4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir 4e division.

4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division
4e division SS d’infanterie mécanisée de police
Image illustrative de l’article 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division

Création 1er octobre 1938
Dissolution 8 mai 1945
Pays Drapeau du Troisième Reich Allemagne
Branche Emblème officiel de la SS Waffen-SS
Type Division SS
Ancienne dénomination Polizei Division
SS Polizei Division
Polizei Panzergrenadier Division
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles Théâtres d'opérations
Commandant Liste des commandants successifs

La 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division (en français : « 4e division SS d’infanterie mécanisée de police ») était l'une des divisions d'infanterie mécanisée de la Waffen-SS qui participa à la Seconde Guerre mondiale.

Ce n'était pas une unité de police militaire mais elle portait ce nom car une partie de ses recrues venait de la Ordnungspolizei, la police chargée du maintien de l'ordre public dans le Troisième Reich.

Création et différentes dénominations[1][modifier | modifier le code]

  •  : Polizei Division
  • 1939, devient la SS Polizei Division à partir d'éléments de la police Ordnungspolizei et d'unités de l'Allgemeine SS, elle comporte :
    • 3 Régiments d'Infanterie (Polizei Schützen Regiment),
    • 1 Groupe de chasseur de chars (Panzerjäger)
    • 1 bataillon du génie (Pionier Bataillon)
    • 1 groupe de reconnaissance (Panzer Aufklärungs Abteilung)
    tous issus de la police mais :
    • 1 régiment d'artillerie
    • 1 unité de transmission (Nachrichten Abteilung 300)
    ont été prêtés par la Heer. Toutefois ces éléments sont rapidement remplacés par des unités Polizei.
  • Le la SS-Polizei-Division devient Polizei-Panzergrenadier-Division.
  • Le la Polizei-Panzergrenadier-Division change de nom pour 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division

Théâtres d'opérations[1][modifier | modifier le code]

  • Allemagne: - .
  • Luxembourg, Belgique & France: - .
  • -  : la SS Polizei Division rejoint le Heeresgruppe Nord en Russie et se bat dans le secteur de Léningrad
  •  : devenue 4. SS Polizei Panzergrenadier Division l'unité est transférée en Grèce, puis en Yougoslavie dans des actions contre les Partisans
  • Tchécoslovaquie & Pologne: - .
  • Grèce: - .
  • Yougoslavie & Roumanie: - .
  •  : Sous les ordres du SS Brigadefürhrer Fritz Schmedes (de), elle combat en Hongrie avec le 62e Panzerkorps de la 3e Armée Hongroise.
  • Début 1945 : Transférée au Heeresgruppe Weichsel, elle combat en Poméranie puis en Prusse où elle sera capturée par l'Armée rouge.

Historique[modifier | modifier le code]

Créée en 1939, elle est formée à partir d'éléments de l'Ordnungspolizei et d'unités de l'Allgemeine SS.
Essentiellement utilisée comme unité d’arrière-garde ou de réserve, elle est considérée comme une unité sous-entraînée et manquant de réelles compétences de combat et tactiques.
Elle regroupe 4 régiments de police et elle est surtout utilisée pour permettre la rotation des membres de l’Ordnungspolizei entre fonctions de police et opérations militaires.

Elle occupe dans un premier temps la Pologne.
Par la suite Himmler, peu intéressé par cette unité, accepta son placement dans un secteur statique de la Heeresgruppe C, le long du Rhin, pour la campagne à l’ouest.
Non engagée lors de la campagne de Belgique, la division livre ses premiers combats durant la campagne de France en . Elle entre en action le lorsqu’elle traverse l’Aisne. Elle combat autour de la forêt d’Argonne contre les unités d’arrière garde française et capture la petite ville de Les Islettes.

Combats en Russie[modifier | modifier le code]

En , la division est déployée le long de la rivière Wolchow.
Entre janvier et mars la SS-Polizei Division mène de rudes combats dont l’aboutissement est la défaite de la 2e armée de choc soviétique du général Vlassov.
La division est ensuite mise au repos pour recevoir des renforts et être transformée en division motorisée (Panzergrenadier Division), tout en luttant contre les partisans sur les arrières du Heeresgruppe Nord de la Wehrmacht.
Le reste de l’année 1942, les SS de la Polizei Panzergrenadier Division se trouveront sur le front de Leningrad.
La division commence alors à gagner une réputation de confiance, même si elle est loin d'acquérir le statut d'unité d'élite.

En , la division s’oppose à l’opération Iskra autour du lac Ladoga.
Lors de la bataille, l’ennemi réussit à percer les lignes de défense allemandes, et force les troupes SS de la Polizei Panzergrenadier Division à se replier vers l’ouest sur de nouvelles positions défensives à Kolpino.
Elle réussira à faire des prisonniers, mais les pertes ont été sévères. Saignée à blanc, la division reste quand même sur le front du Volkhov, car le désastre de Stalingrad et les combats en Ukraine interdisent toute relève. En février, elle s’oppose à l'opération Polyarnaya Zvezda et combat auprès de la division Azul lors de la bataille de Krasny Bor.

La bataille de Bobr (en biélorusse : Бобр) est un affrontement limité entre des éléments du Kampfgruppe Bridoux et le 3e Corps Blindé de la Garde de l’armée soviétique, lors de l'offensive soviétique Bagration, les 26 et , près de la rivière Bobr et du village du même nom, à l'est de Borissov.

Combats dans les Balkans[modifier | modifier le code]

En , elle devient une Panzer Grenadier Division et se voit transférée en Bohême et Pologne pour des opérations de sécurité ().
En , dans le cadre de sa transformation en Panzergrenadierdivision, la division Polizei est envoyée dans les Balkans, en Grèce, où des éléments participent à des opérations anti-partisans dans le nord du pays au cours de l’été et l’automne de la même année.
En Grèce, les troupes de la division sont notamment responsables de l'assassinat de 223 civils à Klissura et de 300 à Distomo, entre les mois d'avril à [2]. La division reste en Grèce jusqu’en juillet – , avant de retourner au front pour faire face à l’avance de l’Armée rouge.
La division est alors envoyée en Transylvanie, dans le cadre du V. SS-Gebirgs Koprs du SS-Gruppenführer Artur Phleps. Elle réussit à tenir pendant plus d’un mois les cols des Carpates. Elle doit ensuite se replier en Hongrie, devant les assauts de la 4e Division de montagne roumaine.

Combats en Allemagne[modifier | modifier le code]

Devant l’écroulement du front en Pologne, l’OKH décide de transférer la division en Poméranie, où l'Obergruppenführer Felix Steiner s’efforce de bâtir un front défensif.
Après son repli derrière l’Oder, la division passe sous les ordres d'Hasso von Manteuffel et est engagée contre les troupes du 2e front biélorusse, qui perce le front à partir du .
Déjà réduite, elle ne dispose plus que de deux bataillons capables de combattre.
Durant ces batailles défensives, elle repousse avec succès l’Armée rouge à Turnu Severin, permettant ainsi à la 1. Gebirgs-Division de la Wehrmacht d’échapper à la destruction, mais cela n'est qu'un faible retardement dans les plans d'offensive de l'Armée rouge et rien n'arrête le rouleau compresseur soviétique.
Prise dans l’encerclement de Dantzig, la division à la chance d’être évacuée par mer sur Swinemünde.

Après une brève période de repos dans la région de Stettin, les restes de la division se replient vers l'Ouest et font leur reddition aux troupes américaines à Wittenberg-Lenzen.[réf. souhaitée]

Effectifs et récompenses[modifier | modifier le code]

  •  : 17 347 hommes
  •  : 13 399 hommes
  •  : 16 081 hommes
  •  : 16 139 hommes
  •  : 9 000 hommes
  • 19 croix de fer ont été attribuées à des hommes de cette division.

Liste des commandants successifs[modifier | modifier le code]

Début Fin Grade Nom
Generalleutnant der Polizei Konrad Hitschler (de)
SS-Obergruppenführer Karl von Pfeffer-Wildenbruch
SS-Gruppenführer Arthur Mülverstedt (en)
SS-Obergruppenführer Walter Krüger
General der Polizei Alfred Wünnenberg
SS-Brigadeführer Fritz Freitag
SS-Brigadeführer Fritz Schmedes (de)
SS-Brigadeführer Fritz Freitag
SS-Oberführer Friedrich-Wilhelm Bock
SS-Brigadeführer Jürgen Wagner
SS-Oberführer Friedrich-Wilhelm Bock
SS-Brigadeführer Herbert-Ernst Vahl
SS-Standartenführer Karl Schümers (en)
SS-Oberführer Helmuth Dörnder (en)
SS-Brigadeführer Fritz Schmedes (de)
SS-Standartenführer Walter Harzer (en)
SS-Standartenführer Fritz Göhler
SS-Standartenführer Walter Harzer (en)

Ordre de bataille[modifier | modifier le code]

SS-Polizei-Division (1939)[modifier | modifier le code]

  • Polizei-Infanterie-Regiment 1
  • Polizei-Infanterie-Regiment 2
  • Polizei-Infanterie-Regiment 3
  • Artillerie-Regiment 300
    • Polizei-Panzerabwehr-Abteilung
    • Polizei-Pionier-Bataillon
      • Radfahr-Kompanie
    • Nachrichten-Abteilung 300
    • Versorgungstruppen 300

4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division (1943)[modifier | modifier le code]

  • SS-Panzergrenadier Regiment 7
  • SS-Panzergrenadier Regiment 8
  • SS-Artillerie Regiment 4
    • SS-Sturmgeschütz-Abteilung 4
    • SS-Panzer-Abteilung 4 (Bataillon de chars)
    • SS-Panzerjäger-Abteilung 4 (Groupe de chasseurs de chars)
    • SS-Flak-Abteilung 4 (Groupe de Flak)
    • SS-Nachrichten-Abteilung 4 (Groupe de transmissions)
    • SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 4
    • SS-Pionier-Bataillon 4 (Génie)
    • SS-Divisionsnachschubführer 4 (Administration)
    • SS-Panzer-Instandsetzungs-Abteilung 4 (Réparation du matériel)
    • SS-Wirtschafts-Bataillon 4 (Intendance)
    • SS-Sanitäts-Abteilung 4 (Service sanitaire)
      • SS-Polizei-Veterinar-Kompanie 4 (Service vétérinaire…pour les chevaux)
        • SS-Kriegsberichter-Zug 4
        • SS-Feldgendarmerie-Trupp 4
    • SS-Feldersatz-Bataillon 4

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Historica : 1944 Les Panzers T2
  2. Guido Knopp, Les SS, Un avertissement de l'histoire, Paris, Presses de la Cité, 2006, p. 301