Laurent Mucchielli

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Laurent Mucchielli
Description de l'image Laurent Mucchielli.JPG.
Naissance (47 ans)
Nice (France)
Nationalité Drapeau : France française
Pays de résidence France
Diplôme
doctorat en histoire des sciences sociales, EHESS (1996)
Profession
Activité principale
Famille

Laurent Mucchielli est un sociologue français né le à Nice (Alpes-Maritimes)[1]. Après avoir travaillé sur l’histoire et l’épistémologie des sciences humaines, il s’est orienté vers la sociologie de la délinquance et des politiques de sécurité.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Laurent Mucchielli commence ses études à l’université Paris VII - Diderot, puis à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) où il soutient le une thèse d'histoire intitulée De la nature à la culture. Les fondateurs français des sciences de l’homme (1870-1940) sous la direction d'Ernest Coumet[2].

Le 2 octobre 2004, il soutient à l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne une habilitation à diriger les recherches (HDR) en sociologie intitulée De l’histoire des sciences de la déviance à la sociologie du crime[3], sous la direction de Jean-Michel Chapoulie.

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1996, Laurent Mucchielli est chargé d’études au groupe de recherche « Louis Dirn » que dirige Henri Mendras dirige à l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques (OFCE) dépendant de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP)[4]. En 1997, il est recruté comme chargé de recherche en sociologie au CNRS, affecté au Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (CESDIP)[5]. Il est promu au grade de directeur de recherche au CNRS[réf. nécessaire] en 2007.

Chercheur et enseignant[modifier | modifier le code]

Mucchielli travaille dans le cadre du CESDIP de 1996 à 2010, et participe Groupe européen de recherche sur les normativités (GERN)[6]. Il dirige le CESDIP de 2004 à 2009. Durant cette période, il donne également des cours de sociologie à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) et intervient au Centre national de formation et d'études de la protection judiciaire de la jeunesse (CNFE-PJJ)[réf. nécessaire], puis à l’École nationale de la magistrature (formation continue, à Paris)[réf. nécessaire]. Ponctuellement, il interviendra au Collège interarmées de défense (Paris)[réf. nécessaire] ainsi qu’à l’École des officiers de la gendarmerie nationale de Melun[réf. nécessaire].

Au 1er novembre 2010, Laurent Mucchielli est rattaché au Laboratoire méditerranéen de sociologie (LAMES), à Aix-en-Provence, partie de la Maison méditerranéenne des sciences de l'homme (MMSH). Il enseigne à alors à l'université d'Aix-Marseille.

Début 2011, Laurent Mucchielli créé l'Observatoire régional de la délinquance et des contextes sociaux (ORDCS), programme de recherche transversal de la MMSH, conventionné avec le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA)[7]. Il propose une mise en réseau des différents chercheurs, enseignants-chercheurs et étudiants avancés, et réunit le directeur, deux ingénieures d’étude, douze enseignants-chercheurs, sept doctorants, six post-doctorants et quatre chercheurs contractuels[8]. Fin 2012, Laurent Mucchielli publie dans la Revue de sciences criminelles et de droit pénal comparée un bilan de cette expérimentation, qui critique l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales[9].

Responsabilités éditoriales[modifier | modifier le code]

En 1994, il crée avec Claude Blanckaert la collection « Histoire des sciences Humaines » aux éditions L’Harmattan[10].

En 1997, sur proposition de Philippe Robert, Laurent Mucchielli intègre le comité éditorial de la revue internationale francophone Déviance et société. Il en sera par la suite le directeur scientifique de 2000 à 2004 en compagnie du sociologue Dominique Duprez[11].

En 1999, Mucchielli créé la Revue d’histoire des sciences humaines (RHSH) éditée aux Presses universitaires du Septentrion[12], puis par les éditions Sciences Humaines[13]. Il codirige ensuite la revue pendant dix ans[réf. nécessaire] en compagnie du sociologue Olivier Martin.

En 2004, Mucchielli intègre le Conseil d’administration[réf. nécessaire] de l'Association française de sociologie (AFS). Il crée avec Philippe Robert le réseau thématique no 3 (l’association en compte 48) « Normes, déviances et réactions sociales » et participe avec notamment les sociologues Daniel Bertaux et Philippe Cibois[14] à la création en 2006 de la revue de l’association, Socio-Logos, dont Mucchielli est membre du comité de lecture[15].

En 2009, Mucchielli participe à la fondation de la revue Sociologie dirigée par le sociologue Serge Paugam[16]. Dans le même temps, il crée la collection « Questions de société » aux éditions Champ social[17].

Mucchielli est membre du comité scientifique[réf. nécessaire] de la revue Sociétés et jeunesses en difficulté[18] ainsi que membre du Conseil scientifique de l’ l'Association pour l'histoire de la protection judiciaire des mineurs (AHPJM)[réf. nécessaire] fondée par Jacques Bourquin[19],[20].

Engagement[modifier | modifier le code]

Laurent Mucchielli est un chercheur engagé à gauche, bien que n’étant membre d’aucun parti politique. Il souligne les pièges du fonctionnement médiatique[21]. En 2012, dans la préface de son livre Vous avez dit sécurité ?, il se réclame de la pensée du sociologue Pierre Bourdieu.

En mars 2001, Mucchielli publie aux éditions de La Découverte un petit livre intitulé Violences et insécurité. Fantasmes et réalités dans le débat français. Il y analyse ce qu'il nomme être « le spectacle de la violence » organisé par les médias, la récupération politique du thème de « l’insécurité », l’action de certains lobbies sécuritaire (notamment certains syndicats de police)[réf. nécessaire], l’usage abusif des « statistiques de la délinquance » et le discours « catastrophiste » de ses collègues criminologues au premier rang desquels les universitaires Alain Bauer et Xavier Raufer[22].

Fin 2001, après les attentats du 11 septembre, Mucchielli, créé le groupe « CLARIS. Agir pour clarifier le débat sur la sécurité » en compagnie de plusieurs sociologues. Le groupe Claris publie des tribunes dans le quotidien Libération mettant en cause notamment la déshérence de la notion de prévention[23], le « tout sécuritaire » des lois votées ente 2002 et 2007[24], l’ethnicisation des débats sur la délinquance et l’usage politique de la notion de « racisme anti-blancs »[25].

En 2009, Mucchielli lance un site internet baptisé « Délinquance, justice et autres questions de société » qui reprend ses propres travaux puis qu’il élargit pour en faire un « Site de ressources documentaires et d'analyse critique animé par un réseau de chercheurs en sciences sociales » dont il est le rédacteur en chef[26],[27]

Travaux de recherches[modifier | modifier le code]

Histoire des sciences humaines[modifier | modifier le code]

Les premières recherches de Mucchielli sont consacrées à la naissance de l’école française de sociologie, l’école durkheimienne, et à la façon dont la sociologie a influencé toutes les sciences humaines de l’époque : historiens, géographes, économistes, linguistes, psychologues, etc.

Par ailleurs, Mucchielli manifeste un intérêt particulier pour l’histoire des sciences criminelles et l’histoire de la sociologie de la déviance. Son premier livre collectif est intitulé Histoire de la criminologie française (L’Harmattan 1994). Il y produit plusieurs contributions sur la naissance de la sociologie du crime (1880-1914), sur l’école d’anthropologie criminelle de Lacassagne et sur l’histoire des théories psychanalytiques du crime de Freud à nos jours[28].

Il a également travaillé sur l’histoire de l’eugénisme tant dans ses relations avec l’hygiénisme et avec la criminologie biologisante de la fin du XIXe siècle[29] qu’au travers de la pensée du médecin français Alexis Carrel[30].

Recherches sur la criminalité[modifier | modifier le code]

Laurent Mucchielli commence à travailler sur la criminalité à la fin des années 1990. Constatant la quasi absence de recherche sur les crimes de sang, pourtant si médiatisés par ailleurs, il s’oriente vers l’étude des homicides. Son texte principal est publié en 2004 dans la revue Population[31] et traduit en anglais[32]. À partir du dépouillement d’une centaine d’affaires criminelles jugées en cour d’appel dans le sud-ouest de la région parisienne durant dix ans (1987-1996), Mucchielli analyse les caractéristiques démographiques et sociales de 122 meurtriers et de leurs victimes. Il met notamment en évidence la très forte surreprésentation des milieux populaires et même des couches les plus pauvres de la population, tant dans la population des meurtriers que dans celle de leurs victimes, ainsi que le poids de l’inactivité et du chômage. Il souligne aussi l’importance des déstructurations familiales précoces (abandons, placements divers) et, plus encore, des conflits familiaux.

Sur le plan théorique, Mucchielli rejoint les discussions initiées par des auteurs américains travaillant sur les notions de « désorganisation sociale » et de « désagrégation sociale » et par des auteurs français travaillant sur les notions de « désaffiliation », de « disqualification » ou de « désinsertion » pour proposer de dépasser la seule analyse des caractéristiques sociales et familiales des personnes au moment des crimes afin de considérer leurs « histoires de vie » et intégrer notamment les composantes familiales et scolaires qui ont marqué leurs trajectoires. Dans un autre article, Mucchielli détaille les éléments relatifs à l’histoire familiale des auteurs d’homicides et vient sur le terrain des psychiatres discuter notamment les notions de « psychopathie » et « sociopathie »[33].

En 2009, il organise avec l’historien néerlandais Pieter Spierenburg un séminaire européen dont est tiré un livre sur l’histoire des homicides en Europe du Moyen Âge à nos jours[34].

Ces recherches font de Mucchielli le spécialiste français de l’homicide[réf. nécessaire]. Mais il s’intéresse aussi aux viols, à deux reprises. D’abord, en 2005, il publie un livre consacré aux viols collectifs, rebaptisés « tournantes » par les médias au tout début des années 2000[35].

En 2008, Mucchielli constitue une équipe de recherche sur les viols. Pendant deux ans, l’équipe récolte et analyse 425 affaires de viol impliquant 488 auteurs et 566 victimes dans trois juridictions (Paris, Versailles et Nîmes). Mucchielli propose une « typologie relationnelle » des viols (basée sur l’étude des relations entre auteurs et victimes) et dégagent cinq catégories de viols : les viols intra-familiaux, les viols conjugaux, les viols de proximité, les viols collectifs et viols de faible connaissance[36]. En 2010, Véronique Le Goaziou publie le livre principal issus de cette recherche, mettant en évidence l’importance de la figure du « violeur en série de proximité », principalement incestueux[37].

Recherches sur la délinquance juvénile[modifier | modifier le code]

Laurent Mucchielli a élaboré un programme de recherche qui comporte trois volets :

  1. une recherche documentaire de type historique ou comparative puisque les questionnements de la délinquance juvénile sont en réalité anciens.
  2. une recherche statistique. Il va ainsi collecter et comparer les multiples données disponibles sur le sujet, qui sont d’une part des données administratives (statistiques de police depuis 1972 et statistiques de justice : statistiques spécifiques de l’éducation surveillée depuis 1945 puis, pour la période contemporaine, statistique des condamnations depuis 1984 et statistiques du parquet depuis 1992), d’autre part des enquêtes en population générale (enquêtes de victimation et de délinquance auto-reportée)[38].
  3. un travail empirique de dépouillement de dossiers judiciaires en grand nombre. Son équipe va recueillir et analyser 557 dossiers judiciaires de mineurs impliquant 750 auteurs et 765 victimes, poursuivis pour des infractions à caractère violent (violences verbales, physiques ou sexuelles) dans un tribunal de la région parisienne durant les premiers mois de deux années éloignées (1993 et 2005).

Recherches sur les émeutes urbaines[modifier | modifier le code]

Laurent Mucchielli, comme la plupart de ses collègues, manifeste son intérêt pour le phénomène des émeutes urbaines. L’ampleur de cet événement social, de même que celle de la réaction politique (l’instauration de l’État d'urgence en France) l’ont décidé à proposer à d’autres sociologues de former une équipe pour réaliser une recherche « à chaud » sur ces événements[39].

Mesure statistique de la délinquance[modifier | modifier le code]

Mucchielli accorde une place importante à l’analyse quantitative dans ses recherches déjà détaillées. Il est partisan d'une doctrine dite des "trois ‘règles d’or" dans l’analyse statistique en sciences humaines : 1) On ne peut rien dire d'un chiffre si l'on ignore comment il a été fabriqué ; 2) Un seul chiffre ne saurait permettre de décrire ni mesurer un phénomène social complexe ; 3) Les chiffres ne ‘parlent pas d'eux-mêmes’, c'est nous qui les faisons parler »[40],[41].

En 2009, il participe à un ouvrage signé sous le pseudonyme « Lorraine Data », œuvre d’un collectif de fonctionnaires issus de la statistique publique et de la recherche, dont la plupart sont tenus à l’obligation de réserve[42]. Les auteurs y expliquent que « maîtriser l'information statistique a toujours constitué un enjeu pour les pouvoirs en place. Mais, depuis quelques années, la manipulation des chiffres s'est amplifiée ».

Alors que les statistiques policières mettent en avant une augmentation de la violence urbaine depuis le début des années 1980 et une hausse de la délinquance des mineurs entre 1996 et 2005, Laurent Mucchielli conteste ces chiffres et réfute « la thèse d’une aggravation (« augmentation », « durcissement », « rajeunissement ») de la violence des mineurs[43]. Ces statistiques, selon Mucchielli, ne seraient nullement le reflet de la réalité, mais le résultat de la nouvelle incrimination de ces comportements qui autrefois n'auraient pas été considérés comme des infractions et de la pression qui serait exercée sur la justice et la police pour « accentuer les poursuites pénales à l’encontre des mineurs afin de lutter contre “le sentiment d’impunité”  »[43].

Le sociologue Sebastian Roché commentant ces prises de position parle de sociologie « militante » qui ne veut voir dans le sentiment d’insécurité des populations victimes qu'une réaction purement irrationnelle[44]. Pour les causes elles-mêmes de cette violence, Laurent Mucchielli souligne le rôle de l'environnement socio-économique, notamment ghettoïsation, taux de chômage et échec scolaire, responsables, selon lui de ces dérives. Ces thèses sont largement contestées par Sebastian Roché pour qui l'origine et la situation sociale n'expliquent pas tout[45] et qui analyse également les relations parents-enfants et le rapport à l'école.

Prix et distinctions scientifiques[modifier | modifier le code]

  • En 2004, Mucchielli a reçu le Prix Denis Szabo du meilleur article publié dans la revue canadienne Criminologie en 2003 et 2004[46]. L’article primé est intitulé Délinquance et immigration en France : un regard sociologique[47].
  • En 2006, Laurent Mucchielli a reçu à 38 ans la médaille de bronze du CNRS (en sociologie) récompensant les travaux des « jeunes chercheurs »[48],[49].

Critiques et controverses[modifier | modifier le code]

Depuis 2001, Laurent Mucchielli intervient dans le débat public, remettant en cause notamment :

  • l’instrumentalisation politique de la peur de la délinquance[50] ;
  • l’usage médiatique des faits divers et le spectacle de la violence[51],[52],[53],[54] ;
  • l’idée d’une montée continuelle de la violence[55] ;
  • l’idée d’une violence due principalement aux mineurs[56],[57],[58] ;
  • l’idée d’une « violence gratuite »[59] ;
  • l’idée d’un lien fondamental entre délinquance et immigration[60] ;
  • la peur exagérée de l’Islam engendrant l’islamophobie[61] ;
  • le prétendu « retour de l'antisémitisme » en France[62]. Laurent Mucchielli dénonce dans cette polémique « une incapacité [du CRIF] à prendre ses distances avec l’État israélien, ce qui est le pendant et l’amplificateur de l’incapacité de nombreux Français maghrébins à distinguer la politique israélienne de la communauté juive en général ». Cette position et cette analyse ont été contestées dans une chronique de Meïr Waintrater reprise par le bulletin du CRIF[63] ;
  • le débat sur « l'identité nationale »[64] ;
  • la réduction des émeutes à un problème de délinquance[65],[66],[67],[68],[69],[70] ;
  • la détérioration des liens entre polices et population[71] et l’escalade de la violence entre jeunes et policiers nationaux ou municipaux[72],[73],[74] ;
  • l’illusion du prétendu « Plan Marshall pour les banlieues »[75] ;
  • la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale[76] ;
  • la tournure de plus en plus sécuritaire et moralisatrice des politiques publiques[77],[78],[79],[80], conduisant à une véritable « frénésie sécuritaire » ;
  • la dissimulation des causes économiques et sociales de la délinquance[81] ;
  • l’alignement de la justice des mineurs sur celle des majeurs[82] ;
  • la manipulation des « statistiques de la délinquance »[83],[84],[85],[86],[87] ;
  • la dépénalisation de la délinquance économique et financière[88] ;
  • la croyance dans la « solution miracle » que serait la vidéosurveillance[89]. Il s'oppose sur ce sujet à Alain Bauer[90] ou au préfet Jean-Louis Blanchou[91] ;
  • la volonté de créer une « nouvelle criminologie » au profit du « lobby sécuritaire »[92],[93].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) CV sur le site du Parlement européen.
  2. Voir l'annonce sur la site thèse.fr.
  3. Notice SUDOC [1]
  4. Qui est Louis Dirn ?, Sciences humaines, no 84, juin 1998
  5. Site du CESDIP
  6. Site du GERN
  7. Présentation de l'ORDCS
  8. Présentation des chercheurs de l'ORDCS
  9. Chronique de criminologie, 2012
  10. Collection « Histoire des sciences Humaines »
  11. Déviance et société, vol. 24 no 4, 2000
  12. page de la revue sur le site des Éditions du Septentrion
  13. Page de la revue sur le site des éditions Sciences humaines
  14. Site personnel de Philippe Cibois
  15. Comité de rédaction de Socio-Logos
  16. Site de la revue Sociologie
  17. Collection « Questions de société »
  18. Sociétés et jeunesses en difficulté
  19. De l'éducation surveillée à la protection judiciaire de la jeunesse
  20. Publications de Jacques Bourquin
  21. Le sociologue dans le champ médiatique : diffuser et déformer ?, Débat entre Cyril Lemieux, Laurent Mucchielli et Érik Neveu, 2010
  22. Douteux audits alarmistes., Patricia Tourancheau, Libération, 26 juin 2001
  23. Ce que prévention veut dire Libération, 17 mars 2004
  24. Sécurité intérieure: une loi qui s'en tient aux symptômes Libération, 14 janvier 2003
  25. La dérive ethnique Libération, 5 avril 2005
  26. site de Laurent Mucchielli section À propos
  27. Liens-socio
  28. Histoire de la criminologie française
  29. Criminologie, hygiénisme et eugénisme en France (1870-1914), 2000
  30. Revue Esprit
  31. Population, vol. 59 no 2, p. 203-232, 2004
  32. (en) Population vol.59 no 2, p. 167-194, 2004
  33. QUELQUES RÉFLEXIONS CRITIQUES SUR LA« PSYCHOPATHOLOGIE DES BANLIEUES », Laurent Mucchielli, VEI Enjeux, no 126, septembre 2001
  34. Histoire de l'homicide en Europe
  35. Le scandale des tournantes, 2005
  36. Les viols jugés en cours d'assises : typologie et variations géographiques, 2010
  37. Le viol, aspects sociologiques d'un crime, 2011
  38. Agor débats/jeunesses, Vol. 56, no 3, 2010
  39. Quand les banlieues brûlent…
  40. Savoir/Agir no 14 AlterIndic
  41. Savoir/Agir no 14 Entretien
  42. Le grand trucage, texte signé Lorraine Data
  43. a et b Délinquance : comment interpréter les chiffres ?, Julien Bonnet, scienceshumaines.com, 30 août 2010
  44. « Les statistiques de police créeraient une illusion d’optique, les victimes d’agression seraient aux prises avec des “constructions sociales de la réalité” (il faut l’expliquer à ceux qui ont eu leur voiture brûlée, leur maternelle détruite), le sentiment d’insécurité serait purement irrationnel », Sébastian Roché, Le Frisson de l’émeute. Violences urbaines et banlieues, Seuil, 2006
  45. « Les jeunes de milieux aisés volent autant en supermarché que ceux des couches modestes, ils fument plus de cannabis et en vendent également plus souvent.  », Le Frisson de l’émeute. Violences urbaines et banlieues, Seuil, 2006
  46. Site de la revue canadienne Criminologie
  47. Article Délinquance et immigration en France : un regard sociologique, 2003
  48. Communiqué du CNRS
  49. Les lauréats 2006 sur le site du CNRS.
  50. « La France, les États-Unis et la violence », Le Monde, 21 juillet 2001
  51. Des «boucs émissaires» pour une «société apeurée», Libération du 26/07/04
  52. «Les faits divers ont fait un retour en force par le biais de la télé», entretien, Libération du 07/01/12
  53. “Le drame de Toulouse ne peut pas être politisé”, entretien, lesinrocks.com, 20 mars 2012
  54. Toulouse: “Il sera nécessaire de créer une commission d’enquête parlementaire”, entretien, lesinrocks.com, 22 mars 2012
  55. « Pour comprendre la violence », interview dans Le Monde, 13 novembre 2001.
  56. Libération du 18/12/10
  57. Laurent Mucchielli : "La délinquance des mineurs n'est pas en augmentation", entretien, Le Monde du 10/12/08
  58. Délinquance des mineurs : les contre-vérités de Brice Hortefeux, entretien, Le Monde du 04/11/09
  59. Des «violences non crapuleuses» aux motifs futiles, Libération du 13/04/10
  60. Laurent Mucchielli. Politique securitaire : le show et l’effroi, entretien, Siné Mensuel, février 2012
  61. L'islamophobie : une myopie intellectuelle ?, Laurent Mucchielli, cairn.info, Mouvements, Vol. 31, no 1, 2004
  62. Rue89, Pseudo retour de l'antisémitisme : un rituel au dîner annuel du Crif, blog rue89, 6 mars 2009
  63. Le déni de l'antisémitisme, Meïr Waintrater, crif.org, 18 mars 2009
  64. L'immigration sert la France, Laurent Mucchielli, Libération du 13/04/07
  65. Le problème numéro 1, c'est le processus de ghettoïsation qui travaille la société française depuis trente ans, entretien, Le Monde, 11 décembre 2007
  66. Émeutes, une histoire française, Libération, 7 décembre 2007
  67. Banlieues : les habitants craignent logiquement que demain soit pire, Libération, 28 octobre 2006
  68. Sarkozy démenti par les faits un an après, Libération, 24 octobre 2006
  69. Clichy, des chiffres pour le dire, Libération, 20 octobre 2006
  70. La réaction politique est de traiter les émeutes comme un problème de délinquance, entretien, Le Monde, 10 août 2011
  71. Libération, Les contrôles contribuent à provoquer les infractions, 6 avril 2007
  72. Libération, Police municipale : les leçons à tirer du drame de Woippy, 15 février 2010
  73. Libération, La mort, l'émeute et la police municipale de Woippy: «Circulez, y a rien à voir» ?, 14 février 2010
  74. Les policiers et les gendarmes ont tout intérêt à être parfaitement clairs, Libération, 27 juin 2012
  75. Les banlieues ont-elles besoin d'un énième plan ?, tribune, Libération, 22 janvier 2008
  76. «Nous exigeons la suppression du ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration», appel, Libération, 4 décembre 2009
  77. Libération, Sécurité: «Comme Juppé et Balladur», 18 avril 2001
  78. L’espoir plutôt que la répression, tribune, Libération, 24 novembre 2008
  79. « Le débat sur la sécurité reste intimement lié au poids de l'État jacobin », interview dans Le Monde, 14 janvier 2010.
  80. « La prévention de la délinquance menacée », Le Monde, 23 août 2011.
  81. « Il faut revenir à l'analyse des causes de la délinquance », interview dans Le Monde, 25 mars 2009.
  82. C'est la justice des mineurs qu'on assassine, Laurent Mucchielli et cosignataires, Libération, 21 juin 2011
  83. « Trois questions à Laurent Mucchielli », entretien, Le Monde, 4 février 2000.
  84. Triche : la statistique, c’est très pratique, Libération, 29 mai 2009
  85. Délinquance des mineurs, l'intox des chiffres du gouvernement, Libération, 3 décembre 2008
  86. Délinquance : la «mobilisation» miracle d’Hortefeux, Libération, 3 février 2010
  87. Faut-il croire les statistiques ?, Laurent Mucchielli, Pour la science, no 70, janvier 2011
  88. « Délinquance économique : l'impunité s'accroît en France », tribune de Thierry Godefroy et Laurent Mucchielli dans Le Monde, 13 novembre 2010
  89. L. Mucchielli, T. Le Goff, E. Heilmann, La vidéoprotection, une gabegie, Le Monde, 31 mai 2011
  90. France Inter, Le téléphone sonne, Alain Bedouet, 8 septembre 2009/2010, 19h20 - 20h00.
  91. Jean-Louis Blanchou à la tête du Comité de pilotage stratégique pour le Développement de la vidéo protection, vidéosurveillance-infos.com, 2 juillet 2010.
  92. La "criminologie" entre succès médiatique et rejet universitaire, Laurent Mucchielli et cosignataires, Le Monde, 28 mars 2012
  93. Vers une criminologie d’État en France ?, Laurent Mucchielli, Politix, Vol. 89, no 1, 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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