Maniac Mansion: Day of the Tentacle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Maniac Mansion
Day of the Tentacle
Éditeur LucasArts
Développeur LucasArts
Concepteur Dave Grossman
Tim Schafer
Musique Clint Bajakian
Michael Land
Peter McConnell

Date de sortie Juin 1993[1]
Genre Aventure
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme DOS, Mac OS
Média 7 disquettes, 1 CD-ROM
Contrôle clavier, souris

Évaluation ESRB : E ?
PEGI : 3+
Moteur SCUMM

Day of the Tentacle, également connu sous le nom de Maniac Mansion II: Day of the Tentacle est un jeu d'aventure graphique de type pointer-et-cliquer publié par LucasArts en juin 1993. Le jeu est sorti à la fois sur disquette et sur CD-ROM, fait suite à Maniac Mansion, publié en 1987, et permet au joueur d'incarner Bernard Bernoulli et ses amis Hoagie et Laverne dans leur quête pour empêcher le démoniaque Tentacule Pourpre de dominer le monde. Pour cela, le joueur doit résoudre des puzzles et voyager dans le temps pour explorer différentes périodes de l'histoire.

L'équipe de développement du jeu a été dirigé par Dave Grossman et Tim Schafer, deux des développeurs de The Secret of Monkey Island et Monkey Island 2: LeChuck's Revenge. Pour simplifier le développement, ils décident de ne reprendre qu'une quantité limitée des éléments du premier épisode de la série, supprimant notamment la possibilité de sélectionner un personnage. Le jeu s'inspire notamment des cartoons de Chuck Jones et de l'histoire des États-Unis. Day of the Tentacle est le huitième jeu développé par LucasArts à utiliser le moteur SCUMM et le premier jeu de la société à utiliser des voix interprétées par des acteurs.

À sa sortie, il est très bien accueilli par les critiques qui mettent en avant le style cartoon de ses graphismes et ses éléments comiques. Day of the Tentacle est considéré comme une des références du genre et apparaît régulièrement dans des listes des meilleurs jeux encore en 2013[2].

Trame[modifier | modifier le code]

Day of the Tentacle se déroule cinq ans après les évènements de Maniac Mansion. Au début du jeu, le Tentacule Pourpre – un mutant créé par le savant fou Fred Edison – boit les substances toxiques émanant du laboratoire de son maître. Ces substances lui font pousser deux bras, développent son intelligence et le poussent à vouloir dominer le monde. Le docteur Fred Edison décide alors de tuer le Tentacule Pourpre et son ami, le Tentacule Vert, mais ce dernier envoie un message à son vieil ami Bernard Bernoulli pour lui demander de l'aide. Celui-ci se rend alors à la maison des Edison avec ses amis Laverne et Hoagie et libère les deux tentacules. Le Tentacule Pourpre s'enfuit alors et part à la conquête du monde[3].

Devant l'impossibilité de déjouer les plans du Tentacule Pourpre, le docteur Fred décide d'utiliser sa machine temporelle pour envoyer Bernard, Laverne et Hoagie couper la machine déversant les rejets toxiques avant que le Tentacule Pourpre ne les boive. La machine temporelle souffre cependant d'un défaut de conception, le docteur Fred ayant utilisé un faux diamant pour l'alimenter, celle-ci envoie les trois amis à trois époques différentes. Laverne se retrouve ainsi 200 ans dans le futur, dans un monde dominé par le Tentacule Pourpre, alors qu'Hoagie est envoyé 200 ans dans le passé à l'époque où les Pères fondateurs écrivaient la Constitution des États-Unis. De son côté, Bernard reste dans le présent et Fred Edison lui demande de trouver un vrai diamant pour faire fonctionner la machine temporelle pendant que Laverne et Hoagie cherchent un moyen d'alimenter les capsules temporelles dans lesquels ils ont voyagé. Pour pallier l'absence d’électricité, Hoagie se fait aider par Benjamin Franklin et par l'ancêtre de Fred Edison, Red Edison, pour concevoir une batterie lui permettant d’alimenter sa capsule. Pendant ce temps, Laverne parvient à échapper aux Tentacules qui dominent le monde et utilise une rallonge pour relier sa capsule au réseau électrique. Au cours de leurs quêtes respectives, les trois amis s'envoient des objets via leurs capsules temporelles et modifient l'histoire pour s'entraider.

Finalement, Bernard parvient à acquérir un diamant en utilisant les royalties acquises par la famille Edison pour le jeu Maniac Mansion, permettant à ses deux amis de revenir dans le présent. Le Tentacule Pourpre arrive alors et vole une capsule temporelle pour revenir le jour d'avant et les empêcher de couper la machine déversant les produits toxiques. Il est suivi par le Tentacule Vert qui vole une deuxième capsule temporelle. Bernard, Hoagie et Laverne utilisent alors la dernière capsule temporelle pour les poursuivre. En arrivant à destination, le trio découvre que leurs corps ont fusionné, les transformant en un monstre à trois têtes. Pendant ce temps, le Tentacule Pourpre a utilisé la machine pour ramener une infinité de version de lui-même venant du futur afin d’empêcher les trois héros de désactiver la machine à déchets toxiques. Le trio parvient néanmoins à vaincre les Tentacules Pourpres et à arrêter la machine, empêchant les évènements d'avoir lieu. Après être revenu au présent, le docteur Edison découvre qu'ils n'ont pas fusionné en monstre mais qu'ils sont simplement coincés dans les mêmes vêtements. Le jeu se termine alors, les crédits de celui-ci défilant devant un drapeau américain en forme de tentacule, résultant d'une modification du passé effectué au cours du jeu.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Comme son prédécesseur Maniac Mansion, Day of the Tentacle est un jeu d'aventure en deux dimensions de type pointer-et-cliquer. Le joueur dirige un personnage dans les environnements du jeu en cliquant avec une souris d'ordinateur. Pour interagir avec son environnement, le joueur doit utiliser sa souris pour sélectionner une des neuf commandes disponibles (comme « utiliser » ou « parler à »), puis cliquer sur l'objet ou le personnage sur lequel il souhaite effectuer l'action. C'est le dernier jeu basé sur le moteur SCUMM dans lequel les commandes et l'inventaire sont affichés en bas de l'écran, les suivants - comme Sam and Max Hit the Road - bénéficiant d'une nouvelle interface permettant de sélectionner les actions à l'aide d'un menu déroulant et d'un inventaire séparé[4],[5].

Day of the Tentacle utilise les voyages dans le temps comme principaux ressorts de son intrigue. En effet, au début du jeu, les trois protagonistes se retrouvent à trois époques différentes à cause d'une machine temporelle défectueuse. Après avoir complété une première série de puzzles, le joueur peut à tout moment changer de personnage et ainsi interagir avec l'environnement du jeu à trois périodes différentes. Les objets peuvent être directement échangés entre les personnages en utilisant les toilettes des capsules temporelles ou en étant simplement laissés à un endroit, un personnage situé dans le futur pouvant alors le récupérer. Les actions effectuées à une époque influencent le futur et de nombreux puzzles du jeu sont basés sur l’altération du futur. Par exemple, un des puzzles demande au joueur d’envoyer la fiche médicale d’un tentacule dans le passé afin de l’utiliser pour faire modifier le drapeau américain, ce nouveau drapeau pouvant alors être utilisé dans le futur pour se déguiser en tentacule[6].

Dans Maniac Mansion, les personnages contrôlés par le joueur pouvaient être tués à la suite de certaines séries d’évènements. À partir du jeu Loom (sorti en 1990), LucasArts adopte cependant une nouvelle philosophie dans ce domaine. Considérant que le jeu ne doit pas punir le joueur pour avoir exploré le monde, le studio améliore le système de jeu en empêchant les personnages contrôlés par le joueur d’être tués, système qu’ils appliquent sur Day of the Tentacle.

La totalité de Maniac Mansion est disponible dans Day of the Tentacle, le joueur pouvant y accéder via un ordinateur trouvé dans le jeu. Inédite à l’époque, cette pratique a depuis été réutilisée par de nombreux autres développeurs[7].

Développement[modifier | modifier le code]

À la suite d'une série de succès dans le domaine des jeux d’aventure, LucasArts propose à Dave Grossman et à Tim Schafer de superviser le développement d’un nouveau jeu. Le studio considère en effet que, bénéficiant de l’expérience acquise auprès de Ron Gilbert sur le développement des premiers Monkey Island, les deux développeurs sont maintenant capables d’encadrer une équipe et de mener à bien un projet. Trouvant l’humour de Grossman et Schafer adapté à celui de Maniac Mansion, la société leur propose d’en développer la suite, proposition qu’ils s’empressent d’accepter[8]. Dans un premier temps, ils sont aidés par Gilbert et par Gary Winnick, les créateurs de Maniac Mansion, pour l’écriture du scénario et la définition du planning de développement[8],[9]. D’après Tim Schafer, le budget total pour le développement du jeu s’élève à environ 600 000 USD[10].

Conception artistique[modifier | modifier le code]

En écrivant le scénario, les quatre concepteurs ont imaginé plusieurs possibilités avant de tomber d’accord sur l’idée de voyages dans le temps, proposé par Gilbert, qu’ils jugent intéressante. Grossman et Schafer décident de reprendre les personnages du premier épisode qu’ils pensent être les plus amusants. Ils choisissent ainsi de garder la famille Edison – qu’ils considèrent comme « essentielle » – et le personnage de Bernard à cause de son côté nerd[8]. Les deux autres protagonistes du jeu, Laverne et Hoagie, sont inspirés de l’ex petite amie mexicaine de Grossman et d’un fan de Megadeth rencontré par Schafer[11]. Grossman et Schafer envisageaient au départ utiliser un système de sélection des personnages similaire à celui de Maniac Mansion mais ils décident d’abandonner l’idée, qui d’après eux n’apporte pas grand-chose au gameplay, pour simplifier le développement et réduire les coûts de production[8]. Pour les mêmes raisons, trois personnages jouables disparaissent en cours de développement, dont Razor, une musicienne déjà présente dans Maniac Mansion, Chester, un poète noir de la beat generation, et une hippie nommée Moonglow. L’idée de Chester est cependant réutilisée pour la création des deux jumeaux de la famille Edison[9]. D’après les développeurs, le nombre réduit de personnages a permis de réduire la sollicitation du moteur de jeu en termes de scripting et d’animation[4]. L’ensemble de l’équipe collabore à la conception des personnages. Ils commencent ainsi par discuter de leurs personnalités, Larry Ahern créant ensuite leurs apparences. À partir de ses dessins, de nouvelles idées sont proposées par les concepteurs. La conception artistique s’inspire des cartoons de Chuck Jones comme Rabbit of Seville, What's Opera, Doc? et Duck Dodgers in the 24½th Century. Grossman cite également les cartoons de Pépé le putois comme ayant inspiré le jeu et note que le gag des rayures de peinture dans Penelope Pussycat avait inspiré un des puzzles du jeu. Une année a été nécessaire aux artistes pour créer l’ensemble des animations du jeu. Peter Chan a dessiné les décors, deux jours lui ayant été nécessaires pour créer chaque arrière-plan[9]. D’après Grossman, l’écriture du script était un des aspects les plus simples du développement mais il précise qu’il rencontrait des difficultés à écrire en présence des autres membres de l’équipe et qu’il se consacrait donc à cette tâche le soir, lorsque moins de monde était présent au bureau[8],[9].

Grossman et Schafer organisaient régulièrement des brainstormings tous les deux pour réfléchir aux différents puzzles du jeu. Sur ce sujet, ils ont également collaboré avec les autres membres de l’équipe ainsi qu’avec d’autres employés de LucasArts. Les énigmes liées à l’histoire des États-Unis ont été conçues à partir des souvenirs qu’avaient les développeurs de leurs études. Pour certains éléments, Grossman a cependant conduit des recherches plus poussées afin de garantir une certaine précision historique[8],[9].

Technologie et audio[modifier | modifier le code]

Day of the Tentacle utilise le moteur SCUMM développé à l’origine pour Maniac Mansion[8]. LucasArts a cependant peu à peu modifié celui-ci. Ainsi, la liste des actions pouvant être réalisées par le joueur a été réduite et les objets qu’ils possèdent apparaissent sous forme d’icône plutôt que sous forme de texte[8].

Day of the Tentacle est le premier jeu développé par LucasArts à inclure un doublage réalisé par des acteurs[Note 1]. Cet aspect du jeu est géré par Tamlynn Barra. Grossman et Schafer lui ont expliqué comment ils imaginaient les voix des différents personnages et celle-ci a conduit des auditions avec des acteurs remplissant ces critères. Elle a ensuite présenté les meilleures auditions au duo. La sœur de Schafer, Ginny, participe à ces auditions et est choisie pour doubler le personnage d’Edna[8]. Pour le personnage de Bernard, Grossman et Schafer ont eu des difficultés à trouver une voix correspondant à leurs critères[8],[9]. Pour simplifier la recherche d’un doubleur, Grossman expliqua que le personnage devait parler comme Les Nessman du show télévisé WKRP in Cincinnati. Barra lui répondit qu’elle connaissait l’agent de l’acteur jouant ce personnage, Richard Sanders, qu’elle recrute pour le projet[8],[12]. Parmi les acteurs recrutés pour le doublage se trouvent Denny Delk et Nick Jameson qui double chacun cinq personnages du jeu[8]. L’enregistrement des dialogues s’est déroulé au studio 222 à Hollywood. Barra a dirigé les acteurs séparément depuis une cabine de production, leurs expliquant le contexte de chaque passage et leur décrivant les aspects du jeu correspondant[13].

La musique originale du jeu a été écrite par Clint Bajakian, Peter McConnell, et Michael Land, qui ont chacun, respectivement, écrit la plupart de la musique du passé, présent et futur des sections du jeu.

Versions[modifier | modifier le code]

Day of the Tentacle est un des premiers jeux vidéo à être publié sur CD-ROM et sur disquette[13]. La version sur disquette a été créée pour permettre aux joueurs ne disposant pas encore de lecteur de CD-ROM de jouer. La différence de capacité entre les deux formats a obligé Grossman à supprimer certains éléments du jeu, comme le doublage, afin que le jeu tienne sur six disquettes[9].

En 2003, LucasArts a réédité ses plus grands succès dont Day of the Tentacle dans une compilation. Ils ont eu recours à l'émulateur ScummVM — développé indépendamment — pour faire fonctionner ces anciens jeux vidéo sur des systèmes d'exploitation actuels.

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes obtenues
Day of the Tentacle
Média Nat. Notes
Adventure Gamers US 5/5[14]
Allgame US 3.5/5[15]
Gen4 FR 94 %[3]
Jeuxvideo.com FR 95 %[16]
Joystick FR 89 %[17]
RPG Fan US 92 %[18]
Compilations de notes
Metacritic US 93 %[19]
GameRankings US 95 %[20]

Ventes[modifier | modifier le code]

À sa sortie, Day of the Tentacle connait un succès commercial modéré avec environ 80 000 copies vendues[11].

Critiques[modifier | modifier le code]

À sa sortie, Day of the Tentacle est unanimement salué par la presse spécialisée. Ainsi, dans le test du jeu publié par Computer Gaming World en 1993, Charles Ardai met en avant l’humour omniprésent de celui-ci ainsi que la qualité de son interface. Il félicite également les concepteurs pour les améliorations apportées au système de jeu avec notamment la disparition des « culs-de-sac » du scénario et de la mort des personnages contrôlés par le joueur. La qualité du doublage est également mise en avant, Charles notant entre autres que celui-ci rendrait fier l’acteur Mel Blanc qui doublait les personnages créés par Tex Avery. Plus généralement, la critique compare souvent le jeu aux cartoons des années 1940 et 1950, et en particulier à la série des Looney Toons, et note de nombreuses similitudes que ce soit en termes d’humour, d’animation ou de cadrage[21]. Dans le magazine Dragon, Sandy Petersen met également en avant l’humour du jeu et ses graphismes rappelant ceux des cartoons. Les effets sonores et la musique sont décrits comme étant « excellents » et Sandy juge que le jeu est un des meilleurs du genre bien qu’il regrette que celui-ci soit extrêmement court[22].

Le jeu reçoit également un accueil positif dans la presse généraliste. Dans The Advocate, le test désigne le jeu comme étant à des années-lumière de l’original et explique que l’amélioration de son interface, de ses effets sonores et de ses graphismes rendent l’expérience du jeu plus amusante. D’après la critique, LucasArts signe ainsi un nouveau jeu de qualité réussissant à améliorer le plaisirs de jeu tout en réduisant les connaissances techniques nécessaires pour le faire tourner[23]. Dans le Boston Herald, Geoff Smith note que la qualité de l'animation des personnages du jeu est digne de celle des dessins animés et accueille de manière positive la disparition des « culs-de-sac » du scénario et de la mort des personnages[24]. Dans le journal The Blade, les graphismes du jeu sont décrits comme réussis et sont comparés à ceux de la série de dessin animé Ren et Stimpy. Comme dans beaucoup d'autres critiques, l'humour, les effets sonores et la musique du jeu sont mis en avant et sont décrits comme « hilarants ». L'auteur de l'article juge notamment la performance de Richard Sanders comme étant le point fort du doublage et conclut que Day of the Tentacle est « un bon jeu d'aventure doublé d'un cartoon rigolo »[25]. Le journaliste du New Straits Times décrit lui aussi le jeu comme étant « très marrant ». Il note cependant que les puzzles du jeu ne reposent sur aucune logique mais malgré ce problème, il considère quand même Day of the Tentacle comme le jeu comique de l'année[26]. Le journaliste du The Jerusalem Post décrit le jeu comme un des plus marrants et amusants auquel il ait joué, notant que celui-ci semble être mieux fini que The Secret of Monkey Island ou Monkey Island 2: LeChuck's Revenge. Il regrette néanmoins qu'une configuration puissante, incluant notamment une carte Sound Blaster, soit nécessaire pour profiter pleinement du jeu[27].

Dans les rétrospectives publiées par les sites spécialisés, le jeu est généralement décrit comme un classique du jeu d'aventure qui est indispensable pour tous les fans du genre[28]. Ainsi, dans la rétrospective de la série du site IGN, Travis Fahs note que si celui-ci n'a pas révolutionné le jeu d'aventure, il reste néanmoins une référence du genre alors que sur le site Eurogamer, John Walker le décrit simplement comme un des meilleurs existants[29],[30].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Depuis sa sortie, Day of the Tentacle apparaît régulièrement dans des listes des meilleurs jeux vidéo de tous les temps publiées par la presse spécialisée. En 1996, le magazine Computer Gaming World le classe ainsi à la 34e position de son classement et explique que celui-ci avait ridiculisé son prédécesseur Maniac Mansion grâce à la qualité de ses séquences animées, à son scénario et à son doublage[31]. En 2004, le site Adventure Gamers le place à la tête de son classement des 20 meilleurs jeux d’aventure de tous les temps, notant que celui-ci est « parfait » et que la rédaction n’a pas hésité avant de lui donner la première place[32]. Le jeu apparaît également à plusieurs reprises dans le classement publié chaque année par le site IGN dans lequel il se place à la 60e place en 2005 et à la 84e en 2007[33],[34]. Le même site l’inclut également dans sa liste des 10 meilleurs titres d’aventure développés par LucasArts[35] et inclut le méchant du jeu, le Tentacule Pourpre, dans son classement des 100 meilleurs méchants de jeu vidéo[36]. En 2008, le magazine PC Gamer le classe également à la 30e position de son classement des meilleurs jeux de tous les temps[37] et dans sa rétrospective du jeu, le site GameSpot le désigne comme un des meilleurs jeux de tous les temps[7].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « 20th Anniversary », LucasArts Entertainment Company LLC,‎ .
  2. « Top 111 jeux vidéo », sur www.senscritique.com, SensCritique (consulté le 30 juin 2013). Attention, le classement est mis à jour tous les week-ends. La référence était donc valable à la date de consultation de la page web.
  3. a et b Yann et Didier, « Test de Day of the Tentacle », Gen4, no 57,‎ , p. 67-71.
  4. a et b (en) « Hall of Fame: Guybrush Threepwood », GamesTM, Imagine Publishing, no 3,‎ 2010, p. 188–189.
  5. (en) « Sam & Max Hit the Road », GamesTM, Highbury Entertainment, vol. 1,‎ 2005, p. 128–129 (ISSN 1448-2606, OCLC 173412381).
  6. (en) Mark Langshaw, « Retro Corner: 'Day Of The Tentacle' (PC) », sur Digital Spy,‎ .
  7. a et b (en) Greg Kasavin, « The Only Good Tentacle Is a Green Tentacle », sur GameSpot.com,‎ .
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l (en) « Behind the Scenes: Maniac Mansion + Day of the Tentacle », GamesTM, no 3,‎ , p. 22-27.
  9. a, b, c, d, e, f et g (en) Kim Wild, « The Making of Day of the Tentacle », Retro Gamer, no 81,‎ , p. 84-87 (lire en ligne).
  10. (en) Fred Dutton, « Double Fine Adventure passes Day of the Tentacle budget », sur Eurogamer.net,‎ .
  11. a et b (en) « Master of Unreality: The life and times of Tim Schafer, from metal to LucasArts and Double Fine—and back to metal... », Edge, Future Publishing, no 204,‎ , p. 82-87.
  12. Mike et Sandie Morrison, The Magic of Interactive Entertainment, Sams (ISBN 978-0-672-30590-0), p. Interactive Entertainment Today.
  13. a et b (en) Russell Sipe, « Lights, Camera, Interaction », Computer Gaming World, no 108,‎ , p. 44.
  14. (en) Chris Remo, « Test de Day of the Tentacle », sur Adventure Gamers,‎ .
  15. (en) Lisa Karen Savignano, « Test de Day of the Tentacle sur MAC », sur Allgame.com.
  16. (en) Josh Lyman, « Test de Day of the Tentacle », sur Jeuxvideo.com,‎ .
  17. calor, « Test de Day of the Tentacle », Joystick, no 40,‎ , p. 142-145.
  18. (en) Slime, « Test de Day of the Tentacle », sur RPG Fan.
  19. (en) « Bilan des scores obtenus par Day of the Tentacle », Metacritic.com.
  20. (en) « Bilan des scores obtenus par Day of the Tentacle », GameRanking.com.
  21. (en) Charles Ardai, « There's A Sucker Born Every Minute », Computer Gaming World, no 110,‎ , p. 46–47, 80.
  22. (en) Sandy Petersen, « Eye of the Monitor », Dragon, no 199,‎ novembre1993, p. 56–64.
  23. (en) Phil LaRose, « Maniac Sequel Fights Influence of Long Arm of Purple Tentacle », The Advocate,‎ , p. 32.
  24. (en) Geoff Smith, « COMPUTER GAMES; 'Tentacle' Grabs Your Attention », Boston Herald,‎ , p. 57.
  25. (en) Vox Day, « Day of the Tentacle », The Blade,‎ , p. 16 (lire en ligne).
  26. (en) Lim Choon Wee, « The Fun Continues in Maniac Mansion 2 », New Straits Times,‎ , p. 18.
  27. (en) Daniel Baum, « Stop the Tentacle From Taking Over the World », The Jerusalem Post,‎ , p. 5.
  28. (en) Remo, Chris, « Day of the Tentacle review », sur Adventure Gamers,‎ .
  29. (en) Travis Fahs, « Back to the Mansion », sur IGN.com,‎ .
  30. (en) John Walker, « Retrospective: Maniac Mansion: Day of the Tentacle », sur Eurogamer.net,‎ .
  31. « 150 Best Games of All Time », Computer Gaming World, no 148,‎ , p. 68.
  32. (en) Evan Dickens, « Les 20 meilleurs jeux d’aventure de tous les temps », sur Adventure Gamers,‎ .
  33. (en) « IGN's Top 100 Games », sur IGN.com,‎ 2005.
  34. (en) « IGN Top 100 Games 2007: 84 », sur IGN.com,‎ 2007.
  35. (en) « Top 10 LucasArts Adventure Games », sur IGN.com,‎ .
  36. (en) « Top 100 Videogame Villains - Purple Tentacle is number 82 », sur IGN.com.
  37. (en) « PC Gamer's Top 100 », sur Computer and Video Games.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. . Un autre jeu d’aventure développé par le studio, Indiana Jones and the Fate of Atlantis, sort un mois avant Day of the Tentacle mais celui-ci n’inclut un doublage que dans sa version améliorée publiée en 1993.

Références[modifier | modifier le code]