Élection présidentielle autrichienne de 2010

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Précédent 2004 Drapeau de l'Autriche 2016 Suivant
Élection présidentielle autrichienne de 2010
Heinz Fischer (Gala-Nacht des Sports 2009).jpg
Heinz FischerIndépendant
Voix 2 508 373
  
79,33 %
Barbara Rosenkranz Sankt Poelten 20080918 cropped.jpg
Barbara RosenkranzFPÖ
Voix 481 923
  
15,24 %
Président
Sortant
Élu

L’élection présidentielle autrichienne de 2010 (Bundespräsidentenwahl in Österreich 2010) s'est tenue en Autriche le , en vue d'élire le président fédéral pour un mandat de six ans.

Le chef de l'État sortant, le social-démocrate Heinz Fischer, qui s'est présenté devant les Autrichiens pour un second mandat présidentiel, a été réélu dès le premier tour, avec 79,3 % des voix, face à la candidate de l'extrême droite, Barbara Rosenkranz et au candidat indépendant Rudolf Gehring.

Les conditions électorales[modifier | modifier le code]

Le président fédéral de l'Autriche (Bundespräsident) est élu au suffrage universel direct, pour un mandat de six ans, renouvelable une seule fois.

Un citoyen âgé d'au moins 35 ans révolus au 1er janvier de l'année électorale et n'appartenant pas à la maison royale et impériale des Habsbourg-Lorraine ou à la maison des Habsbourg, qui ont régné sur l'Autriche, peut présenter sa candidature.

Le candidat qui remporte la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, c'est-à-dire dépassant les 50 %, est déclaré élu. Dans le cas contraire, un second tour est organisé entre les deux candidats arrivés en tête du scrutin.

Candidatures[modifier | modifier le code]

Heinz Fischer[modifier | modifier le code]

Le président fédéral sortant Heinz Fischer, élu en 2004 en tant que candidat du Parti social-démocrate d'Autriche (SPÖ), disposait, selon l'article 60, alinéa 5, de la Constitution, du droit de se représenter pour un second mandat.

Fischer a officiellement déclaré sa candidature le , affirmant vouloir concourir en tant qu'indépendant. Il a alors recueilli 45 000 parrainages d'électeurs, soit 5 000 de plus qu'en 2004.

Très populaire, bénéficiant d'une image consensuelle et de politicien évitant les polémiques, Heinz Fischer bénéficie par ailleurs du soutien de nombreux jeunes.

Rudolf Gehring[modifier | modifier le code]

Rudolf Gehring, président fédéral du Parti chrétien autrichien (CPÖ), est devenu candidat en franchissant la barre des 6 000 parrainages. Le , il a déposé en tout 8 000 signatures auprès de la commission électorale.

Inconnu du grand public, il dit vouloir inaugurer un nouveau type présidentiel, même si les sondages d'intentions de vote ne lui accordent que 3 à 5 % des voix.

Barbara Rosenkranz[modifier | modifier le code]

Le le président fédéral du Parti autrichien de la liberté (FPÖ), Hans-Christian Strache, annonce que Barbara Rosenkranz, ministre régionale du Land de Basse-Autriche, portera la candidature du parti pour Hofburg.

Dans un premier temps, la candidate reçoit le soutien du premier quotidien du pays, le Kronen Zeitung, et de son rédacteur, Hans Dichand, qui se dit séduit par l'idée que le pays soit dirigé par une femme. Cependant, peu de temps après, elle affirme que la loi interdisant les références publiques au régime nazi est contraire à la liberté d'expression, ce qui conduit le journal à lui demander de jurer, sur son honneur, son opposition aux idées national-socialistes, ce qu'elle fait le 8 mars.

Pourtant, durant toute la campagne, ses déclarations fracassantes, de même que son traditionalisme assumé, l'évincent peu à peu du champ politique.

Elle dépose quinze jours plus tard 10 500 parrainages à la commission électorale.

Galerie[modifier | modifier le code]

Les partis sans candidats[modifier | modifier le code]

Le , Josef Bucher annonce que sa formation, l'Alliance pour l'avenir de l'Autriche (BZÖ), ne présentera personne lors du scrutin du 25 avril, et qu'elle ne soutient aucun candidat.

Les Verts – L'Alternative verte ont décidé, le 12 avril, de soutenir la réélection de Heinz Fischer, après de nombreuses spéculations sur la candidature de leur ancien président fédéral, Alexander Van der Bellen.

Malgré la forte popularité du chef de l'État sortant, le Parti populaire autrichien (ÖVP) avait fait connaître son intention de désigner un candidat pour cette élection. Longtemps favori, le Landeshauptmann du Land de Basse-Autriche, Erwin Pröll, a renoncé à se présenter le , suivi cinq jours plus tard par l'ancien premier président du Conseil national, Andreas Khol. Le 25 octobre, le Landeshauptmann du Land de Tyrol, Günther Platter, a demandé à l'ÖVP de renoncer à une quelconque candidature, une position actée en par le président fédéral du parti et ministre fédéral des Finances, Josef Pröll.

Campagne[modifier | modifier le code]

Sondages[modifier | modifier le code]

Institut Date Fischer Gehring Pröll Rosenkranz
Karmasin 17.04.2010 82,0 % 5,0 % 13,0 %
Gallup 09.04.2010 82,0 % 4,0 % 14,0 %
Gallup 27.03.2010 86,0 % 14,0 %
OGM 17.03.2010 81,0 % 19,0 %
Market 05.03.2010 65,0 % 17,0 %
Gallup 27.02.2010 79,0 % 21,0 %
IMAS 28.06.2009 62,0 % 20,0 %
Gallup 04.04.2009 67,0 % 18,0 %

Résultats[modifier | modifier le code]

Premier tour
le
Nombre % des
inscrits
% des
votants
Inscrits 6 355 800
Votants 3 404 646 53,57 %
   suffrages exprimés 3 161 944 92,87 %
   bulletins blancs ou nuls 242 682 7,13 %
Abstentions 2 951 154 46,43 %
Candidat
Parti politique
Voix % des
exprimés
  Heinz Fischer
Soutenu par le Parti social-démocrate d'Autriche et Les Verts – L'Alternative verte
2 508 373 79,33 %
  Barbara Rosenkranz
Parti autrichien de la liberté
481 923 15,24 %
  Rudolf Gehring
Parti chrétien autrichien
171 668 5,43 %
Sources : Site officiel du ministère fédéral de l'Intérieur : premier et unique tour

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]