Poutine doit partir

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À Moscou le 20 mars 2010, durant l'action « La journée de la colère », un manifestant incite à signer la pétition « Poutine doit partir »[1]

« Poutine doit partir » (en russe : Путин должен уйти, Putin dolzhen uyti) est un site web et une campagne publique pour une pétition demandant la démission de Vladimir Poutine, alors premier ministre de la Russie. La campagne a été lancée sur Internet le [2] par des militants de l'opposition et plusieurs intellectuels russes.

La pétition[modifier | modifier le code]

Contenu du texte[modifier | modifier le code]

Le texte du manifeste, adressé aux citoyens russes, contient une critique virulente de la politique de Vladimir Poutine. Il y est écrit entre autres : « Aucune réforme de fond n’est possible tant que Poutine conserve le pouvoir réel dans le pays”, clame le texte de la pétition qui énumère ses échecs sur “la réforme des retraites, de l’administration, de l’armée, des services spéciaux, du système judiciaire et des forces de l’ordre, du système de santé »[3].

Auteur du manifeste[modifier | modifier le code]

Le véritable auteur du texte est inconnu, mais il s'agirait d'un groupe dirigé par Garry Kasparov[réf. nécessaire]. Cependant le dans une interview à la radio proaméricaine Radio Liberty, le politologue Andrei Piontkovski revendique être l'auteur du manifeste[4].

Signataires[modifier | modifier le code]

Au commencement[modifier | modifier le code]

Au moment de la publication, la pétition a été signé par 34 personnalités publiques figurent les défenseurs des droits de l'homme Elena Bonner, Vladimir Boukovski et Lev Ponomarev, les politiciens Garry Kasparov, Boris Nemtsov et Youri Moukhine, l’économiste Andreï Illarionov, les écrivains Zakhar Prilepine et Victor Chenderovitch, le musicien Mikhail Borzykin, le politologue Geidar Dzhemal, Victor Chenderovitch, Valéria Novodvorskaïa et Boris Sokolov notamment.[réf. nécessaire]

Après[modifier | modifier le code]

Parmi les personnalités connues signataires de la pétition plus tard on retrouve les politiciens Valéria Novodvorskaïa et Marina Salïe, les militants des droits de l’homme Sergeï Kovalev et Alexandre Podrabinek, l’avocat Mikhaïl Trepachkine, les écrivains Vladimir Pribylovsky et Viktor Souvorov, le cinéaste Andreï Nekrassov, l’historien Boris Sokolov, le physicien Vladimir Zakharov, l’économiste Mikhaïl Delyagin, l’écologiste Evgenia Chirikova, l’ancien policier Alexeï Dymovski, l’avocat et blogueur Alexeï Navalny.[réf. nécessaire]

Ceux qui soutiennent mais qui n'ont pas signé[modifier | modifier le code]

Les politiciens de l'opposition comme Mikhaïl Kassianov[réf. nécessaire], Vladimir Ryjkov[5] et Edouard Limonov[6] ont soutenu la campagne sans signer la pétition.

Publication de la pétition[modifier | modifier le code]

Commencement de la campagne de pétition en ligne[modifier | modifier le code]

Le , la pétition est parue dans le magazine en ligne Iejednevny Journal[7]. Le même jour, ce site a été attaqué par des pirates informatiques[8]. Plus tard pendant la journée, la collecte de signatures a été transférée au site web spécialement créé pour l’occasion, PutinaVotstavku.ru[9],[10].

Problème des fausses signatures[modifier | modifier le code]

Au cours de la première journée, aucune confirmation des courriels était demandée par les sites Iejednevny Journal et PutinaVotstavku.ru. Alors des plaisantins en ont profité pour laisser un grand nombre de fausses signatures telles que : « Obama, Medvedev, Poutine, etc...». Le , les faux signataires ont été supprimés et le processus d'ajout de signatures a été supervisé par un modérateur. Le , les organisateurs ont affirmé que le nombre de signatures aurait pu être plus grand s'il n'y avait pas de vérification d'adresse email[11].

La contre-campagne[modifier | modifier le code]

L’écrivain Nikolai Starikov (en) a lancé une contre-campagne « Poutine doit rester ». Il a publié son propre manifeste disant que tout le monde doit avoir le choix de voter pour Vladimir Poutine. Le site de Starikov a rassemblé 6616 signatures en cinq jours, puis il a cessé de fonctionner, selon Nikolai Starikov, à cause des pirates informatiques[12],[13],[14].

Déroulement de la campagne[modifier | modifier le code]

Pendant les premiers jours l’augmentation des signatures était extrêmement forte (jusqu’à 2 500 signatures par jour), puis elle baissa, et pendant le premier mois, 30 000 signatures ont été collectées. Durant l’été et l’automne l'augmentation fut faible (2 000 à 3 000 par mois), mais en décembre 2010 elle s’éleva à 4 700.[réf. nécessaire]

La dynamique a été la suivante[15][réf. insuffisante] :

Évolution du nombre de signatures
Date Nombre de signatures
16 mars 2010 10 000
27 mars 2010 20 000
9 avril 2010 30 000
28 avril 2010 40 000
14 juin 2010 50 000
1er octobre 2010 60 000
31 décembre 2010 69 205
6 janvier 2011 70 000

Le 17 mars le Front civique unifié (FCU) a commencé de tenir des piquets à Moscou pour appuyer la campagne. Depuis mai 2010 les organisateurs ont tenu plusieurs réunions avec des signataires de plusieurs villes. Les 23 octobre et 12 décembre 2010, des rassemblements ont eu lieu dans le centre de Moscou pour le démission de Poutine, qui ont réuni environ 1 000 à 2 000 participants.[réf. nécessaire]

Mars 2010[modifier | modifier le code]

À partir du 17 mars, le FCU commence à tenir des piquets à Moscou pour diffuser la pétition et recueillir des signatures.[réf. nécessaire]

Le , des signatures ont été recueillies sur papier lors d'actions de protestation dite « la Journée de la colère »[16] où des dizaines de milliers de russes bravent les interdictions de manifester et réclament la démission de Poutine en raison de la hausse du chômage, des prix de l‘électricité et des transports, et aussi pour demander la suppression d'une taxe sur les automobiles[17],[18],[19].

Le , le comité de rédaction du site organisa une conférence de presse, dans laquelle Garry Kasparov déclara que la pétition avait été signée par environ 30 000 personnes, alors que les modérateurs en avaient validé seulement 19 000[20][réf. insuffisante].

Durant le mois de mars, le site se développa rapidement, se munit d'une bannière-compteur de campagne, de bannières de ses partenaires médiatiques, de liens vers des communautés de réseaux sociaux, ainsi que d'un formulaire pour la collecte des signatures hors ligne[21][réf. insuffisante].

Avril 2010[modifier | modifier le code]

Un groupe Facebook « Poutine doit partir » est créé. Le 13 avril 2010, les signataires reçoivent un message dans lequel les organisateurs les informent de l'existence de ce groupe Facebook, de venir se joindre pour recevoir un bulletin d'information[22][réf. insuffisante]. Le 28 avril 2010, les organisateurs signalent qu'un tiers des signataires ont confirmé l'intérêt de rejoindre ce groupe[réf. nécessaire].

Mai 2010[modifier | modifier le code]

Lors du rassemblement du premier mai à Moscou, Garry Kasparov déclare que la campagne continuerait jusqu'à ce que Poutine parte et que la Russie soit libre[23][réf. insuffisante].

Démarrage de la publicité du site à l'aide du référencement Google[24][réf. insuffisante], et mise en ligne sur la page principale des numéros de comptes bancaires pour les dons.

Juin 2010[modifier | modifier le code]

Le 14 juin 2010 Boris Nemtsov et Vladimir Milov présentent leur rapport « Poutine-Résultats-10 ans », qu'ils publient à un million de copies. Sur la dernière page, ils fournissent des informations sur la campagne « Poutine doit partir ». Le même jour, la distribution du rapport commence près des stations de métro de Moscou.[réf. nécessaire]

Le jour suivant le site web du rapport « www.putin-itogi.ru », ainsi que les sites web personnels de Boris Nemtsov et Vladimir Milov sont attaqués par des pirates informatiques[25],[26].

Le 16 juin 2010, la police de Saint-Pétersbourg arrête un camion avec 100 000 copies du rapport. Le lendemain, les agents des services secrets saisissent plus de 100 000 exemplaires à l'imprimerie et arrêtent les tirages. Le 18 juin 2010, cinq militants du FCU sont arrêtés à Saint-Pétersbourg, alors qu'ils tentaient de distribuer le rapport aux participants du Forum international économique de Saint-Pétersbourg. Mais en juillet 2010, les exemplaires saisis sont retournés aux militants[27][réf. insuffisante].

Le FCU tient des piquets « Poutine doit partir » à Moscou le 8 et 22 juin 2010[28],[29],[30]. Durant le piquet du 22 juin, les militants distribuent à la fois le texte de la pétition « Poutine doit partir » et le rapport « Poutine- Résultats-10 ans». Selon le chef du FCU à Moscou, Lolita Tsaria, les policiers ont tenté d'entraver la distribution de ces documents[31].

Le site « Non à la mandarine », créé avec le soutien de la campagne « Poutine doit partir », apparaît sur Internet. Il recueillait des signatures des citoyens contre la nomination du gouverneur de la région de Kaliningrad, Gueorgui Boos[32].[réf. insuffisante]

Juillet 2010[modifier | modifier le code]

Pavel Pakhayev, chef adjoint de la République de l'Altaï, a menacé de tuer le fondateur du journal local, Listok, Sergei Mikhaïlov, en raison que le compteur de la campagne « Poutine doit partir » avait été placé sur le site du journal[33].

Octobre 2010[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre des militants du mouvement de la jeunesse Oborona accrochent une banderole « Poutine, va-t'en ! » sur la grille de la Maison Blanche à Moscou et ils en disposent également une sur le toit d'un bâtiment annexe[34][réf. insuffisante].

Au début d’octobre des militants du FCU, la Solidarnost et les organisations d'opposition créent le Comité des cinq exigences, lequel exprima les revendications suivantes :

  • La démission du gouvernement dirigé par Vladimir Poutine.
  • La dissolution des deux chambres de l'Assemblée fédérale.
  • La tenue d'élections anticipées, libres et concurrentielles.
  • Le renouvellement radical de la police et du personnel des services secrets.
  • Un budget transparent pour le bien de la population et le développement du pays[35][réf. insuffisante].

Les membres du comité présentent une demande au bureau de maire de Moscou pour la tenue d'un rassemblement pour la démission de Poutine. Leur demande fut acceptée[36],[37]. Le rassemblement, qui a eu lieu le 23 octobre sur la place Pouchkine, réunit mille personnes. Parmi les orateurs figurent le chef du FCU, Garry Kasparov, le coordonnateur du Front de gauche Sergei Udaltsov, le chef du mouvement « Pour les droits de l'homme », Lev Ponomarev[38].

Novembre 2010[modifier | modifier le code]

Le piquet de Ilya Yachine en face de la Maison Blanche à Moscou le 18 novembre 2010

Le 18 et 19 novembre, des militants de Solidarnost et du Comité des cinq exigences ont tenu une série de piquets en face de la Maison Blanche à Moscou. Le premier était tenu par un des leaders de Solidarnost Ilya Yachine, mais ce dernier fut battu et arrêté par des agents du Service fédéral de sécurité qui obligèrent également les journalistes présents à effacer leurs photos et enregistrements vidéo[réf. nécessaire]. Ilya Yachine a été condamné à une amende de 1 000 roubles au motif « d'avoir tenu un langage grossier dans un lieu public ». Les autres piquets se sont déroulés sans incidents[39],[40].

Décembre 2010[modifier | modifier le code]

Le , sur la place Pouchkine à Moscou[41], deuxième manifestation appelant à la démission de Vladimir Poutine sous la devise « Je suis pour une Russie sans Poutine » qui réunit environ 2000 personnes. Parmi les orateurs se trouvaient Boris Nemtsov, Garry Kasparov, Ilya Yachine, Andrei Piontkovski, Vladimir Ryjkov, Sergei Udaltsov, Yevgenia Chirikova et d'autres personnalités publiques[Qui ?][42],[41].

La manifestation devait se dérouler sur la place Pouchkine à Moscou, or le coordinateur du Front de gauche, Sergei Udaltsov demande que cette action se déroule à l'intérieur de la mairie sans slogans ni banderoles, afin de pouvoir accrocher au mur la liste des exigences[réf. nécessaire]. La police empêche la foule de pénétrer dans la mairie et arrête Sergei Udaltsov. On dénombre quelques blessés, dont un photographe du journal Izvestia[43]. Sergei Udaltsov est condamné à 15 jours d'arrêt pour « hooliganisme et la désobéissance envers des agents de police »[44],[45].

Couverture médiatique[modifier | modifier le code]

La campagne a été mentionnée dans plusieurs médias russes et étrangers, tels que :

Le 11 mars 2010, le média proaméricain Radio Liberty publie une traduction anglaise de l'ensemble du texte du manifeste[59].

Analyses statistiques des signataires[modifier | modifier le code]

Le 15 mars 2010, le magazine The New Times publia une analyse statistique des signataires en fonction de leurs lieux de résidence et professions, concluant que la pétition avait été signée, par la plupart, par la classe moyenne[60].

Le 22 mars, le magazine publia une deuxième analyse, sur une plus grande base de signatures (7 500) ou il était mentionné le fait que les signatures provenaient de toutes les régions. Les exceptions étaient les républiques ethniques, en particulier dans le Caucase du Nord. Les plus actives étaient Moscou (28,8 %) et Saint-Pétersbourg (11,3 %). Un nombre relativement important de signatures avait été fourni par des résidents de la Sibérie et l'Oural, où se concentraient des industries frappées par la récession. La diaspora russe avait donné 11 %. Quant aux professions des signataires, le segment le plus important était les cols blancs (21 %) et la plupart des signataires étaient les hommes (83 %)[61].

Deux mois plus tard, le magazine publia une troisième analyse, basée elle sur les 35.018 signatures recueillies sur le site depuis la seconde analyse. La proportion de femmes avait augmenté de 17 % à 21 % et la proportion de cols bleus, de 15 % à 23 %. Parmi les régions, Moscou (et sa région) ainsi que Saint-Pétersbourg (avec la région de Leningrad) continuaient d'occuper des positions prépondérantes, leur part représentant à peu près la moitié (45 %) du nombre total des signatures. Toutefois, c'est dans le district de la Volga que la croissance avait été la plus rapide, avec une multiplication par 6,9 du nombre des signatures[62].

Références[modifier | modifier le code]

  1. День гнева вышел пасмурным de Kommersant du 22 mars 2010
  2. Гарри Каспаров: В интернет ОМОН не пришлешь Novaïa Gazeta no 27 du 17 mars 2010
  3. Une pétition pour le départ de Poutine de Courrier International 12 mars 2010
  4. Станет ли борьба с «несогласными» приоритетным направлением деятельности милиции? Radio Liberty 07.06.2010
  5. Особое мнение. Гость: Владимир Рыжков de Écho de Moscou
  6. Лимонов отказался подписывать обращение за отставку Путина de Pravda du 11 mars 2010
  7. «ЕЖ» опубликовал обращение с призывом «Путин должен уйти!», его подписали уже более 350 человек NEWSru.com du 11 mars 2010
  8. «Ежедневный журнал» атакован Radio Liberty du 11 mars 2010
  9. désormais PutinaVotstavku.org depuis le 11 janvier 2011
  10. Несистемная оппозиция требует демонтажа путинского режима du Grani.ru du 10 mars 2010
  11. Site Putinavotstavku.org
  12. "Putin must not go" vote, organized by N. Starikov (en russe)
  13. "Putin must not go. Putin has to stay.", by N. Starikov, NewsLand.Ru (en russe)
  14. Russian Internet votes pro and against resignment of Putin, by V. Tsiplukhin, "Business Peterburg" (en russe)
  15. Итоги десяти месяцев и наши задачи du site de Putinavotstavku.org du 10 janvier 2011
  16. В Москве возле метро Кропоткинская проходит пикет ОГФ за отставку Путина Gazeta.ru du 16 avril 2010
  17. Manifestation anti-Poutine à Kaliningrad Euronews du 31 janvier 2010
  18. (en)Russian protesters angry with Putin, Bengladesh news du 31 janvier 2010.
  19. Russie: "Journée de la colère" contre la politique de Poutine de Swissinfo du 20 mars 2010
  20. Стране нужно помыть руки Blog de Garry Kasparov du 26 mars 2010
  21. du site putinavotstavku.org du 30 mars 2010
  22. du site putinavotstavku.org du 13 avril 2010
  23. Фестиваль искусств и протеста de Radio Liberty du 1er mai 2010
  24. Финансирование рекламной кампании в Гугл, 15 mai 2010
  25. Сайты Немцова и Милова подверглись атаке после публикации нового доклада Grani.ru du 15 juin 2010
  26. «Путина подытожили» — блогеры о новом докладе Немцова и Милова. // ЗакС.ру, 15 июня 2010 V
  27. Власть испугалась доклада de Radio Liberty du 4 juillet 2010
  28. Пикет «Путин должен уйти» du blog Putinavotstavku.org du 22 juin 2010
  29. Акцию под названием «Путин должен уйти!» провели сегодня активисты ОГФ. «Эхо Москвы» Écho de Moscou du 22 juin 2010
  30. ОГФ провел пикет против Путина du blog Putinavotstavku.org du 23 juin 2010
  31. Милиционеры препятствуют раздаче брошюр в рамках акции ОГФ «Путин должен уйти» du Gazeta.ru du 22 juin 2010
  32. Боос должен уйти. «Новости». du site Putinavotstavku.org 25.06.2010
  33. Учредитель алтайской газеты «Листок» заявил об угрозах со стороны местного чиновника du Gazeta.ru du 5 juillet 2010
  34. Восвояси. «Оборона» у здания Белого дома призвала Путина уйти в отставку Blog de Kasparov du 16 octobre 2010
  35. Основные требования комитета. «Комитет пяти требований», 1 mai 2010
  36. Можно Путина в отставку Gazeta.ru du 16 octobre 2010
  37. Власти согласовали антипутинский митинг на Пушкинской площади Blog de Garry Kasparov
  38. Около тысячи человек приняли участие в митинге «Путина в отставку» Grani.ru du 23 octobre 2010
  39. Илья Яшин оштрафован на тысячу рублей за «мелкое хулиганство» Grani.ru du 18 novembre 2010
  40. У дома Правительства Москвы прошла серия одиночных пикетов с требованием отправить правительство Владимира Путина в отставку. «Эхо Москвы», 19.11.2010
  41. a et b Митинг «Я за Россию без Путина!» du site putinavotstavku.org
  42. Порядка 2000 человек митинговали 12 декабря на Пушкинской площади. Экмо.ру. 12.12.2010
  43. Это нам по плечу Grani.ru du 12 décembre 2010
  44. Удальцов получил 15 суток ареста Grani.ru du 14 décembre 2010
  45. Суд отказался освободить лидера «Левого фронта», отбывающего 15 суток ареста Gazeta.ru du 17 décembre 2010
  46. http://www.izvestia.ru/sokolov/article3139565/
  47. Интернет-инструкция. Против Путина началась кампания в Сети Nezavissimaïa Gazeta 12 mars 2010.
  48. Лимонов отказался подписывать обращение за отставку Путина
  49. Courrier international. Une pétition pour le départ de Poutine, 12.03.2010
  50. Сайт «Путин должен уйти» и барьер для оппозиции. BBC Russian, 26 mars 2010
  51. Регионы выбрали de Radio Liberty
  52. Russia’s New Protesters de The Weekly Standard du 7 juin 2010, Vol 15, n°36
  53. «Несогласные» в России пробуют новую форму протестной борьбы: интернет-бунт Deutsche Welle du 14 mars 2010
  54. Putins dunkle Geheimnisse du Frankfurter Rundschau 18 mars 2010
  55. Missnöjet med Putin jäser öppet du Svenska Dagbladet 20 mars 2010
  56. Tusinder kræver Putins afgang du Ekstra Blade du 20 mars 2010
  57. Medvedev danner nyt parti du Dagbladet Information du 19 mars 2010
  58. Petiţie online pentru demiterea lui Vladimir Putin du Adevărul du 12 mars 2010
  59. The Anti-Putin Manifesto, 11.03.2010
  60. «Путин должен уйти». Средний класс требует отставки премьера. // The New Times, 15 mars 2010
  61. В интернете продолжается кампания под лозунгом «Путин должен уйти». // The New Times, 22 mars 2010
  62. Просят на выход. // The New Times, 31 mai 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]