Petit château de Sceaux

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Petit château de Sceaux
Image illustrative de l’article Petit château de Sceaux
Période ou style Architecture classique
Type Château
Propriétaire initial Nicolas Boindin père et son épouse Marie-Madeleine Muret, puis Nicolas Boindin, fils
Destination initiale Résidence
Propriétaire actuel Département des Hauts-de-Seine
Destination actuelle Musée
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1931)[1] pour le portail
Coordonnées 48° 46′ 35″ nord, 2° 17′ 44″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Commune Sceaux
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Petit château de Sceaux
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Petit château de Sceaux

Le Petit château de Sceaux est un château français de style classique situé au 9 rue du Docteur Berger à Sceaux (Hauts-de-Seine), construit en 1661 pour Nicolas Boindin.

Historique[modifier | modifier le code]

Nicolas Boindin, notaire au Châtelet de Paris achète en 1629 la ferme de La Courge[2], et fait construire le Petit château en 1661. Le , il échange avec Jean de Saint-Jean, notaire au Châtelet, une vigne à Sceaux contre une rente au profit de la famille de Marie Bouttemotte, l'épouse de Jean de Saint-Jean[3]. Nicolas Boindin meurt en février ou [4] et les travaux sont poursuivis par son fils, Nicolas, conseiller du roi, chargé des affaires immobilières de la ville de Paris. Le bâtiment est vendu par les héritiers de Nicolas Boindin fils au conseiller d'État François Le Boult.

En 1682, Jean-Baptiste Colbert (1619-1683) l'achète à François Le Boult et l'intègre à son domaine de Sceaux. Il fait de ce lieu la résidence de ses invités. Trois ans plus tard, à la mort de son père, c'est son fils, Jean-Baptiste Colbert de Seignelay (1651-1690), qui en hérite.

Plus tard, Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, duchesse du Maine, le réserve pour ses enfants afin de les tenir à l'écart des mondanités de la cour, et sous la responsabilité de Madame de Malézieu chargée de leur éducation.

Le duc de Penthièvre y logera son aumônier, ainsi que son trésorier Cornuo.

En 1935 eut lieu au Petit château la Cour d'amour de tradition félibréenne[5].

De 1948 aux années 1960, le rez-de-chaussée et premier étage abritèrent une bibliothèque municipale et les services financiers de l'Enregistrement[6].

Le Petit château reçut le siège du Conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement (C.A.U.E.) des Hauts-de-Seine jusqu'en 2009, et rejoint le musée de l'Île-de-France, devenu, en 2014, musée du Domaine départemental de Sceaux.

Architecture[modifier | modifier le code]

On accède à la demeure par un portail monumental en pierre de taille, encadré de pilastres, surmonté d'un fronton triangulaire, ouvrant sur une cour pavée, avec les communs à gauche, formant une aile de retour, qui sont les restes de la ferme de La Courge. Ils sont couverts en tuile plate sur un toit à longs pans brisés et croupe brisée. Le portail est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1931[1]. Un jardin de fleurs odoriférantes se trouvait devant la façade Est, et au Sud un long bassin renfermait autrefois des carpes.

Cette bâtisse du XVIIe siècle de plan rectangulaire régulier a la particularité d'avoir deux façades opposées quasiment symétriques. C'est une des plus anciennes constructions du parc de Sceaux. L'enduit qui recouvre actuellement les façades masque la brique d'origine, et la toiture originale en tuile a été remplacée par une toiture en ardoise à longs pans et croupe sur lequel reposent des paires de lucarnes encadrant le fronton triangulaire avec une baie en son centre.

Vaste bâtiment avec sept fenêtres de façades sur trois étages bâtis sur des caves voûtées, les deux niveaux du Petit château présentaient jadis des chaînes d'angle et des encadrements en pierre rectilignes autour des hautes baies.

À l'intérieur, quelques boiseries et un bel escalier desservant les étages. Le rez-de-chaussée se compose de cinq à six pièces avec, à mi-étage, des pièces servant dans leur destination première de garde-robe.

Le jardin fut reconstitué à partir de fouilles archéologiques et de documents anciens. Au Nord se trouvent deux fontaines de rocailles agrémentées de coquillages exotiques, encadrées de treillages. Devant la façade Est, un bassin octogonal avec en son centre une statue-fontaine en bronze et cuivre, L'Olympe (1988), par la sculptrice Claude Lalanne. Autrefois s'y trouvaient des automates, que cette sculpture évoque par son aspect.

Propriétaires et locataires[modifier | modifier le code]

Portail monumental de l'entrée du Petit Château.
Petit Château, côté jardin.

Expositions[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Horaire[modifier | modifier le code]

  • D'avril à octobre : tous les jours, sauf le lundi et le 1er mai, de 14h à 18h30 et jusqu'à 18h le dimanche
  • De novembre à mars : tous les jours, sauf le lundi, de 14h à 18h30

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice no PA00088146, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Notice no IA00119732, base Mérimée, ministère français de la Culture Jean Charles Forgeret.
  3. Archives nationales de France, cotes MC/et/CXXII/1636, fol. 0012.
  4. Marie-Françoise Limon, Les notaires du Châtelet de Paris, sous le règne de Louix XIV, , étude institutionnelle et sociale, Presses Universitaires du Mirail, 1992, p. 139 et suivantes.
  5. Archives de la Ville de Sceaux, Le Jardin des Félibres.
  6. [PDF] Thérèse Pila, « La Bibliothèque municipale de Sceaux », in Bulletin d'informations de l'A.B.F., p. 13-15.
  7. Marie-Françoise Limon, op.cit.
  8. [PDF] Le guide Vallée-Culture Hauts-de-Seine, no 29, printemps 2015, p. 32-39 (en ligne sur hauts-de-seine.net)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]