Atlas topographique de Lyon antique

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Espace urbanisé sur la période des premier et deuxième siècles, sur la carte du XXIe siècle (le volume 1 de l'Atlas cartographie Fourvière à l'intérieur de la boucle de la Saône, le volume 2 la partie située sur la Presqu'île).

L'Atlas topographique de Lyon antique est un programme collectif de recherche (PCR) qui cartographie la ville de Lyon sur la période majeure d'expansion antique comprise entre le milieu du premier siècle apr. J.-C. et la fin du deuxième siècle.

Démarré en 2001, sur le modèle du programme inter-régional Atlas topographiques des villes de Gaule méridionale, il regroupe une trentaine de chercheurs. La première étape a consisté à cartographier l'agglomération de Lugdunum au 1/1000e, les publiant avec des photos, des restitutions, des synthèses historiques, etc. Ensuite, des cartographies à la même échelle, mais plus denses, ont été réalisées pour la colline de Fourvière et la Presqu'île.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'atlas topographique de Lugdunum est lancé en 2001 par la DRAC Rhône-Alpes par la création d'un project collectif de recherche (PCR). Il a pour ambition de faire une synthèse des documents écrits lors des opérations d'archéologie préventive réalisés depuis la fin des années 1970 sur Lyon, soit environ un millier d'interventions[1].

Le cadre de ce travail est inspiré par celui d'un autre PCR, créé dans les années 1990 par des chercheurs du Centre Camille Jullian[2], qui a lancé les Atlas topographiques des villes de Gaule méridionale. Cette méthode de création d'atlas est elle-même issue de la Topographie chrétienne des cités de la Gaule créée par Noël Duval, Paul-Albert Février et Charles Pietri en 1975[1].

Description[modifier | modifier le code]

L'atlas topographique de Lyon vise à cartographier le développement urbain de la ville, de l'Antiquité au XVIIIe siècle. Pour l'instant, seul l'atlas antique a été lancé[1].

L'atlas de Lugdunum se concentre sur la période comprise entre le milieu du Ier siècle apr. J.-C. et inclut le IIe siècle. Cette période correspond à l'expansion maximale de la cité antique, le moment où tous les équipements étaient construits : l'amphithéâtre, le théâtre, l'odéon, l'hippodrome, les sanctuaires ou encore les thermes. Au vu de la quantité d'information disponible, la publication de l'atlas est découpée en quatre volumes : la colline de Fourvière, la Presqu'île et les quartiers fluviaux, le suburbium et les espaces funéraires, les vestiges de l'Antiquité et du haut Moyen Âge[1].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Atlas topographique de Lugdunum : Fourvière, vol. I, Revue archéologique de l'Est, , 550 p. (à paraître).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Lenoble 2018.
  2. Histoire et archéologie de la Méditerranée et de l'Afrique du Nord de la Protohistoire à la fin de l'Antiquité

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Lenoble, « L'atlas topographique de la capitale des Gaules », Archéologia, no 562,‎ , p. 32-33 (ISSN 0570-6270).
  • Michel Lenoble, « L'Atlas topographique de Lugdunum », dans Benoît Faure-Jarrosson et Daniel Régnier-Roux, Revue d'histoire de Lyon : Lyon et ses territoires, 2016-2017, Société d'Histoire de Lyon, , p. 17-22.

Liens externes[modifier | modifier le code]