Izon-la-Bruisse

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Izon-la-Bruisse
Izon-la-Bruisse
Vue générale du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Nyons et Baronnies

Séderon (avant mars 2015)

Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
André Mathieu
2014-2020
Code postal 26560
Code commune 26150
Démographie
Gentilé Izonais, Izonaises
Population
municipale
hab. (2015 en augmentation de 12,5 % par rapport à 2010)
Densité 0,61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 22″ nord, 5° 35′ 39″ est
Altitude Min. 773 m
Max. 1 532 m
Superficie 14,65 km2
Localisation

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Izon-la-Bruisse est une commune française, située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes. Bien que située dans son périmètre, la commune ne fait pas partie du Parc naturel des Baronnies provençales créé en 2014.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Laborel Rose des vents
Montauban-sur-l'Ouvèze N Sainte-Colombe
Hautes-Alpes
O    Izon-la-Bruisse    E
S
Vers-sur-Méouge Eygalayes Ballons

Izon-la-Bruisse est situé au sud-est du département, à 12 km de Séderon. Les communes les plus proches sont Eygalayes, Vers-sur-Méouge et Laborel. La commune est arrosée par un affluent de la Méouge, le Riançon[1], ainsi que par ses deux affluents : le ravin du Degoutail, et le ravin de la Bruisse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le premier toponyme est Aisonum, et date de 1269[2]. Viennent ensuite - Castrum Ysonis, en 1280[3] puis Castrum de Ysone, en 1317[4], Cura de Ysono, en 1516[5] et la cure d'Isson, en 1706[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Panneau indicateur d'Ison

Au cours du Moyen Âge, cette terre appartenait aux barons de Mévouillon, puis passa en 1270 à une branche cadette de cette famille, qui en rendit hommage au Dauphin du Viennois, comte du Gapençais. La dernière héritière de cette maison l'apporta en dot, vers la fin du XVe siècle, aux Grolée-Bressieu. Ceux-ci la vendirent, en 1608, au conseiller Charles Tonnard. Sa fille unique s'étant alliée aux Vaulserre des Adrets, ceux-ci conservèrent Ison jusqu'à la Révolution[7].

Avant cette période charnière, Ison était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation et du bailliage de Buis, formant une paroisse du diocèse de Gap. Au début du XVIIIe siècle, son église était placée sous le vocable de saint Rémy et ses dimes appartenaient au prieur de Mévouillon. En 1790, Ison forma, conjointement avec Villefranche-le-Château, une municipalité du canton de Montauban-sur-Ouvèze, dite de Villefranche-Izon-et-Chabreil, puis, en l'an VIII, une commune distincte du canton de Séderon[7].

Le , la base locale du Maquis Ventoux a fait l'objet d'une attaque par les troupes allemandes[8].

Article détaillé : Maquis Ventoux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie d'Izon-la-Bruisse
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Michel Vincent    
mars 2008 en cours André Mathieu[9] SE Agriculteur retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2015, la commune comptait 9 habitants[Note 1], en augmentation de 12,5 % par rapport à 2010 (Drôme : +4,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
170172181146141173159127127
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
125135131134130120114111108
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
969767473435272118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
105586141499
2015 - - - - - - - -
9--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Sports et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Site de l'ancienne église Saint-Rémy d'Izon-la-Bruisse

La commune a la particularité de ne plus avoir d'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative dédiée à Bruno Razzoli

Bruno Razzoli, dit Raymond Benoît, chef des résistants du Maquis Ventoux, cantonné à Izon-la-Bruisse, était né à Lamporecchio, en Toscane, le . Avant la guerre, il avait été militant syndicaliste, responsable de la fédération CGT Chimie des Bouches-du-Rhône et membre du PCF. Lieutenant des FFI, Il est arrêté par les Allemands dans la traversée de Villefranche le Château le 22 février au matin. Emmené probablement à Orange, il est torturé jusqu'au 28 février. Il est ramené pour être exécuté d'une balle dans la tête au lieu-dit La Geneste, sur la commune d'Izon-la-Bruisse, le 28 février Inhumé dans la Nécropole nationale d'Eygalayes[14]il fut exhumé en 1945 et inhumé à Salon de Provence. (Source : La Tragédie du Maquis d'Izon, édité par Mémoire Résistance HB. Robert PINEL, président de l'association memoire.resistancehb@orange.fr ). Le maire d'Izon la Bruisse, refuse d'honorer les morts de cette tragédie sur sa commune. Les plaques photographiées sont posées à Eygalayes sur la stèle de la "Ferme Monteau".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche du Riançon sur le site du SANDRE
  2. Archives des Bouches-du-Rhône, fonds de Malte
  3. Inventaire des Dauphins, f° 235.
  4. Valbonnais, L. II, f° 165.
  5. Pouillé de Gap
  6. Rôle de décimes
  7. a et b Dictionnaire topographique de la Drôme
  8. Maquis Ventoux
  9. Izon-la-Bruisse sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 20 novembre 2014).
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. MemorialGenWeb.org -Bruno RAZZOLI

Liens externes[modifier | modifier le code]