Quai de la Daurade

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Quai de la Daurade
(oc) Cai de la Daurada
Image illustrative de l’article Quai de la Daurade
Le quai de la Daurade vers 1910 (Pierre Laffont, archives municipales de Toulouse).
Situation
Coordonnées 43° 36′ 01″ nord, 1° 26′ 24″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Ville Toulouse
Quartier(s) Capitole
Début no 1 place du Pont-Neuf
Fin no 1 place de la Daurade
Morphologie
Type Rue
Longueur 175 m
Largeur 16 m
Histoire
Création 1777
Anciens noms Quai de la Daurade (1777)
Protection Logo des sites naturels français Site inscrit (1943, rives de la Garonne) et Logo des sites naturels français Site classé (1988, plan d'eau et berges de la Garonne)
Secteur sauvegardé (1986)
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Quai de la Daurade (oc) Cai de la Daurada
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Quai de la Daurade (oc) Cai de la Daurada

La quai de la Daurade (en occitan : cai de la Daurada), est une voie du centre historique de Toulouse, en France. Elle se trouve dans le quartier Capitole, dans le secteur 1 de la ville. Elle appartient au secteur sauvegardé de Toulouse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le quai de la Daurade tient son nom du prieuré bénédictin de la Daurade. En effet, il est tracé en partie à l'emplacement de terrains qui dépendaient du prieuré, particulièrement le cimetière des Comtes et les jardins qui descendaient vers la Garonne. En 1794, pendant la Révolution française, le quai porta quelque temps le nom de quai Rousseau, sans que ce nom subsiste[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la construction de quais de la rive droite de la Garonne, les terrains de la berge sont occupés par des jardins et, au-devant des bâtiments du prieuré de la Daurade, par les possessions du prieuré et par le cimetière des comtes[2].

Le quai de la Daurade est aménagé à partir de 1766 par les États de Languedoc, à l'instigation de l'archevêque de Toulouse, Étienne-Charles de Loménie de Brienne. Les travaux de fondation du quai commencent en avril, à l'emplacement de terrains pris au prieuré de la Daurade, malgré l'opposition des bénédictins. En 1767, les travaux se poursuivent par la construction du mur de soutènement, appuyé au sud sur le Pont-Neuf et au nord sur l'ancienne culée du pont de la Daurade. Dans le même temps, la tour qui servait d'entrée à ce pont, face à l'église de la Daurade, est démolie[2].

En 1777, les travaux sont à peu près terminés et on démolit trois maisons joignant le Pont-Neuf, pour relier le quai à la place du Pont-Neuf. Le , une statue du Christ par Antoine Guépin, dans une niche à l'angle de la première maison, est démontée. Ensuite, le buste de Louis XIV, le bas-relief des captifs enchaînés, les armoiries de France et de Navarre et de la ville et l'armorial capitulaire de 1663, œuvre du sculpteur Léonard Duchesne, sont réédifiés à l'entrée de la rue de la Boule[3].

Le , l'École des Arts est transférée du couvent des Jacobins, rue des Arts, dans la manufacture des Tabacs. Le a lieu l'inauguration de nouvelle école. C'est alors qu'est construit le nouveau bâtiment sur le quai de la Daurade, dit Palais des Arts et des Sciences[4].

Le quai de la Daurade est un lieu de promenade prisé. En 1920, on connaît le café des Pyrénées, tenu par Coussières, devenu en 1935 le café Bellevue[5].

Description[modifier | modifier le code]

Voies rencontrées[modifier | modifier le code]

La quai de la Daurade rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Pont-Neuf (g)
  2. Place du Pont-Neuf (d)
  3. Rue du Tabac (d)
  4. Place de la Daurade

Lieux et monuments remarquables[modifier | modifier le code]

  • no 1 : immeuble ; hôtel de voyageurs ; brasserie Les Beaux-Arts[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Salies, 1989, vol. 1, p. 359.
  2. a et b Jules Chalande, 1923, p. 286.
  3. Jules Chalande, 1923, p. 286-287.
  4. Pierre Salies, 1989, vol. 1, p. 131.
  5. Pierre Salies, 1989, vol. 1, p. 136.
  6. Louise-Emmanuelle Friquart et Laure Krispin, « Fiche IA31131164 », 2005.
  7. Notice no PA00094519, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • « Fiches d'information détaillée Patrimoine Architectural », Inventaire général Région Occitanie, Ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ).