Mouvement des jeunes socialistes (France)

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Mouvement des jeunes socialistes
Image illustrative de l'article Mouvement des jeunes socialistes (France)
Logo officiel
Présentation
Présidente Laura Slimani
Fondation 1993, par Benoît Hamon
Siège 10, rue de Solférino
75007 Paris
Secrétaire générale Sayna Shahryari
Trésorier national Mehdi Dardouri
Idéologie Socialisme
Progressisme
Écosocialisme
Affiliation européenne ECOSY
Affiliation internationale IUSY
Couleurs rouge, rose,
Site web http://www.jeunes-socialistes.fr

Le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) est, depuis 1993, l'organisation politique des Jeunes Socialistes de France. Autonome du Parti socialiste (PS), il a ses propres orientations politiques, prend position dans les grands débats politiques et participe aux campagnes électorales au côté des candidats socialistes.

En 2013, Laura Slimani est élue présidente du MJS, lors du congrès de Saint-Étienne. Le mouvement revendique actuellement environ 7500 adhérents[1],[2]

Histoire des Jeunes Socialistes en France[modifier | modifier le code]

La création[modifier | modifier le code]

Bien que la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) ait été créée en 1905, la section pour les jeunes n'est ouverte qu'en 1912 à la demande de l'Internationale socialiste. La section « Jeunes » de la SFIO regroupe de jeunes salariés et des étudiants ; ceux-ci sont adeptes des thèses anti-militaristes de Gustave Hervé. Les JS fondent leur action sur le pacifisme et l'internationalisme, gênant la SFIO qui s'inquiète de l'image que donne la jeunesse socialiste, emportée dans des événements antipatriotiques, à son électorat naissant. Les relations se tendent entre la direction du parti et la section jeune.

La Première Guerre mondiale éclate, l'antimilitarisme vacille, les grands théoriciens pacifistes rejoignent le gouvernement de l'Union sacrée contre l'Allemagne. Les Jeunes Socialistes sont muselés par le Parti. En 1915, quelques jeunes socialistes créent, avec les jeunes socialistes allemands, l'OIJS, l'Organisation internationale des jeunes socialistes (actuellement IUSY).

La scission[modifier | modifier le code]

La Révolution russe bouleverse les rangs socialistes. Les militants de la SFIO s'enthousiasment, débattent ou bien encore prennent leurs distances. Mais les Jeunes Socialistes sont de ceux qui applaudissent la révolution bolchevique et sans surprise votent l'adhésion au l'Internationale Communiste des jeunes dès octobre 1920 : la majorité des JS deviennent communistes (75 %). Malgré la création d'un comité pour l'autonomie, les effectifs des Jeunes Socialistes diminuent, l'organisation tombe dans le coma.

La renaissance[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1920, certains militants participent à la création des faucons rouges. Des jeunes intellectuels de gauche relancent la section jeune de la SFIO, les animateurs principaux sont Léopold Sédar Senghor, Claude Lévi-Strauss ou bien encore Georges Pompidou. En 1924 est créée la Ligue d'action universitaire républicaine et socialiste (L.A.U.R.S.) par Paul Ostaya. Mais l'organisation reste essentiellement parisienne et étudiante. Les effectifs dépassent le millier d'adhérents, le renouveau militant, impulsé par Léon Blum et Paul Faure, profite aux JS mais la direction du Parti se méfie toujours de la jeunesse et lui refuse l'autonomie.

À la suite de l'arrivée au pouvoir de Benito Mussolini en Italie et de la montée des organisations fascistes en France, les Jeunes Socialistes font de l'antifascisme leur combat prioritaire. La tentative de coup d'État menée par les ligues d'extrême-droite en juin 1934[réf. nécessaire], renforce les rangs de l'organisation qui atteint le chiffre de 34 000 militants.

La victoire du Front populaire et la dissolution[modifier | modifier le code]

En 1936, la victoire du Front populaire dirigé par Léon Blum permet aux JS d'atteindre plus de 50 000 adhérents. Mais une lutte d’orientation débute au sein de l'organisation. En effet, les trotskistes font, dès 1934, de l'entrisme au sein de la SFIO. Par ailleurs, la gauche du parti s’organise autour de Marceau Pivert qui anime le courant de la Gauche révolutionnaire au sein de la SFIO.

Les jeunes trotskistes prennent autour de Fred Zeller la direction de la fédération de la Seine (Paris) qui est la plus grosse fédération de Jeunes Socialistes. Ils éditent le journal Révolution, tiré à plus de 70 000 exemplaires.

Profitant des contestations des Jeunes Socialistes contre la pause de "novembre 1936" et du refus du gouvernement de Blum d’intervenir en Espagne, les JS de la Seine organisent une manifestation avec les militants de la Gauche révolutionnaire de Pivert contre un meeting fasciste. La manifestation tourne au bain de sang, 6 manifestants sont tués par la police et une militante socialiste, Solange Demangel, est mortellement blessée (elle décède peu après). Le lendemain, les JS de la Seine titrent leur journal : « 8 milliards pour l’emprunt, 6 morts à Clichy : l’argent de la bourgeoisie se paie du sang des ouvriers. »

Les Jeunes Socialistes et les Faucons rouges sont dissous.

En 1938, la SFIO dissout la Gauche révolutionnaire et exclut Marceau Pivert du parti. Les exclus fondent le Parti socialiste ouvrier et paysan (PSOP), l'extrême gauche s'organise.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les Jeunes Socialistes sont présents dans la Résistance mais les jeunes communistes sont plus actifs et l'action des JS est peu relevée.

La IVe République et la décolonisation[modifier | modifier le code]

À la Libération, les Jeunesses socialistes sont réorganisées sous le contrôle de la SFIO. Noyautées par des militants trotskystes du PCI, les JS, qui publient Le Drapeau rouge, ont 20 000 adhérents à la fin 1945[3]. Yvan Craipeau, cadre du PCI qui a envoyé André Essel, futur PDG de la Fnac, aux JS, fait des « réunions de fraction » avec l'intégralité de la direction des JS et 3 des 12 membres de la direction du SFIO (dont le secrétaire national adjoint Yves Dechézelles) [3]. Les jeunes socialistes et les jeunes trotskystes font, en 1945-47, des stages et des camps d'été communs ; ensemble, ils prennent le contrôle des Auberges de jeunesse (40 000 adhérents à l'époque)[3].

Les JS prennent position contre la politique coloniale et particulièrement contre la guerre en Indochine, ce qui provoque de fortes tensions avec la SFIO.

1947 : Grèves aux usines Renault, manifestation des JS contre Ramadier et Jules Moch au Père Lachaise. La même année, Stéphane Just, responsable des JS pour la fédération de la Seine, en est exclu, et rejoint le PCI.

Fin 1947, le ministre de l'Intérieur Édouard Depreux ayant reçu, d'un policier, la sacoche égarée d'André Essel, la SFIO de Guy Mollet décide d'exclure les JS de la SFIO[3], qui sont suivis de la tendance de l'Action socialiste et révolutionnaire (ASR) de Dechézelles[3]. Craipeau propose une fusion avec le PCI, laquelle est refusée par la direction de ce dernier: finalement, l'ASR et les JS rejoignent le Rassemblement démocratique révolutionnaire (RDR), dirigé par Sartre et Rousset)[3].

Début des années 1950, fondation par Pierre Mauroy de la Fédération Léo-Lagrange, refondation des JS.
Pierre Mauroy, proche de Guy Mollet : JS silencieux sur l'Algérie.

Scission des Pivertistes (ex-GR) et Blumistes qui participent à la fondation du Parti socialiste autonome (PSA).
Avec la création du Parti socialiste unifié (PSU) en 1960, sont créés les Étudiants Socialistes Unifiés (ESU).

La Ve République et la fin de la SFIO[modifier | modifier le code]

Les JS ne sont plus très nombreux. La priorité est donnée à la Fédération Léo-Lagrange et à la prise de contrôle de l'UNEF.

Les JS sont pratiquement absents du mouvement de Mai 1968.

1971-1992[modifier | modifier le code]

François Mitterrand autorise la refondation des JS et ES (Étudiants socialistes, dont le premier président fut Patrick Debono[réf. nécessaire]). 1975 : congrès de Pau, JS dirigé par le CERES (Chevènement), Édith Cresson est envoyée par Mitterrand pour purger l'organisation. Le Mouvement de la jeunesse socialiste devient une courroie de transmission du PS, le MJS est dirigé par un secrétaire national à la Jeunesse nommé par le premier secrétaire du PS:

Développement organisations associatives et syndicales : Information pour les droits du soldat, SOS Racisme, UNEF-ID, FIDL.

Vers l’autonomie 1992-2005[modifier | modifier le code]

Michel Rocard, alors premier secrétaire du Parti socialiste, donne l'autonomie aux jeunes socialistes et les laisse créer lors du congrès d'Avignon : le Mouvement des jeunes socialistes.

Le mouvement se dote d'une orientation politique propre, d'un bureau national et d'un président, Benoît Hamon. Pour la première fois, la totalité des instances du MJS (locales et nationales) n'est plus désignée par le PS, mais élue directement par les adhérents du MJS. Cette autonomie, qui n'a pas été remise en cause par le PS ni par le MJS, a contribué à son développement. De moins de 1000 membres, les adhérents sont passés à environ 7500 en 2014 (dernier recensement). Le courant majoritaire du MJS est alors Nouvelle Gauche. NG fut très présent dans la structuration du NPS entre 2002 et 2006.

Perspectives 2012[modifier | modifier le code]

Peu de temps après le Congrès de Grenoble de 2009, est lancée par le Mouvement des Jeunes Socialistes une série de débats et de réflexions, nommée Perspectives 2012. Selon un calendrier définit nationalement, l'ensemble des fédérations du MJS est invité à travailler sur les thèmes choisis. Ces réflexions débouchent sur la constitution de conventions nationales, traçant ainsi la ligne du Mouvement des Jeunes Socialistes pour les élections présidentielles de 2012. Par exemple, lors de la clôture du 1er débat national de perspectives 2012 (voir plus bas opérations internet) 14 propositions sur l'emploi des jeunes ont été retenues[4]

Pack Autonomie Régionale[modifier | modifier le code]

Lors des élections régionales de 2010 les jeunes socialistes insistent grandement sur le pack autonomie régionale pour la jeunesse qui prévoit la gratuité des TER, l'aide au financement pour le permis de conduire, le droit au logement et enfin l'aide aux cotisations pour les mutuelles étudiantes. Ceci doit d'après les jeunes socialistes permettre aux jeunes d'accéder plus rapidement à l'autonomie et se construire de manière positif en jeunes adultes.

Outre ce pack autonomie le MJS propose 100 % d'une génération qualifié, le pass contraception (remboursement des frais médicaux dans ce domaine) ainsi que le cartable numérique (un ordinateur pour chaque élève)[5].

Opérations Internet[modifier | modifier le code]

Le Mouvement des Jeunes Socialistes a depuis l'université d'été de La Rochelle 2009 fait évoluer ses outils internet. Des sites "satellites" sont créés régulièrement en fonction de l'actualité. C'est ainsi que lorsque Brice Hortefeux apostropha un jeune militant UMP[6] en plaisantant sur ses origines, le MJS lança une pétition en ligne avec possibilité pour le signataire de créer une affiche personnalisée, diffusable facilement sur Internet, en particulier via les réseaux sociaux[7]. Ce même procédé a été utilisé à la suite de la polémique autour de Nadine Morano et ses propos tenus lors d'un débat sur l'identité nationale[8].

De la même manière, le Mouvement des Jeunes Socialiste s'appuie sur le site Vie De Jeunes[9], parodie du site Vie De Merde (VDM), qui cible l'ensemble des problèmes spécifiques à la jeunesse. Ce site n'est néanmoins pas aussi vivant que celui qu'il pastiche.

Dans le cadre de la préparation des élections présidentielles, le MJS a lancé un forum ouvert aux contributions des internautes autour d'un grand thème qui sera l'objet d'une convention nationale (l'emploi chez les jeunes par exemple)[10].

Fonctionnement du MJS[modifier | modifier le code]

À tous les échelons, ce sont les adhérents qui choisissent leurs responsables.

Le MJS se réunit en congrès tous les deux ans.

  • Le congrès national élit le président qui nomme le bureau national. Les délègues se prononcent sur les modifications statutaires, votent le quitus, le bilan de l'activité ainsi que le ou les projets d'orientation. Le président national du MJS est dès lors membre de droit du Bureau national du parti socialiste
  • Le congrès local a lieu dans le cadre des fédérations, qui correspondent géographiquement aux départements. Celui-ci entérine le bilan d'activité départemental, débat sur le projet d'orientation, élit le collectif fédéral et vote le quitus. Au sein du collectif fédéral est alors élu un animateur fédéral, qui devient alors le responsable des jeunes socialistes du département. L'animateur fédéral est membre de droit du secrétariat fédéral du parti socialiste.

Au niveau des fédérations, une assemblée générale est convoquée régulièrement par le collectif fédéral. Cette assemblée générale rassemble tous les adhérents du MJS d'un département. Par décision du collectif fédéral, des équipes peuvent être créés. Ces équipes, rassemblant les militants en fonction d'un secteur géographique rétrécis par rapport au département, deviennent alors le lieu de l'engagement militant.

Au niveau régional, le Comité de Coordination Régionale (CCR) coordonne l'action des fédérations au niveau régional[11]. Il permet également de former les adhérents élus en son sein, qui doivent former à leur tour l'ensemble des adhérents.

Liste des courants (congrès de Saint-Étienne)[modifier | modifier le code]

La Fabrique du Changement-Construire l'Égalité[modifier | modifier le code]

La Fabrique du Changement-Construire l'Égalité (FDC, FC ou La Fabrique) est un courant interne du Mouvement des jeunes socialistes français, minoritaire au niveau national.

Historique[modifier | modifier le code]

Issue de la fusion des Jeunes Socialistes pour la Rénovation (JSR), proches d'Arnaud Montebourg, de Génération Égalité, proche de Laurent Fabius, et de S'Ancrer à gauche, proche de Martine Aubry, La Fabrique du Changement propose une réforme statutaire du MJS, en vue d'en démocratiser le fonctionnement, notamment la fin du « texte unique », texte d'orientation proposé par la direction avant chaque congrès. Ses idées sont exposées dans la motion 2 du congrès de Grenoble, « Le Temps des Conquêtes », qui a recueilli 17 % des voix. Son candidat à la présidence du MJS, Guillaume Frasca, avait obtenu 27 % des voix des délégués.

Pour le congrès de Strasbourg, cette tendance avait décidé, comme l'ensemble des autres courants minoritaires, de soutenir le texte d'orientation, amendé, proposé par Transformer à gauche.

Pour le congrès de Saint-Étienne, la tendance a déposé, avec le sensibilité ÉRASME, une texte d'orientation intitulé « L'imagination au pouvoir ». Avec 17,7 % des suffrages exprimés, ce texte arrive en deuxième position du vote militant. A la suite de ce congrès a Fabrique du Changement obtient 5 membres au BN et conserve son titulaire à la CNA. À l'occasion de ce congrès, Cédric Chenot, animateur national et membre fondateur du courant, en abandonne la direction.

Répartition territoriale[modifier | modifier le code]

Bien que minoritaire au sein de la direction nationale, le courant dirige plusieurs fédérations (Aveyron, Creuse, Eure, Eure-et-Loir, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Loire-Atlantique, Lot, Nord, Sarthe, Seine-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne, Vendée et Yonne) ou comités régionaux (Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais, Pays de la Loire et Poitou-Charentes).

Transformer à gauche[modifier | modifier le code]

Transformer à gauche (TàG) est un courant du Mouvement des jeunes socialistes (MJS). TàG constituant la tendance majoritaire au sein du MJS, il reçoit parfois le surnom de « majorité nationale » ou de « majo ».

Sa responsable nationale est Laura Slimani, la présidente du mouvement. La secrétaire nationale, Sayna Shahryari, et le trésorier national, Mehdi Dardouri, en sont également des représentants.

Historique[modifier | modifier le code]

Il est né de la fusion, en 2005, des courants Nouvelle gauche (NG), proche de Razzy Hammadi, majoritaire depuis l'autonomie de 1993, et Alternative socialiste (AS), proche de Pouria Amirshahi, ces deux courants se retrouvant au Parti Socialiste dans le courant Un Monde d'Avance. Lors du Congrès de Toulouse du Parti Socialiste en novembre 2012, ce courant a éclaté en deux : Un Monde d'Avance a choisi de se constituer en sensibilité de la majorité du PS, et la Motion 3 Maintenant la Gauche a décidé de contester ce choix en restant à l'aile gauche. C'est autour d'Emmanuel Maurel et de Marie-Noëlle Lienemann qu'est créé Maintenant la Gauche.

Depuis sa création, tous les présidents des Jeunes socialistes sont issus de TàG, et depuis cette période, seuls trois congrès, en 2005, 2009 et 2013, ont vu la présentation de motions concurrentes. Dans les trois cas, le texte présenté par TAG a remporté plus des deux tiers des voix.

Répartition dans les instances[modifier | modifier le code]

Lors de la tenue du conseil national de , il dirige soixante fédérations départementales, dix comités de coordination régionale (CCR), dispose de vingt-huit sièges au bureau national et onze membres à la commission nationale d'arbitrage (CNA), soit un total de cent neuf membres. À titre de comparaison, le principal courant minoritaire, La Fabrique du Changement-Construire l'Égalité, n'en détient que vingt-quatre.

Liste des présidents[modifier | modifier le code]

Laura Slimani, actuelle présidente du Mouvement des jeunes socialistes, en septembre 2014.

Liste des congrès[modifier | modifier le code]

  • 1993 : Congrès d'Avignon
  • 1995 : Congrès d'Orléans
  • 1998 : Congrès de Toulon
  • 1999 : Congrès de Tours
  • 2001 : Congrès de Lille
  • 2003 : Congrès de Lamoura
  • 2005 : Congrès de Paris
  • 2007 : Congrès de Bordeaux
  • 2009 : Congrès de Grenoble
  • 2011 : Congrès de Strasbourg
  • 2013 : Congrès de Saint-Étienne[12]

Congrès d'Avignon[modifier | modifier le code]

Congrès constituant du mouvement politique français du MJS en 1993, à l'époque où Michel Rocard dirige le PS. Le mouvement se dote d'une orientation politique propre, d'un bureau national et d'un président, Benoît Hamon. Pour la première fois, la totalité des instances du MJS (locales et nationales) n'est plus désignée par le PS, mais élue directement par les adhérents du MJS. Cette autonomie, qui n'a pas été remise en cause par le PS ni par le MJS, a contribué à son développement. De moins de 1000 membres, les adhérents sont passés à environ 6000 selon les années.

Congrès d'Orléans[modifier | modifier le code]

Pour son 2e congrès, le MJS autonome se retrouve à l'Université d'Orléans. Régis Juanico est élu président du MJS.

Congrès de Toulon[modifier | modifier le code]

Il se tient dans un lieu symbolique. Depuis les municipales de 1995, Toulon est la plus importante des 4 villes dirigées par un maire Front national. Les débats portent en particulier sur le rôle et l'action du MJS lorsque la gauche est au pouvoir. Le congrès accueille la campagne des socialistes pour les élections régionales de 1998. Pour la première fois dans l'histoire du MJS autonome, il y eut deux candidats à la présidence, tous les deux issus de la majorité, Hugues Nancy et Emmanuel Maurel. C'est Hugues Nancy qui est élu avec près de 70 % des voix.

Congrès de Tours[modifier | modifier le code]

Trois textes avaient été présentés au vote des adhérents

Gwenegan Bui est élu président de l'organisation. Le congrès de Tours voit un affrontement idéologique entre la gauche socialiste, aile gauche, et le reste du mouvement. La tendance plurielle dénonce, elle, un certain nombre de fraudes. Le mandat est marqué par une mobilisation contre l'extrême-droite, notamment à la suite des élections régionales de 1998. Le MJS édite à cette occasion un livre noir[13].

Congrès de Lille[modifier | modifier le code]

Ce congrès s'inscrit dans le cadre de la préparation des échéances électorales de 2002. Pour cette raison, il est marqué par une certaine volonté d'unité au sein du MJS, même si une petite minorité composée de proches d'Henri Emmanuelli aligne un texte concurrent. Charlotte Brun est élue présidente du MJS. Elle est la première femme à accéder à ce poste et, appliquant des quotas par sexe, s'entoure d'un bureau national paritaire.

Congrès de Lamoura[modifier | modifier le code]

Ce congrès s'est tenu les 12, 13 et 14 décembre 2003. Le texte d'orientation proposé par la majorité a été adopté par 83,4 %. Ce congrès fut l'un des plus mouvementé de l'histoire du MJS à cause notamment des dénonciations de fraudes présumées et de violences contre la minorité, composée notamment de proches de Dominique Strauss-Kahn, qui ont entaché lourdement l'organisation du congrès. David Lebon, seul candidat à la présidence a été élu par 94,7 % des voix.

Congrès de Paris[modifier | modifier le code]

Le congrès de Paris en 2005 est le septième congrès du MJS.

D'autres courants n'ont pas participé au processus du Congrès : Égalité Jeunes Socialistes (proche de Laurent Fabius), Démocratie et Égalité (poperenistes, proches d'Alain Vidalies) et Trait d'union (proche de l'association politique PRS de Jean-Luc Mélenchon); ils forment un nouveau courant : les Jeunes Socialistes pour le Rassemblement À Gauche (JSRAG).

Le nouveau président est Razzy Hammadi, élu avec 92 % des voix.

Congrès de Bordeaux[modifier | modifier le code]

Le congrès de Bordeaux a lieu le 2, 3 et 4 novembre 2007, au Carré des Jalles à Saint-Médard-en-Jalles. Lors de ce congrès, qui a pour slogan « Résister ensemble, construire à gauche », un seul texte est proposé : « Debout la gauche », accepté par environ 92,42 % des voix. Le nouveau président est Antoine Détourné, élu par 95,2 % des délégués.

Congrès de Grenoble[modifier | modifier le code]

Le 9e congrès des Jeunes Socialistes s'est tenu les 20, 21 et 22 novembre 2009 à Grenoble. Placé sous le signe du renouveau, le congrès avait pour slogan "Portons la gauche au sommet !". À cette occasion, l'organisation dévoila son nouveau logo. Trois textes étaient proposés au vote des adhérents[14] :

Ce texte porte l'analyse d'une triple crise sociale, économique et écologique, et l'incapacité actuelle de la Gauche dans son ensemble à porter un contre-modèle crédible. Il propose de retisser les liens qui unissent la société, de restaurer la puissance publique et de conquérir de nouvelles avancées sociales dans une perspective mondiale. La motion veut rompre avec un discours générationnel qui sous-tend l'affrontement entre une jeunesse et le reste de la société, en proposant aux jeunes de réagir face aux urgences économiques, sociales et éducatives qui la concerne. Elle propose ensuite un ensemble de réformes à apporter à l'organisation, et à la vision du militantisme en général, porté vers la révolution des réseaux numériques[18].

  • Motion 3 : "Ne pas attendre l'avenir, le faire ! Soyons fiers d'être jeunes socialistes", texte alternatif déposé par les groupes Agir en Jeunes Socialistes, ERASME et JUSTICE [19]

Au terme des votes, les résultats entérinés par le congrès sont :

Motion Nombres de voix Pourcentage
Inscrits 5321 29,08 %
Votants 3310 62,2 %
Blancs/Nuls 7
Abstention 57
Motion 1 2237 68,9 %
Motion 2 554 17,1 %
Motion 3 455 14,0 %

La motion 2, dénonçant des fraudes importantes de la part de la direction de l'organisation, a refusé de reconnaître ces résultats, et revendique un quart des suffrages exprimés. C'est la première fois de l'histoire de l'organisation qu'une motion refuse d'entériner les résultats du Congrès. Antoine Détourné, président du MJS interrogé par le Canard Enchaîné quelques jours auparavant avait reconnu « une dizaine de cas [i.e. de scrutins] douteux »[20].

Deux candidats à la présidence se sont déclarés lors de ce congrès : Laurianne Deniaud, portée par la Motion 1, élue avec 72,7 % des suffrages des délégués, et Guillaume Frasca, porté par la Motion 2, qui a obtenu 27,3 % des voix[21]. La Motion 3 n'a pas donné de consignes de vote.

Congrès de Strasbourg[modifier | modifier le code]

Le dixième congrès des Jeunes socialistes s'est tenu au palais des congrès et de la musique de Strasbourg, les 18, 19 et [22], sous le thème « Donnons un sens au changement ». Thierry Marchal-Beck, secrétaire national chargé du Projet 2012, issu de la fédération du Nord, soutenu par Transformer à gauche, seul candidat à la succession de Laurianne Deniaud, est élu président du MJS avec 71,6 % des suffrages exprimés des délégués. Le texte d'orientation « 2012, le changement au pouvoir », est approuvé par 91,15 % des voix des adhérents, avec un taux de participation de 58 %.

Congrès de Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

Le onzième congrès des Jeunes socialistes se tiendra au centre des congrès de Saint-Étienne (Loire) les 15, 16 et , sous le thème « Réussir ». À l'issue de la procédure d'amendements et du conseil national de synthèse des 19 et 20 octobre 2013, trois textes d'orientation sont soumis au vote des militants :

  • Texte 1 - « Faire réussir la gauche », porté par Transformer à Gauche et La Relève, initialement « texte d'orientation proposé par le Bureau National sortant » et soumis à la procédure d'amendements ;
  • Texte 2 - « L'imagination au pouvoir », porté par La Fabrique du Changement et ERASME ;
  • Texte 3 - « L'avenir se joue maintenant », porté par Agir en Jeunes Socialistes.

Au terme des votes, les résultats entérinés par le congrès sont :

Motion Nombres de voix Pourcentage
Inscrits
Votants
Blancs/Nuls
Abstention
Motion 1 72,38 %
Motion 2 17,69 %
Motion 3 390 9,93 %

Lors de l'élection à la présidence, Laura Slimani, secrétaire nationale à la Coordination, signataire de la motion 1 et membre de TàG, est la seule candidate en lice. Sur les 90 % des délégués ayant pris part au vote, elle remporte 72,1 % des suffrages exprimés en sa faveur, tandis que 24,25 % des votants ont fait le choix de l'abstention.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.jeunes-socialistes.fr/nous-connaitre/les-militants/
  2. Article du Journal "Les Inrock" sur les difficultés du congrès
  3. a, b, c, d, e et f Christophe Nick, Les Trotskistes, Fayard, 2002, p. 337 sq.
  4. http://www.jeunes-socialistes.fr/wp-content/uploads/2010/02/perspectives-2012_l-emploi-des-jeunes1.pdf
  5. http://www.jeunes-socialistes.fr/2010/02/a-gauche-nos-regions-font-lavenir/
  6. http://www.lemonde.fr/politique/video/2009/09/10/le-derapage-de-brice-hortefeux-a-l-universite-d-ete-de-l-ump_1238728_823448.html
  7. http://etmoijeposeprobleme.jeunes-socialistes.fr/
  8. http://moranodemission.jeunes-socialistes.fr/
  9. http://viedejeunes.jeunes-socialistes.fr/
  10. http://www.perspectives2012.fr/
  11. Les Socialistes, « Les Jeunes Socialistes › Nos statuts », sur www.jeunes-socialistes.fr (consulté le 7 mai 2015)
  12. http://www.legrisou.fr/2013/09/15/saint-etienne-accueillera-le-congres-des-jeunes-socialistes/
  13. http://mediatheque.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/doc_num.php?explnum_id=56
  14. http://www.jeunes-socialistes.fr/2009/11/resultats-definitifs-du-congres/
  15. Texte de la motion 1, «Motion 1 - Le Choix du Mouvement», .
  16. http://www.retrouvons-le-mjs.fr/
  17. http://www.sancreragauche.fr/
  18. Version résumée de la motion 2 en quatre pages", « L’essentiel en 4 pages », .
  19. Texte de la motion 3, «Motion 3 - Ne pas attendre l'avenir, le faire !», .
  20. « Jeunes Socialistes et vieux bourrages d'urnes », Le Canard Enchaîné, 18 novembre 2009.
  21. http://www.jeunes-socialistes.fr/2009/11/resultats-definitifs-du-congres/ Résultats du Congrès
  22. (fr) « Les Jeunes Socialistes tiendront leur Congrès à Strasbourg », Communiqué de presse du MJS, le

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Courants du MJS France[modifier | modifier le code]