Liste des raffineries françaises

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Pétrole brut et raffineries en France;
Raffinerie de Donges.

La France compte actuellement[Quand ?] 9 raffineries en activité, dont 8 sont situées en métropole, la dernière étant en Martinique.

À la suite des deux chocs pétroliers de 1973 et 1979, plusieurs raffineries ont été arrêtées. Avec la crise du raffinage européen survenant depuis 2009, quatre autres raffineries ont été fermées[Quand ?] (Flandres, Reichstett, Berre et Petit-Couronne).

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Elles ont une capacité annuelle de raffinage d'un total d'environ 70 millions de tonnes (soit 510 millions de barils) de pétrole brut par an selon l'Union française des industries pétrolières (Ufip - chiffres 2014).

Ces raffineries sont alimentées par voie maritime et/ou par des oléoducs tel que le Pipeline Sud-Européen ou le PLIF (PipeLine de l'Île-de-France).

Nom Compagnie Commune Département Capacité (Mt/an) Schéma de raffinage Mise en service Indice de complexité Nelson Particularités
Raffinerie de Normandie Total Gonfreville-l'Orcher Seine-Maritime 12.3 DRC V I + DHC 1932 8.7 Pétrochimie associée + huiles + ETBE + bitumes
Raffinerie de Donges Total Donges Loire-Atlantique 11.0 DRC V A I 1933/1947 5.7 bitumes
Raffinerie de Port-Jérôme-Gravenchon ExxonMobil Notre-Dame-de-Gravenchon Seine-Maritime 11.7 DRC A I 1933 9.4 Pétrochimie associée + huiles + bitumes
Raffinerie de Lavéra PETROINEOS Martigues (Lavéra) Bouches-du-Rhône 10.2 DRC V I + DHC 1933 4.9 Pétrochimie associée + bitumes
Raffinerie de Provence jusqu'en 2015, Plateforme de la Mède Total Châteauneuf-les-Martigues Bouches-du-Rhône 7.5 en 2015, 0.5 en 2018 DRC V A I 1935 6.7 bitumes jusqu'en 2015, biodiesel à partir de 2018
Raffinerie de Feyzin Total Feyzin Rhône 5.8 DRC V A 1964 7.2 ETBE + pétrochimie associée + bitumes
Raffinerie de Fos ExxonMobil Fos-sur-Mer Bouches-du-Rhône 5.6 DRC 1965 6.3 bitumes
Raffinerie de Grandpuits Total Grandpuits-Bailly-Carrois Seine-et-Marne 4.8 DRC V A 1966 7.7 bitumes
Raffinerie des Antilles SARA Fort-de-France Martinique 0.8 HSK 1967

Anciennes raffineries[modifier | modifier le code]

Le groupe TOTAL a annoncé l'arrêt de toute son activité de raffinage de pétrole brut à La Mède (raffinerie de Provence) d’ici à la fin de 2016, un site qui perd environ 150 millions d’euros par an depuis 2011. Il a décidé d’y investir 200 millions d’euros pour créer « la première bioraffinerie de France ». 

À la suite, d'une part des deux chocs pétroliers de 1973 et 1979, d'autre part de la mise en service dans les années 1970 et 1980 de nombreuses centrales nucléaires, la consommation de produits pétroliers en France a fortement diminué. Le raffinage est alors devenu surcapacitaire et plusieurs raffineries ont été arrêtées.

D'autre part, durant les années 1990 et 2000, la consommation d'essence a largement chuté au profit de la consommation de gazole qui, elle, s'est envolée à la suite de la modification du comportement des automobilistes incités par la taxation. L'adaptation de l'outil de raffinage aux nouvelles exigences du parc automobile étant coûteux et techniquement limité (on ne peut transformer de l'essence en gazole, ou ne pas produire d'essence mais plus de gazole à partir d'un pétrole brut donné), plusieurs raffineries ont été arrêtées face à la surcapacité de production d'essence, le gazole manquant étant désormais importé.

Les raffineries arrêtées ont été pour la plupart converties en dépôts de produits pétroliers. Il existe environ 120 dépôts de produits pétroliers en France.

  • Elf :
    • Raffinerie d'Ambès (fermée en 1987)
    • Raffinerie de Gargenville (fermée en 1983)
    • Raffinerie d'Herrlisheim (fermée en 1984)
    • Raffinerie d'Hauconcourt (ESSO 40 % actionnaire ; fermée en 1982)
    • Raffinerie de Valenciennes (fermée en 1982)
    • Raffinerie de Vern-sur-Seiche (fermée en 1978)
  • Shell :
    • Raffinerie de Pauillac (fermée en 1986)
  • Esso (ExxonMobil) :
    • Raffinerie de Bordeaux (fermée en 1983)
    • Raffinerie de la Mailleraye (fermée en 1974)

Sources[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :