Kilroy was here

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Le graffiti « Kilroy was here » redessiné
« Kilroy Was Here » gravé sur le National World War II Memorial.

Kilroy was here est un célèbre graffiti qui apparaît pendant la Bataille de Normandie. Il se compose généralement d'un dessin schématique représentant un personnage à gros nez, timidement caché derrière un mur, et du texte : « Kilroy was here ».

Alors que les troupes américaines progressaient, elles avaient la surprise de découvrir que l'inscription « Kilroy was here » (Kilroy était là) les avait précédées. La légende d'un super-G.I. dénommé Kilroy a été entretenue par les troupes qui, par jeu, se sont employées à écrire « Kilroy was here » dans les endroits les plus incongrus, les plus inaccessibles ou les plus risqués.

La célébrité de ce graffiti est allée jusqu'à Staline qui, pendant la Conférence de Potsdam, a demandé à son assistant, en russe : « Qui est Kilroy ? ».

Après guerre, un concours a été lancé par la Transit Company of America pour retrouver l'auteur des graffitis d'origine. Une quarantaine de personnes se seraient présentées mais c'est James J. Kilroy (en), inspecteur sur les bateaux de l'armée (qui laissait une trace de son passage en salle des machines en écrivant son nom à la craie), qui a gagné le concours et remporté le lot : un authentique wagon de tramway. On pense que c'est James J. Kilroy qui est à l'origine de l'expression, l'utilisant lors de ses vérifications de navires au Chantier naval Fore River de Quincy[1].

Par la suite, et notamment sur les champs de bataille de l'armée américaine, de nombreuses mains anonymes se sont amusées à écrire « Kilroy was here ». La légende dit que l'on trouve cette inscription en haut de l'Everest et sur la Lune. Il est sérieusement envisagé d'éditer un timbre commémoratif pour le graffiti « Kilroy was here ».[réf. nécessaire].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Dans sa nouvelle The Message (1955), Isaac Asimov propose une hypothèse pour le graffiti « Kilroy was here » : Kilroy est un historien du 30e siècle qui voyage dans le temps.
  • Le personnage Daniel Quinn du livre La Cité de verre (Trilogie new-yorkaise) de Paul Auster fait une référence à « Kilroy ». Il se compare lui-même à cette légende alors qu'il se cache derrière un cahier de notes à la même manière que le logo.
  • Dans le chapitre 16 du roman V., Thomas Pynchon suggère une nouvelle origine au dessin du Kilroy : le filtre passe-bande.
  • Dans le livre de J. L. Bourne (en) Les Chroniques de l'Armageddon, le personnage, durant son exil, se trouve dans l'obligation d'abandonner son arme à feu HK MP5. Il la dépose dans un frigo ne fonctionnant plus avec un papier où il est inscrit « KILROY WAS HERE », accompagné du petit graffiti.

Poème[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Dans le film Un tramway nommé Désir d'Elia Kazan (1951), d'après la pièce homonyme de Tennessee Williams, un « Kilroy was here » apparait brièvement sur un mur dans la rue, mais sans le logo.
  • Dans le film Une femme qui s'affiche (It Should Happen to You, 1954), de George Cukor, un présentateur de télévision dit : « Gladys Glover is a second cousin to the famous Kilroy » (« Gladys Glover est une cousine éloignée du célèbre Kilroy »). Le personnage de Gladys Glover est une jeune femme interprétée par Judy Holliday qui, afin de sortir de l'anonymat, a loué un panneau publicitaire pour que son nom y figure en lettres géantes.
  • Une inscription « Kilroy is here » apparaît sur un camion Mack dans le film Patton avec Georges C. Scott et Karl Malden, sorti en 1970.
  • À la fin du film De l'or pour les braves (1970), la section du lieutenant Kelly a marqué sur un mur « Up yours baby » avec un Kilroy pour le Capitaine Maitland, l'officier de la compagnie qui est le neveu du Général (en français, « Tu l'as dans l'os »).
  • Kilroy Was Here (en), court-métrage de 1983.
  • Il y a une vague allusion à Kilroy dans le film Les Évadés (1994) : Brooks Hatlen (James Whitmore) grave « Brooks was here » sur la poutre d'un boui-boui, avant de se pendre. Red (Morgan Freeman) ajoutera « So was Red » (« Red aussi »), avant de quitter l'appartement.
  • Dans le film La bataille de Tobrouk (2008), on peut apercevoir le graffiti dans une tranchée où se trouvent les soldats tchèques et polonais dans le désert libyen, et une seconde fois à 1 h 24 dans une autre tranchée.

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

  • Dans l'épisode 6 de la saison 4 de la série télévisée M.A.S.H, le Capitaine Pierce écrit « Kilroy » sur une fenêtre alors que le capitaine Hunnicut est appuyé dessus, comme sur le dessin d'origine.
  • Dans l'épisode 3 de « The Invasion » de la saison 6 de Doctor Who (1968), Patrick Troughton et Frazer Hines ont inscrit « Kilroy was here » lors du tournage de l'épisode. On peut l'apercevoir quand le Docteur et Jamie McCrimmon sont dans le conduit de l'ascenseur.
  • Dans l'épisode Cible ! de la saison 7 de Chapeau melon et bottes de cuir (deuxième série), le graffiti est clairement visible sur un des murs du champ de tir.
  • Un graffiti « Kilroy is here » apparaît sur le mur d’une cellule dans l'épisode : Le Talent de Parker (Vault of Death) des Thunderbirds (épisode 13).
  • Le graffiti apparaît également sur un mur dans The Bullet That Saved The World, l'épisode 4 de la cinquième saison de Fringe : il désigne l'endroit où Walter a caché des plans.
  • Dans le générique d'introduction de la série Community, les noms des acteurs sont chacun accompagnés d'un petit dessin ; celui de Joel McHale comporte deux personnages similaires à Kilroy, dont le nez représente les deux L du nom de l'acteur.
  • Dans la série Whiz Kids (Les Petits Génies) de 1983, Kilroy est régulièrement utilisé par le héros Richie Adler (interprété par Matthew Laborteaux) comme identifiant et/ou mot de passe. Dans le dernier épisode de la série (no 18), il laisse le fameux dessin avec la mention « Kilroy was here » derrière lui, pour signifier son passage à ses amis qui le recherchent.

Dessins animés[modifier | modifier le code]

  • Dans le dessin animé Voyage organisé (1948), Bugs Bunny découvre l'inscription Kilroy was here gravé sur un rocher lunaire.
  • Kilroy was here apparaît dans plusieurs épisodes des dessins animés de Tex Avery (Hound Hunters : sur un mur, King Size Canary : dans une boîte à sardines, etc.).
  • Dans le dessin animé Mighty Max, dans l'épisode 36, La main d'Osiris, Virgil peut lire le graffiti « Killroy was here » sur un mur rempli de hiéroglyphes.
  • Dans le dessin animé L'Île des défis extrêmes, un graffiti de Kilroy apparaît dans les toilettes où les personnages racontent leur vie passée dans le camp.

Bande-dessinées et manga[modifier | modifier le code]

  • Dans le manga Prophecy de Tetsuya Tsutsui, le graffiti « Kilroy was here » apparaît plusieurs fois vers la fin de l'histoire (tome 3).

Musique[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • Un graffiti « Kilroy was here » apparaît dans le jeu vidéo Return to Castle Wolfenstein.
  • Les Kilroy sont présents dans le jeu Brothers in Arms: Hell's Highway (sous forme d'easter eggs).
  • Dans le jeu vidéo Vagrant Story, une des salles se nomme Kilroy Was Here (« Où est donc Kilroy » dans la version française).
  • Dans le jeu vidéo Day of Defeat, on peut sélectionner un tag avec le graffiti représentant le personnage.
  • Dans le jeu Halo 3, un graffiti de Kilroy apparaît sur un mur du niveau multijoueur Valhalla, le jour du 11 novembre.
  • Dans la version anglophone pour consoles du jeu vidéo Sniper Elite V2 (2012), dont l'action se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale, un trophée nommé « Kilroy was here » met le joueur au défi d'atteindre une salle en haut d'une tour sans se faire repérer par les soldats ennemis.
  • Dans le jeu OutRun 2019 sur Mega Drive, un panneau publicitaire situé dans le niveau 3 montre ce graffiti (avec une faute au niveau du nom : Kilroy est écrit avec un « I » au lieu d'un « Y »).

Informatique[modifier | modifier le code]

  • Accessoirement, de nombreux crackers informatiques ont utilisé Kilroy comme alias lors d'accès sur des sites web nouvellement ouverts. Entre autres, en mettant sur les bannières de « login » un « Kilroy was here » pour faire fulminer le gestionnaire système.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michael Quinion, « Kilroy was here », sur World Wide Words (consulté le 13 juin 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond J. Walker, « Kilroy was here. A history of scribbling in ancient and modern times », Hobbies - the Magazine for Collectors., vol. 73,‎ , p. 98N–98O (ISSN 00182907)
  • Kilroy, James J. of Halifax, Massachusetts, « Who Is 'Kilroy'? », The New York Times Magazine,‎ , p. 30 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]