Aller au contenu

François-Auguste Parseval-Grandmaison

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
François-Auguste Parseval-Grandmaison
Fonction
Fauteuil 1 de l'Académie française
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Activités
Famille
Fratrie
Autres informations
Membre de
Distinction
Blason.

François-Auguste Parseval-Grandmaison (dit aussi Parseval de Grandmaison) né le à Paris où il est mort le , est un poète français. Il est le frère cadet du mathématicien Marc-Antoine Parseval.

paroisse Saint-Eustache à Paris le , François-Auguste Parseval-Grandmaison est le fils de Alexandre Parseval Deschêsnes[1] fermier général et riche financier[2], et de Scholastique Françoise de Chaumont[3].

Son père est anobli par une charge de secretaire du roi en 1764.

Il s'adonne tout d'abord à la peinture auprès du peintre Suvée[1] puis après quelques essaies infructeux, il se consacre à la poésie[1]

S'étant rallié à Napoléon, en l'honneur duquel il compose plusieurs poèmes, il est nommé membre de la Commission des sciences et des arts qui accompagne Bonaparte lors de la campagne d'Égypte en 1798.

Il est chargé pendant quelques mois de la direction de la douane à Suez[4].

Élu membre de l'Académie française en 1811, il se consacre à la composition d'une épopée à laquelle il travaille plus de vingt ans. Lorsque Philippe Auguste, poème héroïque en douze chants paraît en 1826, cette célébration de la bataille de Bouvines compte dix mille alexandrins.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris (11e division).

  • Poésies diverses composées en Égypte, en Angleterre et en France (1803), comprenant cinq sections de chants : Épître à un anglais, Dialogue entre un poète et Calliope, Ode sur la victoire de Marengo, Vers adressés au Premier Consul et Chanson (qui est sur un air de "Mourir pour la patrie", en l'honneur de Napoléon Ier)[5].
  • Les Amours épiques, poème en six chants, contenant la traduction des épisodes sur l'amour composés par les meilleurs poëtes épiques (1804), comprenant dix chants, avec des notes pour les six premiers : Homère, L'Arioste, Milton, Virgile, Le Camoens, Combat de Xante contre Achille, La Création du monde, Olympe abandonnée par Birène, Aventures d'Angélique[6].
  • La Garantie (1804)
  • La Naissance du roi de Rome (1811)
  • Le Mariage de Napoléon (1819)
  • Philippe-Auguste, poème héroïque en douze chants (1825)[7]
  • Fragment d'un poème sur les beaux-arts, lu lors d'une séance publique à l'Académie française ()[8]

Il ne reste aujourd'hui de Parseval-Grandmaison plus rien de son œuvre, si ce n'est ce méchant quatrain, écrit à l'adresse du jeune Victor Hugo et qui se veut une parodie du vers hugolien :

Où, ô Hugo, cherchera-t-on ton nom ?
Justice enfin faite que ne t’a-t-on ?
Quand donc au corps qu’Académie on nomme
Grimperas-tu, de roc en roc, rare homme[9] ?

Il semble que le premier vers ait été plutôt le suivant : "Où, ô Hugo, hûchera-t-on ton nom ?" (= jusqu'où hissera-t-on ton nom)[10]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. a b et c Frédéric Godefroy, Histoire de la littérature française au XIXe siècle, Gaume et cie, 1880, page 250.
  2. Florence Le Guellaff, Maurice Quénet, Armements en course et droit des prises maritimes 1792-1856, 1990, page 486.
  3. Base Leonore, dossier de la Légion d'honneur de François-Auguste Parseval-Grandmaison : acte de naissance le 7 mai 1759.
  4. Édouard de Villiers du Terrage, Journal et souvenirs sur l'expédition d'Égypte, mis en ordre et publiés par le baron Marc de Villiers du Terrage, Paris, E. Plon, Nourrit, 1899, et L'expédition d'Égypte 1798-1801, Journal et souvenirs d'un jeune savant, Paris, Cosmopole, 2001 et 2003, p. 376
  5. François-Auguste de Parseval, seigneur de Grandmaison, Poésies diverses composées en Égypte, en Angleterre et en France, Paris, impr. de A. Didot l'aîné ris, (lire en ligne)
  6. François-Auguste de Parseval, seigneur de Grandmaison, Les Amours épiques, poème en six chants, contenant la traduction des épisodes sur l'amour composés par les meilleurs poëtes épiques, (lire en ligne)
  7. François-Auguste de Parseval, seigneur de Grandmaison, Philippe-Auguste, poème héroïque en douze chants, A. André/Ponthieu, 1826 (seconde édition) (lire en ligne)
  8. François-Auguste de Parseval, seigneur de Grandmaison, « Fragment d'un poème sur les beaux-arts », sur Académie française (consulté le )
  9. Cité par Claude Gagnière in Pour tout l'or des mots, Paris, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1996
  10. Google Books...

Filmographie

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]