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International Women's Media Foundation

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International Women's Media Foundation
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Forme juridique
Domaines d'activité
Siège
Pays
Langue
Organisation
Chiffre d'affaires
1,9 M$ (), 1,3 M$ (), 973 178 $ (), 2,7 M$ (), 11 M$ (), 7,1 M$ (), 627 256 $ (), 4,3 M$ (), 3 M$ (), 4,2 M$ (), 6,7 M$ (), 4,5 M$ (), 4,9 M$ ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Identifiants
IRS

International Women's Media Foundation (Fondation internationale des femmes dans les médias, IWMF) est une fondation internationale de femmes œuvrant dans les médias fondée en 1990 et basée à Washington. Elle œuvre pour améliorer la condition des femmes dans les médias en développant des programmes et des outils pour soutenir les femmes journalistes dans leur vie professionnelle.

La sécurité des femmes journalistes est une préoccupation majeure de l'IWMF depuis ses débuts. L'organisation reconnaît que les journalistes femmes, transgenres, LGBTQIA+ et de couleur subissent une marginalisation et des niveaux disproportionnés de harcèlement et de violence. L'IWMF défend la liberté de la presse aux niveaux national et international.

L'IWMF est l'un des membres fondateurs du Journalist Assistance Network, créé en 2025 pour fournir des ressources et des formations en matière juridique et de sécurité aux journalistes et aux rédactions aux États-Unis.

L'IWMF recense les cas de journalistes en danger et interpelle activement les gouvernements internationaux pour obtenir la libération des journalistes détenus et la protection des journalistes en danger.

Elle propose des bourses, des subventions et un financement d'urgence en cas de crise. L'IWMF mène également des recherches sur la condition des femmes dans les médias d'information.

Elle attribue également différents prix, comme le prix du « Courage en journalisme » et le Wallis Annenberg Justice for Women Journalists.

La Fondation internationale des femmes dans les médias est créée en 1990 afin de renforcer le rôle des femmes journalistes et des journalistes non binaires travaillant dans les médias d'information par le partage d'informations, la mise en réseau et la formation, et de promouvoir la liberté de la presse à l'échelle mondiale. L'organisation réunit une centaine de journalistes éminents de cinquante pays lors de la conférence de fondation, News in the Nineties, qui se tient à Washington, D.C. [1],[2],[3].

Initialement destinée à offrir de l'information, des réseaux et des formations aux femmes travaillant dans les médias, elle s'efforce par la suite de former des femmes leaders dans les médias, d’impulser des changements au sein des rédactions et de rendre hommage au courage des femmes reporters[1].

L'organisation prépare les femmes journalistes à traiter des sujets complexes et controversés grâce à des programmes innovants, des bourses et du mentorat ; et elle honore les femmes journalistes courageuses à travers ses prix « Courage en journalisme », Anja Niedringhaus Courage in Photojournalism, Wallis Annenberg Justice for Women Journalists, et des prix pour l'ensemble d'une carrière[1].

La Fondation octroie principalement des subventions à des programmes journalistiques. Elle gère également plusieurs programmes internes, parmi lesquels le Fonds d'urgence de l'IWMF, IWMF Emergency Fund, créé en 2013 pour apporter un soutien essentiel aux femmes journalistes en situation de crise. Ce fonds leur offre une aide psychologique et médicale, une aide au relogement temporaire, une assistance juridique et un service d'information. L'IWMF gère également le Black Journalists Therapy Relief Fund, Fonds de soutien thérapeutique pour les journalistes noirs et le Journalists in Distress Network, Réseau des journalistes en détresse[4].

En 2018, la Fondation mène une enquête sur le harcèlement auprès de journalistes femmes. 90 % déclarent que le harcèlement en ligne a augmenté au cours des cinq années précédentes et 10% rapportent avoir subi un harcèlement très préoccupant au cours de l’année écoulée, notamment des menaces de mort, des vols d’identité sur les réseaux sociaux, le piratage de comptes de messagerie, la divulgation d’informations personnelles et des menaces physiques envoyées à des comptes privés. L’IWMF encourage les organisations de presse à tous les niveaux à mettre en place une planification des risques, à se préparer à l’avance et à adopter des politiques et des pratiques claires pour soutenir les journalistes victimes[5].

L'IWMF propose des ateliers de formation, des formations contre le harcèlement dont sont davantage victimes les femmes, les personnes non binaires, les personnes transgenres, la communauté LGBTQI+ et les personnes de couleur et un soutien financier aux femmes journalistes. Face à la recrudescence du harcèlement en ligne, l'IWMF crée en 2020, la Coalition Against Online Violence, Coalition contre la violence en ligne, qui regroupe plus de 70 organisations œuvrant à la lutte contre les attaques sur Internet[5],[3].

En 2021, l'IWMF collabore avec la Fondation Thomson Reuters, l'UNESCO et l'International News Safety Institute pour la publication de guides juridiques pratiques à destination des journalistes et des organisations : Online attacks against journalists: Know your rights, The Practical Guide for Women Journalists on How to Respond to Online Harassment et Gender-Sensitive Safety Policies for Newsrooms: Checklist and Guidelines. Ces guides abordent les outils juridiques spécifiques et les droits des journalistes dans 13 pays[6],[7]. D'autres ressources sont publiées en 2022, dont un guide sur la santé mentale des journalistes confrontés à la violence en ligne,[16][36][37] et un guide pour la protection des journalistes et des rédactions contre la violence en ligne[8],[9],[10].

De juin à , l'IWMF mène, en collaboration avec d'autres organisations, la campagne #ElectSafely pour soutenir les journalistes couvrant des élections contestées dans le monde entier[11].

l'IWMF fait partie, en 2025, des cinq membres fondateurs du Journalist Assistance Network avec le Comité pour la protection des journalistes (Committee to Protect Journalists), Freedom of the Press Foundation, PEN America et Reporters Committee for Freedom of the Press. Ce réseau s'engage à fournir des ressources et des formations en matière juridique et de sécurité aux journalistes et aux rédactions aux États-Unis[12].

Au début de l'année 2026, l'IWMF lance, en coopération avec le Comité pour la protection des journalistes le U.S. Journalist Rapid Response Fund, Fonds d’intervention rapide pour les journalistes américains, en réaction aux menaces pesant sur la sécurité des journalistes à travers les États-Unis. Il propose des formations en sécurité numérique et physique et de petites subventions pour acheter de l'équipement de sécurité, du répit d'accès et du soutien en santé mentale, couvrir les besoins médicaux urgents ou obtenir des services qui soutiennent le travail dans des circonstances extrêmes[13].

Le prix Courage en journalisme

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La seule récompense internationale qui reconnaissent le courage des femmes journalistes, le prix du Courage met en lumière le déficit dans la liberté de la presse dans le monde. Les nommées du prix du Courage sont menacées de persécution politique, d'atteintes à leur intégrité physique, de viol et même de mort en raison de leurs rapports sur les méfaits de gouvernement, le génocide, la guerre, les violations de droits de l'homme et les crimes contre l'humanité[14].

Pris Anja Niedringhaus du Courage en photojournalisme

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Le prix Anja Niedringhaus du courage en photojournalisme est décerné pour la première fois en 2015. Anja Niedringhaus est une photographe allemande de renommée internationale tuée en Afghanistan le , lorsqu'un policier afghan a ouvert le feu sur sa voiture. Elle avait déjà reçu le prix IWMF du courage en journalisme en 2005. Cet autre prix, créé en son honneur, est financé par la Fondation Howard G. Buffett[33]. La première lauréate est Heidi Levine en 2015. Parmi les autres lauréates figurent la photojournaliste du Cashmire Masrat Zahra (en) en 2020[34], Andrea Bruce en 2018[35], Stephanie Sinclair en 2017[36] et Fatima Shbair en 2021[37].

Prix Wallis Annenberg Justice for Women Journalists

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Le prix Wallis Annenberg pour la justice pour les femmes journalistes est créé en 2021 afin d'honorer les journalistes injustement emprisonnées en raison de leur travail. Il est décerné pour la première fois en 2021 à Katsiaryna Andreyeva et Darya Chultsova, originaires de Biélorussie[38]. En 2022, il est attribué à la chroniqueuse chinoise Huang Xueqin[39].

Prix pour l'ensemble d'une carrière

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De 1991 à 2018, l'IWMF honore également des femmes ayant mené des carrières pionnières dans le journalisme en leur décernant le Prix pour l'ensemble d'une carrière. Selon l'IWMF, les lauréates de ce prix « ont brisé les barrières pour permettre aux femmes du monde entier de faire entendre leur voix »[40]. Parmi les lauréates figurent Edna Machirori en 2013), première rédactrice en chef noire d'un journal au Zimbabwe[41], Alma Guillermoprieto en 2010, originaire du Mexique[42], Amira Hass, israëlienne, en 2009[43] et Edith Lederer (en), des États-Unis[44].

Notes et références

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  1. 1 2 3 (en) Candid, « International Women's Media Foundation », sur Philanthropy News Digest (PND) (consulté le )
  2. « International Women's Media Foundation | Safety of Journalists », sur safetyofjournalists.org (consulté le )
  3. 1 2 (en-US) Max Fallon-Goodwin, « How the International Women’s Media Foundation Fights for Women in Journalism and Strengthens Press Freedom », sur Ms. Magazine, (consulté le )
  4. (en-US) « International Women’s Media Foundation (IWMF) », sur InfluenceWatch (consulté le )
  5. 1 2 (en-US) Curtis Yee, « Q&A: Nadine Hoffman », sur The Objective, (consulté le )
  6. (en-US) anja, « Practical and Legal Tools to Protect the Safety of Journalists – BCSDN », (consulté le )
  7. (en) « UNESCO and Thomson Reuters Foundation launched practical guides on the safety of women journalists »
  8. (en-US) « A Mental Health Guide for Journalists Facing Online Violence – FPU Knowledge & Quality » (consulté le )
  9. (en) « A Mental Health Guide for Journalists Facing Online Violence - IWMF », sur www.iwmf.org (consulté le )
  10. (en-US) A. P. I. Team, « Protecting journalists and newsrooms from online attacks », sur American Press Institute, (consulté le )
  11. (en-US) ana, « Coalition Against Online Violence (CAOV) Launches #ElectSafely Campaign to Protect Journalists During Contentious 2024 Elections Worldwide - Right To Be », sur righttobe.org, (consulté le )
  12. (en-US) « US press freedom groups launch Journalist Assistance Network to address growing need for legal, safety, immigration resources », sur Committee to Protect Journalists, (consulté le )
  13. (en-US) « New emergency fund supports US journalists at risk », sur Committee to Protect Journalists, (consulté le )
  14. « Prix du « courage en journalisme » », sur Journalessentiel (consulté le )
  15. (en) Internationale Women's Media Foundation, « Margaret Moth » (consulté le )
  16. Tibetan writer Woeser wins ‘Courage in Journalism award’
  17. Press release
  18. (en) « Courage in Journalism Awards - IWMF », sur www.iwmf.org (consulté le )
  19. (en) « Katsiaryna Andreyeva (Bakhvalava) - IWMF », sur www.iwmf.org (consulté le )
  20. (en) « Vanessa Charlot - IWMF », sur www.iwmf.org (consulté le )
  21. (en) « Darya Chultsova - IWMF », sur www.iwmf.org (consulté le )
  22. (en) « Paola Ugaz - IWMF », sur www.iwmf.org (consulté le )
  23. (en) « Khabar Lahariya Newsroom - IWMF », sur www.iwmf.org (consulté le )
  24. 1 2 (en) « Yalda Moaiery - IWMF », sur www.iwmf.org (consulté le )
  25. (en) « Women of The Washington Post Reporting on Ukraine - IWMF », sur www.iwmf.org (consulté le )
  26. (en) « Lauren Chooljian - IWMF », sur www.iwmf.org (consulté le )
  27. (en) « Mónica Velásquez Villacís - IWMF », sur www.iwmf.org (consulté le )
  28. (en) « Aynur Elgunesh », sur le site International Women's Media Foundation (consulté le ).
  29. (en) « Juliana Dal Piva - IWMF », sur www.iwmf.org (consulté le )
  30. (en) « Maritza L. Félix - IWMF », sur www.iwmf.org (consulté le )
  31. (en) « Sana Atef - IWMF », sur www.iwmf.org (consulté le )
  32. (en) « Yousra Elbagir - IWMF », sur www.iwmf.org (consulté le )
  33. « IWMF announces inception of Anja Niedringhaus Courage in Photojournalism Award », sur www.parstimes.com (consulté le )
  34. (en-US) migrator, « Masrat Zahra wins top photojournalism award », sur Greater Kashmir, (consulté le )
  35. (en-US) « Andrea Bruce captures the aftermath of war in her photos », The Washington Post, (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le )
  36. (en) « Child bride photographer wins top photojournalism award », sur dw.com (consulté le )
  37. (en) « At 24, Palestinian Photographer Is Youngest Winner of Journalism Award », sur Voice of America, (consulté le )
  38. (ru) « Журналистки Андреева и Чульцова стали лауреатами журналистской премии за мужество », sur charter97.org (consulté le )
  39. (en) The International Women's Media Foundation, « IWMF Announces 2022 Courage in Journalism Award Winners », sur www.prnewswire.com (consulté le )
  40. OFA, « International Women’s Media Foundation’s Courage in Journalism Award 2018 for Women Journalists. », sur Opportunities For Africans, (consulté le )
  41. « thebahamasweekly.com - 2013 Courage in Journalism and Lifetime Achievement Award winners », sur www.thebahamasweekly.com (consulté le )
  42. (en) Kanya D'Almeida, « Female writers honoured », sur Al Jazeera (consulté le )
  43. (en) « Woodruff backs role of women journalists », sur NBC News, (consulté le )
  44. (en) « Journalist Edith Lederer wins lifetime achievement award | Cornell Chronicle », sur news.cornell.edu (consulté le )

Liens externes

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