Rœschwoog

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Roeschwoog
Rœschwoog
La médiathèque.
Blason de Roeschwoog
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Bas-Rhin
Arrondissement Haguenau-Wissembourg
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Rhénan
Maire
Mandat
Michel Lorentz
2020-2026
Code postal 67480
Code commune 67405
Démographie
Gentilé Roeschwoogois, Roeschwoogoise
Population
municipale
2 275 hab. (2018 en diminution de 0,7 % par rapport à 2013)
Densité 233 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 46″ nord, 8° 02′ 06″ est
Altitude Min. 114 m
Max. 120 m
Superficie 9,75 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Roeschwoog
(ville-centre)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bischwiller
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Roeschwoog
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Roeschwoog
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Roeschwoog
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Roeschwoog

Roeschwoog (anciennement Reichewaux et en allemand Röschwoog), est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

La traduction de Röschwoog en allemand standard devrait être Rosswaage, c'est une balance à chevaux.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur l'axe ferroviaire Strasbourg - Lauterbourg, Roeschwoog est une étape sur la Véloroute Rhin EV 15 (1 320 km) qui relie la source du Rhin, située à Andermatt en Suisse, à son embouchure à Rotterdam.

La commune est baignée par la Moder.

Anciennement Reschwoog sur la carte de Cassini.
Communes limitrophes de Roeschwoog
Leutenheim Roppenheim
Rountzenheim Roeschwoog
Auenheim Fort-Louis

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Roeschwoog est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Roeschwoog, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[4] et 4 222 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[5],[6]. La commune est en outre hors attraction des villes[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (80,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (64 %), zones urbanisées (14,3 %), zones agricoles hétérogènes (12,5 %), forêts (6,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,8 %), eaux continentales[Note 2] (0,1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il est fait mention de « Rosusaco » dans la charte précaire de Hildefride, Philippe-André Grandidier prétend qu'il s'agit de Roeschwoog[11].

Au XVIIIe siècle, Roeschwoog fusionne avec le village de Guisenheim et la nouvelle entité garde le nom de Roeschwoog. Au XIXe siècle, comme dans beaucoup d'autres villages d'Alsace, des habitants de la commune sont partis en Algérie. On peut notamment citer François-Louis Stoll (1800-1869) et son épouse Marie-Anne Wolf (1800-1871) qui s'installèrent comme cultivateurs dans le village de Bugeaud (aujourd'hui Serraidi), dans la région de Constantine. La plupart des habitants de Bugeaud étaient des alsaciens venus de Wingen, Soufflenheim et Roeschwoog. Leur fils Louis Stoll fut maire de Bugeaud.


Blason de Roeschwoog

Les armes de Roeschwoog se blasonnent ainsi :
« D'azur à l'étoile de huit rais d'or enfermée dans un anneau cousu de sable. »[12].


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Rœschwoog.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1833 1837 François Joseph Georger[13]
(1780-1866)
  Cultivateur
1886 1896 Joseph Bigot[14]
(1827-1913)
  Cultivateur
Les données manquantes sont à compléter.
ca. 1970   Hubert Lohr    
[15] Jean Lorentz   Retraité, maire honoraire
Président de la CC de l'Uffried
En cours
(au 31 mai 2020)
Michel Lorentz [16]
Réélu pour le mandat 2020-2026
MoDem puis DVC Fonctionnaire, conseiller départemental depuis 2021
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18].

En 2018, la commune comptait 2 275 habitants[Note 3], en diminution de 0,7 % par rapport à 2013 (Bas-Rhin : +2,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6907781 1641 3751 4001 4461 2831 3281 287
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 2401 2521 3001 2871 2421 2321 1631 1761 246
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2741 2501 2021 1811 2121 2881 2231 3561 253
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 2471 3091 4211 5391 5731 9052 0782 1032 128
2013 2018 - - - - - - -
2 2912 275-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de communes en Alsace, Roeschwoog est le site d'ouvrages de la ligne Maginot. Depuis 2001, Roeschwoog est le point de départ d'un sentier de randonnée suivant le plus fidèlement possible la ligne Maginot jusqu'à Bitche. Ce parcours long de 100 km part de la gare de la ville et est représenté par un losange jaune. On trouve à Roeschwoog deux cités « villageoises », une près de la gare et une dans la rue Neuve.

Ligne Maginot[modifier | modifier le code]

Casemate de Rountzenheim Nord.
  • Casemate de Rountzenheim Nord :
    • Casemate d'infanterie isolée, à flanquement simple, reliée par galerie avec sa voisine Rountzenheim-Sud avec laquelle elle constitue un couple de casemates. Construite en 1932, elle accueillait un officier, un sous-officier et 15 hommes de troupe.
    • Dimensions au sol hors tout : 19 × 14 mètres. Hauteur 7,50 mètres. Épaisseur du gros œuvre en béton : dalle 2 m, murs exposés 2,25 m, murs arrière 1 m.
    • Armement : un canon antichar de 37 mm, deux jumelages de mitrailleuses, 3 FM, un mortier de 50 mm, goulottes lance-grenades.
    • Historique : ouvrage tenu en 1939-40 par un détachement du 68e Régiment d'Infanterie de Forteresse qui a contribué à contenir la pression allemande jusqu'au , soit 6 jours après l'entrée en vigueur de l'Armistice ().
Casemate de Rountzenheim Sud.
  • Casemate de Rountzenheim Sud :
    • Casemate d'infanterie isolée, à flanquement simple, reliée par galerie avec sa voisine Rountzenheim-Nord avec laquelle elle constitue un couple de casemates. Construite en 1932, elle accueillait un officier, un sous-officier et 15 hommes de troupe.
    • Dimensions au sol hors tout : 19 × 14 mètres. Hauteur 7,50 mètres. Épaisseur du gros œuvre en béton dalle 2 m, murs exposés 2,25 m, murs arrière 1 m.
    • Armement : un canon antichar de 37 mm, deux jumelages de mitrailleuses, 3 FM, un mortier de 50 mm, goulottes lance-grenades.
    • Historique : ouvrage tenu en 1939-1940 par un détachement du 68e régiment d'infanterie de forteresse qui a contribué à contenir la pression allemande jusqu'au , soit 6 jours après l'entrée en vigueur de l'Armistice.

Sphinx[modifier | modifier le code]

Sphinx 09-04-2017 (2).jpg Les Sphinx de Roeschwoog.

L'origine de deux sphinx à Roeschwoog est entourée de mystère. D'après certaines sources, ils auraient été sculptés au XIXe siècle par un admirateur de Napoléon[21].

La campagne d'Égypte de Napoléon Bonaparte de 1798 à 1799 engendra une mode décorative et architecturale égyptienne dans toute la France. La population de Roeschwoog, connue pour son bonapartisme, aurait apprécié que l'un de ses maires, François-Ignace Walter ou Alfred Schmitt-Batiston, commande la sculpture de ces deux sphinx[22].

Les sphinx ont aujourd'hui trouvé leur place devant la mairie du village qui est une maison de maître de style baroque rhénan. Chacun des deux sphinx est posé sur un socle en grès. Sur ces socles apparaissent les noms de Giesenheim et Roeschwoog, les deux villages qui ont fusionné au XVIIIe siècle pour former la commune actuelle.

Les Sphinx de Roeschwoog devant la mairie.

Église Saint-Barthélemy[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alfred Daul (1895-1973) : député du Bas-Rhin (1936-1940) né à Roeschwoog.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Roeschwoog », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des ...Par Johann Daniel Schoepflin
  12. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le ).
  13. Fiche généalogique François Joseph GEORGER, sur Geneanet
  14. Fiche généalogique Joseph BIGOT, sur Geneanet
  15. [PDF] [1]
  16. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. Roeschwoog, histoire de sphinx, sur le site de France Bleu Alsace
  22. s'Roeschwooger Blättel du mois de juin 2013, sur le site officiel de la Commune de Roeschwoog

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]