Roch-Ambroise Cucurron Sicard

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Abbé Sicard
Description de l'image Roch-Ambroise Cucurron Sicard.jpg.
Nom de naissance Roch-Ambroise Cucurron Sicard
Naissance
Le Fousseret
Décès
Paris
Nationalité France
Activité principale
Enseignement aux sourds-muets

Roch-Ambroise Cucurron Sicard dit aussi Abbé Sicard, né le au Fousseret (Haute-Garonne) et mort le à Paris, est un ecclésiastique français qui se voua à l'éducation des sourds-muets.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son acte de baptême le nomme « Rhoc Ambroise Cucuron », fils de Jean Cucuron et de Françoise Sicart, sa femme (acte de baptême, registres de la paroisse du Fousseret, Archives départementales de la Haute Garonne). Il usa ensuite du nom "Cucurron" (avec deux R) comme d'un prénom, et du nom de sa mère (écrit "Sicard" avec un D) comme de son patronyme sous lequel il est aujourd'hui connu[réf. souhaitée].

Il devient directeur de l'école de sourds-muets de Bordeaux en 1786 et, en 1789, à la mort de l'Abbé de l'Épée, il lui succède à Paris, l'institut national de jeunes sourds de Paris. Il est incarcéré à l'Abbaye le 26 août et libéré le 4 septembre 1792[1]. Reconnu comme prêtre bienfaisant, il échappe aux massacres de Septembre.

Il nomme Jean Marc Gaspard Itard (1774-1838), premier médecin de l'institution, afin de surveiller les admissions et l'état sanitaire de l'établissement et lui confiera Victor de l'Aveyron dont il s'occupa à son arrivée à Paris le 7 août 1800. Professeur à l’École normale en 1795, il rédige un premier livre d'enseignement de la lecture. Il est aussi membre de la Société des observateurs de l'homme où il lutte contre l'athéisme et la République des « savants ». Menacé de déportation au 18 fructidor, il se cache pendant deux ans, jusqu'au 18 brumaire. Il devient membre de l'Institut de France en 1795 et de l'Académie française en 1803.

Le 25 février 1805, le pape Pie VII visite l'institution des sourds-muets de Paris sous la direction de l'abbé Sicard

Le samedi 25 février 1805, le pape Pie VII avec cinq cardinaux, des prélats romains et des évêques français, visitent l'institution des sourds-muets de Paris[2].

Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur l'éducation des sourds-muets. La valeur de ses méthodes pédagogiques ne fut véritablement reconnue que peu après sa mort, survenue en 1822.

La tombe de Sicard, Roch-Ambroise Cucurron, dit abbé Sicard se trouve au cimetière de l'Est parisien (Père-Lachaise) 39e division[3].

Principaux ouvrages[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Buste par Louis Auvray (1810-1890), s.d. Institut national des jeunes sourds, 254 rue Saint-Jacques, Paris Ve.
  • "L'abbé Sicard instruisant les sourds-muets", copie d'après Jérôme Langlois, vers 1812, tableau conservé au musée Carnavalet (P 767).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chappey, J.L., 2002, La Société des observateurs de l’homme (1799-1804). Des anthropologues au temps de Bonaparte, préface de Claude Blanckaert, Paris, Société des études robespierristes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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