Reichskommissariat für die Festigung deutschen Volkstums

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Le Commissariat du Reich pour le renforcement de la race allemande (en allemand Reichskommissar für die Festigung deutschen Volkstums, en abrégé RKFdV) est une structure mise en place au début de la Seconde Guerre mondiale.

Placée sous la direction d'Heinrich Himmler, nommé Commissaire du Reich pour le renforcement de la race allemande, ce commissariat est chargé de la politique raciale et de la politique coloniale.

Création[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

Une fois la Pologne conquise et l'Est de l'Europe partagée entre le Reich et l'Union soviétique, les populations allemandes des régions dévolues à l'Union soviétique sont rapatriées en Allemagne : le 28 septembre 1939, un accord est signé organisant le rapatriement des Volksdeutsche d'Union Soviétique[1] ; cet accord est étendu le 16 novembre suivant aux communautés de Volksdeutsche des territoires polonais annexés par l'Union soviétique[1].

le 15 puis le 30 octobre 1939, deux accords comparables sont signés, respectivement avec l'Estonie et la Lettonie, prévoyant le rapatriement dans le Reich des Volksdeutsche de ces deux États baltes[1].

Gérer cet afflux de population[modifier | modifier le code]

Ces accords bilatéraux entraînent l'arrivée dans le Reich de près de 500 000 Volksdeutsche durant l'hiver 1939-1940[2].

Le décret du [modifier | modifier le code]

Dans un contexte marqué par la refonte totale des organismes de sécurité de la SS, Hitler signe, le 6 octobre 1939, un décret ordonnant la mise en place du commissariat du Reich pour le renforcement de la race allemande[3].

En vertu d'une délégation de pouvoirs de Hitler, Himmler se voit confier les compétences de Hitler en matière de politique raciale et coloniale[4]

Compétences et organisation[modifier | modifier le code]

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Himmler se voit placé à la tête de ce commissariat, avec le titre de Reichskommissar[3]. Cependant, il délègue à ses représentants dans le Reich et dans les territoires occupés, les Höherer der SS und Polizeiführer[T 1], et à leurs subordonnés les pouvoirs découlant de cette nouvelle délégation du Führer dans le domaine de la politique raciale[5].

Champs d'action[modifier | modifier le code]

Politique menée[modifier | modifier le code]

Politique coloniale[modifier | modifier le code]

Sélections raciale[modifier | modifier le code]

Perte d'influence[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Traduction[modifier | modifier le code]

  1. Chef supérieur de la Police et des SS.

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Ingrao 2016, p. 29.
  2. Ingrao 2016, p. 30.
  3. a et b Ingrao 2016, p. 31.
  4. Ingrao 2016, p. 32.
  5. Ingrao 2016, p. 33.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Baechler, Guerre et extermination à l'Est : Hitler et la conquête de l'espace vital. 1933-1945, Paris, Tallandier, , 524 p. (ISBN 978-2-84734-906-1)
  • Édouard Conte et Cornelia Essner, La Quête de la race : Une anthropologie du nazisme, Paris, Hachette, , 451 p. (ISBN 978-2-01-017992-1)
  • Christian Ingrao, La promesse de l'Est : Espérance nazie et génocide. 1939-1943, Paris, Seuil, , 464 p. (ISBN 978-2-02-133296-4). 
  • Peter Longerich (trad. de l'allemand), Himmler : L'éclosion quotidienne d'un monstre ordinaire [« Heinrich Himmler. Biographie »], Paris, Héloise d'Ormesson, , 917 p. (ISBN 978-2-35087-137-0). 

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]