Nuage moléculaire géant

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En astronomie, on appelle nuage moléculaire géant un amas de gaz d'une masse de l'ordre de 104–106 masses solaires.

Particularités[modifier | modifier le code]

De tels « nuages » peuvent s'étendre sur plusieurs dizaines de parsecs, et ont une densité moyenne de 10²–10³ particules par centimètre cube. Par comparaison, dans la zone autour du Soleil, cette densité est d'une particule par centimètre cube. Ces nuages présentent une structure complexe, faite de filaments, de nappes, de bulles et de zones irrégulières[1].

Les zones les plus denses sont appelées « cœurs moléculaires ». Les plus denses d'entre eux atteignent une densité de 104–106 particule par centimètre cube. Les observations ont révélé des traces de monoxyde de carbone et d'ammonium. La concentration de poussières dans les cœurs est normalement suffisante pour absorber la lumière des étoiles en arrière plan, ce qui fait apparaître le nuage sombre sur un fond lumineux : on parle de nébuleuse obscure[2].

Certains nuages géants sont si larges, que l'un d'entre eux peut couvrir une partie d'une constellation, comme la nébuleuse d'Orion par exemple. La plupart de ces nuages se trouve sur la ceinture de Gould[3].

La zone regroupant le plus de tels nuages dans la galaxie, le complexe Sagittarius B2, forme un anneau autour du centre galactique, d'un rayon de 120 parsecs. C'est une région chimiquement riche, et utilisée comme exemple dans la recherche de molécules dans le milieu interstellaire[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. J. P. Williams, Blitz, L.; McKee, C. F. : « The Structure and Evolution of Molecular Clouds: from Clumps to Cores to the IMF », Protostars and Planets IV, Tucson University of Arizona Press, 2000.
  2. Di Francesco, J., et al : « An Observational Perspective of Low-Mass Dense Cores I: Internal Physical and Chemical Properties », Protostars and Planets V, 2006.
  3. Grenier, « The Gould Belt, star formation, and the local interstellar medium », The Young Universe, 2004 - Version électronique.
  4. Sagittarius B2 et sa ligne de vue.

Articles connexes[modifier | modifier le code]