du Seuil du Poitou :
    • de Terres fortes pour 29 %. Ce sont des sols composés d’argilo-calcaires moyennement profonds alternant avec des sols limoneux, riches en cailloux et blocs de meulières. Ces terres sont à tendance acide et hydromorphe. Ces sols sont communs dans toute cette région du sud du département de la Vienne.
    • de bornais pour 7 %. Ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse.
    • d'argile à silex peu profonde pour 38 % .
  • dans les vallées et sur les terrasses alluviales, de calcaire pour 2 %.
  • sur les plaines, de groies superficielles pour 22 %.Les groies sont des terres du sud-ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vites.
  • de l'agglomération pour 2 %.

En 2006, 85 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 13 % par des forêts et des milieux semi-naturels, et 2 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[2]. La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l'accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides … constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Clouère sur 8,1 km. Comme pour l'ensemble de la région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles. Ainsi, la commune se situe en Zone de Répartition des Eaux, où l'on observe une insuffisance chronique des ressources en eau par rapport aux besoins. Par ailleurs, elle est concernée par le classement en Zones sensibles, où une élimination plus poussée des paramètres azote et/ou phosphore présents dans les eaux usées est nécessaire pour lutter contre les phénomènes d’ eutrophisation[3].

307 mares ont été répertoriées sur l’ensemble du territoire communal (30 000 recensées dans la région Poitou-Charentes). Les mares de Poitou-Charentes ont été créées par l'homme, notamment pour répondre aux besoins en eau des habitants (mares communautaires), du cheptel ou à la suite d'activités extractives (argile, marne, pierres meulières). Très riches au niveau botanique, elles jouent un rôle majeur pour les batraciens (tritons, grenouilles), les reptiles (couleuvres) et les Libellules. Elles sont un élément symbolique du patrimoine rural et du maintien de la biodiversité en zone de plaine et de bocage[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[5], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11°C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8°C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9°C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6°C en hiver et de 11°C en été). L’amplitude thermique est de 15°C.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice-la-Clouère accueille favorablement les idées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme le brûlement des titres féodaux le 24 novembre 1793[6], la levée en masse[7] ou encore la célébration de la prise de Lyon ou de la victoire après le siège de Toulon[8].

En 1848, avec la Révolution française de 1848 et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté, et survit jusqu’en 1950[9]. Enfin, un arbre est planté en 1919, pour fêter la victoire de la République et du droit des peuples : cet ormeau meurt dans les années 1960[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre du syndicat Mixte du Pays Civraisien, créé en 1979. C'est un établissement public intercommunal qui regroupe les quatre Communautés de Communes du Pays Gencéen, du Pays Charlois, du Civraisien et de la Région de Couhé (soit 40 communes). Ce territoire compte 28 358 habitants. Son siège est à Civray. Le Pays Civraisien intervient dans les domaines de développement local et d'aménagement du territoire sur les thématiques suivantes : développement économique et touristique, l'environnement, le patrimoine, l'habitat, la culture, les services de proximité à la personne et l'insertion. Il est également le partenaire de nombreuses associations qu'il soutient dans leurs actions (Offices de Tourisme, Mission Locale, chantier d'insertion, culture, sport…). C’est un « Syndicat Mixte ouvert » dans la mesure où il ne compte pas seulement des collectivités locales publiques comme adhérents, mais également les trois Chambres Consulaires de la Vienne : Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), Chambre de Métiers et Chambre d’Agriculture

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Yves Girard    
mars 2008   Michel Pain[11]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assise de la Vienne.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Protection de l’environnement[modifier | modifier le code]

La commune a adhéré au projet "Valorisation de la biodiversité des bords de routes et des chemins" que propose depuis 2009, l'association « Vienne Nature ». L’objectif du projet est de faire prendre conscience de l’intérêt paysager et fonctionnel des bords de routes et des chemins en évaluant leur richesse biologique. En effet, la gestion écologique des bords de routes est souvent mal perçue et doit être accompagnée d'une phase de sensibilisation et d'information (articles de presse, site internet, panneaux d'information, sortie de terrain...).Une notice de gestion des bords de routes plus respectueuse de l'environnement a été réalisée par l’association et adapté au cas de la commune.

Depuis novembre 2015, la commune est signataire de la Charte Terre Saine "Votre commune sans pesticides. La charte Terre Saine Poitou-Charentes invite les communes et les établissements publics intercommunaux à participer à la réduction des pesticides et à la préservation d'un environnement sain en région Poitou-Charentes.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 275 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 086 936 935 760 1 079 1 238 1 213 1 276 1 319
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 310 1 226 1 225 1 158 1 173 1 168 1 233 1 225 1 165
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 220 1 233 1 192 1 153 1 108 1 075 1 083 1 014 1 028
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
907 910 852 825 952 1 058 1 076 1 162 1 188
2013 - - - - - - - -
1 275 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 29 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

L'évolution des naissances et décès de 1968 à 2007 est la suivante (INSEE) :

  • Entre 1999 et 2007 : 102 naissances et 69 décès.
  • Entre 1990 et 1999 : 101 naissances et 75 décès.
  • Entre 1982 et 1990 : 80 naissances et 71 décès.
  • Entre 1975 et 1982 : 63 naissances et 73 décès.
  • Entre 1968 et 1975 : 79 naissances et 80 décès.

L'évolution des naissances et décès de 1999 à 2008 est la suivante (INSEE) :

  • en 2008 : 19 naissances et 2 décès.
  • en 2007 : 15 naissances et 10 décès.
  • en 2006 : 16 naissances et 14 décès.
  • en 2005 : 12 naissances et 8 décès.
  • en 2004 : 12 naissances et 12 décès.
  • en 2003 : 11 naissances et 4 décès.
  • en 2002 : 16 naissances et 6 décès.
  • en 2001 : 10 naissances et 13 décès.
  • en 2000 : 9 naissances et 5 décès.
  • en 1999 : 16 naissances et 7 décès.

La répartition de la population de la commune par âge en 2007 est la suivante selon l'INSEE :

  • de 0 à 14 ans : 232 habitants (217 en 1999).
  • de 15 à 29 ans : 166 habitants (195 en 1999).
  • de 30 à 44 ans : 243 habitants (243 en 1999).
  • de 45 à 59 ans : 245 habitants (156 en 1999).
  • de 60 à 74 ans : 135 habitants (172 en 1999).
  • de 75 ans ou plus : 115 habitants (76 en 1999).

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[14], il n'y a plus que 37 exploitations agricoles en 2010 contre 39 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont un peu diminué et sont passées de 2 953 hectares en 2000 à 2 946 hectares en 2010[14]. 42 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 18 % pour les oléagineux (colza et tournesol), moins de 1 % pour les protéagineux (pois essentiellement), 24 % pour le fourrage et 11 % reste en herbes. En 2000,4 hectares (2 hectares en 2010) étaient consacrés à la vigne[14].

8 exploitations en 2010 (contre 10 en 2000) abritent un élevage de bovins (750 têtes en 2010 contre 616 têtes en 2000). Les élevages de volailles ont disparu au cours de cette décennie (790 têtes réparties sur 13 fermes en 2000)[14].

21 exploitations en 2010 (contre 19 en 2000) abritent un élevage d'ovins (5 270 têtes en 2010 contre 4 341 têtes en 2000)[14]. C'est un des élevages importants du département de la Vienne qui, en 2011, comptait 214 300 têtes[15].

L'élevage de caprins a connu une baisse : 1 672 têtes en 2000 répartis sur 7 fermes contre 723 têtes en 2010 répartis sur 6 fermes[14]. C’est encore un des troupeaux non négligeables du département de la Vienne (74 500 têtes en 2011) qui est le deuxième département pour l’élevage des chèvres derrière le département des Deux-Sèvres[16]. Cette forte baisse est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou- Charente, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50% des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution des structures de production caprine a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite et encouragé l’adaptation structurelle des élevages restants[17]. La vocation laitière du troupeau est très forte. Moins de 2 % des élevages caprins sont non laitiers en 2000. La quasi-totalité de la production laitière, en constante augmentation (de 2000 à 2011 : + 44 %[15]) est livrée à l’industrie agro-alimentaire soit 96 % des 485 000 hectolitres récoltés dans l’ensemble du département de la Vienne en 2004. La production de fromage à la ferme reste très marginale et ne représente que 1 % de la production de lait et 6 % des fermes. 75 % des élevages sont basés sur un système de production de type hors sol, la surface agricole étant destinée essentiellement dans ce cas, à la production de fourrage. 75 % de ces exploitations n’élèvent que des chèvres. Le dynamisme de cet élevage, l’accent porté sur la qualité des produits a permis d’obtenir les AOC « Chabichou du Poitou » et « Sainte Maure de Touraine » pour les fromages produits[17].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

L’église[modifier | modifier le code]

L'Audonnière[modifier | modifier le code]

L'Audonnière.

À cet endroit se trouvait déjà au XVe siècle un château féodal appartenant à une « Dame de L'Audonnière », il fut remplacé au XVIIIe siècle par ce château de plaisance Louis XV situé dans un parc et surplombant un canal alimenté par la Clouère. Le parc remodelé en partie dans le goût anglais au début du XIXe siècle, comporte quelques beaux arbres tels que cèdres, séquoias, tulipiers, pins d'Italie, platanes, cyprès chauve... La grille qui défend l'accès depuis la rue Principale, est installée à la Restauration.

Château de Galmoisin[modifier | modifier le code]

Un bois de chênes, un rebord de vallée et une courbe de la Clouère dessinent le cadre de ce domaine, construit au XVIIe siècle pour des notables poitevins. Une grille en fer forgé donne accès à une cour d'honneur.

Il est possible de visiter les extérieurs du château : la terrasse, les écuries, la sellerie, la buanderie, le four à pain, la chapelle et le pigeonnier. De même, les intérieurs sont accessibles : salon, salle à manger, salon oriental, billard et chambre d'apparat.

Le château est inscrit à l'inventaire des monument historique depuis 1989 pour ses communs, le parc, la cour, la clôture, les piliers, élévation et logis, la toiture et la grille.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune possède des paysages variés qui sont liés à l’histoire géologique et agricole régionale. Le long des vallées, les anciennes prairies de fauche ou de pacage des bœufs sont devenues ou redevenues des zones et des écosystèmes bio divers. Des peupliers certes, mais aussi des roseaux, des aulnes, des saules et des frênes ont reconstruit une richesse naturelle devenue rare et même protégée pour certaines parcelles.

Des animaux en voix de régression, oiseaux, amphibiens, insectes et même moules d’eau douce, y trouvent un refuge indispensable. Des « voyageurs » africains et européens viennent y migrer (développement éventuels). La particularité est aussi, sur la commune , celle des « zones humides perchées » comme le Bois de l’eau à Chantemerle. Avant les drainages importants de ces dernières décennies, une bonne partie du Poitou était caractérisé par ces landes forestières qu’on dénomme brandes. Ces parcours à bétail des vacheries (sorte de ranchs médièvaux). Cette réserve de fourrage et surtout de fagots pour la cuisson du pain et des tuiles, ces landes sont restées prisées, pendant au moins deux millénaires. Réserves de gibier, indispensables pour la sauvegarde de certaines espèces comme l’Outarde canepetière, quelques bois et bruyères deviennent des refuges de biodiversité (ZNIEFF).

Depuis 2003, le Conservatoire d’espaces naturels (CEN) de Poitou-Charentes et l’ensemble de ses partenaires s’impliquent dans la préservation des derniers espaces de « rouches », saussaies, roselières et forêt alluviale du Val de Clouère. En partenariat avec des propriétaires privés, 12 hectares sont gérés au profit de paysages originaux, uniques mais également pour la faune et de la flore spécifique à ces milieux. En effet, la Rousserolle effarvatte et le Bruant des roseaux trouvent, dans ces lieux, la quiétude et les habitats nécessaires à leur nidification ou à leur hivernage.

Un sentier d’interprétation très original présente à partir de médias interactifs, l’histoire, les spécificités, le paysage, la faune et la flore de ce patrimoine naturel exceptionnel en Vienne. Le balisage dit de « l’Effarvatte » flèche sur près de 12 km (3 h) une randonnée pédestre où le Conservatoire invite le randonneur à découvrir les paysages des plateaux agricoles, les hameaux ruraux et à traverser à plusieurs reprises le Val de Clouère et ses zones humides sauvages.

Les ambiances alternent et chaque zone humide (Les Cosses, la Liardière, Brion) possède des équipements pédagogiques spécifiques mettant en lumière l’une des caractéristiques propres aux zones humides.

Plateau de Fontcoudreau[modifier | modifier le code]

Le plateau de Fontcoudreau est situé à une dizaine de kilomètres à l’Est de Gençay. Le site est à cheval sur plusieurs communes : Brion, Dienné, Saint-Laurent-de-Jourdes, Saint-Maurice-la-Clouère et de Vernon. C'est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [18].

Le relief du plateau est très homogène. Son altitude moyenne est de l’ordre de 130 mètres. Il est constitué de calcaires et d’argiles lacustres. Sur ces sols de « terres fortes » très argileux, tantôt saturés ou calcaires, tantôt acides et riches en cailloux et blocs de meulières, plusieurs dizaines de mares ont été créées autrefois par l’homme pour l’extraction de marne. Ces mares sont dispersées au sein d’un paysage semi-naturel où les prairies pâturées et les haies bocagères dominent, interrompues par quelques bosquets.

Elles constituent de nos jours un habitat de choix pour une faune d’amphibiens d’une diversité exceptionnelle (12 espèces différentes recensées) qui a justifié son classement et sa protection. Y ont été recensés:

  • le Triton crêté : c’est une espèce menacée dans toute l’Europe de l’Ouest. On peut le découvrir dans la quasi-totalité des mares du plateau. De fortes densités, jusqu’à plus d’une centaine d’individus sur des mares dont la surface n’excède pas quelques m², ont pu être constatées par les naturalistes. Le Triton crêté est caractérisé par sa grande taille et sa face ventrale jaune maculée de taches noires. Cette espèce affectionne surtout les paysages ouverts tels que les prairies en zones bocagères, pourvus de mares assez profondes, bien éclairées et munies de berges en pente douce. C'est sur ces berges qu'ont lieu la ponte et le développement de ses larves. Devenus adultes, les tritons crêtés mènent une vie terrestre durant la plus grande partie de l’année en dehors des 3-4 mois que dure la période de reproduction marquée par des rituels de parade spectaculaires. Diurnes à l’état larvaires, ils deviennent nocturnes une fois adultes et se nourrissent alors de petits mollusques, de vers, de larves diverses et de têtards des autres amphibiens. D’octobre à mars, ils hivernent dans des galeries ou sous des pierres. Ils mènent, alors, une vie au ralentie au cours de laquelle ils ne se nourrissent pas. La raréfaction des paysages agricoles traditionnels avec l’arrachage des haies, les remembrements, le comblement des mares et la reconversion des prairies naturelles en cultures constituent aujourd’hui les principales menaces pesant sur l’espèce. Le maintien de réseaux de mares présentant des connexions entre elles (prairies naturelles, corridors de haies) et permettant le brassage des populations est une des conditions indispensables à sa survie.
  • le triton marbré,
  • la Rainette verte dont plus de 100 individus ont pu être comptés sur une seule mare de 100 m2 en zone bocagère,
  • le Crapaud calamite qui se reproduit quant à lui dans les prairies et les jachères inondées.
  • La Grenouille de Lesson ,
  • la Pélodyte ponctué.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  2. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  3. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  4. Mares répertoriées par maille, d’après cartes IGN, dans l’Inventaire des mares de Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature 2003
  5. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  6. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 107
  7. Robert Petit, op. cit., p. 94
  8. Robert Petit, op. cit., p. 100
  9. Robert Petit, op. cit., p. 217
  10. Robert Petit, op. cit., p. 226
  11. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  14. a, b, c, d, e et f Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  15. a et b Panorama de l’Agriculture en Vienne – Juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  16. Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013
  17. a et b Agreste – Bulletin n°11 de Décembre 2005
  18. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011