Saint-André-sur-Sèvre

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Saint-André-sur-Sèvre
Saint-André-sur-Sèvre
Le château de Saint-Mesmin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Arrondissement de Bressuire
Canton Canton de Cerizay
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bocage bressuirais
Maire
Mandat
Dany Grellier
2014-2020
Code postal 79380
Code commune 79236
Démographie
Gentilé Saint-Andrésiens, Saint-Andrésiennes
Population
municipale
649 hab. (2016 en augmentation de 1,72 % par rapport à 2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 03″ nord, 0° 40′ 39″ ouest
Altitude 179 m
Min. 146 m
Max. 212 m
Superficie 19,85 km2
Localisation

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Saint-André-sur-Sèvre est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-André-sur-Sèvre est situé au nord-ouest du département des Deux-Sèvres dans « la Gâtine », et proche des limites de la Vendée dans le « Haut-Bocage » vendéen.

L’altitude allant de 146 mètres à 212 mètres sur le massif granitique de la commune, l’altitude moyenne est de 179 mètres.

Le territoire municipal de la commune s'étend sur 1 985 hectares.

Les communes limitrophes sont Montravers, Cerizay et La Forêt-sur-Sèvre dans les Deux-Sèvres, et en Vendée, Saint-Mesmin, Montournais et Menomblet.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1179, apparaissent sur une liste, parmi 127 autres églises, les noms des églises de Saint-André-sur-Sèvre « ecclesiam Sancte Andree super separim », ainsi que Saint-Mesmin-le-Vieux « ecclesiam Sancti Maximini veteris » parmi les possessions que confirme une bulle pontificale du pape Alexandre III à destination de l'abbaye de Saint-Jouin-de-Marnes, du Diocèse de Poitiers.

La guerre de cent ans[modifier | modifier le code]

Le conflit entre les Plantagenêts et les Capétiens qui opposa les anglais et les français s'est en partie déroulé dans le Poitou, en Normandie et en Aquitaine.

Révolution française, Guerre de Vendée.[modifier | modifier le code]

En janvier 1794, passage des Colonnes Infernales à Saint-André-sur-Sèvre et Saint-Mesmin.[modifier | modifier le code]

Au cours de la guerre de Vendée, après la Virée de Galerne, du 18 octobre au 23 décembre 1793, Turreau planifie les Colonnes Infernales, six divisions de deux colonnes chacune dès le 16 janvier 1794.

Venant du Maine-et-Loire au nord, épaulé des 5e et 6e divisions, Turreau, commande lui-même la quatrième division depuis Doué et s'appuie sur Grignon qui, à l'est de la Vendée, dirige la seconde division depuis Bressuire, et Duval la première depuis Saint-Maixent et Parthenay.

Un courrier de Parthenay annonce que l'ennemi, les républicains qui sont surnommés les bleus, cerne la Chataîgneraie.

Incendie du château de Saint-Mesmin.[modifier | modifier le code]

Le 25 janvier 1794, la quatrième colonne infernale, commandée par Lachenay marche sur Montigny en venant de Bressuire.

Le 26 janvier, Lachenay détruit Saint-André-sur-Sèvre et massacre ses habitants y compris les membres de la garde nationale. Puis il campe à Saint-Mesmin.

Le 27 janvier la quatrième colonne incendia le château. Une vieille demoiselle de Vasselot qui l'occupait est tuée.

L'armée de la révolution s'est emparé de Réaumur, Montournay, Mouilleron, Chavaigne, Tillais et Saint-Mesmin.

En 1796, Combat entre les Armées Républicaines et les Vendéens.[modifier | modifier le code]

Le 20 février 1796, un combat entre les armées républicaines et les vendéens a de nouveau lieu à Saint-Mesmin et au château de Saint-Mesmin.

Une quarantaine de Vendéens avec à leur tête Louis Péault, sergent, garde-chasse du marquisat de Saint-Mesmin, attaquent un détachement républicain comprenant 250 hommes commandés par l'adjudant général Cortez. À la suite d'une contre-attaque, Cortez tente d'encercler les Vendéens qui se replient vers le château de Saint-Mesmin où ils s'enferment pour résister.

Du 21 au 24 février, les assauts des troupes républicaines sont sans résultats probants. Mais par manque de vivres, les Vendéens acceptent de se rendre. On leur promet la vie sauve. La quarantaine de Vendéens est emmenée à la Châtaigneraie où le chef d'état-major ordonne à Bonnaire, de réunir un conseil militaire pour les juger et les fusiller, malgré la promesse de vie sauve qui leur avait été faite.

Fort heureusement, le général Hoche, commandant en chef des troupes de l'Ouest, prévenu de l'incident, exigea et obtint de ses subordonnés le respect des clauses de la capitulation. Les Vendéens furent alors dirigés vers Fontenay-le-Comte, puis vers Noirmoutier où ils restèrent jusqu'à la fin de la guerre.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Saint-Mesmin, situé sur la commune de Saint-André-sur-Sèvre, est une ancienne forteresse médiévale (XIIIe siècle.) munie d'un donjon de 28 mètres de haut construit au XVe siècle. Le château est ouvert au public l'été et des animations médiévales y sont organisées.
  • Le jardin du Cloître, la rivière la Sèvre, l'église du XIIIe siècle.

Économie[modifier | modifier le code]

Saint-André-sur-Sèvre compte plusieurs artisans et même quelques entreprise comme MDA qui est une entreprise de fabrication de matériels pédagogiques. Plusieurs entreprises se sont créées ces dernières années.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en 2008[1] Christian Lenne PS puis EE  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 2017, la commune a été labellisée « deux fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Saint-André-sur-Sèvre, cela correspond à 2006, 2011, 2016[3], etc. Les autres dates de « recensements » (2009, etc.) sont des estimations légales.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
915402687826778771652925902
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9239601 0011 0351 1171 1351 1501 2101 165
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1261 1341 127978968901889854862
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
866831727742728653648638649
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture, consulté le 31 août 2008
  2. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2017.
  3. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 16 avril 2012)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.