Musée gallo-romain de Fourvière

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Musée gallo-romain de Fourvière
Image illustrative de l'article Musée gallo-romain de Fourvière
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Lyon
Adresse 17 rue Cléberg
69005 Lyon
Coordonnées 45° 45′ 38″ Nord 4° 49′ 12″ Est / 45.760418, 4.819914
Informations générales
Date d’inauguration novembre 1975
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 81 981 (2003)
101 421 (2004)
105 923 (2005)
107 085 (2006)
80 701 (2007) [1]
97 774(2011) [2]
Site web www.museegalloromain.grandlyon.com

Le musée gallo-romain de Lyon est situé à Lyon, près des théâtres romains, sur la colline de Fourvière, située autrefois au cœur de la cité romaine de Lugdunum. Il est géré par la Métropole de Lyon. Le musée accueille régulièrement des expositions temporaires.

Lyon et Lugdunum, contexte historique[modifier | modifier le code]

Lugdunum (Lyon), capitale de la province Lyonnaise, était une cité gallo-romaine importante et prospère qui a laissé de nombreux vestiges découverts au fil des siècles à l'occasion de chantiers de construction ou dans le cadre d'investigations systématiques.

La présentation des collections antiques : une longue histoire[modifier | modifier le code]

L'Antiquaille et Pierre Sala[modifier | modifier le code]

Le musée des Beaux-Arts[modifier | modifier le code]

Le musée gallo-romain de Fourvière[modifier | modifier le code]

Le musée actuel est construit par l’architecte Bernard Zehrfuss et inauguré en 1975. Le bâtiment est inscrit en bordure du site antique, enterré dans le versant de la colline. Intérieurement, il est constitué d'une rampe en béton brut descendant en spirale et se ramifiant vers des paliers destinés à l'exposition des collections du musée.

Les collections[modifier | modifier le code]

Maquette du site antique vu vers le nord-ouest. Au premier plan, le quartier des Canabae, imaginé sur une île. À l'arrière-plan, la ville haute, le théâtre et l'odéon côte à côte, le cirque supposé à l'extérieur. À droite, l'amphithéâtre et le sanctuaire fédéral

Le musée est aménagé de façon à offrir des vues sur les vestiges encore visibles du Théâtre et de l’Odéon. Il rassemble les découvertes faites sur le site antique de Lyon, de la région, voire d'ailleurs pour certaines pièces. On trouve notamment des pierres gravées, des statues, des bijoux, des objets de la vie courante, etc.

Un plan en relief de l'ancienne Lugdunum montre la ville, selon les connaissances archéologiques de 1975 et les théories d'Amable Audin, aménagée essentiellement sur la colline de Fourvière et dominant l'île qui deviendra l'actuelle presqu'île.

Des maquettes reconstituent les principaux monuments : temple capitolin, théâtre antique de Fourvière et l'Odéon. L'hippdodrome est évoqué par une mosaïque représentant dans les détails les courses de char qui y avaient lieu. Cette mosaïque a été découverte en 1806 dans le quartier d'Ainay et elle est une des très rares représentations des courses connue dans l'Antiquité.

Le musée contient également des objets de l'époque celte, antérieure à l'occupation romaine.

Épigraphie, stèles et autels[modifier | modifier le code]

Parmi les pièces les plus remarquables du musée, il faut mentionner la Table claudienne, une plaque de bronze qui transcrit un discours de l'empereur Claude ainsi que le Calendrier de Coligny, un calendrier gaulois comportant une des rares transcriptions écrites de la langue gauloise.

Sont aussi présentés plusieurs autels tauroboliques dont l’un est dédié en 160 pour le rétablissement de la santé de l’empereur Antonin le Pieux, qui a donné lieu à l'identification des vestiges lyonnais connus sous le nom de Sanctuaire de Cybèle, interprétation revue à la fin du XXe siècle.

Artisanat[modifier | modifier le code]

Un niveau est consacré à l'artisanat gallo-romain: céramique, mosaïques mais aussi art du métal et verrerie. Balances et poids affirment la vocation commerciale de Lyon entre Rhône et Saône. Un four de potier évoque une activité essentielle pour la vie quotidienne et le commerce.

Des entraves métalliques pour esclaves rappellent que les activités industrieuses reposaient sur l’exploitation d’une main d’œuvre servile.

Les mosaïques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mosaïque des Jeux du cirque.

De nombreuses Mosaïques de grandes dimensions ont été retrouvées sur le site antique avec des décors variés. À côté de motifs légers comme Dionysos sur une panthère ou Hercule ivre, une scène plus morale évoque le lutte de l’amour (éros) contre l’instinct (Pan).

Des pans de revêtement mural remarquablement conservés donnent une idée de la décoration peinte.

Les sarcophages[modifier | modifier le code]

Plusieurs grands sarcophages sont exposés, dont le sarcophage du triomphe de Bacchus et le sarcophage de Balazuc, un sarcophage paléochrétien du IVe siècle.

Les trésors[modifier | modifier le code]

Éléments architecturaux[modifier | modifier le code]

Publications et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphanie Boucher et Suzanne Tassinari, Musée de la civilisation gallo-romaine à Lyon - Bronze antiques - I Inscriptions statuaire vaisselle, Lyon, 1976, 155 pages ;
  • Baatz Dietwulf, Feugère Michel, « Eléments d'une catapulte romaine trouvée à Lyon », Gallia, tome 39, fascicule 2, 1981. pp. 201-210, [1].
  • Anne-Catherine Le Mer et Claire Chomer, Carte archéologique de la Gaule, Lyon 69/2, Paris, (ISBN 2-87754-099-5)

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Veille Info Tourisme.
  2. « Rapport d'activitè 2011 » [PDF], sur rhone.fr (consulté le 20 mars 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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