Musée suisse du jeu

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Musée suisse du Jeu
Image dans Infobox.
Le Musée suisse du Jeu de La Tour-de-Peilz.
Informations générales
Type
Institution patrimoniale (en), institution culturelleVoir et modifier les données sur Wikidata
Ouverture
Surface
550 m²
Visiteurs par an
15 000
Site web
Collections
Collections
jeux de société
Nombre d'objets
10 000
Bâtiment
Protection
Bien culturel suisse d'importance régionale (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Commune
Adresse
Au Château CH-1814 La Tour-de-Peilz
Coordonnées
Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud
(Voir situation sur carte : canton de Vaud)
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Géolocalisation sur la carte : Suisse
(Voir situation sur carte : Suisse)
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Situé sur les rives du Léman, entre Vevey et Montreux, le Musée suisse du Jeu de La Tour-de-Peilz, se consacre à la conservation, la recherche, et la diffusion des formes multiples de jeux de société. À la différence de plusieurs autres musées dans le monde, le Musée Suisse du Jeu distingue le « jeu » du « jouet », et ne collectionne pas ces derniers (poupées, modélisme, etc.). Il est la plus ancienne et la seule institution de ce type en Europe. La collection, comprenant plus de 10 000 pièces, s’étend de l’Antiquité à nos jours. Elle compte des jeux du monde entier.

Histoire du musée[modifier | modifier le code]

En 1979, après une votation populaire, la municipalité de La Tour-de-Peilz fait l’acquisition du château et décide d’ouvrir ce cadre historique au public en y créant un espace de loisirs et de rencontres consacré au monde du jeu. Elle confie alors la mission d’aménager et d’animer les lieux à l’Association des amis du château. Une première exposition intitulée « Jeux de tables et damiers » est organisée en .

La commune mandate ensuite Michel Etter, alors professeur de travaux manuels à l’École supérieure de la Tour-de-Peilz, en lui donnant la mission de créer le concept du musée et d’acquérir une collection de jeux.

En 1987, le musée est officiellement inauguré. Projet novateur, il devient rapidement renommé. En effet, jusque-là personne en Suisse n’avait songé à conserver les souvenirs importants que sont les jeux de l’enfance et de l’âge adulte. En 1989, il obtient une mention spéciale dans le cadre du prix européen du musée de l’année.

En 2003, le musée et ses collections passent dans les mains de la Fondation du Musée suisse du Jeu, créée à cet effet. L’Association des amis du Musée suisse du Jeu est alors créée et remplace l’ancienne Association des amis du château.

Depuis 2002, le musée est dirigé par l’archéologue et ludographe Ulrich Schädler.

Accusant une forte baisse de fréquentation depuis 2008, le musée est en attente d'une nouvelle scénographie, qui transformera le musée en espace de jeu. Sa mise en place a pris du retard en raison des travaux de rénovation du château, qui permettront d'augmenter la surface de musée pour la porter à plus de 900 m2[1].

Exposition permanente[modifier | modifier le code]

L’exposition permanente propose un panorama du monde du jeu, de l’Antiquité à nos jours et à travers différentes typologies de jeux. Le parcours de l’exposition se déroule en dix étapes :

  • Voyajeux (jeux d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud) ;
  • Retour à la case départ (jeux de l’Antiquité) ;
  • Les jeux européens avant l’industrialisation ;
  • Cartes à jouer – jeux de cartes
  • Le corps en jeu (les jeux d’adresse)
  • Inde – pays des jeux
  • Le marché des jeux ;
  • « Ye Olde Castle » - les jeux des pubs anglais ;
  • Gagnez le gros lot ! (lotos et loteries) ;
  • Jeux de plein air.

Depuis 2007, le musée est agrémenté d’un parcours ludique de jeux de plein air qui invite à une promenade dans les jardins du château. La grande famille des jeux de plein-air, avec ou sans matériel, est ainsi bien représentée dans l’enceinte du musée.

Un café-restaurant ainsi que des espaces à louer complètent l’offre du musée.

Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

  • 1988 « Rêves de pierre »
  • 1989 « Jeux d’échecs : objet d’art »
  • 1990 « La Suisse en jeu »
  • 1990 « Jeu : tu, ils collectionnent… »
  • 1991 « Jeux de boules et de billes : du hasard au calcul »
  • 1992 « Chance, les jeux de hasard pur »
  • 1993 « Loterie »
  • 1995 « Hist(oie)res »
  • 1998 « Le jeu d’échecs céramique »
  • 1998 « Abattre pour jouer »
  • 2000 « Construire, une passion »
  • 2000 « L’Art de jouer »
  • 2001 « B.D. un monde en jeux »
  • 2001 « Billard : sport ou jeu ? »
  • 2002 « Le corps en Jeu »
  • 2004 « Kempelen – Echecs-o-mat »
  • 2004/5 « Americanopoly »
  • 2005/6 « Au fil du monde. Les jeux de ficelle »
  • 2007 « Premio Archimede »
  • 2008/9 « Le jeu discret de la Bourgeoisie. Deux siècles de culture ludique européenne »
  • 2009 « Instant Chess », œuvres réalisées par les étudiants de la Haute École du Liechtenstein
  • 2009/10 « Montagne et jeux. Entre cimes et neige à travers les jeux de société »
  • 2010/11 « UKIYO-E. Estampes japonaises de Go de la collection Erwin Gerstorfer »
  • 2011 « Premio Archimede »
  • 2011/12 « Ecce Homo Ludens. Le jeu dans l'art contemporain »
  • 2012 « Créateurs de chances. Les loteries en Europe »
  • 2013 « La création de jeux, passion ou travail »
  • 2014 « Le Tarot révélé. Jeu et divination »
  • 2014 « Le jeu et l'Histoire se rencontrent. La Première Guerre Mondiale »
  • 2015 « Veni, Vidi, Ludique ». Jouer avec l'Antiquité
  • 2015/6 « Jeux du Château d'Hauteville. La vie ludique de Château autour de 1800 »
  • 2015/16 « Le Mah-jong dans tous les sens »
  • 2016 « La Vie Sauve » Présentation du plus grand puzzle du monde
  • 2016 « Le collectionneur voyageur ». La collection d'échecs d'André Curchod
  • 2016/17 « So British! » Les jeux anglais
  • 2018/19 « Albert Smith. Le spectacle du Mont-Blanc »

Le château[modifier | modifier le code]

Le château de la Tour-de-Peilz fut construit au Moyen Âge, afin de servir de réduit défensif, de poste de surveillance du trafic lacustre sur le Léman et de douane. Ravagé pendant les guerres de Bourgogne en 1476, il fut acquis et reconstruit en 1747 par Jean Grésier, officier français. Au début du XXe siècle, une galerie soutenue par des arcades, ainsi qu’une tour marquant l’entrée principale sont construites. Les deux tours d'angle, l'enceinte, les remparts et les fossés ont été classés monuments historiques en 1973.

La bibliothèque[modifier | modifier le code]

La bibliothèque spécialisée comprend quelque 5 000 ouvrages. La collection de livres et le fonds de correspondance de Ken Whyld, historien anglais du jeu d’échecs mort en 2003, en fait partie. Elle est ouverte aux intéressés sur demande.

Activités du musée[modifier | modifier le code]

En dehors de l’exposition permanente et des expositions temporaires, le musée propose des ateliers pédagogiques pour les enfants, les adultes et les entreprises. Un dossier pédagogique est à la disposition des enseignants. Des événements réguliers y ont également lieu, comme le Tournoi international d’awélé ou la rencontre annuelle des créateurs suisses de jeux. Notons encore que les prototypes lauréats du concours de créateurs de jeux « Premio Archimede »[2] sont exposés au musée.

Depuis , Le Château des Jeux, événement majeur organisé un dimanche, réunit éditeurs de jeux, associations de jeux, exploitants de jeux et un large public. L'événement a lieu chaque année.

L'Association des amis du musée[modifier | modifier le code]

Créée en 2003, l’Association des amis du Musée suisse du Jeu a pour but de favoriser le développement du musée, d’enrichir ses collections et d’intensifier ses liens avec le public.

Elle cherche notamment à rapprocher les personnes portant intérêt au jeu comme bien culturel universel, à promouvoir la réputation du musée, à financer des recherches, à faciliter ou réaliser la publication d’études et d’ouvrages spécialisés, à enrichir la collection, à encourager la participation de bénévoles dans le cadre des animations organisées par le musée, à améliorer les services du musée et à organiser des conférences.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Roger Kaysel et al., La Suisse en jeu, 1989 (ISBN 3-85545-037-4).
  • Michel Etter, Jeux d’échecs : objets d’art, 1989 (ISBN 288375005X).
  • Michel Etter, Jeu : tu, ils collectionnent, 1990 (OCLC 756977640).
  • Philippe Addor, Jeux de billes et de boules, 1991 (ISBN 2-88375-007-6).
  • Philippe Addor et al., Chance : les jeux de hasard pur, 1992.
  • Marimée Montalbetti, HistOIEres, 1995 (ISBN 2-88375-008-4).
  • Bernard Giry et al., L’art de jouer, 2000 (ISBN 2-9514573-2-4).
  • Bruce Whitehill, Americanopoly, 2004 (ISBN 2-88375-009-2).
  • Ernst Strouhal et Brigitte Felderer, Kempelen. Echecs-o-mat - Schachautomat, 2004.
  • Jeux de l’humanité, 5 000 ans d’histoire culturelle des jeux de société, Ulrich Schädler (ed.), 2007 (ISBN 978-2-8321-0298-5).
  • Spiele der Menschheit, 5000 Jahre Kulturgeschichte der Gesellschaftsspiele, Ulrich Schädler (ed.), 2007 (ISBN 978-3-89678-615-9).
  • Créateurs de Chances. Les loteries en Europe, Ulrich Schädler (éd.), 2012 (ISBN 978-2-88375-025-8).
  • Thierry Depaulis, Le Tarot révélé, 2013 (ISBN 978-2-88375-013-5).
  • Mah jong, le jeu, Jennifer Genovese (éd.), 2015 (ISBN 978-2809711240).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stéphanie Arboit, « La Tour-de-Peilz – Vieillot, le Musée suisse du jeu est la cible de critiques », sur 24 heures, (consulté le ).
  2. studiogiochi.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]