Rock péruvien

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Le rock pénètre au Pérou à la fin des années 1950 grâce à des artistes comme Elvis Presley, Buddy Holly ou Bill Haley.

Les premiers groupes de rock péruviens sont Los Millonarios del Jazz(1957), Los Stars, Conjunto Astoria, Los Alfiles, Los Incas Modernos, Los Zodiacs et Los Atomos.

Pendant les années 1960, le merseybeat et la surf musique deviennent populaires. Le groupe Los Saicos réunit un public fidèle avec son rock psychédélique teinté de rock garage et de surf. Ils sont suivis par des groupes comme Los Yorks, Los Jaguares, Los Silvertons, The Belkings, Los Doltons, Los Shain et enfin le premier supergroupe péruvien Traffic Sound créé à partir des membres de Los Hang Ten et de Los Mads.

Pendant la dictature militaire de la fin des années 1960 aux années 1970, le rock est exclu par le gouvernement du général Juan Velasco Alvarado par différents moyens : interdiction des concerts dans les lieux importants, des importations d'albums de rock "aliénant et yankee" et même de la prestation très attendue de Carlos Santana. Certains groupes marquent pourtant cette période, comme Traffic Sound, Pax, We All Together, Telegraph Avenue et surtout Fragil, le groupe le plus important de cette époque.

Le rock péruvien décline lentement au cours du milieu des années 1970 au profit de la musique disco et de la salsa. Il reste marginalisé jusqu'au début des années 1980.

La profonde crise dont le pays souffre entraîne l'apparition d'une nouvelle scène underground inspirée du punk. On peut citer les groupes contestataires comme Leusemia, Narcosis, Zcuela Cerrada dont les membres proviennent pour la plupart des quartiers pauvres contrairement aux groupes comme Frágil, Rio ou Miki Gonzales.

Cette scène est alors de loin la plus créative et de nombreux groupes et sous-genres apparaissent sans aucun soutien des radios et des télévisions, alors que leur manque de moyens les empêche d'enregistrer avec une qualité correcte.

Pendant les années 1990 le rock se diversifie. Leusemia, un groupe de rock de base, devient un groupe prolifique et influence toute la scène rock péruvienne. Les groupes majeurs du post-punk sont Dolores Delirio, Voz Propia et Cardenales pour le gothique et Huelga De Hambre pour le grunge. D'autres groupes importants sont G3, Radio Criminal, Los Mojarras, Mar de Copas, La Liga Del Sueño, Rafo Raez suivis à la fin de la décennie par La Sarita, Ni Voz Ni Voto, Cementerio Club, Líbido et D'Mente Comun.

Les concerts très petits au début avec 50 personnes en moyenne augmentent progressivement en taille pour atteindre 500, 1 000, 2 000 spectateurs jusqu'aux concerts énormes comme ceux de "Agustirock", "El Niño Malo", "Antimiseria" et "Inrockuptibles" qui rassemblent plus de 10 000 personnes chacun.

À la fin des années 1990, les médias qui jusque là ignoraient largement ces groupes commencent à s'y intéresser, et notamment aux groupes plutôt policés.

Les meilleurs groupes de rock grand public de la décennie sont Los Nosequien y Los Nosecuantos, Miki Gonzales et Arena Hash dont le membre Pedro Suárez-Vértiz obtient en solo le succès commercial le plus important.

Pendant les années 2000, cette scène rock prolifique conquiert l'ensemble du Pérou et de l'Amérique latine grâce à la croissance économique. La télévision péruvienne et la chaîne MTV latino s'intéressent alors plus à ces groupes que les radios péruviennes. Les clips péruviens tournent alors à côté de stars d'Amérique latine comme Soda Stereo, Shakira et Jaguares.

Le groupe Líbido devient le plus grand succès péruvien de tous les temps en vendant des centaines de milliers de disques et en recevant plusieurs récompenses de MTV latin. Des groupes commerciaux comme Zen et TK suivent alors l'exemple.

Mais le rock continue également à se développer localement avec par exemple Amen, Inyectores, Los Fuckin Sombreros, Campo De Almas, 6 Voltios, DaleVuelta.

Les radios sont aujourd'hui plus ouvertes et permettent le succès commercial de nombreux groupes de rock. Néanmoins le rock péruvien demeure loin de la popularité de scènes d'autres pays comme le rock espagnol, le rock argentin ou le rock mexicain.

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