Cette page est en semi-protection longue.

Pokémon Go

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pokémon Go
Image illustrative de l'article Pokémon Go
Logo du jeu Pokémon Go.

Éditeur The Pokémon Company
Développeur Niantic
Distributeur Niantic
Concepteur Dennis Hwang
Musique Junichi Masuda

Début du projet 2014[1]
Date de sortie

(disponible dans plus de 100 pays)

Licence Licence propriétaire
Franchise Pokémon
Version 1.11.2(iOS)
0.41.2 (Android)
Genre Réalité augmentée
Mode de jeu Solo, multijoueur
Plate-forme iOS (iOS 8.0 ou supérieur)
Android (Android 4.4 ou supérieur)
Média Distribution numérique
Langue Anglais, allemand, espagnol, français, italien, japonais, portugais
Contrôle Tactile
Pokémon Go Plus

Évaluation PEGI : 3 ?
Moteur Unity

Site web www.pokemongo.com

Pokémon Go est un jeu en réalité augmentée. Le projet est créé conjointement par The Pokémon Company et Niantic, responsable du jeu en réalité augmentée Ingress. Le jeu est disponible depuis juillet 2016 sur les plateformes iOS et Android. Tout comme dans la série de jeux vidéo, le but est de capturer des Pokémon.

Au lancement du jeu, celui-ci devient rapidement un phénomène de société. L'application, qui n'est pas encore téléchargeable officiellement dans tous les pays, dépasse localement ou mondialement le nombre de téléchargements de Twitter, Tinder, WhatsApp ou Snapchat, fait monter l'action de Nintendo de 93,2 % en une semaine à la bourse de Tokyo.

Principe du jeu

Pokémon Go est un jeu en réalité augmentée[2]. Le joueur dirige un avatar, dont il peut personnaliser l'apparence et la tenue à la création de son compte, sur une carte utilisant la géolocalisation du joueur. Celui-ci doit ainsi se déplacer avec son téléphone pour se déplacer dans le jeu. Le joueur peut observer à une certaine distance les environs, ce qui permet d'afficher les différents éléments du jeu à portée : Pokémon, PokéStops et arènes. Il peut ainsi parcourir les villes, capturer des Pokémon ou encore combattre dans des « arènes »[3].

Les PokéStops fournissent au joueur un certain nombre d'objets aléatoirement : des œufs, des poké balles, des potions ou encore des rappels. Les arènes sont des lieux de combat, où les équipes du jeu s'affrontent afin de couvrir le plus d'arènes possible à travers le monde. Le joueur doit se trouver à proximité de ces Pokéstops et arènes pour pouvoir agir avec dans le jeu

Alors que le joueur se déplace, il rencontre différentes espèces de Pokémon, qu'il peut attraper à l'aide de pokéballs récupérées dans les PokéStops ou en gagnant des niveaux. La répartition des Pokémon à travers le monde est définie par diverses algorithmes, notamment en fonction de l'environnement où est présent le joueur[4]. La réparition des PokéStops et les arènes sont eux à des lieux précis et fixes sur la carte, principalement à des points d'intérêts dans le monde. Elles sont définies à partir d'une base de données issue du jeu Ingress, édité également par Niantic, et complété par les joueurs de ce dernier qui ont proposé, au fil des années, diverses centres d'intérêts qui leur semblaient intéressants[5],[6].

Contrairement aux autres jeux de la licence, le joueur n'a pas à combattre les créatures qu'il rencontre. Lorsque le joueur appuie sur un Pokémon visible sur la carte, le jeu passe dans un mode où le joueur peut lancer des pokéballs afin d'attraper la créature. Le joueur peut rater son tir ou le Pokémon s'échapper (et éventuellement fuir), nécessitant fréquemment plusieurs pokéballs lors d'une rencontre. Une fois le Pokémon attrapé, le joueur en devient le propriétaire et se voit attribuer de la poussière d'étoiles et des bonbons. Ces deux objets permettent de rendre les créatures plus fortes, en augmentant leurs points de combat (CP). Les bonbons permettent également de faire évoluer le Pokémon, ou un autre de la même espèce. Le joueur peut également transférer le Pokémon au professeur afin de gagner un bonbon supplémentaire et faire de l'espace dans son sac. En effet, le joueur a un nombre limité de Pokémon dans son sac. Le but du jeu est de capturer chaque espèce de Pokémon existante, afin de remplir le Pokédex, encyclopédie recensant les créatures connues. Certains Pokémon ne sont cependant accessibles que via des événements spéciaux organisés par Niantic ou par évolution.

Lors de la rencontre avec le joueur, chaque Pokémon se voit attribuer des points de combat qui définissent sa puissance. Plus le joueur a un niveau élevé, plus il rencontrera des Pokémon avec un grand nombre de CP. Cependant, des créatures de faible niveau apparaitront encore également.[réf. nécessaire]

Équipes

Il existe dans Pokémon Go trois équipes qui disposent chacune de leur spécialité :

  • l’équipe Jaune - Intuition ;
  • l’équipe Bleu - Sagesse ;
  • l’équipe Rouge - Bravoure.

Le choix d'une équipe se fait à partir du niveau 5 et ne peut pas être changé.

Chaque arène est défendue par une équipe, qui en a pris le contrôle en mettant un ou plusieurs Pokémon en défense. Le joueur peut alors affronter les membres des autres équipes dans les arènes afin de récupérer le contrôle de celles-ci ou défendre celles déjà protégées par son équipe en y ajoutant un de ses Pokémon.

Pokémon Go Plus

Le bracelet Pokémon Go Plus.

Pokémon Go Plus est un bracelet Bluetooth Low Energy qui peut être utilisé pour jouer à Pokémon Go[7]. Connecté par bluetooth à un téléphone avec Pokémon Go installé, le bracelet Pokémon Go Plus émet une vibration lorsque le joueur qui le porte est à proximité d'un Pokémon[7],[8]. Le joueur peut capturer le Pokémon en appuyant sur les boutons du bracelet, mais ne peut savoir ce qu'il a capturé avant de consulter l'application sur un téléphone mobile ou une tablette[8].

Le bracelet, initialement prévu pour le lancement du jeu, est annoncé à la commercialisation à partir de , deux mois après la sortie du jeu sur mobile[9].

Développement

Conception

Le , Google s'associe avec The Pokémon Company pour réaliser un poisson d'avril, lors duquel des internautes pouvaient capturer des Pokémon dans le service de cartographie Google Maps[10],[11]. Le jeu est un engouement mais reste éphémère, dans le contexte du 1er avril. John Hanke, de la société Niantic qui travaille à ce moment-là sur le jeu Ingress, est intéressé par le concept[1].

Après avoir lancé sur smartphone l'application Pokémon TCG Online (en), The Pokémon Company et Nintendo lancent conjointement avec Niantic, ancienne filiale de Google responsable du jeu en réalité augmentée Ingress, Pokémon Go.

Le projet est dirigé par Tsunekazu Ishihara de The Pokémon Company, de la levée de fonds au développement. L'ancien dirigeant de Nintendo, Satoru Iwata, a également influé sur le choix du développement mobile de Nintendo quelques mois avant sa mort en juillet 2015. Avant même de rencontrer les équipes de Niantic Labs, Ishihara a apprécié leur jeu précédent, Ingress, et veut alors transposer le même concept à l'univers de Pokémon[11].

Lors du développement, Ishihara apporte une attention particulière pour que la franchise soit respectée, au niveau du gameplay notamment. Certains partenariats de Google en 2014 pour leur poisson d'avril sont réutilisés : la société ayant fait les vidéos de présentation de la blague de Google est réinvestie[pas clair] pour les vidéos de présentation du jeu[11].

Le jeu est dévoilé au public le [2].

Le , le jeu est disponible sur Apple Watch[12].

Version bêta

Le 4 mars 2016, Niantic annonce qu'une version bêta sera lancée plus tard dans le mois. Cette version, initialement disponible qu'au Japon, permet aux joueurs d'aider les développeurs à affiner le jeu avant sa sortie officielle[13]. L'accès est toutefois restreint par un système d'invitation[14]. Le 7 avril, la bêta est étendue à l'Australie et la Nouvelle-Zélande puis aux États-Unis le 16 mai[15],[16]. Cette période de test prend fin le 30 juin, moins d'une semaine avant la sortie du jeu, provoquant la suppression des profils joueurs accumulés sur l'environnement de test[17].

Lancement

Pokémon Go est lancé en Australie et en Nouvelle-Zélande le , puis aux États-Unis le [18]. Il est ensuite lancé en Allemagne le , le 14 au Royaume-Uni, le 15 au Portugal, en Espagne et en Italie, le 16 en Suisse, en Belgique et dans la plupart des autres pays européens, le 17 au Canada[19], le 22 au Japon[20], le 24 en France[21] puis le 25 à Hong Kong[22].

En France, le lancement du jeu Pokémon GO est prévu initialement pour le , mais à la suite de l'attaque terroriste de Nice de la veille, la sortie de l'application est repoussée « en signe de respect pour le peuple français en cette période de deuil national »[23]. Dans le contexte tendu des attaques terroristes et de l'État d'urgence, une source policière explique au journal Le Monde que « si un attroupement sauvage naît de l’apparition d’un Pokémon rare, il faudra que les agents de police à proximité évaluent les risques en termes de sécurité, et communiquent les éventuels besoins en renforts »[24]. Par précaution, une des premières chasses Pokémon Go prévue dans les jardins du Luxembourg est interdite par le Sénat qui invoque le respect de la tranquillité des usagers, l'interdiction des opérations promotionnelles et l'entretien du jardin dont il a la charge[25], mais beaucoup de personnes étaient malgré tout présentes pour l'événement[26]. Le jeu sort finalement en France le dimanche , plus d'une semaine après l'attentat de Nice[21].

Le 10 août 2016, le Livre Guinness des records annonce que le jeu a battu cinq records du monde : celui du nombre de téléchargements en un mois pour un jeu sur mobile avec 130 millions de téléchargements, celui du revenu généré en un mois par un jeu sur mobile avec 206,5 millions de dollars de revenus, celui du jeu sur mobile le plus téléchargé simultanément dans 70 pays, celui du jeu sur mobile ayant généré le plus de revenus simultanément dans 55 pays et celui du jeu sur mobile ayant atteint le plus rapidement les 100 millions de dollars de revenus, lesquels ont été générés en seulement 20 jours[27].

Au 1er septembre 2016, le jeu est disponible dans 89 pays[28].

Modèle économique

Il est fondé sur deux principales sources de revenus. Si de nombreux joueurs se contentent de jouer gratuitement à l'application, une petite partie d'entre eux (5 % en moyenne dans le cas d'applications similaires) achètent des objets virtuels qui permettent une progression plus aisée dans les niveaux de jeu. Dans ce cas, la moyenne des dépenses constatées approche les 10 $ par mois[29].

L'entreprise explique également que son modèle économique va s'appuyer sur les lieux sponsorisés : des boutiques pourront payer pour héberger des lieux d'intérêt dans le jeu (présence de Pokémon ou autre), ce qui leur permettra d'accroître leur trafic piétonnier[30].

Accueil

Critique

Aperçu des notes reçues
Presse numérique
Média Note
Gameblog (FR) 8/10[31]
IGN (US) 7/10[32]
Jeuxvideo.com (FR) 18/20[33]
Agrégateurs de notes
Média Note
Metacritic 68/100 (iOS)[34]

Le jeu reçoit à sa sortie des avis relativement favorables, Jeuxvideo.com lui attribuant la note de 18/20 en vantant « une carte illimitée, un contenu imposant et un concept détonnant ». Le site Gameblog quant à lui attribue au jeu la note de 8/10, évoquant « une nouvelle manière d'interagir avec sa ville et une communauté bienveillante composée de personnes de tout âge ».

IGN note le jeu 7/10 et déclare « qu'il est une expérience sociale fascinante » et que « les plus grosses faiblesses du jeu résident davantage dans les fonctionnalités qu'il n'a pas encore », laissant sous-entendre de possibles évolutions au travers de futures mises à jour[35].

Quelque temps après la sortie du jeu, des joueurs se plaignent sur des forums américains de la difficulté « absurde » de monter de niveau passé le niveau 25. Ils rapportent également que les Pokémon sont beaucoup plus durs à attraper passé ce niveau, poussant ainsi à l'achat de nombreuses « Pokéballs », ce qui conduit Ars Technica à sous-titrer que le jeu a été conçu pour faire dépenser leur argent aux joueurs[36].

Popularité

Groupe de joueurs de Pokémon Go à Hong Kong en Chine.
Joueurs de Pokémon Go à Espoo en Finlande.

Le jeu a rapidement été populaire à travers le monde. Dans certains pays où l'application n'était pas disponible, les joueurs utilisaient des moyens détournés pour y jouer. Au Canada, alors même que Pokémon Go n'est pas officiellement disponible, le jeu devient immédiatement populaire dès le début du mois de juillet[37],[38],[39],[40] : les propriétaires de téléphones mobiles pouvaient installer gratuitement le jeu sur leur Android en téléchargeant l'application sur un site web[37], ou en se déconnectant du iTunes Store canadien pour se connecter au iTunes Store américain pour ceux utilisant un iPhone[41],[42]. Pokémon Go est officiellement lancé au Canada le 17 juillet 2016[43].

À son lancement, le jeu a suscité un fort engouement, atteignant en quelques jours la même part d'utilisation que Twitter. Alors que le jeu n'est disponible officiellement qu'aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande et en Australie, Pokémon Go est installé sur 5,6 % des téléphones Android aux États-Unis en 48 h et dépasse le nombre d'installations globales de Tinder. De même, le nombre de recherches du terme « Pokémon » sur Google ont atteint un pic jamais atteint par la licence auparavant[44]. Le , selon des outils d'analyses d'utilisation, le jeu dépasse l'utilisation moyenne des plus grands réseaux sociaux, dont WhatsApp, Snapchat et Tinder[45]. Aux États-Unis, l'application a été téléchargée 65 millions de fois, soit plus que Twitter et est utilisée plus longtemps que Facebook, Tinder, Snapchat et WhatsApp[46].

Selon une étude SurveyMonkey, aux États-Unis, le joueur type serait « une jeune femme blanche de 25 ans, diplômée et qui gagnerait près de 90 000 dollars par an ». D'après l'étude, 63 % des personnes jouant au jeu sont des joueuses[47].

La recherche du jeu sur Internet est aussi très populaire. Le , YouPorn félicite Nintendo America car « Pokémon GO est officiellement plus populaire que le porno[note 2] ! »[48]. Sur Wikipédia en anglais, le nombre de vues de la page de l'article « Pokémon Go » a été multiplié par 100, la page est passée de 7 730 vues le à 833 736 le [49].

Le 2 août 2016, la barre des 100 millions de téléchargements a été franchie selon App Annie, spécialiste du suivi des apps, qui estime que Pokémon Go rapporte plus de 10 millions de dollars par jour[50].

Suite à plusieurs attentats sur son sol et à la crainte d'une baisse de la fréquentation touristique, la Thaïlande considère le phénomène Pokémon Go comme une occasion pour restaurer la confiance des touristes. Dans cette optique, le ministère du tourisme veut travailler avec les développeurs du jeu pour permettre l'installation de Pokéstops et d'arènes dans des lieux touristiques sécurisés[51].

Le 10 août 2016, le Livre Guinness des records annonce que le jeu a battu le record du nombre de téléchargements en un mois pour un jeu sur mobile avec 130 millions de téléchargements, a battu le record de revenu généré en un mois par un jeu sur mobile avec 206,5 millions de dollars de revenus, a été le jeu sur mobile le plus téléchargé simultanément dans 70 pays, a été le jeu sur mobile ayant généré le plus de revenus simultanément dans 55 pays et a été le jeu sur mobile ayant atteint le plus rapidement les 100 millions de dollars de revenus, lesquels ont été générés en seulement 20 jours[52].

Fin août, dans le cadre de sa campagne présidentielle de porte-à-porte[53], l'ancien président Nicolas Sarkozy lance l'application Knockin, rapidement surnommée le "Pokémon Go des sarkozystes"[54], en référence au principe de géolocalisation des militants et des personnes à rencontrer.

Le 7 septembre 2016, soit tout juste deux mois après son lancement, le développeur du jeu, Niantic Labs, annonce que le jeu a été téléchargé 500 millions de fois dans le monde[55] et qu'il est disponible dans plus de 100 pays[56].

Le 27 février 2017, le développeur du jeu, Niantic Labs, annonce que le jeu a été téléchargé 650 millions de fois dans le monde[57].

Impact financier

Nintendo

Graphe montrant l'évolution du cours de l'action Nintendo
Évolution du cours de l'action Nintendo lors du mois de juillet 2016. La croissance se remarque dès le 7 juillet, date de sortie du jeu et la chute à partir du 24 juillet.

Lors de l'annonce de l'application, Serkan Toto, analyste spécialiste du marché mobile japonais, pense que « Nintendo envoie un message politique fort avec ce titre et ouvre la licence Pokémon à une base d'utilisateurs bien plus grande »[2].

Alors que Nintendo ne possède que 32 % du capital de la franchise Pokémon et qu'une part dans la levée de fonds de Niantic, le cours de son action gagne 9,3 % dans les quatre jours suivant le lancement initial dans trois pays (les 5 et ), puis fait un bond de 24,52 % le , ajoutant quelque 7,5 milliards de dollars US[58] à sa valeur, sa plus importante hausse en une journée depuis [réf. nécessaire]. Dans la semaine suivant le lancement du jeu, l'action de Nintendo gagne au total 93,2 % et clôture à 27 780 yens[59] (environ 240 euros).

Selon le Financial Times, les investisseurs ne spéculent pas sur Pokémon Go mais sur les futures applications mobiles de Nintendo, qui pourraient être tout aussi populaires. Serkan Toto, consultant dans l'industrie vidéoludique, estime que « voir Miyamoto [à l'annonce du jeu] montre qu'il a pris part au processus de donner le ton. C'est bien plus important que ça en a l'air, et […] cela a permis en grande partie le succès de Pokémon Go »[60]. Nintendo prévoit de publier en mars 2017 quatre autres jeux issus de ses franchises comme Mario, The Legend of Zelda ou Metroid[61].

Le , veille de week-end, Nintendo publie un communiqué précisant que la firme n'a pas participé au développement du jeu et que son succès « aura un impact limité sur les résultats financiers du groupe. » En conséquence, le lundi , l'action en bourse de Nintendo chute de 18 %, alors qu'elle avait doublé depuis le début du mois[62],[63].

Niantic

Dès les premiers jours de parution du jeu, le jeu rapporte 1,6 million de dollars par jour à l'entreprise pour la seule plateforme iOS[29]. Trois semaines après le lancement de Pokémon Go, Citibank estime la valorisation de Niantic, non cotée en bourse, à 3,6 milliards de dollars et estime que les revenus de l'entreprise pourraient atteindre 740 millions de dollars en 2016[30],[64].

En seulement 90 jours, Pokémon Go a généré un revenu de près de 600 millions de dollars, ce qui en fait la première application mobile à avoir généré une telle somme d'argent[65].

Selon le cabinet d'études App Annie, le jeu aurait généré 950 millions de dollars en 2016[66].

Grande distribution et commerce de l'électronique

Le succès de Pokémon Go a inspiré la grande distribution. Avant même son lancement, certaines enseignes ont lancé des opérations marketing autour du jeu[67],[68]

Les deux dernières semaines de juillet 2016, en France, le chiffre de vente connaît une augmentation de 130 à 250 % d'après un chef de produit de l'entreprise Boulanger[67]. En Belgique, début août, les batteries externes sont en rupture de stock, les fabricants n'ayant pas anticipé l'accroissement des ventes consécutif à l'usage intensif des batteries qui se vident très rapidement[69].

Localisation des Pokémon et outils tiers

Dès la sortie du jeu, plusieurs outils émergent sur Internet afin de faciliter le jeu. Les plus populaires, dont Pokévision et Poké Radar, permettent d'afficher sur une carte la présence des Pokémon dans une zone et ainsi de les situer sans avoir à fouiller en se déplaçant. Ces outils récupèrent les informations du jeu en simulant des requêtes à des points GPS afin de déterminer la position des créatures[70]. Au courant du mois de juillet 2016, John Hanke, fondateur de Niantic, admet à Forbes qu'il « n'est pas pas fan » et que « les gens ne font que se pénaliser car [ces outils] enlèvent une partie de l'intérêt du jeu ». Il menace également la suspension de ces outils dans un futur proche, puisqu'ils ne respectent pas les conditions d'utilisation de Pokémon Go[71].

Le , une mise à jour du jeu est déployée et empêche le fonctionnement de ces services. De plus, la mise à jour retire une fonctionnalité défaillante depuis la sortie du jeu, qui affichait une distance approximative des Pokémon en nombre de pas. Initialement, cette fonctionnalité permet aux joueurs de localiser les Pokémon en se repérant grâce à la boussole et la distance évaluée par ce radar intégré. Cependant le « bug des trois pas » rend impossible l'utilisation de cet indice et incite les joueurs à utiliser les services de localisation, plus précis. La suppression de la fonctionnalité et le bannissement des services provoque une forte réaction négative chez les joueurs, allant jusqu'à demander remboursement des Pokécoins, monnaie virtuelle du jeu, achetées via le magasin[72].

Cependant, Niantic teste une nouvelle mise à jour bêta utilisée par un millier de joueurs. Cette mise à jour, qui améliore la localisation des Pokémon, ajoute un radar à côté des Pokémon représentées à côté de l'image d'un pokéstop. En cliquant sur celui-ci puis sur un bouton « view » (« voir »), la position du pokéstop où se trouve le Pokémon recherché est marquée sur la carte par rapport à la position du joueur par un cercle rose avec la distance marquée en pas au-dessus du pokéstop recherché. Cette mise à jour, très attendue des joueurs, a pour but d'inciter ces derniers à abandonner définitivement les outils tiers de localisation des Pokémon.[réf. nécessaire]

Droit de la propriété

Pour répondre à la demande de certaines institutions et collectivités (ville d'Hiroshima, Musée d’Auschwitz-Birkenau, Musée de l’Holocauste à Washington, etc.) ne souhaitant pas être référencées dans le jeu, la société Niantic a mis en place d’une procédure « d’opt-out » (option de retrait) qu'on peut déposer en passant par un formulaire en ligne[73]. Sur son blog, Lionel Maurel, conservateur à la Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine, estime que cela pose la question de savoir à qui appartient l’espace virtuel autour d’un lieu physique[73].

Controverses

Critiques morales

En Turquie, Mehmet Bayraktutar, le chef de l’association officielle des imams Diyanet-Sen « condamne » le jeu car il « mine la valeur des lieux où les gens prient ». En effet, des Pokémon ont été trouvés dans une mosquée[74].

En Arabie saoudite et dans les Émirats arabes unis, une fatwa interdisant les Pokémon datant de 2001 est relancée. Pour le premier pays, des « symboles et logos des religions et des organisations perfides sont utilisés », et pour les deux, le jeu est comparable aux jeux d'argent[75].

En France, le contre-amiral Frédéric Renaudeau, chef de la Direction de la protection des installations militaires, moyens et activités de la Défense (DPID) dénonce dans une note que « plusieurs sites du ministère, dont des zones de défense hautement sensibles, abriteraient ces objets et créatures virtuels »[76].

Incidents

Panneau à messages variables Pokémon Go
Un panneau à messages variables avertissant les conducteurs à ne pas jouer à Pokémon Go au volant.

La presse se fait l'écho de nombreux faits divers à travers le monde. Le jeu Pokémon Go fait parler de lui en Australie[77], aux États-Unis[78], en Belgique[79], en Indonésie[80]. Le jeu est mis en cause dans plusieurs accidents de la circulation, comme en France[81], aux États-Unis[82] et au Japon[83].

Confidentialité des données

L'UFC Que choisir a mis en garde les consommateurs contre Pokémon Go, qu'elle juge « Potentiellement cher, dangereux et trop curieux »[84]. Elle indique également que Nintendo comme Niantic se référent au Safe Harbor[85], accord invalidé en octobre 2015 par la cour de justice de l'Union européenne car ne garantissant pas un niveau de protection adéquat aux données personnelles transférées aux États-Unis, et invalidé par la Cour de justice de l’Union européenne.

De nombreuses critiques concernant la confidentialité des données des joueurs émergent rapidement. En Égypte, le jeu est interdit pour le motif que « Pokémon Go est le dernier outil en date utilisé par les agences d’espionnage dans la guerre du renseignement […][75]. » Les Émirats arabes unis mettent en garde les utilisateurs susceptibles d'être espionnés[86].

En Iran, le jeu a été interdit par le Haut Conseil des espaces virtuels car, selon lui, la géolocalisation des utilisateurs poserait des « questions de sécurité »[87].

D'autre part, le principe du jeu a été breveté alors que son auteur travaillait encore pour Google. Selon une enquête de The Intercept, Niantic a conservé la propriété du brevet qui précise que « L'objectif du jeu pourrait être directement lié à une activité de collecte de données. Le jeu pourrait inclure une tâche qui consiste à acquérir des données sur le vrai monde comme condition pour progresser dans le jeu. »[88].

Avant la version 1.0.1, Pokémon Go a eu un accès complet aux comptes Google des joueurs, notamment les e-mails, l’historique internet, ou encore les documents et photos placés sur Google Drive et Google Photos[89]. La société Niantic parle d'une erreur[90] corrigée depuis une mise à jour[91].

Interdiction du jeu

Au Temple de Hsi Lai, un panneau interdit aux visiteurs de jouer à Pokémon Go à l'intérieur du monument.

Plusieurs instances gouvernementales déconseillent à leurs armées de jouer à Pokémon Go : l'Iran via son Haut conseil du cyberespace, est le premier pays à interdire le jeu en évoquant des problèmes liés à la sécurité nationale. L'analyste Alireza Al-Davoud justifie l'interdiction en déclarant que « ces jeux peuvent devenir un moyen pour diriger des missiles guidés et même causer des problèmes aux ambulances et aux pompiers »[92],[93]. L'Indonésie, par la voix de son ministre de la Défense, interdit le jeu à ses policiers et militaires, sous prétexte que « l'espionnage peut s'effectuer sous différentes formes »[94]. Considéré comme « une source pour la collecte d’informations », le jeu est également interdit dans l’enceinte des bases militaires de l'armée israélienne et l'armée finlandaise[95],[96]. L'armée thaïlandaise interdit à ses militaires et personnels de renseignement de jouer à ce jeu[97]. Quant à l'armée canadienne, elle ne bannit pas le jeu mais dissuade ses soldats de jouer à Pokémon Go dans l'enceinte de ses bases[98].

En France, l'armée française et le commissariat à l'énergie atomique ont prohibé l'usage de Pokémon Go[97]. Le 12 août 2016, le maire de Bressolles, Fabrice Beauvois, a pris un arrêté municipal interdisant « l'implantation de Pokémon sur la commune » sous prétexte notamment que l'application représente un danger provoquant « l'inattention des piétons et des conducteurs de véhicules visionnant leur téléphone »[99].

Inégalités géographiques de la répartition des pokéstops

Les pokéstops ne sont pas distribués de manière égalitaire sur les territoires[5]. La localisation des PokéStops et des arènes de Pokémon Go est nativement fondée sur les portails d’Ingress, même si tous les portails ne correspondent pas à un pokéstop[5]. Cette distribution semble cependant dans une autre mesure être liée à l'âge moyen des habitants d'un territoire, ainsi qu'à sa richesse patrimoniale, les pokéstops étant généralement affectés à des lieux remarquables, ce qui expliquent par exemple leur concentration dans le centre de Paris[5] pour ce qui est de la France.

Notes et références

Notes

  1. Pays inclus dans la vague de sortie du 16 juillet 2016 : Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Estonie, Finlande, Grèce, Hongrie, Islande, Irlande, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Tchéquie.
  2. Texte original : « Pokémon Go is officially more popular than porn! »

Références

  1. a et b Travis M. Andrews, « Pokémon Go: The April Fools’ joke that became a global obsession », sur Washington Post,‎ (consulté le 13 août 2016).
  2. a, b et c William Audureau, « Avec « Pokémon Go », Nintendo emmène les monstres de poche dans la rue », sur lemonde.fr,‎ .
  3. « Pokémon Go : comment ça marche ? », sur rtbf.be,‎ (consulté le 16 juillet 2016).
  4. Elsa Trujillo, « Comment Pokémon Go place ses créatures à travers le monde », Le Figaro.fr,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  5. a, b, c et d Morgane Tual, Damien Leloup et Jules Grandin, « « Pokémon Go » : les multiples facteurs des inégalités géographiques », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  6. « Pokémon Go : comment sont choisis les emplacements des PokéStops ? », sur news.sfr.fr (consulté le 17 septembre 2016)
  7. a et b Martin d'Aspe, « Pokémon Go: Attrapez-les tous, dans le monde réel », sur huffingtonpost.fr,‎ (consulté le 12 septembre 2015).
  8. a et b Dean Takahashi, « How Pokémon Go will benefit from Niantic’s lessons from Ingress on location-based game design », sur venturebeat.com,‎ (consulté le 11 juillet 2016).
  9. Marie Deghetto, « Pokémon Go Plus : quelle est la date de sortie du bracelet connecté ? », sur terrafemina.com,‎ (consulté le 29 juillet 2016).
  10. (en) Alexis Kleinman, « Google Maps Is Taken Over By Pokémon In April Fools’ Prank », sur Huffington Post,‎ (consulté le 13 juillet 2016).
  11. a, b et c (en) Dean Takahashi, « How Pokémon Go will benefit from Niantic’s lessons from Ingress on location-based game design », sur Venture Beat,‎ (consulté le 13 juillet 2016).
  12. « Pokémon Go est disponible sur Apple Watch - CNET France », CNET France,‎ (lire en ligne)
  13. (en) Allegra Frank, « Pokémon Go heading out to the field in Japanese-only beta test », sur Polygon, Vox Media,‎ (consulté le 20 juillet 2016).
  14. Julien Cadot, « La bêta de Pokémon Go arrive aux USA », sur Numerama,‎ (consulté le 25 juillet 2016).
  15. (en) Daniel Vuckovic, « Pokémon GO field testing is expanding to Australia and New Zealand », sur Vooks,‎ (consulté le 20 juillet 2016).
  16. (en) « Pokémon GO field testing expands to the United States », sur Niantic Labs,‎ (consulté le 20 juillet 2016).
  17. (en) Jonathan Dornbush, « Pokémon Go Period Ending This Week », sur IGN,‎ (consulté le 20 juillet 2016)
  18. Josh McConnell, « Pokémon GO, the global phenomenon that has people hunting outside for monsters, explained », sur nationalpost.com,‎ .
  19. « Pokémon GO on Twitter » (consulté le 14 juillet 2016)
  20. « Pokémon Go enfin au Japon, berceau de Pikachu et consorts », sur Boursorama,‎ (consulté le 22 juillet 2016).
  21. a et b Kevin Hottot, « Pokémon Go est disponible en France : tout ce qu'il faut savoir », sur Next INpact,‎ (consulté le 24 juillet 2016).
  22. (en) Victoria Ho, « 'Pokémon Go' launches in Hong Kong », sur mashable.com,‎ (consulté le 29 juillet 2016).
  23. « Pokémon repoussé en France du fait des événements », sur IGN France,‎ (consulté le 16 juillet 2016)
  24. William Audureau, « Pokémon GO » est-il soluble dans l’état d’urgence ?, sur Le Monde,‎ (consulté le 19 juillet 2016).
  25. (fr) « Le Sénat annule la première chasse "Pokémon Go" prévue à Paris »,‎ (consulté le 14 juillet 2016)
  26. « Pokémon GO: la première chasse géante en France a bien eu lieu ! », sur Le Parisien,‎ (consulté le 19 juillet 2016).
  27. http://www.guinnessworldrecords.com/news/2016/8/pokemon-go-catches-five-world-records-439327
  28. http://www.releases.com/availability/pokemon-go
  29. a et b (en) Alice Truong, « Pokémon Go is making $1.6 million each day in the US from iOS users paying for silly virtual goods », sur Quartz,‎ (consulté le 26 juillet 2016).
  30. a et b Boris Manenti, « Derrière Pokémon Go se cache un studio qui vaut désormais 3 milliards », sur L'Obs,‎ (consulté le 26 juillet 2016).
  31. « Test de Pokémon GO : Un rêve enfin devenu réalité ? », sur Gameblog,‎ .
  32. (en) Kallie Plagge, « Pokémon Go Review », sur IGN (consulté le 20 juillet 2016).
  33. « Test : Pokémon GO : Les monstres de poche envahissent le monde réel », sur Jeuxvideo.com,‎ .
  34. (en) « Pokémon Go for iPhone/iPad Reviews », sur metacritic.com (consulté le 18 septembre 2016)
  35. « Pokémon Go (iPhone) », sur IGN (consulté le 15 juillet 2016).
  36. (en) Kyle Orland, « How Pokémon Go starts punishing its high-level players : Late-game changes seem designed to pressure players to pay », sur Ars Technica,‎ (consulté le 8 août 2016)
  37. a et b Justin Li, « Pokémon Go players scavenge across Toronto ahead of game's official release in Canada », sur cbc.ca,‎ .
  38. Cassandra Szklarski, « Des joueurs accèdent à Pokémon Go, pas encore lancé au Canada », sur La Presse Canadienne,‎ .
  39. « Folie furieuse à Ottawa pour le jeu Pokémon Go », sur Radio-Canada,‎ .
  40. Alexandre Faille, « Pokémon GO: Culte avant même sa sortie », sur TVA Nouvelles,‎ .
  41. Dean Takahashi, « How Pokémon Go will benefit from Niantic’s lessons from Ingress on location-based game design », sur Global News,‎ .
  42. Le Huffington Post Québec, « Incapable d'attendre la sortie officielle de Pokémon Go? Voici comment télécharger le jeu de l'heure », sur quebec.huffingtonpost.ca,‎ .
  43. (en) Pokémon Go officially launches in Canada, crashes app's servers, La Presse Canadienne, 17 juillet 2016.
  44. Jason Evangelho, « 'Pokémon GO' Is About To Surpass Twitter In Daily Active Users On Android », sur Forbes,‎ .
  45. (en) Brett Molina, « 'Pokémon Go' beating Facebook, Tinder and Snapchat », sur USA Today,‎ .
  46. Anne Glémarec, « Pokémon mania : grandeur et décadence », sur fr.euronews.com,‎ (consulté le 16 juillet 2016).
  47. Marine Pineau, « Pokémon Go : Quel est le profil type d'un joueur ? », sur virginradio.fr,‎ (consulté le 29 juillet 2016).
  48. A.-L.B., « Internet: Le jeu «Pokémon GO» plus fort que le porno », sur 20minutes.fr,‎ (consulté le 27 juillet 2016).
  49. Jérémy Héleine, « Pokémon Go est aussi un succès sur Wikipédia », sur fredzone.org,‎ (consulté le 27 juillet 2016).
  50. (fr) « Pokémon GO : 100 millions de téléchargements et des restrictions pour les apps tierces » (consulté le 2 août 2016).
  51. (en) « Tourism in Thailand expected to bounce back after spate of bombings - Travel Wire Asia »,‎ (consulté le 18 août 2016).
  52. (en) http://www.guinnessworldrecords.com/news/2016/8/pokemon-go-catches-five-world-records-439327.
  53. (fr) Tristan Quinault Maupoil, « Sarkozy confie son «impatience» à être candidat », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  54. (fr) Le Point.fr, « Knockin, le Pokémon Go des sarkozystes », Le Point,‎ (lire en ligne)
  55. http://www.gameblog.fr/news/61989-pokemon-go-500-millions-de-telechargement
  56. (en) http://pokemongo.nianticlabs.com/en/post/headsup/.
  57. http://www.gameblog.fr/news/66496-pokemon-go-de-nouveaux-chiffres-communiques-par-niantic
  58. James Vincent, « Pokémon Go's success adds $7.5 billion to Nintendo's market value », sur The Verge,‎ .
  59. « Pokémon Go, la belle affaire de Nintendo », sur latribune.fr,‎ (consulté le 16 juillet 2016).
  60. (en) Leo Lewis, « Pokémon GO shows Nintendo the promise of mobile », sur Financial Times,‎ (consulté le 25 juillet 2016).
  61. « Nintendo shares soar on Pokémon Go success », sur BBC,‎ (consulté le 25 juillet 2016).
  62. (en) Nintendo, « Notice Regarding the Impact of “Pokémon GO” on the Consolidated Financial Forecast »,‎ (consulté le 25 juillet 2016).
  63. « Pokémon GO : Nintendo calme le jeu et plonge en Bourse », sur Le Figaro,‎ (consulté le 25 juillet 2016).
  64. (en) Ian Kar, « The company that created Pokémon Go is now worth over $3 billion », sur Quartz,‎ (consulté le 26 juillet 2016).
  65. Camille Suard, « Le jeu Pokémon GO a déjà rapporté 600 millions de dollars - FrAndroid », sur FrAndroid,‎ (consulté le 24 octobre 2016)
  66. http://www.jeuxvideo.com/news/595747/pokemon-go-950-millions-de-dollars-de-recettes-en-2016.htm
  67. a et b Zeliha Chaffin, « Le succès de Pokémon Go inspire la grande distribution », sur Le Monde,‎ (consulté le 3 août 2016).
  68. « Comment la grande distribution surfe sur le succès de Pokémon Go », sur usine-digitale.fr,‎ (consulté le 18 août 2016)
  69. « Pokémon Go : batteries de gsm en rupture de stock », sur RTBF,‎ .
  70. (en) Ryan Mac, « Pokémon-Locating Apps Are Hot But How Long Will They Be Around? », sur Forbes,‎ (consulté le 31 juillet 2016).
  71. (en) Ryan Mac, « 'Pokémon GO's' Creator Answers All Your Burning Questions (Except That One About Finding Pokémon) », sur Forbes,‎ (consulté le 31 juillet 2016).
  72. (en) Mike Fahey, « Pokémon Go Players Requesting Refunds Over Lack Of Tracking », sur Kotaku,‎ (consulté le 31 juillet 2016).
  73. a et b calimaq, « Pokémon GO et la quatrième dimension de la propriété », sur - S.I.Lex -,‎ (consulté le 16 août 2016)
  74. Jean-Baptiste A., « Complot occidental, insulte de l’islam : Pokémon Go dérange en Turquie », sur kulturegeek.fr,‎ (consulté le 16 juillet 2016).
  75. a et b « L’Arabie Saoudite relance la fatwa sur Pokémon Go qui “fait la promotion du sionisme” », sur fr.timesofisrael.com,‎ (consulté le 26 juillet 2016).
  76. « L'armée française s'inquiète de l'intrusion de Pokémon Go dans ses bases », sur Le Huffington Post,‎ (consulté le 17 septembre 2016)
  77. Clara Lindh, « Pokémon GO: Australian police caution app hunters », sur CNN.com,‎ (consulté le 11 juillet 2016).
  78. « Pokémon GO : Elle cherche des Pokémon... et trouve un cadavre ! » (consulté le 14 juillet 2016)
  79. lefigaro.fr, « Pokémon GO, le jeu mobile qui suscite une frénésie mondiale » (consulté le 13 juillet 2016)
  80. « Un joueur de Pokémon arrêté sur une base militaire », sur lematin.ch,‎ (consulté le 27 juillet 2016).
  81. Éléanor Douet, « Besançon : il joue à Pokémon Go au volant de sa voiture et termine dans un muret », sur rtl.fr,‎ (consulté le 27 juillet 2016).
  82. « Un accident de voiture causé par le jeu « Pokémon Go » », Le Monde (consulté le 5 février 2017)
  83. « Driver Playing 'Pokémon Go' Kills Pedestrian In Japan », sur Time (consulté le 5 février 2017)
  84. « Pokémon Go - Potentiellement cher, dangereux et trop curieux - Actualité - UFC-Que Choisir », sur www.quechoisir.org,‎ (consulté le 11 août 2016)
  85. « Pokémon Go : trop curieux et dangereux, selon l'UFC-Que Choisir », sur www.lesnumeriques.com,‎ (consulté le 11 août 2016)
  86. Pokémon Go: une possible utilisation malveillante Le Figaro du 15 juillet 2016
  87. « Le jeu « Pokémon Go » interdit en Iran », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  88. « Pokémon Go : quelles données Niantic collecte-t-il et que compte-t-il en faire ? », sur Les Échos,‎ (consulté le 3 octobre 2016)
  89. Pokémon Go peut accéder à l'intégralité de votre compte Google Ouest France du 12 juillet 2016
  90. « [MAJ] Pokémon GO taclé sur la question des données personnelles, mais... », sur zdnet.fr (consulté le 11 août 2016)
  91. Julien Cadot, « Non, Pokémon Go ne prendra pas le contrôle de votre compte Google », sur Numerama,‎ (consulté le 11 août 2016)
  92. Pokémon Go interdit en Iran pour "raisons de sécurité" BFMTV du 9 aout 2016
  93. L'Iran interdit le jeu "Pokémon Go", Challenges, 8 août 2016
  94. L'Indonésie interdit le Pokémon Go aux policiers et militaires de Europe 1 du 20 juillet 2016
  95. Tsahal met en garde les soldats contre le nouveau jeu Pokémon Go LPH du 17 juillet 2016
  96. Finnish soldiers forbidden to play Pokémon Go in barracks Xinhuanet du 30 juillet 2016
  97. a et b L’armée française prend « Pokémon Go » très au sérieux Le Monde du 31 aout 2016
  98. L'armée avertit les joueurs de Pokémon Go ICI Radio Canada du 28 juillet 2016
  99. Ain. Pokémon Go interdit dans le village de Bressolles Ouest France du 15 août 2016

Annexes

Articles connexes

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • « Pokémon Go : Derrière le jeu, un très gros business », Capital, no 300,‎ , p. 26-30.