Taïro

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (septembre 2008).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Cet article ou cette section peut contenir un travail inédit ou des déclarations non vérifiées (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Vous pouvez aider en ajoutant des références. Voir la page de discussion pour plus de détails.

Taïro, de son vrai nom Ismaël Jolé-Ménébhi[1], né le à Paris, est un auteur-compositeur-interprète français d'origine franco-marocaine issu de la scène dancehall reggae.

Au début des années 80, haut comme trois mangues, il danse déjà sur « Kaya » de Bob Marley. Son premier souvenir de musique, avant que celle-ci entre vraiment dans sa vie à l’adolescence. Ses potes écoutent du rap, lui préfère des voies plus à la coule. Et déjà le reggae… À la même époque, il est casté pour être le jeune Werther du cinéaste Jacques Doillon, un premier rôle qui ne lui fait pas tourner la tête. « J'ai juste compris que la machine pouvait transformer quelqu’un de normal, comme moi, en un personnage exceptionnel. » Du coup, au lieu de choisir le ciné, il opte pour la musique. Ismael va devenir Taïro, en référence à Tyro, « l'apprenti en anglais ». « Ça sonnait bien et ça me correspondait bien. J'avais juste fait deux semaines de solfège... » Certes, mais déjà des kilomètres de sound-systems au sein des Youth Men 10. Avec ce crew, il se fait la voix, avant de choisir sa voie. « Mon oreille, je me la suis faite en écoutant et en faisant de la musique. » Il est alors persuadé de devenir le nouveau Bob Marley. En attendant, il prend bonnes notes des Buju Banton, Anthony B et surtoutSizzla. Un bac en poche, deux semaines en fac de ciné, il prend la tangente : son école, c'est la rue ; son tremplin sera la scène. Celle des Dancehall Night et Fever qui agitent le nord de la capitale à la fin des années 90. Taïro ne passe pas inaperçu avec son look de bobo shanti avant l'heure : turban, babouches jaunes rapportées du bled… C’est ainsi qu’il s’illustre dans une compile du magazine Ragga : il signe « Saisis-la », quoi de plus normal pour celui que l'on surnomme le Sizzla français. Mais c'est sa participation à la bande originale de Taxi 2 qui le révèle au grand public. Le succès lui ouvre d’autres portes. « Je suis devenu le featuring qu'on voulait partout ! » À commencer par le rap : Assassin, Faf La Rage, Nutty, Diziz La Peste, IAM, Freeman, TLF… Un de ses titres (« Elle veut ») est même le tube de l’été dans la sélection de Passi, « Dealer de ragga ». Et Pierpoljakl’embarque en Jamaïque 2003. « Ça m'a ouvert les oreilles. J'ai pigé la technique en direct, en la voyant se faire. »L'idée de signer un disque sous son nom fait son chemin. Après une première street tape en 2007, sélection de 20 titres, Taïropublie « Chœurs et âme » deux ans plus tard. Chez Kilomaître et Warner. Succès d’estime. Son contrat lui est rendu. Il sort deux street tapes en autoprod.  Et bientôt gros buzz sur le Net, où deux clips « Bonne weed » et « Une seule vie » affichent chacun dix millions de pages vues. « Contrairement à "Chœurs et âme", je souhaitais inscrire ma version du reggae dans l’actualité et surtout je voulais apporter plus d'homogénéité. » Voilà pourquoi, il a confié les manettes au binôme TNT (Thomas Join-Lambert batteur et Thomas Broussard guitariste) pour réaliser tout l'album. « Ils sont capables de produire aussi bien du reggae new roots que du dancehall. Même s’ils n'ont pas tout produit, ils ont quand même supervisé l'ensemble du disque pour obtenir une meilleure cohérence sonore, pour tenter de garder une esthétique commune. » Il souffle comme un air frais sur le reggae français. Une unité qui s’entend tout autant sur « Aime la vie » produit pas Bost&Bim, « Ainsi soit-il » et « J'étais prêt » par le Jamaïcain Russian ou « High Grade » par Demolisha, un autre team français, ou encore Cisko. De même Taïro partage le micro avec trois voix différentes : sur « Mélodie », il invite le chanteur Merlot ; pour « Aime la vie », il duettise avec le rappeur Youssoupha ; et sur « La roue tourne » il s’associe au toasteur Kalash. Chacun de ses duos donne un indice de sa personnalité composite, qui défie les histoires de catégories prédéfinies. Tout comme la thématique traduit une ouverture d’esprit.  Taïro peut aussi bien prôner l’engagement citoyen (« Justice ») que se la jouer faussement ego-trip (« FS 92 » écrit à la première personne du subjectif, incarnant la trajectoire d’un Beretta), envoyer juste de bonnes vibrations (« Love Love Love ») ou prodiguer des conseils (« La roue tourne » autour de l’idée du destin qu'on peut toujours changer), chanter avec malice l’amour (« Tu me donnes chaud ») que retourner le compliment avec délice (« Bébé toute seule », où il se fait l’écho des déboires amoureux d’une jeune fille face aux mecs), se raconter à travers sa véritable histoire autour de la musique (« Je m'en fous ») ou son improbable enterrement (« Ainsi soit-il », qui renvoie à Brel)… « La mélodie doit fonctionner toute seule. Il faut qu'elle t'emmène, que le corps bouge. Le texte, finalement, ce n'est qu'un prétexte. Un bonus ! » Taïro ne cherche pas à prendre la tête, mais plutôt à donner du plaisir. « Avant tout raconter une histoire d'amour pour moi, ce n'était pas possible. Je voulais donner la parole à ceux qui ne l'ont pas, dénoncer les injustices. Mais en même temps, ce n’est pas ma vie, c'est celle de mon père ! Aujourd’hui, mon ambition est avant de véhiculer des émotions et divertir les gens. Même si je cherche à les aider, je ne veux pas leur faire la morale. Juste me raconter. » Penser au public et panser les âmes, tel est le message de cet album. « Vivez, vivez juste bien. » Qui dit mieux ?

Biographie[modifier | modifier le code]

Ismaël Jolé-Ménébhi est né à Paris le 5 février 1978, d’un père marocain et d’une mère alsacienne ; il était encore très jeune que lorsque ses parents se séparèrent. Sa mère, professeur de sociologie, l’éleva seule dans un petit studio dans le Xe arrondissement. Trente ans plus tard, devenu Taïro, il lui dédiera le titre Mama sur son premier album. En ce temps, Ismaël vit une scolarité sans histoire jusqu’à l’âge de 13 ans. Taïro débute tout d'abord au cinéma en 1991, année où il décroche le premier rôle du film Le Jeune Werther de Jacques Doillon. Cette même année, des camarades de classe, férus de ragga, l’emmènent voir un concert rue d’Hautepoul dans le XIXe arrondissement, pour la fête de la Jeunesse. passage inédit Tandis qu’il écoute des toasters qui scandent leurs textes aux sons des décibels crachés par leur soundsystem, Taïro se voit instinctivement et artistiquement à leur place}.

À son entrée en seconde, il passe autant de temps dans un local de répétition du quartier que face à ses professeurs[interprétation personnelle]. Puis en 1993, il crée son groupe de musique, les Youthmen Ten. C'est à cette époque qu'il choisit le pseudonyme de « Taïro » (« Tyro ») qui signifie « novice » ou « débutant » en anglais. Durant le milieu des années 1990, Taïro et son collectif se font remarquer dans leurs premiers sound systems. En 1996, il apparaît, sous le pseudo Wicked Dread, en featuring avec Appollo G sur le titre Quel F*cky du groupe Section Fu, un extrait du EP Mortal Kombat. Au début des années 2000, Les Youthmen Ten se séparent.

Le CD de Watermelon Man, un splendide instrumental de Herbie Hancock, qu’il trimbale en soirée chez des amis avec un petit ampli et un micro pour chanter approximativement ses premiers textes, est bien vite remplacé par de grands classiques jamaïcains achetés chez Patate Records et Blue Moon[réf. nécessaire]. Taïro n’a pas choisi le reggae par hasard. Il se sent proche de cette musique qui porte la parole de ceux qui ne l’ont pas, exactement comme l’avait fait son père en militant avec les étudiants marocains en 1968 alors qu’il était président de l’UNEM (Union Nationale des Étudiants Marocains)[interprétation personnelle]. Akhenaton, qui organise le casting de la bande originale du film Taxi 2, le remarque aussi et lui donne l'opportunité de participer au projet, en lui donnant un titre solo (L'homme n'est qu'un apprenti) et une combinaison avec Daddy Nuttea (Trop de polémiques). Il fera ensuite des apparitions sur les albums de Disiz, Nuttea ou Assassin.

En 2004, le single Elle veut sort avec la participation de Flya. En 2007, il participe à la chanson C'est de l'or de Faf Larage sur l'album Rap Stories. Il avait déjà collaboré avec lui sur la chanson Mea Culpa en 2000.

En 2007, il apparaît sur l'album de Bakar intitulé Rose du béton.

En 2008, il fait la première partie de Gage lors de sa tournée française et en 2009, il sort son premier album Chœurs et Âme.

En 2012 il participe à la promotion de ventedeyeuf.com grâce à une photo avec Manik Gulhati.

Le 18 avril 2012, lors d'un concert de Tarrus Riley au Cabaret Sauvage, accompagné par le légendaire saxophoniste Dean Fraser et le Blak Soil Band, Taïro est invité sur scène pour interpréter sa reprise Bonne Weed du morceau original de Tarrus Riley et Konshens : Good Girl Gone Bad.

Le 23 novembre 2013, il se produit à l'Olympia[2] pour présenter son album Ainsi soit-il, accompagné entre autres de Tiwony, Merlot et du rappeur Youssoupha. Le warm-up est proposé par le Blues Party, comptant parmi les premiers sounds system français et la première partie est assurée par Kenyon, jeune artiste au futur prometteur.

Discographie[modifier | modifier le code]

Album[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]