Leonidas Polk

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Leonidas Polk
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Leonidas Polk
Fonction
Évêque
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 58 ans)
MariettaVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Christ Church Cathedral (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeance
Formation
Activités
Prêtre, homme politique, militaire, propriétaire d'esclavesVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
William Polk (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Lucius Junius Polk (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Frances Ann Devereux Polk (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
William Mecklenburg Polk (en)
Frances Polk Skipwith (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Arme
Grade militaire
Conflit
Archives conservées par
Manuscripts and Archives Department Yale University Library (d)
Louis Round Wilson Library (en) (2965)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Leonidas Polk
signature

Leonidas Polk () est un militaire américain, général de l'armée confédérée durant la guerre de Sécession. Il est le petit-cousin du président James K. Polk. Il était aussi évêque de l'Église épiscopalienne, ce qui lui a valu le surnom de Fighting Bishop.

Il fut un général très controversé en raison de sa promotion pour des raisons politiques et son amitié avec le président Jefferson Davis. Il est aussi connu pour ses nombreuses disputes avec son supérieur, le général Braxton Bragg. Il est mort durant la campagne d'Atlanta.

Origine et formation[modifier | modifier le code]

Polk est né à Raleigh en Caroline du Nord. Son père était un vétéran de la guerre d'indépendance et un riche planteur.

Leonidas Polk étudie à l'université de Caroline du Nord, avant d'entrer à West Point. Étudiant brillant, il sort en 1827 et devient second lieutenant dans l'artillerie[note 1].

Lorsqu'il était à West Point, il s'était fait baptiser au sein de l'Église épiscopalienne. Fin 1827, il quitte l'armée pour poursuivre ses études au séminaire de Richmond. Il est ordonné diacre en 1830, puis pasteur l'année suivante.

Le , il épouse Frances Ann Deveraux, dont il aura huit enfants. En 1832, la famille s'installe dans le Tennessee, où Leonidas Polk construit une chapelle, St. John's church. En 1840, il est le plus important propriétaire d'esclaves du comté, avec 111 esclaves. Il est aussi l'oncle du futur brigadier général confédéré Lucius E. Polk[1](p1546).

Il est élu évêque de Louisiane en . Il est l'un des fondateurs de l'Université du Sud, à Sewanee, Tennessee.

Guerre de Sécession[modifier | modifier le code]

Une fois la sécession décidée, il n'hésite pas à offrir ses services à son ami et camarade de West Point, Jefferson Davis. Il est nommé major general (général de division) le et commande le département numéro 2 qui comprend la région comprise entre le Mississippi et le Tennessee. Le , il décide d'envahir le Kentucky – État qui avait proclamé sa neutralité – et d'occuper la capitale, Columbus.

En , il commande le premier corps dans l'Armée du Mississippi et participe à la bataille de Shiloh. Après la bataille de Perryville, il entre en désaccord avec son supérieur, le général Braxton Bragg, dont il ne cessera plus de demander la démission.

Promu lieutenant général le , il combat à la bataille de la Stones River et à la bataille de Chickamauga. Refusant d'obéir à certains ordres de Bragg, il est suspendu de son commandement à la fin de 1863.

Son ami Jefferson Davis le nomme alors pour commander la région du Mississippi et de la Louisiane orientale, puis de l'Alabama et l'est du Mississippi. Dans cette position, il est incapable de s'opposer à la progression de l'armée de l'Union dirigée par le général William Tecumseh Sherman. Durant la campagne d'Atlanta, il meurt au cours d'escarmouches le .

« Homme de haute taille, d'allure martiale, officier jouissant d'une réputation flatteuse, il ne fut jamais à la hauteur de ce qu'il promettait de devenir dans sa jeunesse »[2]. Bien que son commandement fut bien peu convaincant, il était très populaire parmi ses soldats et sa mort fut durement ressentie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il est de la même promotion que les futurs généraux Napoléon Bonaparte Buford, Philip St. George Cooke et Gabriel James Rains. Les deux premiers ont combattu dans les rangs de l'Union et le dernier dans ceux de la Confédération.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Spencer Tucker, James R. Arnold, Roberta Wiener et Paul G., Jr. Pierpaoli, American Civil War : the definitive encyclopedia and document collection, Santa Barbara, California, ABC-CLIO (ISBN 978-1-85109-677-0 et 1851096779, OCLC 827082865, lire en ligne)
  2. McPherson, La Guerre de Sécession, p. 322.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Huston Horn, Leonidas Polk : warrior bishop of the Confederacy, Lawrence, University Press of Kansas, , VIII-592 p. (ISBN 9780700627509, OCLC 1060179472).