Sécurité des journalistes
La sécurité des journalistes est la capacité pour les journalistes et les professionnels des médias de recevoir, produire et communiquer des informations sans avoir à subir des menaces physiques ou morales.
Les menaces auxquelles font face les journalistes dans l'exercice de leur profession sont multiples : violences, intimidations, meurtre, enlèvement, prise d'otages, harcèlement hors ligne et en ligne, détention arbitraire et torture. Les femmes journalistes font, de plus, face au danger spécifique des agressions sexuelles : « qu’il s’agisse de violences sexuelles ciblées, souvent destinées à les punir pour leur travail, ou de violences sexuelles de masse contre les journalistes qui couvrent des événements publics, ou encore de sévices sexuels exercés sur des journalistes détenues ou séquestrées. De plus, nombre de ces crimes ne sont pas signalés en raison d’une forte stigmatisation culturelle et professionnelle »[1],[2],[3].
Violences faites à l'encontre des journalistes
[modifier | modifier le code]Le meurtre
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Entre 2016 et 2020, la Directrice générale de l'UNESCO, Audrey Azoulay, a condamné la mort de 400 journalistes[4]. Une tendance à la baisse est observée par rapport à la période allant de 2012 à 2016, où la Directrice générale de l'UNESCO, a condamné la mort de 530 journalistes, ce qui est équivalent à une moyenne de deux meurtres par semaine[5]. Au cours de l’année 2021, 55 assassinats de journalistes ont été enregistrés, c’est le chiffre le plus bas enregistré en 14 ans par la Directrice générale de l’UNESCO[6]. En 2020, une majorité des meurtres commis sur les journalistes ont eu lieu dans un contexte autre que celui d’un conflit armé, représentant 61% des assassinats de journalistes de l’année. La tendance inverse était à l'inverse pour l’année 2016, où 50% des assignats avaient lieu dans les pays dans les pays en proie aux confits armé[7].
Des 328 meurtres, dus à l'exercice de leur profession, de journalistes comptabilisés durant la même période par le Comité pour la protection des journalistes, près de 50 pour cent ont été assassinés, tandis que 36 pour cent ont été pris dans des tirs croisés et 14 pour cent lors d'une mission à haut risque[8]. D'après l'ONG, les groupes politiques ont constitué la principale source de violence (36 pour cent) lors de ces meurtres, suivi par les officiers militaires (22 pour cent) et par des sources inconnues (20 pour cent). Le pourcentage d'assassinats ciblés a atteint un sommet de 70 % en 2015, passant à 38 % en 2016. Cette année-là, 54 % des journalistes auraient été tués lors de conflits armés, il s'agit du plus haut pourcentage enregistré au cours de la période[9].
Tandis que la dépendance à l'égard des journalistes indépendants s'accroit, une proportion croissante des journalistes assassinés étaient des journalistes indépendants. L'étude de l'UNESCO, Tendances mondiales en matières de liberté d'expression et de développement des médias, rapport mondial 2017/2018, s’intéresse aux tendances en matière de liberté des médias, de pluralisme des médias, d'indépendance et de sécurité des journalistes. Le rapport conclu qu'au cours des cinq dernières années, 113 journalistes indépendants ont été assassinés, ce qui représente 21 pour cent du chiffre total. Les journalistes indépendants apparaissent, en effet, comme étant particulièrement vulnérables, travaillant souvent seuls sur leurs articles, dans des environnements dangereux et sans bénéficier du même niveau d'assistance et de protection que des journalistes-salariés[10].
Durant la même période, d'après les données de l'UNESCO, le nombre de journalistes visés qui travaillaient en ligne ou développaient un blog personnel a significativement fluctué, bien que cela représente 14 pour cent des journalistes assassinés. Les journalistes et les équipes qui travaillent en premier lieu à la télévision sont ceux qui sont victimes des plus lourdes pertes (166), suivis de la presse écrite (142), de la radio (118), en ligne (75) et de ceux qui travaillent sur de multiples plateformes (29)[3].
Début 2024, l'opération de représailles de l'armée israélienne dans les Territoires Palestiniens Occupés, suite au 7 octobre 2023, devient le conflit le plus meurtrier du XXIe siècle pour les journalistes, d'après le groupe d'experts de l'ONU [11].
Le terrorisme et les risques croissants
[modifier | modifier le code]Le terrorisme représente un risque direct et grandissant pour les journalistes avec les possibilités d'enlèvement, de menaces d’exécution ou de piratage[12]. À la fin des années 1970, la politique générale d'accueil des journalistes dans des zones contrôlées par des groupes armés a changé. Les organisations telles que les Khmers rouges au Cambodge, les Brigades rouges en Italie, le Sentier lumineux au Pérou ou le Groupe islamique armé en Algérie ont pris pour cible les journalistes, les considérant comme des auxiliaires du pouvoir qu'ils combattaient[13]. Entre 1993 et 1997, plus d'une centaine de journalistes et d'employés des médias ont été assassinés en Algérie. Pendant la guerre du Liban (1975-1990), l'enlèvement international de journalistes est devenu une stratégie banalisée[14],[15]. D'après le Comité pour la protection des journalistes, 40 pour cent des journalistes assassinés en 2015 ont été tués par des groupes se réclamant de l'Islam radical. Les correspondants de presse internationaux, en particulier, ont été considérés comme de potentiels otages ou des victimes dont l’exécution est théâtralisée afin de servir la propagande terroriste. James Foley, Steven Sotloff (États-Unis) et Kenji Goto (Japon) ont été ainsi décapités par Daesh[16],[13].
Être témoin de terrorisme a également des impacts émotionnels pour les journalistes, ils peuvent par la suite être sujets à l'anxiété, l'insomnie mais aussi faire face à des maux physiques tels que la fatigue et la migraine. Les troubles de stress post-traumatiques (TSPT) sont également des risques et entraînent des états d'effroi et de dépression. Selon l'étude de l'organisation Eyewitness Media Hub en 2015, 40 pour cent des journalistes interrogés ont avoué que le visionnage de témoignages avait eu des effets négatifs sur leurs vies personnelles[17].
La protection des sources et la surveillance sont l'un des enjeux majeurs dans la couverture du terrorisme et sont essentiels afin d'assurer la protection des témoins et des personnes interviewées contre d'éventuelles représailles[13].
L'impunité pour les crimes commis envers les journalistes
[modifier | modifier le code]L'impunité pour les crimes commis envers les journalistes est une pratique commune. Le Rapporteur spécial pour la liberté d'expression de la Commission inter-Américaine des droits de l'Homme, Edison Lanza, considère l'impunité comme étant un obstacle de taille à la sécurité des journalistes[3]. Frank La Rue, ancien Sous-directeur général de l'UNESCO pour la Communication et l'Information considère que « la cause principale de cette tendance à l'impunité doit être attribuée au manque de volonté politique dans la poursuite des enquêtes judiciaires, mais également à la peur de représailles par des réseaux criminels. Cela s'allie à des cadres légaux inadéquats, à un système judiciaire faible, à de la négligence, de la corruption et au manque de ressources attribuées au respect des lois »[18].
L'UNESCO a mis en place un mécanisme de surveillance de l'impunité. Chaque année, le Directeur général de l'UNESCO demande aux États-Membres d'informer l'Organisation du statut des enquêtes en cours concernant le meurtre des journalistes que le Directeur général a condamnés. L'UNESCO regroupe ces réponses dans un rapport public soumis tous les deux ans au Conseil du Programme international de développement de la communication (PIDC) par le Directeur général. Le rapport du PIDC en 2016 est résumé dans la Brochure des points clés du rapport de la Directrice générale de l'UNESCO sur la sécurité des journalistes et le danger de l'impunité Il est temps de briser le cycle des violences contre les journalistes[19], qui met l'accent sur les conclusions générales, propose une analyse des crimes commis et les réponses des États-membres[20]. En 2017, l'UNESCO a envoyé des demandes à 62 États-membres concernant le statut des meurtres non résolus qui ont été commis entre 2006 et 2016. En se basant sur ces réponses, le pourcentage des cas non résolus est resté bas, à moins de 10 %. Cumulativement, depuis que l'UNESCO a commencé à exiger un suivi judiciaire des assassinats de journalistes condamnés par le Directeur général, l'Organisation a reçu des informations de 63 pays membres sur 75. Ces informations couvrent 622 cas sur un total de 930 enregistrés[21].
Le Plan des Nations unies sur la sécurité des journalistes et la question de l'impunité soutient les États-Membres dans la mise en œuvre d'initiatives afin de contrer cette culture de l'impunité[citation nécessaire], tels que le développement des compétences judiciaires et le renforcement des mécanismes de surveillance[22].
Autres attaques
[modifier | modifier le code]Selon les informations regroupées par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), l'emprisonnement des journalistes sur des charges de propagande anti-gouvernementale, de diffamation, de blasphème, de vengeance ou sans charge aucune a continué à augmenter. En 2016, le CPJ a signalé que 259 journalistes étaient emprisonnés au niveau international sur la base de charges diverses. Il s'agissait du chiffre le plus élevé depuis le début du processus de surveillance en 1990[23].
Reporters sans frontières (RSF) - qui effectue une surveillance des emprisonnements de journalistes citoyens, de netizens, de contributeurs des médias, ainsi que de journalistes professionnels - signalait en 2016 que 348 journalistes étaient enfermés sur la base de différentes charges, ce qui constitue une augmentation de six pour cent depuis 2015. L'année 2016 a vu la proportion de femmes journalistes détenues doubler, avec près de la moitié de celles-ci situées dans la région Asie-Pacifique. La région d'Europe de l'Ouest et Amérique du Nord a le nombre le plus élevé de journalistes emprisonnés, avec plus de 34 pour cent des journalistes incarcérés au niveau mondial, dont 73 uniquement en Turquie[24].
Le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, a déclaré « qu'une industrie des otages à part entière s'est développée dans certaines zones de conflit », avec une augmentation de 35 % en 2015 par rapport à l'année précédente du nombre d'otages détenus dans le monde[25],[26].
L'Institut des médias d'Afrique du Sud (MISA) a documenté des incidents d'intimidation tels que de brûler les voitures, les agressions physiques et les menaces de mort[27]. Dans certaines parties du Monde arabe, les journalistes et écrivains ont été victimes de menaces de mort, de torture et ont subi des restrictions de voyage[28]. Dans la région Asie Pacifique, l'Alliance de la presse d'Asie du Sud-Est a noté que dans certains contextes de grande insécurité physique, certains journalistes ont choisi de s'armer afin de se protéger[29].
Les menaces et cas réels de violence et d'emprisonnement, ainsi que le harcèlement, auraient forcé un grand nombre de journalistes locaux à s'exiler chaque année. Entre le et le , au moins 272 journalistes se seraient exilés pour persécution liée au travail dans le monde entier[30].
L'auto-censure
[modifier | modifier le code]Une enquête menée par PEN America auprès de plus de 520 écrivains a révélé que la majorité d'entre eux ont exprimé des préoccupations concernant la surveillance du gouvernement, ce qui a conduit à une réticence à écrire, à faire des recherches sur ou à parler de certains sujets. Près d'un quart des auteurs auraient délibérément évité certains sujets dans les conversations téléphoniques et par courriel, tandis que 16 % auraient évité d'écrire ou de parler d'un certain sujet et 11 % l'auraient sérieusement envisagé[31]. Une enquête menée en 2017 par le Conseil de l'Europe auprès de 940 journalistes dans 47 États membres a révélé que face à la violence physique ou à la coercition, 15 % des journalistes abandonnent les reportages sensibles et critiques, 31 % atténuent leur couverture et 23 % cent choisissent de retenir des informations en Europe[32],[3].
La sécurité des journalistes en droit international humanitaire
[modifier | modifier le code]Le rôle essentiel des journalistes dans les situations de conflit armé
[modifier | modifier le code]Leur mission d'intérêt public
[modifier | modifier le code]Il est primordial de protéger les journalistes car ils exercent une mission d’intérêt public[33]. Ces derniers sont parfois confrontés à de terribles situations, afin de montrer au public ce qui se passe dans le monde[34]. Cette mission d’information a une valeur démocratique et permet de rendre visible les réalités du terrain. Les journalistes représentent la liberté de la presse, ce qui accroît la démocratie[35].
Les journalistes prennent des risques[36] que peu de civils seraient capables ou prêts à prendre et grâce à leur courage, leurs reportages conduisent souvent à dénoncer la cruauté des guerres ou encore à dénoncer de potentielles violations graves des droits humains et du DIH.
Ils donnent également l’opportunité de pouvoir donner aux familles une image ou une situation d’un pays dans lequel l’un de leurs membres se trouve. Les familles ont besoin de connaître le sort de leurs proches. Ce principe est protégé et mentionné à l’article (art.) 32 du Protocole I[37].
En outre, le fait que les journalistes exposent la réalité des guerres permet également de mobiliser la solidarité internationale[35].
La nécessité de leur protection
[modifier | modifier le code]Pour permettre aux journalistes d’exercer leur métier en toute sécurité ou du moins de la manière la plus sûre possible, il est nécessaire de les protéger. La protection des journalistes est essentielle afin d’assurer le droit à la liberté d’expression et le droit à la liberté d’information.Ce droit est crucial et est surveillé attentivement. Un des grands arrêts en la matière est l’affaire Carvajal Carvajal c. Columbia, pour laquelle la Cour interaméricaine des droits de l’homme rend un arrêt majeur en 2018[38] dans un contexte de conflit armé.
Elle met en avant la non-garantie du droit à la liberté d’expression. La Cour déclare donc la Colombie internationalement responsable de la mort du journaliste Nelson Carvajal[39].
Pour cela, le DIH rentre en jeu, en définissant un cadre destiné à atténuer l’impact des conflitsarmés pour des motifs humanitaires. Il vise à garantir la sécurité et le respect des personnes qui ne prennent pas part aux hostilités[40].
Le DIH, ou également appelé jus in bello, encadre la manière dont les hostilités doivent être menées. Sa finalité est purement humanitaire : il cherche à réduire autant que possible les souffrances engendrées par les conflits. Il ne traite toutefois pas des raisons pouvant justifier des motifs de guerre, domaine qui relève du jus ad bellum[41]. En ce sens, le DIH est une source indispensable pour les journalistes.
La sécurité totale des journalistes en DIH est un objectif à atteindre, et c’est pour cela que leur métier est de plus en plus protégé et mis en avant dans le monde. L’étude Worlds of Journalism[42] y contribue. Cette étude est un projet collaboratif transnational qui évalue l’état du journalisme dans le monde à travers des enquêtes représentatives auprès des journalistes. Il est dirigé par le professeur Thomas HANITZSCH de la LMU Munich.
Il est primordial que les journalistes puissent bénéficier d’une sécurité de ne pas être blessés ou tués pendant leur travail. Le professeur Guy BERGER estime en effet qu’une des menaces les plus importantes aujourd’hui est l’impunité des crimes contre les journalistes[43]. Selon l’UNESCO, plus de 1 700 journalistes ont été tués dans le monde entre 2006 et 2024, dont 90% qui sont des assassinats non résolus judiciairement[44]. Certains pays ne punissent pas le décès des journalistes en mission. C’est le cas par exemple du Moyen-Orient et notamment d’Israël dont les meurtres étaient ciblés en raison du travail des journalistes[45].
Depuis 2021, le nombre de journalistes tués dans des zones de conflit est en constante hausse[46]. Certains meurtres sont ciblés envers les journalistes et constituent même une méthode de guerre, notamment dans le but d’éviter la diffusion d’informations[47].

La protection des journalistes est assurée par une interdiction totale d’attaquer des civils. De fait, toute attaque intentionnelle contre des civils en temps de guerre constitue une infraction grave aux Conventions de Genève, un crime de guerre[48].
Il est également important de protéger les journalistes en tout temps via le droit international humanitaire, en sachant qu’ils prennent également un risque vis-à-vis de l’État dans lequel ils vont vouloir dénoncer la guerre. En effet, comme l’indique le professeur TORRELLI : « Les États se méfient toujours d’un homme qui peut les dénoncer et le droit peut difficilement le protéger contre des risques librement recherchés. Cette situation montre d’ailleurs les limites d’une multiplication des régimes particuliers : sans en nier l’intérêt, la meilleure protection réside avant tout dans le respect des règles générales du droit humanitaire[49],[50]» (TORRELLI 1989).
Cette nécessité de protection ne concerne d’ailleurs pas uniquement les journalistes professionnels. Effectivement, aujourd’hui, la notion d’acteur des médias dépasse largement le cadre des journalistes professionnels. Elle inclut toute personne ou organisation qui participe activement au débat public et contribue à informer la société[51]. La Cour européenne des droits de l’homme reconnaît d’ailleurs que les citoyens, les chercheurs, les associations ou encore les lanceurs d’alerte peuvent remplir une fonction comparable à celle des médias traditionnels en jouant un rôle essentiel de vigilance et de transparence dans l’espace public[52].
Cependant, les membres de la presse militaire ne sont pas protégés selon ces règles car ils ne sont pas considérés comme des civils mais comme des combattants. Effectivement, les membres de la presse militaire appartiennent aux forces armées[48].
Le principe de distinction, tel que défini par le DIH, impose aux parties à un conflit armé de distinguer en tout temps entre les combattants et les civils, y compris les journalistes qui ne participent pas directement aux hostilités, afin de ne pas viser les civils comme cibles militaires.
Le cadre de protection des journalistes en droit international humanitaire
[modifier | modifier le code]L'évolution du statut des journalistes
[modifier | modifier le code]La protection des journalistes en DIH a connu une évolution significative. Initialement, les textes comme le Règlement de La Haye (1899 et 1907) et la Convention de Genève de 1929 traitaient les journalistes, appelés « correspondants de journaux », comme des individus suivant les forces armées sans en faire partie. En cas de capture, ils avaient droit au statut de prisonnier de guerre (PG), à condition d'être munis d'une carte de légitimation militaire[53].
Lors de la révision de 1949, cette idée fut reprise par la IIIe Convention[54], où les« correspondants de guerre » accrédités devenaient prisonniers de guerre s'ils tombaient au pouvoir de l'ennemi, bien que l'exigence de la carte d'identité ait été assouplie (elle servait de preuve d’autorisation)[53].
Face aux risques contemporains, un effort fut mené dans les années 1970 pour élaborer une convention spéciale de l'ONU visant à créer un statut particulier pour les journalistes, potentiellement identifiable par un brassard distinctif. Cependant, cette approche fut rejetée par la Conférence diplomatique sur la réaffirmation et le développement du droit international humanitaire dans les conflits armés (CDDH) qui aboutit aux Protocoles additionnels de 1977[53]. Le consensus établit que le journaliste doit être protégé en tant que personne civile, plutôt que de bénéficier d'un statut spécial qui risquerait d'affaiblir la valeur protectrice des emblèmes humanitaires ou même de mettre en danger les civils environnants.
L'aboutissement de cette évolution est l'Art. 79 du Protocole I (1977)[55], qui établit que le journaliste accomplissant une mission professionnelle dans une zone de conflit armé bénéficie de l'entière protection accordée par le DIH aux personnes civiles. Le journaliste est donc considéré comme un civil au sens de l'Art. 50, paragraphe 1, du Protocole I[55]. Cette protection est absolue : une personne civile ne doit en aucun cas être l'objet d'une attaque.
Bien qu'une carte d'identité conforme au Protocole I soit prévue pour attester la qualité de journaliste, celle-ci ne fait que prouver leur statut ; elle ne le crée pas. Leur immunité de civil est levée uniquement s'ils participent directement aux hostilités[48].
Quant aux conflits armés non internationaux, bien que les textes ne mentionnent pas explicitement les journalistes, ces derniers bénéficient également de la protection absolue accordée aux personnes civiles en vertu de principes généraux du droit et du Protocole II[50].
Les journalistes qui exercent leur métier dans des zones de conflit armé sont donc considérés comme des civils, s’ils ne participent pas aux hostilités[56]. De ce fait, les attaques délibérées contre les journalistes sont interdites. Le matériel des médias et leurs installations sont également considérés comme des biens de caractère civil au vu du profil qu’ont les journalistes.
Ces derniers ne peuvent donc pas être pris pour cibles, à moins que leur statut ne change et qu’ils ne soient désignés comme des objectifs militaires[57].
Le DIH distingue deux statuts pour les journalistes en temps de guerre : les correspondants de guerre accrédités auprès des forces armées et les autres journalistes, les journalistes civils[56]. En cas de capture, les correspondants de guerre ont le droit au statut de PG, ce qui leur confère une protection accrue[58]. Dans son affaire Randal du 11 décembre 2002, le TPIY (Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie) donne une définition du correspondant de guerre[59].
La protection des journalistes conférée par de multiples sources
[modifier | modifier le code]Les Conventions de Genève de 1949 et leurs Protocoles additionnels établissent des règles précises concernant la protection des journalistes en zones de conflit. En vertu de ces dispositions, le droit international humanitaire leur confère un statut de civils et vise à assurer leur sécurité, afin qu’ils puissent exercer leur métier et rapporter les faits dont ils sont témoins.
Le droit humanitaire reconnaît aux journalistes, dans les situations de conflits armés, un statut de civils.
Le droit international coutumier du CICR vient compléter les sources qui offrent l’occasion de conférer une protection aux journalistes lors de leurs missions. Il faut souligner que la règle 34[60] protège l’exercice de ces derniers tant qu’ils ne participent pas aux hostilités. Cette règle s’applique aussi bien aux conflits internationaux qu’aux conflits internes. Le CICR permet également de venir en aide aux journalistes en détresse et notamment de pouvoir donner des nouvelles à leurs proches concernant leur situation, qu’ils soient blessés, détenus, disparus ou encore décédés[61].
De plus, les journalistes sont soutenus par la Fédération internationale des journalistes (FIJ)[62],qui est la plus grande organisation de journalistes au monde. La FIJ s’exprime au nom desjournalistes au sein des Nations Unies et du mouvement syndical international.
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ)[63] soutient la liberté de la presse dans le monde entier et défend le droit des journalistes. Pour cela, le CPJ dénonce les nombreuses violations de la liberté de la presse qui peuvent avoir lieu.
Les organisations internationales telles que l’UNESCO[64] et l’ONU[65] sont également trèsinvesties au sujet de la protection des journalistes au niveau international. Effectivement, les Nations Unies ont élaboré la toute première stratégie mondiale systématique de protection des journalistes[66] et leur plan d’action met en avant la prévention, la protection et les poursuites[67].
Au-delà du DIH au sens strict, plusieurs organes et organisations internationaux ont adopté des instruments normatifs visant à renforcer la protection des journalistes.
En effet, afin d’aider les États membres à remplir leurs obligations de protéger les journalistesen zone de conflit, le Conseil de l’Europe a élaboré des normes précises. De ce fait, le Comité des Ministres adopte une Recommandation sur la protection des journalistes en situation de conflit et de tension en 1996[68]. Cette recommandation énonce douze principes et donne également une définition large du journaliste[35].
De plus, le Comité des Ministres[68] va adopter des Lignes directrices sur la protection de la liberté d’expression et d’information en temps de crise, en 2007[35].
Ajouté à cela, le Conseil de sécurité a adopté des résolutions importantes, celle du 23 décembre 2006, adoptée à l’unanimité[69], condamne les attaques contre les journalistes en temps de conflit armé et réaffirme leur statut de civils[69].
Quant à elle, la résolution du 27 mai 2015, souligne l’importance des États de protéger les journalistes et le personnel des médias en conflit armé. Elle ajoute que leur protection passe notamment par la condamnation de tous les abus et meurtres commis contre les journalistes[70].
En outre, Mijatovic énonce que le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies adopte en 2020[71] une résolution sur la sécurité des journalistes, qui réaffirme les principes du droit international humanitaire applicables aux journalistes[35].
Sécurité numérique pour les journalistes
[modifier | modifier le code]La surveillance, les capacités de stockage de données et les technologies d'attaque numérique sont de plus en plus sophistiquées, moins coûteuses et plus omniprésentes, rendant les journalistes plus vulnérables aux attaques numériques d'acteurs étatiques et non étatiques[72]. Pour certains, les législations vagues présentent dans nombre d’États sont perçues comme un moyen de réduire la dissidence numérique, de poursuivre les dénonciateurs et d'étendre la surveillance arbitraire sur plusieurs plateformes numériques[3].
Le cyber-harcèlement
[modifier | modifier le code]Fin 2016, l'International Press Institute (IPI) a lancé la base de données OnTheLine, projet qui a pour but de systématiquement surveiller le cyber-harcèlement des journalistes dû à leurs activités professionnelles. En , le projet avait recensé 1065 cas de cyber-harcèlement dans les deux pays dans lesquels les données avaient été récoltées (Turquie et Autriche). Au Pakistan, le Digital Rights Foundation avait lancé la première ligne d'assistance du pays pour cyber-harcèlement dédiée aux journalistes. Celle-ci a pour but de fournir des conseils juridiques, un soutien à la sécurité numérique, des conseils psychologiques et un système de référence aux victimes[73]. En , la ligne d'assistance avait pris en charge un total de 563 cas depuis son lancement six mois plus tôt, avec 63 pour cent d'appels reçus par des femmes et 37 pour cent par des hommes[74],[3]. Des recherches menées par le Pew Research Center ont indiqué que 73 pour cent des internautes adultes aux États-Unis avaient été témoins de harcèlement en ligne et 40 pour cent en ont personnellement été victimes, en particulier les jeunes femmes qui sont plus vulnérables au harcèlement sexuel et à la traque furtive[75].
Égalité des sexes et sécurité des journalistes
[modifier | modifier le code]Les menaces à la sécurité des femmes journalistes
[modifier | modifier le code]À l'instar de leurs homologues masculins, les femmes journalistes, qu'elles travaillent dans un contexte d'insécurité ou dans une salle de rédaction, courent des risques dans l'exercice de leur profession mais sont, de plus, particulièrement vulnérables aux agressions sexuelles telles que harcèlement sexuel ou même le viol. De telles agressions peuvent provenir de personnes qui tentent de faire taire leur couverture médiatique mais aussi de sources, de collègues et d'autres[76]. Une étude mondiale menée en 2014 auprès de près de 1 000 femmes journalistes - initiée par le International News Safety Institute (INSI) en partenariat avec la International Women's Media Foundation (IWMF) et l'UNESCO - a révélé que près des deux tiers des sondées a fait l'objet d'intimidation, de menaces ou d'abus sur le lieu de travail[77].
Entre 2012 et 2016, le Directeur général de l'UNESCO a dénoncé la mort de 38 femmes journalistes, ce qui représente 7 pour cent des journalistes tués[78]. Le pourcentage de journalistes tués qui sont des femmes est significativement inférieur à leur représentation globale dans les médias. Cet écart important entre les sexes est probablement attribuable en partie à la sous-représentation des femmes qui couvrent des zones de guerre ou d'insurrections ou des sujets tels que la politique et la criminalité[79].
Le rapport du Secrétaire général des Nations unies sur la sécurité des journalistes, publié en , présente les grandes lignes d'une approche spécifique aux disparités de genre pour renforcer la sécurité des femmes journalistes[80]. En 2016, le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe a adopté la Recommandation CM/Rec(2016)4 sur la protection du journalisme et la sécurité des journalistes et autres acteurs des médias. Celle-ci note en particulier les menaces spécifiques aux disparités liées au genre, auxquelles de nombreux journalistes sont confrontées, et appelle des réponses urgentes, résolues et systématiques[81],[3]. La même année, le Conseil du Programme international pour le développement de la communication a demandé que le rapport du directeur général de l'UNESCO inclue des informations liées aux disparités de genre[82].
Le harcèlement en-ligne des femmes journalistes
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Une analyse de près de deux millions de tweets réalisée par le groupe de réflexion britannique Demos a révélé que les femmes journalistes ont reçu environ trois fois plus de commentaires abusifs que leurs homologues masculins sur Twitter[83][source secondaire nécessaire].
The Guardian a recensé les 70 millions de commentaires enregistrés sur son site entre 1999 et 2016 (dont seulement 22 000 ont été enregistrés avant 2006). De ces commentaires, environ 1,4 million (environ deux pour cent) ont été bloqués pour comportement abusif ou perturbateur. Sur les 10 journalistes de l'équipe qui ont reçu les plus hauts niveaux d'abus et de « trolling dédaigneux », huit étaient des femmes[84]. L'enquête de l'INSI et de l'IWMF a révélé que plus de 25 % des « intimidations verbales, écrites et / ou physiques, y compris les menaces envers la famille et les amis » ont eu lieu en ligne[85].
La lutte contre les abus en ligne est un défi important, selon le International Women's Media Foundation, et il existe peu de cadres législatifs et politiques au niveau international ou national pour protéger les journalistes du harcèlement numérique[86].
La Fédération internationale des journalistes ainsi que le South Asia Media Solidarity Network ont lancé la campagne Byte Back afin de sensibiliser et combattre le harcèlement en ligne des femmes journalistes dans la région Asie Pacifique[87].
L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a organisé une réunion d'experts intitulée « Nouveaux défis à la liberté d'expression: contrer les abus en ligne contre les femmes journalistes » qui s'est soldée par une publication du même titre sur les réalités des journalistes et des universitaires face à l'abus en ligne des femmes journalistes et comment le combattre[88].
Actions mises en place pour renforcer la sécurité des journalistes
[modifier | modifier le code]Les organisations internationales
[modifier | modifier le code]Les mécanismes internationaux
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Les instruments juridiques internationaux représentent l'un des outils clés pouvant soutenir la création d'un environnement propice à la sécurité des journalistes. Ceux-ci comprennent la Déclaration universelle des droits de l'homme; les Conventions de Genève; le Pacte international relatif aux droits civils et politiques; la Résolution 2005/81 de la Commission des droits de l'homme des Nations unies; la Résolution 1738 (2006) du Conseil de sécurité des Nations unies[89].
Les Nations Unies
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La sécurité des journalistes et son rôle dans la promotion de sociétés inclusives et durables a été reconnu par les Nations unies dans le Programme de développement durable à l'horizon 2030. L'objectif 16 définit la promotion de sociétés pacifiques et inclusives pour un développement durable, donne accès à la justice pour tous et crée des institutions efficaces et inclusives à tous les niveaux[90].
Depuis 2012, un total de 12 résolutions de l'ONU ont été adoptées concernant la sécurité des journalistes, et ce par divers organes de l’Organisation.
En , la résolution A/70/125 de l'Assemblée générale a reconnu que de graves menaces pesaient sur la liberté d'expression dans le contexte de l'examen des progrès accomplis depuis le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) de 2005. La résolution appelle à la protection des journalistes et des professionnels des médias[91].
Le Secrétaire général des Nations unies produit également des rapports sur la sécurité des journalistes et la question de l'impunité (en 2014 A/69/268[92], 2015 A/HRC/30/68[93], 2017 A/72/290[94])[3].
ODD (objectif de développement durable) 16.10.1 se rapporte au nombre de cas vérifiés d'assassinats, d'enlèvements, de disparitions forcées, de détentions arbitraires et de tortures de journalistes, de personnel des médias associés, de syndicalistes et de défenseurs des droits de l'homme. L'indicateur a été décidé par la Commission de statistique des Nations unies pour suivre les progrès accomplis dans la réalisation de la cible 10.
Le Plan d'action des Nations Unies pour la sécurité des journalistes
[modifier | modifier le code]Le Plan d'action des Nations unies (ONU), coordonné par l'UNESCO, a été élaboré pour fournir une approche globale, cohérente et orientée vers l'action à l'échelle des Nations unies pour la sécurité des journalistes et la question de l'impunité. Depuis son lancement, il est devenu un cadre d'orientation pour les activités dans ce domaine. Après son approbation par le Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations unies pour la coordination en 2012, le Plan d'action de l'ONU a été bien accueilli par l'Assemblée générale des Nations unies, l'UNESCO et le Conseil des droits de l'homme. En dehors de l'ONU, il a été mentionné par divers organismes régionaux, et il a donné une impulsion et favorisé un esprit de coopération entre les Nations unies et diverses parties prenantes dans de nombreux pays.
L'UNESCO
[modifier | modifier le code]L'UNESCO célèbre chaque année, la Journée mondiale de la liberté de la presse le . Journée au cours de laquelle le Prix Guillermo Cano est attribué pour honorer le travail d'un individu ou d'une organisation défendant ou promouvant la liberté d'expression[95].
Activités principales
[modifier | modifier le code]- L’UNESCO, à la suite d'une demande du Bureau du Secrétaire général de l’ONU, a coordonné avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) la mise en place officielle d’un système de points focaux pour la sécurité des journalistes au sein des entités compétentes du système des Nations unies.
- Le travail de l’UNESCO sur la sécurité des journalistes se concentre sur six axes : la sensibilisation du public ; la création de normes et l’élaboration de politiques publiques ; le suivi et reporting ; le renforcement de capacités ; la recherche académique ; et le renforcement de coalitions.
- L’Organisation intensifie actuellement son action dans le domaine du renforcement des capacités des États membres en matière de mise en place, à titre volontaire, de mécanismes destinés à prévenir les attaques contre les journalistes, protéger ces derniers, et poursuivre en justice les auteurs de ces attaques.
- L’UNESCO met aussi l’accent sur des activités destinées à sensibiliser et former des représentants du pouvoir judiciaire, des forces de l’ordre et des parlements, sur l’importance de la liberté de la presse et de la sécurité des journalistes.
- L'UNESCO met également davantage l'accent sur la lutte contre les menaces spécifiques auxquelles sont confrontées les femmes journalistes, à la fois en ligne et hors ligne.
Les indicateurs de la sécurité des journalistes
[modifier | modifier le code]Le PIDC de l'UNESCO a mis au point les Indicateurs de la sécurité des journalistes (JSI) afin de « mettre en évidence les questions importantes qui montrent, ou ont un impact, sur la sécurité des journalistes et la question de l'impunité »[96]. Ces indicateurs dressent la carte des caractéristiques clés pouvant aider à évaluer la sécurité des journalistes et déterminent si un suivi adéquat est accordé aux crimes commis à leur encontre[97]. Une analyse basée sur les indicateurs de sécurité des journalistes a été menée au Guatemala (2013), au Kenya (2016), au Népal (2016) et au Pakistan (2013-2014)[98].
L'organisation pour la sécurité et la coopération en Europe
[modifier | modifier le code]Le représentant de l'OSCE pour la liberté des médias joue un rôle d'alerte et réagit rapidement aux graves manquements à la liberté d'expression et au développement des médias. Le représentant entretient des contacts directs avec les autorités, les représentants des médias et de la société civile et d'autres parties prenantes. Il partage également ses observations et recommandations avec les États participants de l'OSCE deux fois par an[3].
Les organisations régionales
[modifier | modifier le code]Le Conseil de l'Europe
[modifier | modifier le code]En , le Conseil de l'Union européenne a adopté les directives en matière des Droits de l’Homme de l’Union européenne sur la liberté d’expression en ligne et hors ligne, a établi que l’Union européenne « prendrait toutes les mesures appropriées pour assurer la protection des journalistes, qu’il s’agisse de mesures préventives ou d’investigations d’urgence quand il y a des violations »[99]. En , le Comité de Ministres du Conseil de l’Europe a adopté une résolution sur la protection du journalisme et la sécurité des journalistes et des acteurs médiatiques demandant plus d’efforts internationaux ainsi que la création d’une plateforme en ligne pour surveiller les atteintes à la liberté d’expression[81].
L'Organisation des États américains
[modifier | modifier le code]L’Organisation des États américains (OEA) a joué un rôle actif dans la promotion de la sécurité des journalistes. En , l’Assemblée générale de l’OEA a voté les résolutions R86/17[100], qui somment les États « de mettre en place des mesures exhaustives pour la prévention, la protection, l’investigation et la punition des responsables, ainsi que des stratégies d’action pour que cesse l’impunité des crimes à l’encontre des journalistes et que de bonnes pratiques soient diffusées »[101].
Le Commonwealth
[modifier | modifier le code]Le secrétaire général du Commonwealth a promis son soutien au Plan d’Action des Nations unies, qui œuvre à la promotion de la sécurité des journalistes et de mécanismes institutionnels qui favorisent la liberté d’expression au sein des États membres dans différentes régions[102].
Le monde universitaire, la société civile et les médias
[modifier | modifier le code]Le Centre pour la liberté des médias à l’université de Sheffield a lancé un Réseau de Recherche pour la Sécurité des Journalistes. Ce réseau contribue à faire avancer la coopération académique sur la sécurité des journalistes en augmentant les capacités de recherche, la collaboration et le savoir de toute la communauté académique[103].
En 2014, l’université Columbia aux États-Unis, a établi le Columbia Global Freedom of Expression, qui rassemble des experts internationaux, des militants et les professeurs et étudiants de l’Université, afin d’« interroger, documenter et renforcer la liberté d’expression »[104].
En 2014, l’Institut international de la presse, le Réseau Médiatique d’Al Jazeera, le Geneva Global Media Center et le Club de la presse de Genève ont présenté une Déclaration Internationale et de Meilleures Pratiques pour la Promotion de la Sécurité des Journalistes. La Déclaration vise à renforcer et à promouvoir les obligations internationales et des mécanismes associés à la sécurité des journalistes, et de contribuer à la protection de leurs droits »[105].
La même année, des organisations de médias d’actualités se sont associées aux ONG œuvrant pour la liberté de la presse et à des journalistes afin de lancer A culture of Safety (ACOS) Alliance. Les Principes de Sécurité pour les Journalistes Freelance de l’Alliance ACOS, un ensemble de pratiques pour les salles de rédactions et les journalistes aux missions dangereuses, ont été approuvés par 90 organisations dans le monde. De plus, un réseau d’agents de sécurité dans les médias s’est développé à travers la conférence « Les médias se mobilisent pour la sécurité des journalistes », organisée à l’UNESCO en [106].
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) est une organisation non-gouvernementale qui aspire à « défendre le droit des journalistes à informer sans avoir peur des représailles » et à promouvoir la liberté d'expression[107]. L'ONG effectue une surveillance des emprisonnements, disparitions et meurtres des journalistes au niveau international. L'Organisation informe sur le statut de la liberté de la presse et sur la sécurité des journalistes dans les pays en proie à des conflits tout autant que dans des pays en paix. Elle tend à aider les journalistes par des services tels que les équipes de réponses d'urgence[108], les conseils de sécurité par pays[109], et le guide de sécurité[110]. Le CPJ attribue le Prix international pour la liberté de la presse qui récompense la bravoure des journalistes au niveau global[111].
Reporters sans frontières (RSF) est une organisation non-gouvernementale reconnue d'utilité publique en France. L'association aspire à la défense de la liberté de la pression et à la protection des sources de journalisme[112]. L'Organisation est entre autres connue pour son classement sur le statut de la liberté d'expression au niveau international[113] et pour sa surveillance des crimes commis à l'encontre des journalistes[114].
Sources
[modifier | modifier le code]- Cet article est partiellement ou en totalité issu du site Tendances mondiales en matières de liberté d'expression et de développement des médias, rapport mondial 2017/2018, le texte ayant été placé par l’auteur ou le responsable de publication sous la licence de documentation libre GNU ou une licence compatible.
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