Izon-la-Bruisse

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Izon-la-Bruisse
Izon-la-Bruisse
mairie du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
André Mathieu
2020-2026
Code postal 26560
Code commune 26150
Démographie
Gentilé Izonais, Izonaises
Population
municipale
11 hab. (2018 en augmentation de 22,22 % par rapport à 2013)
Densité 0,75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 22″ nord, 5° 35′ 39″ est
Altitude Min. 773 m
Max. 1 532 m
Superficie 14,65 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Izon-la-Bruisse

Izon-la-Bruisse est une commune française, située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Izon-la-Bruisse est situé au sud-est du département, à 12 km de Séderon.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par un affluent de la Méouge, le Riançon[1], ainsi que par ses deux affluents : le ravin du Degoutail, et le ravin de la Bruisse[réf. nécessaire].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Izon-la-Bruisse est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (88,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (90 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (35,3 %), zones agricoles hétérogènes (11,3 %), cultures permanentes (0,3 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Commune dispersée des deux côtés du col Saint-Jean (1159 m)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[10] :

  • 1269 : Aisonum (archives des Bouches-du-Rhône, fonds de Malte).
  • 1280 : Castrum Ysonis (inventaire des dauphins, 235).
  • 1317 : Castrum de Ysone (Valbonnais, II, 165).
  • 1516 : mention de la paroisse : Cura de Ysono (pouillé de Gap).
  • 1706 : La cure d'Isson (rôle de décimes).
  • 1790 : Villefranche-Izon-et-Chabreil.
  • 1891 : Izon, commune du canton de Séderon.

(non daté)[réf. nécessaire] : Izon-la-Bruisse.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Izon
La Bruisse

Nom d'un ruisseau de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[10] :

  • Au point de vue féodal, Izon était une terre premièrement possédée par les barons de Mévouillon.
  • 1270 : possession d'une branche cadette de cette famille qui en fait hommage aux dauphins [du Viennois] en tant que comtes du Gapençais.
  • Fin XVe siècle : passe (par mariage) aux Grolée-Bressieu.
  • 1608 : vendue au conseiller Charles Tonnard.
  • Passe (par mariage avec la fille unique de Charles Tonnard) aux Vaulserre des Adrets, derniers seigneurs.

Le château est démoli sur l'ordre de Louis XIII[9].

Avant 1790, Izon était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation et du bailliage du Buis, formant une paroisse du diocèse de Gap, dont l'église était sous le vocable de Saint-Rémy et dont les dîmes appartenaient au prieur de Mévouillon qui présentait à la cure[10].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, Izon forma, conjointement avec Villefranche, une municipalité du canton de Montauban, dite de Villefranche-Izon-et-Chabreil, mais il est devenu en l'an VIII une commune distincte du canton de Séderon[10].

Le , la base locale du Maquis Ventoux a fait l'objet d'une attaque par les troupes allemandes[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie d'Izon-la-Bruisse

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Michel Vincent    
mars 2008 En cours André Mathieu[12] SE Agriculteur retraité

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2018, la commune comptait 11 habitants[Note 2], en augmentation de 22,22 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
170172181146141173159127127
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
125135131134130120114111108
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
969767473435272118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
105586141499
2018 - - - - - - - -
11--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête : 1er août[9].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Site de l'ancienne église Saint-Rémy d'Izon-la-Bruisse

La commune a la particularité de ne plus avoir d'église[réf. nécessaire].

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : lavande, ovins[9].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bruno Razzoli, dit Raymond Benoît, chef des résistants du Maquis Ventoux, cantonné à Izon-la-Bruisse. Il était né à Lamporecchio en Toscane le . Avant la guerre, il avait été militant syndicaliste, responsable de la fédération CGT Chimie des Bouches-du-Rhône et membre du PCF. Lieutenant des FFI, il est arrêté par les Allemands dans la traversée de Villefranche le Château le au matin. Emmené probablement à Orange, il est torturé jusqu'au . Il est ramené pour être exécuté d'une balle dans la tête au lieu-dit La Geneste, sur la commune d'Izon-la-Bruisse, le . Inhumé dans la Nécropole nationale d'Eygalayes[17], il fut exhumé en 1945 et inhumé à Salon de Provence. (Source : La Tragédie du Maquis d'Izon, édité par Mémoire Résistance HB. Robert PINEL, président de l'association memoire.resistancehb@orange.fr ). Le maire d'Izon-la-Bruisse refuse d'honorer les morts de cette tragédie sur sa commune. Les plaques photographiées sont posées à Eygalayes sur la stèle de la Ferme Monteau[réf. nécessaire].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Izon-la-Bruisse possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche du Riançon sur le site du SANDRE
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 26 avril 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 26 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b c d e f g et h Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Izon-la-Bruisse.
  10. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 180.
  11. Maquis Ventoux
  12. Izon-la-Bruisse sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 20 novembre 2014).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. MemorialGenWeb.org -Bruno RAZZOLI