Maison d'arrêt de Bois-d'Arcy

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Maison d'arrêt de Bois-d'Arcy
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Coordonnées 48° 48′ 23″ nord, 2° 01′ 48″ est
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Maison d'arrêt de Bois-d'Arcy
Fonctionnement
Date d'ouverture 1980

La maison d'arrêt de Bois-d'Arcy est située dans le département des Yvelines. Elle est mise en service en 1980[1].

Elle permet, pour les prévenus et détenus condamnés à de courtes peines, l'incarcération dans le département de leurs domiciles usuels en lieu et place des maisons d'arrêt plus éloignées de Nanterre ou de la Santé à Paris. Elle est située au n° 5 bis de la rue Alexandre-Turpault au nord du territoire de la commune, enclavée dans la forêt domaniale de Bois-d'Arcy.

Histoire[modifier | modifier le code]

Initialement prévu pour être un centre de détention[2], l'établissement ouvre en 1980 comme maison d'arrêt. Il héberge au premier étage du petit quartier une unité pour mineurs, qui sera fermée en 2008. La construction puis l'ouverture en 2016 d'un quartier de semi-liberté dans son enceinte le transforme en centre pénitentiaire[3].

  • En 1996, un détenu, Jawad Zaouiya âgé de 20 ans, est décédé dans sa cellule à la suite de l'incendie d'un matelas allumé par un codétenu. L'État a été condamné pour défectuosité du Système de détection incendie[4].
  • En , un détenu se suicide après avoir été placé dans une cellule disciplinaire à la suite de l'agression d'un gardien et d'une première tentative de suicide[5]. La France est condamnée pour « traitements inhumains et dégradants et violation du droit à la vie » par la Cour européenne des droits de l'homme.
  • En , environ 25 détenus de la prison se sont rebellés pour protester contre les mesures de sécurité mises en place (portail métallique de contrôle)[6]. L'émeute est rapidement réduite sans faire de victime.

Fonctionnement de l'établissement[modifier | modifier le code]

Une maison d'arrêt reçoit d'une part les détenus en attente de jugement et d'autre part les détenus condamnés dont le reliquat de peine n'excède pas une année lors de leur condamnation définitive. Toutefois deux exceptions existent ; si une procédure d'appel est en cours ou si le détenu est encore en cours de jugement pour une autre affaire.

La maison d'arrêt de Bois-d'Arcy compte 520 places mais abritait 970 détenus lors de la visite de Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des Lois de l’Assemblée nationale lors de sa visite le [7].

Au 1er janvier 2020, le quartier maison d'arrêt héberge 929 détenus pour 503 places, et le quartier de semi-liberté 47 détenus pour 61 places[8].

C'est une prison exclusivement d'hommes.

Régime carcéral[modifier | modifier le code]

Le régime carcéral en maison d'arrêt se distingue de celui des autres prisons car il doit être compatible avec le statut contraignant des prévenus, notamment la restriction et la surveillance de la communication avec l'extérieur. Cette communication est restreinte car le prévenu ne doit pas pouvoir faire pression sur un témoin par exemple. Ces restrictions s'appliquent généralement aux prévenus comme aux détenus condamnés pour des raisons pratiques. L'usage du téléphone et d'internet est par conséquent interdit dans les maisons d'arrêt.

Mais depuis 2007, les nouvelles règles pénitentiaires européennes doivent être mises en application. Ainsi les condamnés de certaines maisons d'arrêt ont accès aux cabines téléphoniques comme en centre de détention ou en Centrale.

Évasion[modifier | modifier le code]

En , trois détenus, dont Michel Lepage, dit « le gros », un caïd du « gang de la banlieue sud », s'évadent de la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy avec un hélicoptère dont le pilote est pris en otage. Ils sont repris et condamnés à des peines de prison[9].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de la Justice
  2. Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté, Rapport de visite de la maison d’arrêt de Bois d’Arcy (Yvelines), , 73 p. (lire en ligne), p. 50
  3. Le 4 décembre 2015 à 17h20, « Bois-d'Arcy : des détenus en semi-liberté dès 2016 », sur leparisien.fr, (consulté le )
  4. philrr.blog.lemonde
  5. Le Journal du dimanche, La France condamné pour un suicide à Bois d'Arcy
  6. Le Parisien du 12 août 2008
  7. « "Montrez-moi une cellule bien crade" : visite surprise d'une députée en prison - L'Obs », sur nouvelobs.com, (consulté le ).
  8. Direction de l'Administration Pénitentiaire, Statistique des établissements des personnes écrouées en France, , 56 p. (lire en ligne), p. 25
  9. Le Figaro

Voir Aussi[modifier | modifier le code]