Jean-Louis Laya

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Jean-Louis Laya
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Jean-Louis Laya né à Paris (paroisse Saint-Sulpice) le [1] et mort à Meudon le , est un auteur dramatique et critique littéraire français.

Il est le père du dramaturge Léon Laya (1810-1872) et de l'avocat et littérateur Alexandre Laya (1809-1883).

Sa vie et son œuvre[modifier | modifier le code]

Ses deux premières pièces ont pour thème l'affaire Calas, rendue célèbre par Voltaire. Mais Jean-Louis Laya est connu surtout pour son Ami des lois, joué au Théâtre Français, alors rebaptisé théâtre des Nations, seulement dix-neuf jours avant l'exécution de Louis XVI. Le héros de cette comédie à la manière de Molière est un ci-devant qui soutient la Révolution tout en en condamnant les excès. Laya a l'audace d'y dépeindre Robespierre (« Nomophage ») et Marat (« Duricrane ») comme des Tartuffe dénués de scrupules et assoiffés de pouvoir. La pièce suscite d'intenses confrontations parmi les membres du public. Dix jours après sa première représentation, elle est interdite par la Commune. Laya se cache tandis que plusieurs personnes trouvées en possession de L'Ami des lois sont guillotinées. Reprise à la Convention, la pièce est de nouveau interdite pour cause de désordre public. Elle sera une nouvelle fois reprise après la chute de Robespierre, mais cette fois sans grand succès.

Le rôle principal de sa pièce suivante, Falkland ou la Conscience, est tenu par Talma, mais Laya abandonnera peu après le théâtre.

Laya entreprend une deuxième carrière à la Restauration en tant que professeur d'histoire littéraire et de poésie française à la Sorbonne et comme critique au Moniteur. Il est élu membre de l'Académie française en 1817, puis il est nommé censeur royal des théâtres, poste qu'il occupe jusqu'à sa mort en 1833.

Il épousa Aglaé Le Royer de Bouconville (1788-1878) femme de lettres[2]. Veuve, celle-ci épousera en secondes noces le naturaliste Achille Comte.

Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (5ème division)[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Les Dangers de l'opinion, drame en 5 actes, en vers, Paris, Théâtre de la Nation, 19 janvier 1790
  • Jean Calas, tragédie en 5 actes et en vers, Paris, théâtre de la Nation, 18 décembre 1790
  • L'Ami des lois, comédie en 5 actes en vers, Paris, théâtre de la Nation, 2 janvier 1793. Texte en ligne : [1] [2]
  • Falkland, ou La conscience, drame en cinq actes et en prose, Paris, Théâtre-Français, 25 mai 1798
  • Une Journée du jeune Néron, comédie burlesque en 2 actes et en vers, Paris, Théâtre de l'Odéon, 15 février 1799

Divers[modifier | modifier le code]

  • Voltaire aux Français, sur leur constitution (1789)
  • La Régénération des comédiens en France, ou leurs droits à l'état civil (1789)
  • Almanach sur l'état des comédiens en France, ou leurs droits défendus comme citoyens, par l'auteur de « L'Ami des lois » (1793)
  • Œuvres complètes. Études sur l'histoire littéraire de l'antiquité grecque et latine, et sur les premiers siècles de la littérature française (1836)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ville de Paris. Paroisse Saint-Sulpice. Extrait du registre des actes de naissance de l'an 1761. Ministère de la Culture, base Léonore, dossier LH/1509/44.
  2. Echos de Paris. Le Gaulois, 10 octobre 1878, p. 1, disponible sur Gallica.
  3. Journal des débats politiques et littéraires, (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]