Jean Nicoli (navire)

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Jean Nicoli
Image illustrative de l’article Jean Nicoli (navire)
Le Jean Nicoli à Ajaccio en 2020.
Autres noms Pasiphae (1998-2001)
Pasiphae Palace (2001-2009)
Type Navire mixte
Histoire
Chantier naval Construction : Shipyard Brucen, Landskrona, Drapeau de la Suède Suède (#238)
Finitions : Fosen Mekaniske Verksteder, Rissa, Drapeau de la Norvège Norvège (#67)
Commandé
Quille posée
Lancement
Mise en service
Statut En service
Équipage
Équipage 72 personnes
Caractéristiques techniques
Longueur 200,65 m
Maître-bau 25,80 m
Tirant d'eau 6,60 m
Tirant d'air 40 m
Déplacement 19 406 t
Port en lourd 4 978 tpl
Tonnage 30 010 UMS
Propulsion 4 moteurs B&W-MAN 8L58/64
Puissance 44 480 kW
Vitesse 27,6 nœuds
Caractéristiques commerciales
Pont 11
Capacité 1 500 passagers
600 véhicules
152 remorques
Carrière
Armateur Minoan Lines (1998-2009)
SNCM (2009-2016)
MCM (2016-2017)
Corsica Linea (depuis 2017)
Affréteur Maritima Ferries (2016)
Corsica Linea (2016-2017)
Pavillon Drapeau de la Grèce Grèce (1998-2009)
Drapeau de la France France (depuis 2009)
Port d'attache Héraklion (1998-2009)
Ajaccio (depuis 2009)
Indicatif Sierra.svg Yankee.svg Oscar.svg Mike.svg (SYOM) (1998-2009)
Foxtrot.svg November.svg Papa.svg Victor.svg (FNPV) (depuis 2009)
IMO 9161948

Le Jean Nicoli est un navire mixte appartenant à la compagnie française Corsica Linea. Construit en 1997 aux chantiers suédois Shipyard Brucen puis achevé entre et aux chantiers norvégiens Fosen Mekaniske Verksteder, il portait à l'origine le nom de Pasiphae (en grec : Πασιφάη, Pasifái). Exploité par la compagnie grecque Minoan Lines à partir de sur les lignes entre la Grèce et l'Italie, il sera renommé Pasiphae Palace (en grec : Πασιφάη Παλάς, Pasifái Palás) en 2001. Vendu en 2009 à la Société nationale maritime Corse-Méditerranée (SNCM), il est mis en service sur les lignes de la délégation de service public entre Marseille et la Corse sous le nom de Jean Nicoli, résistant corse assassiné le par l'OVRA. Transféré en 2016 au sein de Corsica Linea à la suite de la liquidation judiciaire de la SNCM, il conserve néanmoins son affectation toute l'année vers la Corse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines et construction[modifier | modifier le code]

Depuis le milieu des années 1990, la mer Adriatique est le théâtre d'une rude concurrence que se livrent les compagnies de navigation grecques Minoan Lines et Superfast Ferries. Cette dernière avait bouleversé les lignes maritimes entre la Grèce et l'Italie en 1995 avec deux car-ferries de dernière génération pouvant transporter un nombre important de passagers et de véhicules à des vitesses élevées avoisinant les 27 nœuds.

Afin de se prémunir de la mise en service des jumeaux Superfast, Minoan Lines avait aussi fait construire un navire neuf de grande capacité, l‘Aretousa, en 1995. Mais malgré des dimensions et des caractéristiques commerciales sensiblement plus élevées que ses concurrents, sa vitesse de 23 nœuds se révèle inférieure. Pour rattraper cela, Minoan Lines envisage alors la construction de deux autres navires capables de rivaliser avec les Superfast sur la plan de la vitesse.

La construction des futures unités, baptisées Ikarus et Pasiphae est confiée aux chantiers suédois Shipyard Brucen, également constructeurs de l‘Aretousa. La conception des nouveaux navires est d'ailleurs directement basée sur celle de leur aîné, ils ont ainsi une apparence très similaire et une organisation presque identique des aménagements intérieurs. Ils sont cependant plus long d'environ 23 mètres mais surtout plus rapides avec des moteurs capables d'atteindre des vitesses de plus de 27 nœuds. L‘Ikarus, construit le premier, est mis en service en 1997.

Le Pasiphae est commandé le et mis sur cale le à Landskrona en Suède. Identique à l‘Ikarus, il est lancé le puis remorqué aux chantiers Fosen Mekaniske Verksted à Rissa en Norvège où s'effectuent les finitions. Le Pasiphae est livré le à Minoan Lines. Une fois les essais en mer réalisés, le navire est présenté à Uddevalla en Suède le avant de partir pour la Grèce.

Service[modifier | modifier le code]

Minoan Lines (1998-2009)[modifier | modifier le code]

Le Pasiphae est mis en service le entre la Grèce et l'Italie sur la ligne Patras - Igoumenítsa - Ancône. Cependant, au retour de son voyage inaugural, le navire s'échoue au large de Corfou, sa partie arrière endommagée conduisent à son immobilisation à Éleusis jusqu'au .

Le Pasiphae Palace en 2002.

En , le Pasiphae est placé sur la ligne Patras - Igoumenítsa - Venise, une escale à Corfou sera réalisée à partir du . En décembre, le navire devient le Pasiphae Palace.

Le , le Pasiphae Palace est vendu à la Société nationale maritime Corse-Méditerranée. Il réalise sa dernière traversée pour le compte de Minoan Lines le .

SNCM (2009-2016)[modifier | modifier le code]

La SNCM prend possession du cargo mixte le à Éleusis. Le navire devient le Jean Nicoli. L'achat de cette nouvelle unité intervient dans le contexte du cahier des charges de la nouvelle délégation de service public entre la Corse et le continent qui impose le remplacement du Monte Cinto, avec pour date butoir le début de 2009. Le petit cargo mixte affecté à la Balagne a déjà dépassé les 20 ans d'exploitation et ne correspond plus au cahier des charges en termes de vitesse et de capacité. Son remplacement permettrait de déplacer sur la ligne de L'Île-Rousse le Monte d'Oro, de plus grande capacité, ce qui permettrait d’attribuer à Porto-Vecchio une nouvelle unité plus rapide. En effet, ce port est le plus éloigné de Marseille et les cargos de la flotte, en raison d’une vitesse inférieure à 20 nœuds, ne peuvent pas proposer une grande souplesse d’utilisation. Par mauvais temps ou en cas d’avarie, les retards peuvent être importants et provoquer le mécontentement de la clientèle, notamment des transporteurs à bord et en attente à Porto-Vecchio. Il apparaît donc nécessaire, pour développer cette ligne, de se doter d’un navire plus puissant et plus rapide, mais offrant également une plus grande capacité en termes de fret et surtout de passagers. L’intention de la SNCM est de tripler l’offre sur Porto-Vecchio en saison estivale, afin de mieux desservir l’extrême sud de l’île, très prisé des touristes. En parallèle, la SNCM souhaite ainsi faire de ce port le troisième port de fret de l’île. En raison du retard pris dans l’attribution de la nouvelle DSP, impliquant un délai trop court pour la commande d’un navire neuf livré au premier semestre de 2009, la direction de la SNCM décide de recourir au marché international de l’occasion pour l'achat d'un nouveau navire. Son choix va finalement se porter sur le Pasiphae Palace. Ce navire, à l’instar du premier Jean Nicoli, est conçu pour être employé sur une ligne relativement longue. Il propose donc lui aussi de nombreuses installations pour les passagers, dont une piscine, ce qui le différencie des autres cargos mixtes de la SNCM.

Le , le Jean Nicoli, repeint aux couleurs de la SNCM, quitte Éleusis à 16h00 pour Ajaccio.

Le à 17h30, le navire, sous grand pavois, entre pour la première fois dans le port d’Ajaccio en saluant de plusieurs coups de sirène auxquels répond le Paglia Orba. Le lendemain, en raison d’une météo pluvieuse, la cérémonie d’inauguration du Jean Nicoli se déroule dans le garage du bateau. La bénédiction du navire est effectuée par l’abbé Micaelli en présence de la sœur et de la petite fille du résistant disparu, de la direction de la compagnie, de nombreux officiels et des commandants du navire. Après la cérémonie, un buffet réunit 500 convives pour célébrer l’escale inaugurale du Jean Nicoli. À 20h10, la nouvelle unité de la SNCM appareille à destination de Marseille, où le premier touché s’effectue le lendemain, poste 11 au môle du cap Janet, en effet, en raison de ses dimensions, le navire ne peut évoluer dans le bassin de la Joliette à Marseille. Un nouveau terminal est ainsi mis en place au cap Janet. Le , le Jean Nicoli quitte Marseille à 19h00 pour sa première traversée commerciale, à destination d’Ajaccio.

Le , après avoir appareillé la veille de Marseille à 18h00, le Jean Nicoli arrive pour la première fois à Porto-Vecchio à 8h00. Les travaux de dragage réalisés dans le port permettent au navire de pouvoir manœuvrer en toute sécurité.

Le , entre Porto-Vecchio et Marseille, vers 22h10, il est aperçu depuis la passerelle du Jean Nicoli, plusieurs fusées de détresse dans le Golfe de Propriano. Le navire, prévenu par le CrossMed qu’un message de détresse avait été lancé, se dirige alors vers le lieu d’où proviennent les fusées. Une demi-heure plus tard, le navire aperçoit une personne sur un radeau de survie à la dérive, à une vingtaine de nautiques de la côte. Il est alors mis à l’eau une embarcation de sauvetage afin de récupérer le naufragé. À 23h00, celui-ci est à bord et le Jean Nicoli peut reprendre alors sa route. Le naufragé était parti à la pêche, quand son embarcation, une vedette de 11 mètres, le Furyo 1, a heurté une épave non identifiée ce qui lui a provoqué une voie d’eau fatale.

Le , à la suite d’une avarie survenue sur un arbre porte hélice, le Jean Nicoli appareille de Porto Vecchio pour Bizerte en Tunisie où il est réparé dans un chantier naval. Lors de son passage dans le chantier tunisien, la graphie du logo SNCM sur la coque est modifiée et adopte celle connue sur tous les navires de la flotte.

Le Jean Nicoli sous les couleurs de la SNCM à Bastia en 2012.

Les rotations au départ de Marseille du sont interverties entre le Jean Nicoli et le Danielle Casanova. Le cargo mixte devait initialement transporter un groupe d’environ 400 enfants sur Ajaccio, mais en raison de l’absence de médecin à bord, ce groupe est transféré sur le cruise-ferry de la compagnie. Le Jean Nicoli touche ainsi pour la première fois le port de Bastia le au matin.

Le , le navire à quai est pris d'assaut à Porto-Vecchio par des commerçants et personnes socio-professionnels pénalisés par le mouvement de grève de la compagnie paralysant l'économie corse depuis fin juin. Le Jean Nicoli est la cible de jets de pierres de la part des manifestants et ses amarres sont brûlées, le navire est donc contraint de quitter le port à 20h00 pour rallier Marseille[1].

Corsica Linea (depuis 2016)[modifier | modifier le code]

Le Jean Nicoli sous les couleurs de Corsica Linea en 2016.

Le , le Jean Nicoli est transféré à la Maritime Corse Méditerranée (MCM), nouvelle entité succédant à la SNCM à la suite de sa reprise par l'homme d'affaires corse Patrick Rocca.

En mars, Rocca accepte de vendre la MCM au consortium Corsica Maritima, autre candidat à la reprise de la SNCM. Avant même que la fusion des deux entités ne soit avalisée par le tribunal de commerce, le Jean Nicoli est repeint aux couleurs de Corsica Linea, marque commerciale de Corsica Maritima, durant son arrêt technique. Sa coque arbore une couleur rouge et est décorée avec un logo représentant la tête de Maure corse. Il est le premier navire à arborer les couleurs du consortium corse[2]. Le navire mixte réalise son premier voyage commercial sous ses nouvelles couleurs le à destination d'Ajaccio qu'il atteint le lendemain matin.

Le à 9h00, une explosion retentit à proximité du Jean Nicoli, sans occasionner de dégâts ni faire de blessé. Les passagers sont évacués et le navire devant appareiller pour Porto Torres en Sardaigne est alors immobilisé à quai pour expertise. Si dans un premier temps, un engin explosif immergé depuis la Seconde Guerre mondiale est soupçonné, la thèse se révèlera rapidement sans fondement et le Jean Nicoli appareillera en fin d'après-midi vers la Sardaigne. Quant à l'origine de l'explosion, elle sera finalement attribuée à un phénomène naturel[3],[4].

Le Jean Nicoli après l'installation des scrubbers au niveau de sa cheminée.

Dans la nuit du 7 au , entre Ajaccio et Marseille, le Jean Nicoli est frappé par une vague scélérate[5]. L'équipage est forcé de faire un appel de détresse et le navire escorté jusqu'au port de Toulon. Le choc avec la vague a occasionné la destruction d'un sabord de la passerelle et endommagé les instruments de navigation. Le cargo mixte est alors réparé à La Seyne-sur-Mer puis repart le en direction du port de Marseille.

Durant son arrêt technique, effectué à Malte aux chantiers Palumbo de La Valette du au , le navire se voit doté d'épurateurs de fumées, communément appelés scrubbers, visant à réduire ses émissions de soufre comme l'exige la nouvelle réglementation. Les travaux impliquent cependant des modifications au niveau de la cheminée qui est agrandie pour permettre l'installation du dispositif[6]. De retour à Marseille le , le Jean Nicoli est cependant immobilisé jusqu'au en raison de la suspension du trafic passagers vers la Corse due à l'épidémie de Covid-19 touchant la France[7].

Du 17 au , il est affrété pour un voyage exceptionnel entre Tunis et Marseille afin de rapatrier les ressortissants français bloqués en Tunisie en raison de la crise du Covid-19. Cette opération, organisée par l'ambassade de France, permet le rapatriement de 480 personnes[8].

À la fin du mois de , l'assemblée de Corse vote l'instauration d'une nouvelle DSP couvrant une période de 22 mois. En raison d'un partenariat entre Corsica Linea et La Méridionale permettant le retour de cette dernière sur Ajaccio, le Jean Nicoli est positionné à partir du sur la desserte exclusive de Porto-Vecchio[9].

Aménagements[modifier | modifier le code]

Le Jean Nicoli possède 11 ponts. Si le navire s'étend en réalité sur 12 ponts, l'un d'entre eux est inexistant au niveau des garages pour permettre au navire de transporter du fret. Les locaux des passagers se situent sur la totalité des ponts 7 et 6 ainsi que sur une partie des ponts 8 et 5. Ceux de l'équipages occupent pour leur part le pont 8. Les ponts 3 et 4 abritent les garages.

Locaux communs[modifier | modifier le code]

À l'origine conçu pour de longues traversées, le Jean Nicoli possède un grand nombre d'installations de qualité. Parmi ces installations, toutes situées sur le pont 7, on compte un bar-salon situé à la proue côté bâbord, un restaurant gastronomique situé côté bâbord, un self-service à tribord, un espace de restauration rapide à la poupe, un bar-piscine à proximité, une galerie marchande, une discothèque sur le pont 8, une salle de jeux pour enfants et un espace de jeux vidéo.

Lorsque le navire est transféré au sein de la flotte Corsica Linea, le self-service est supprimé et sa salle devient une extension du restaurant. Durant son arrêt technique de 2018, la décoration intérieure du Jean Nicoli est modernisée, de nouvelles moquettes sont installées et le snack est entièrement modifié.

Cabines[modifier | modifier le code]

Le Jean Nicoli est équipé de 212 cabines privatives situées majoritairement sur le pont 6 vers l'avant du navire. Certaines sont situées sur le pont 8 ainsi que sur le pont 5. Internes ou externes, elles peuvent loger jusqu'à quatre personnes et sont toutes pourvues de sanitaires comprenant douche, WC et lavabo, ainsi que de la télévision. Douze d'entre elles sont des suites situées au pont 8. En 2018, certaines de ces suites sont réaménagées pour accueillir cinq personnes. Un salon de 181 fauteuils est situé au pont 7 à l'arrière.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le Jean Nicoli mesure 200,65 mètres de long pour 25,80 mètres de large, son tirant d'eau est de 6,60 mètres et sa jauge brute est de 30 010 UMS. Le navire peut embarquer 1 500 passagers et possède un garage de 2 200 mètres linéaires de roll, soit une capacité de 157 remorques et 600 véhicules, accessible par deux portes-rampes arrières de 8,48 mètres de large à bâbord et 11,96 mètres à tribord pour une hauteur de 4,85 mètres. Le navire possédait à l'origine une porte-rampe avant qui a été condamnée au début des années 2000. Il est entièrement climatisé. Sa propulsion est assurée par quatre moteurs diesel B&W-MAN 8 L58/64 développant une capacité de 44 480 kW entraînant 2 hélices à pas variable faisant filer le bâtiment à plus de 27 nœuds, ce qui fait du Jean Nicoli le deuxième navire le plus rapide et le plus puissant de la flotte Corsica Linea après A Nepita. Le navire mixte est aussi doté de deux propulseurs d’étrave Pleuger de 1 200 kW chacun et un stabilisateur anti-roulis à deux ailerons rétractables. Le navire est pourvu de deux embarcations de sauvetages fermées de grande taille, complétées par deux embarcations de taille moyenne, une embarcation semi-rigide ainsi que de nombreux radeaux de sauvetage. Depuis 2020, le Jean Nicoli est équipé de scrubbers, dispositifs d'épuration des fumées rejetées par les cheminées réduisant ainsi les émissions de soufre.

Lignes desservies[modifier | modifier le code]

Pour le compte de Minoan Lines, le navire effectuait les lignes entre la Grèce et l'Italie sur la route Patras - Igoumenítsa - Ancône de 1998 à 2001, puis sur Patras - Igoumenítsa - Venise à partir de 2001.

À partir de 2009, le Jean Nicoli est affecté aux lignes de la SNCM entre Marseille et la Corse. Sous contrat de délégation de service public, il effectue chaque soir la traversée entre Marseille et Ajaccio de septembre à juin et entre Marseille et Porto-Vecchio en saison estivale. Il est également utilisé durant l'été sur la ligne entre Marseille et Porto Torres en Sardaigne mais aussi pour des traversées de jour vers Ajaccio. En 2016, le navire passe sous les couleurs de Corsica Linea mais conserve son affectation principale.

À compter du , dans le cadre de la nouvelle délégation de service public attribuée à Corsica Linea, le Jean Nicoli est exclusivement dévolu à la ligne Marseille - Ajaccio qu'il assure alors en tandem avec le Paglia Orba ou le Vizzavona.

Depuis le , le navire est affecté à la liaison entre Marseille et Porto-Vecchio.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]