Pokémon Jaune

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Pokémon version jaune
Édition Spéciale Pikachu
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Éditeur Nintendo
Développeur Game Freak
Concepteur Satoshi Tajiri

Date de sortie Icons-flag-jp.png 12 septembre 1998
Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png 19 octobre 1999
Icons-flag-eu.png 16 juin 2000
Icons-flag-au.png 16 septembre 1999
Genre Jeu de rôle
Mode de jeu Solo, multijoueur
Plate-forme Game Boy
Média Cartouche
Contrôle Game Boy

Pokémon version jaune : Édition Spéciale Pikachu (ポケットモンスターピカチュウ, Poketto Monsutā Pikachu?, lit. Pocket Monsters Pikachu), couramment appelé Pokémon Jaune est un jeu vidéo de rôle japonais de la licence Pokémon développé par Game Freak sous la direction de Satoshi Tajiri. Le jeu est une réédition légèrement améliorée du duo de jeux Pokémon Rouge et Pokémon Bleu et est sorti sur la console portable Game Boy en 1998 au Japon, en 1999 en Amérique du Nord et en Australie, puis en 2000 en Europe.

Le joueur contrôle le personnage principal via une vue aérienne et le dirige dans l'ensemble de la région fictive de Kanto. Son but est de capturer, d'entraîner et de faire combattre des créatures fictives appelées « Pokémon » afin d'obtenir le titre de « Maître Pokémon ». L'objectif ultime est de compléter le Pokédex par l'obtention des 151 Pokémon disponibles. Quasiment identique à Pokémon Rouge et Bleu, la version jaune s'inspire de la série animée Pokémon, le joueur obtient Pikachu en tant que « Pokémon de départ ».

Même si le jeu est une réédition d'un jeu déjà vendu à plus de trente millions d'exemplaires, Pokémon Jaune s'est montré extrêmement populaire et s'est écoulé à plus de 14 millions d'exemplaire à travers le monde. Il est le précurseur de la « troisième version » Pokémon, la version complémentaire aux deux premiers.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Tout comme Pokémon Rouge, Vert et Bleu, l'action de Pokémon Jaune se déroule dans la région fictive de Kanto, qui est toujours habitée par les mêmes 151 espèces de Pokémon (abréviation de « pocket monsters », « monstres de poche » en anglais).

Le but du jeu reste considérablement le même, seules quelques légères différences subsistent[1]. Par exemple, le protagoniste silencieux ne choisi pas son Pokémon parmi les trois de départ comme dans les jeux originaux. À la place, le professeur Chen (Oak[N 1]) lui offre un Pikachu sauvage capturé avant, tandis que le rival prend un Évoli (Eevee), à l'origine pour le protagoniste[2].

L'histoire du jeu reprend celle de la série animée Pokémon, jusqu'à avoir Pikachu qui suit le protagoniste[3],[1]. Le joueur peut avoir, également, durant le jeu les trois « Pokémon de départ » des versions précédentes, c'est-à-dire Bulbizarre, Salamèche et Carapuce.

Tout au long du jeu, le joueur devra combattre les forces de la Team Rocket, une organisation criminelle qui vole les Pokémon. Tout comme dans la série animée Pokémon, il devra défier le duo Jessie-James avec leurs Pokémon, Abo/Arbok, Smogo/Smogogo et Miaouss[2]. Le huitième et dernier Champion s'avérera être Giovanni, le chef de la Team Rocket ; sa défaite face au joueur marque la fin de l'organisation.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Pokémon Jaune est le premier jeu Pokémon à utiliser le Game Boy Printer.
Article détaillé : Système de jeu de Pokémon.

Comme Pokémon Rouge, Vert et Bleu, Pokémon Jaune adopte une perspective en vue aérienne à la troisième personne, le joueur contrôlant directement le protagoniste dans le monde de fiction, tout en interagissant avec divers objets et personnes.

Le jeu Pokémon Jaune permet au joueur d'échanger des Pokémon avec d'autres cartouches de jeu de la licence Pokémon grâce au câble link reliant deux Game Boy, afin de compléter son Pokédex. Le jeu a également douze Pokémon absents de sa version[N 2],[4].

Le câble link permet également de combattre avec sa propre équipe de Pokémon l'équipe de l'autre joueur. Tandis qu'avec les versions antérieurs de la licence, les règles sont semblables à celles utilisées contre les personnages non-joueur, le combat entre deux cartouches de la version jaune permet de modifier certaines règles. Pour un combat entre deux cartouches de la version jaune, trois catégories de combat sont disponibles : la « Pika Coupe », la « Poké Coupe » et la « P'tite Coupe »[1]. L'autre ajout de cette version est la possibilité d'imprimer les données du Pokédex grâce au Game Boy Printer[1].

Développement[modifier | modifier le code]

La conception du jeu Pokémon Jaune s'est fait après le développement de la version japonaise de Pokémon Bleu, qui a été développée après les versions japonaises de Pokémon Rouge et Vert. Le jeu est développé par Game Freak et édité par Nintendo pour la console portable Game Boy. Sa sortie japonaise était programmée pour coïncider avec celle du film Pokémon, le film : Mewtwo contre-attaque et retarda celle de Pokémon Or et Argent[5].

Pokémon Jaune sort au Japon le 12 septembre 1998 au Japon[6] avec pour mascotte de jaquette un Pikachu joyeux et jovial[7]. Le jeu est ensuite sorti le 3 septembre 1999 en Australie[8], 19 octobre 1999 en Amérique du Nord, puis le 16 juin 2000 en Europe[6]. La mascotte de la boîte de jeu reste Pikachu, celui-ci prend un air plus colérique, par rapport à la version japonaise[7].

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues

Presse papier
Média Note
Consoles + (FR) 90 %[9]
Nintendo Power (US) 8/10[10]
Presse numérique
Média Note
Gamekult (FR) 7/10[11]
GameSpot (US) 8,9/10[12]
IGN (US) 10/10[13]
Jeuxvideo.com (FR) 16/20[1]
Agrégateurs de notes
Média Note
GameRankings 85,12 %[10]

Pour une édition spéciale, Pokémon Jaune a reçu sur GameRankings une note moyenne basée sur seize tests de 85,12 %[10]. Cette moyenne lui permet d'obtenir la cinquième place parmi les jeux Game Boy, la 61e parmi les jeux sortis en 1999 et le premier jeu Game Boy de 1999[10]. IGN lui donne la note maximale, 10/10 et qualifie le jeu de « chef-d'œuvre[N 3] »[13]. Avec une note plus basse, Consoles + note le jeu de 90 %[9]. En lui donnant la note de 8,9/10, GameSpot lui attribut un « génial[N 4] »[12]. Nintendo Power et jeuxvideo.com lui attribut la même note de 16/20[1],[10]. Gamekult est l'une des plus basses notes et donne un « bon » 7/10 au jeu[11].

À cause de son arrivée tardive sur le marché français et européen, les critiques françaises lui reprochent son graphisme dépassé et obsolète[11],[1]. Ceux-ci considèrent aussi que le jeu s'inscrit surtout dans la campagne marketing de Pokémon[11],[1], l'un parle même d'un « bourrage de crâne »[1].

La vente de Pokémon Jaune est considéré comme un succès commercial. À travers le monde, le jeu s'est vendu à 14,64 millions d'unité[6]. En France, en un mois, le jeu se vendit à 400 000 unités[14]. Aux États-Unis, le jeu termine quatrième meilleure vente de 2000, derrière Pokémon Argent, Pokémon Or et Pokémon Stadium[15]. En France, le jeu avait été pré-commandé 30 000 fois[16]. Il est entré dans le Livre Guinness des records en 2001 pour son record de s'être vendu en un million d'exemplaires en seulement un mois[17].

Postérité[modifier | modifier le code]

Pokémon Jaune est le premier jeu de la série de jeux vidéo Pokémon complémentaire aux jeux originaux ; il constitue le « troisième jeu »[18]. Par la suite, Pokémon Cristal est la version complémentaire au duo Pokémon Or et Argent, Pokémon Émeraude du duo Pokémon Rubis et Saphir et Pokémon Platine du duo Pokémon Diamant et Perle[19].

Pokémon Jaune reçoit le prix du meilleur jeu vidéo de console lors des BAFTA Interactive Entertainment Awards en 2000[20]. Il est désigné par VGChartz comme étant le septième meilleur jeu de Game Boy[21].

En 2012, une contrefaçon du jeu sort sur l'App Store de la marque américaine Apple. Le téléchargement payant a permis à la personne ayant mis le jeu en ligne d'empocher 10 000 dollars[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les noms entre parenthèses sont les noms anglais, également utilisés au Québec.
  2. Voir la liste des Pokémon de Pokémon Jaune.
  3. « Masterpiece »
  4. « Great »

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Mélo, « Test de Pokémon version Jaune : Edition spéciale Pikachu », sur jeuxvideo.com,‎ 2000 (consulté le 1er mars 2013)
  2. a et b Blast, « Test de Pokémon Jaune », Pokémon France (consulté le 17 mars 2013)
  3. (en) Korusan, « Pokémon Yellow », sur serebii.net (consulté le 1er mars 2013)
  4. « Les pokémon exclusifs à chaque version », Pokémon Trash (consulté le 12 mars 2013)
  5. (en) Iwata, « Iwata Asks : The King Of Portable Toys », Nintendo (consulté le 6 mars 2013)
  6. a, b et c (en) « Pokémon Yellow: Special Pikachu Edition », VGChartz (consulté le 19 mars 2013)
  7. a et b Matt Cundy, « History of Pokémon box art », GamesRadar,‎ 2012 (consulté le 16 mars 2013)
  8. (en) « Pikachu Down Under », IGN (consulté le 20 mars 2013)
  9. a et b « Pokémon Jaune », Console +, no 102,‎ juillet - août 2000, p. 100-101
  10. a, b, c, d et e (en) « Pokemon Yellow Version: Special Pikachu Edition », Game Rankings,‎ 1999 (consulté le 6 mars 2013)
  11. a, b, c et d Caleb, « Test de Pokémon Jaune », Gamekult,‎ 2000 (consulté le 6 mars 2013)
  12. a et b (en) Cameron Davis, « Pokemon Yellow Version: Special Pikachu Edition Review », GameSpot,‎ 1999 (consulté le 6 mars 2013)
  13. a et b (en) Craig Harris, « Pokemon Yellow: Special Pikachu Edition », IGN,‎ 1999 (consulté le 6 mars 2013)
  14. Isabelle Condou, « Les tops et les flops 2/11 : Pokémon : ils les ont tous attrapés ! », sur actionco.fr,‎ 2001 (consulté le 20 mars 2013)
  15. (en) The Business of Culture: Strategic Perspectives on Entertainment and Media, Psychology Press,‎ 2005, 344 p. (ISBN 978-0805855821), « Competitives dimensions of the US video game industry », p. 89
  16. « Alerte à la nouvelle invasion de Pokémon », Le Parisien,‎ 2001 (consulté le 20 mars 2013)
  17. Livre Guinness des records 2001 - Entertainment Section - p. 121
  18. Heidi Kemps et Henry Gilbert, « Pockets and monsters - The history of Pokémon games », Games Radar,‎ 2012 (consulté le 1er mars 2013)
  19. Dharn, « Test de Pokémon version platine », sur jeuxvideo.com,‎ 2009 (consulté le 1er mars 2013)
  20. (de) « BAFTA-Awards verliehen », sur mediabiz.de,‎ 2000 (consulté le 7 mars 2013)
  21. Stephen Kelley, « Top Ten Game Boy and Game Boy Color Games », VGChartz,‎ 2010 (consulté le 7 mars 2013)
  22. Daarrky, « Le jackpot pour Pokemon Jaune sur l’App Store », Gaming France,‎ 2012 (consulté le 2 mars 2013)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Elizabeth Hollinger et James Ratkos, Pokemon Yellow: Prima's Official Strategy Guide, Prima Games,‎ 1999, 96 p.
  • (en) Joseph Jay Tobin, Pikachu's Global Adventure: the Rise and Fall of Pokémon, Duke University Press,‎ 2004, 299 p. (ISBN 9780822332876[à vérifier : isbn invalide], lire en ligne)