Pub rock

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Pub rock
Origines stylistiques Rock 'n' roll, garage rock, British blues, country rock, folk rock, power pop, rhythm and blues, beat
Origines culturelles Années 1970 ; Royaume-Uni (Londres et Essex)
Instruments typiques Guitare basse, guitare électrique, batterie, piano

Genres dérivés

Punk rock, new wave, mod revival (en), Oi!, Britpop

Le pub rock est un genre de musique rock apparu au début et au milieu des années 1970 au Royaume-Uni. Il se présente comme une réponse au rock progressif et au glam rock. À ses débuts, les concerts de pub rock se donnaient de préférence dans les petits pubs et les clubs plutôt que dans les grands stades[1]. Le genre est le catalyseur de la scène punk rock britannique.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

The Hope et Anchor à Islington, une ville notable[pas clair] de pub rock.

Le pub rock est délibérément malsain et post-glam[2]. Les musiciens portent des chemises à carreaux, des jeans mités et troués et les cheveux tombants[3]. Le groupe pionnier du mouvement, Dr. Feelgood, est cité pour le look « sale » de son chanteur,[4]. Les groupes semblaient menaçants, « comme les méchants dans la série télévisée The Sweeney [Regan en français][5]. » Les groupes de pub rock comme Dr. Feelgood, Kilburn and the High Roads et Ducks Deluxe jouaient du rhythm and blues simple et « mono » dans la tradition des groupes britanniques comme The Rolling Stones et les Yardbirds, avec des guitares saturées et des chants[5]. Une minorité de groupes jouaient du funky soul (Kokomo, Clancy, Cado Belle) ou du country rock (The Kursaal Flyers, Chilli Willi and the Red Hot Peppers)[6].

La scène est un phénomène presque exclusivement en live.[pas clair] Au sommet de sa popularité entre 1972 et 1975, le genre ne compte qu'un seul single ayant atteint le top 20 (How Long?, du groupe Ace), et tous les groupes réunis ne dépassent pas les 150 000 albums vendus[7]. La plupart des groupes souffrent de la transition entre pubs et enregistrement en studio, où ils se révèlent incapables de reproduire leur son particulier[6]. La caractéristique première du genre est, comme son nom l'indique, le pub[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les membres d’Eggs over Easy, un groupe américain de country rock, deviennent les précurseurs du mouvement lorsqu'ils transgressent les limites du jazz imposées par le pub Tally Ho de Kentish Town, en [8]. Ils parviennent à marquer des esprits tels que Nick Lowe[9]. Ils sont par la suite rejoints par des groupes londoniens comme Bees Make Honey, Max Merritt and the Meteors, Ducks Deluxe, The Amber Squad et Brinsley Schwarz[6].

Les groupes jouaient dans des pubs victoriens[10]. En 1974, le pub rock devient la scène musicale la plus significative de Londres[11]. À cette époque, il semble que chaque grand pub londonien privilégiait la musique en live[6]. Le Hope and Anchor, à Islington, qui organisera le Front Row Festival fin 1977, est l'un des premiers[12]. Les pionniers du mouvement sont les membres du groupe Dr. Feelgood, originaires d'Essex[2]. En automne 1975, ils sont suivis par des groupes comme The Stranglers, Roogalator, Eddie and the Hot Rods, Kilburn and the High Roads, et The 101'ers[13]. Le pub rock est rapidement dépassé par l'explosion du punk britannique. Certains musiciens parviennent à faire la transition en s'intégrant dans de nouveaux groupes, comme Joe Strummer, Ian Dury et Elvis Costello[6]. Selon Nostalgia Central, « le pub rock se serait fait tuer par le punk, mais sans ça il n'y aurait eu aucune scène punk en Grande-Bretagne[7]. » Cependant, Wilko Johnson a une opinion personnelle sur le pub rock : « Il y a des pubs, il y a du rock, et il y a (eu) du rock dans les pubs. Mais pas du pub rock[14]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Britannica entry.
  2. a et b (en) Savage (1991), p. 587.
  3. Lydon (1995), p. 106.
  4. (en) Atkinson, Mike. "Give pub rock another chance". The Guardian. 21 janvier 2010, consulté le 19 janvier 2011.
  5. a et b Savage (1991), p. 81.
  6. a b c d e et f (en) Carr, Roy. Pub Rock. NME. 29 octobre 1977.
  7. a et b (en) Nostalgia Central article
  8. (en) Birch (2003), pp. 120–129.
  9. (en) « Nostalgia Central article »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 17 mars 2015)
  10. « Pub Rock- Pre Punk music », Punk77.co.uk (consulté le 6 janvier 2010).
  11. (en) Savage (1991), p. 80.
  12. Eric Smets, Mouvance punk 1976-1978, 100 des meilleurs albums, Éditions du Camion blanc, 2014
  13. (en) Savage (1991), p. 107 & 124.
  14. Antoine de Caunes, Petit dictionnaire amoureux du rock, Paris, Pocket (no 15569), , 606 p. (ISBN 978-2-266-23992-9), p. 144

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]