Rock symphonique

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Rock symphonique
Origines stylistiques Rock progressif, pop baroque, art rock, musique classique
Origines culturelles Fin des années 1960 ; États-Unis, Royaume-Uni
Instruments typiques Guitare électrique, basse, batterie, clavier, violon, piano, instruments à cordes

Sous-genres

Rock néo-progressif

Genres dérivés

Metal symphonique

Genres associés

Rock progressif

Le rock symphonique est un sous-genre musical du rock progressif. Depuis le début de l'histoire du rock progressif, le terme est utilisé pour distinguer le rock progressif influencé par la musique classique du rock plus psychédélique et expérimental[1]

Les groupes phare du genre sont Genesis, Yes, Camel et Emerson, Lake and Palmer. Actuellement, le groupe Muse est connu pour ses essais au rock symphonique, notamment dans leur avant-dernier album, The Resistance. De plus les différents groupes de rock symphonique peuvent avoir une approche différente de la musique classique, par exemple Yes et Genesis sont influencés par les périodes baroque et classique alors que Emerson, Lake and Palmer sont plus influencés par les auteurs modernes comme Sergueï Prokofiev avec des sons moins mélodiques et plus agressifs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Le rock symphonique en Italie est lancé en 1972, après le succès de Concerto Grosso, No. 2 des New Trolls et Pawn Hearts de Van der Graaf Generator. Des groupe significatifs comme Banco del Mutuo Soccorso, Premiata Forneria Marconi et Le Orme, jouent du prog symphonique très inspiré de la musique classique. Des groupes comme New Trolls, Osanna, Metamorfosi, Alphataurus, Semiramis, et Biglietto per l'Inferno jouent un son plus agressif mais dans la tradition symphonique. Des groupes en France émergent au milieu et à la fin des années 1970 inspirés par King Crimson et Genesis. Ange, également inspiré par la musique folk française, fait paraître Le Cimetière des Arlequins (1973) et Au-delà du Délire (1974). Atoll, incorporant des éléments de la Mahavishnu Orchestra, fait paraître L'Araignée-Mal (1975). Pulsar, inspiré de Pink Floyd, fait paraître The Strands of the Future (1976) et Halloween (1977).

Dans les années 1970, un grand nombre de groupes de rock progressif yougoslaves font l'expérience de sons symphoniques. En 1973, le groupe de rock prog Korni Grupa, sous le nom de Kornelyans, fait paraître l'album symphonique Not an Ordinary Life[2]. Le groupe de rock symphonique Opus fait paraître qu'un seul album, Opus 1 (1975), avec Dušan Prelević au chant, avant sa séparation[3]. En 1978, le claviériste Laza Ristovski et le batteur Ipe Ivandić, tous deux membres du groupe de hard rock hard rock Bijelo Dugme, fait paraître l'album axé rock symphonique Stižemo[4]. En 1979, Bijelo Dugme fait paraître l'album axé rock symphonique Bitanga i princeza, et la même année, leur chanteur Željko Bebek fait paraître son premier album solo axé rock symphonique Skoro da smo isti[2].

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Tandis que les groupes européens se popularisent aux États-Unis et au Canada, des groupes comme Kansas, Rush, et Utopia apparaissent au milieu des années 1970. Ces groupes semblent plus s'orienter hard rock que les groupes européens. Le groupe canadien français Harmonium est formé à court terme mais fait paraître leur très notable album Si on avait besoin d'une cinquième saison. Pendant une longue période, le Rock and Roll Hall of Fame américain commence à inclure des groupes de « prog »[5],[6]. Pink Floyd y est ajouté. Il est annoncé que Genesis sera également ajouté en décembre 2009. Cette rumeur ouvrira les portes à d'autres groupes prog[7].

Popularité[modifier | modifier le code]

L'intérêt du public pour le rock symphonique revient dans les années 1990 avec le premier album éponyme d'Echolyn en 1991[8]. Cela marque un retour de la popularité du genre dans les années 1990 et 2000 avec des groupes comme The Flower Kings, Spock's Beard, Transatlantic, Karmakanic, Nexus, Pär Lindh Project, Arena, et Glass Hammer, entre autres[9].

Le groupe britannique de rock alternatif et de new prog Muse présente leur chanson Exogenesis: Symphony dans leur cinquième album The Resistance (2009), bien accueillie par la presse spécialisée[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) The Essential Elements Of Symphonic Progressive Rock, Tom Karr, Progressive World, 2004.
  2. a et b Petar Janjatović, EX YU ROCK enciklopedija 1960-2006, Belgrade, self-released,‎ , p. 116.
  3. "Non-Aligned Prog: The Music of Serbia (Part II)", prog-sphere.com.
  4. (en) Laza i Ipe at Progarchives
  5. (en) Why the Rock Hall says: No Rush for you! Prog rock gets ignored by the selection committee every year, msnbc.com, 30 mars 2009
  6. (en) Yes heads to A.C. and rock hall of fame, maybe, CourierPostOnline.com, 12 février 2010.
  7. (en) Getting progressive: The Rock Hall votes in Genesis. Is Yes or Procol Harum next?, LA Times, 29 décembre 2009
  8. (en) Echolyn and American Progressive Rock, Prog band, North Star, American Rock and the Classical Music Tradition. Amsterdam: Harwood Academic, 2000, Contemporary Music Review, vol. 18, no. 4, (ISBN 90-5755-119-5), pages 13–61, John Covach & Walter Everett (éditeurs).
  9. (en) Big sound, new technology: The resurgence of progressive rock, Vermont Guardian, 21 janvier 2005.
  10. « Muse in NME », Muselive (quoting NME),‎ (consulté le 23 juillet 2009).