Jason Moran

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Jason Moran
profil d'un Noir-Américain souriant avec une petite barbe et un chapeau
Jason Moran en 2006.
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Jason Moran est un pianiste de jazz américain né le à Houston (Texas).

Il a notamment joué avec Steve Coleman, Greg Osby, Charles Lloyd, Lee Konitz ou encore Cassandra Wilson. Adepte des passerelles entre les arts, il collabore avec de nombreux artistes en dehors du monde du jazz, comme avec le quintet à vents Imani Winds, ou les plasticiens Julie Mehretu, Joan Jonas, Glenn Ligon (en), Adrian Piper, Kara Walker, Lorna Simpson (en), Stan Douglas ou Terrance Hayes[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Andy Moran, père de Jason, travaille dans une banque d'investissement, sa mère Mary est enseignante, et travaille un temps dans une petite pâtisserie[2],[3]. Jason a deux frères : l'aîné Tai travaille dans une banque, le cadet Yuri travaille dans une organisation amenant des jeunes au golf[3],[4].

Profondément mélomane et à la tête d'une collection de plus de 10 000 disques allant du jazz d'avant-garde au classique en passant par Motown[5], Andy Moran n'a pas pu réaliser son rêve d'être musicien, faute de moyens dans son enfance[3]. Durant les années 1970, il était le photographe attitré du club de jazz de Houston La Bastille[3]. Il donne une éducation musicale à ses enfants, et avec sa femme, emmène ses enfants à des concerts symphoniques ou de jazz[2]. Le couple les emmène également aux musées et les connectent à la culture afro-américaine[2],[3].

Sa mère meurt d'un cancer en 2005[4]. Il écrit un morceau en sa mémoire, Cradle Song, sur lequel on entend le bruit d'un crayon sur le papier, évoquant celui de sa mère écrivant à Moran enfant des consignes sur son jeu au piano[4].

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Jason Moran naît le , il grandit à Houston[2]. À 6 ans, Jason Moran apprend le piano dans une école suivant la méthode Suzuki[3], qui lui apprend à travailler son oreille[2]. Moran considère qu'il était alors peu assidu, ce que contredit sa professeure Yelena Kurinets[3].

Photo noir et blanc de deux rappeurs sur scène devant le public, l'un d'entre eux a un micro dans la main
Public Enemy en concert à Hambourg en 2000.
Photo en noir et blanc d'un homme de profil, assis à son piano, avec du public en arrière-plan
Thelonious Monk en concert en 1961.

À 12 ans, Moran est marqué par Public Enemy, et l'année suivante il découvre Thelonious Monk en écoutant 'Round Midnight[2]. C'est un vrai coup de foudre : il va jusqu'a dépenser son argent de poche en chapeaux pour ressember à Monk[4] Il apprend à improviser à l'aide d'une méthode de boogie-woogie[2] et auprès du pianiste Sidney Davis[3].

Il étudie à la Kinder High School for the Performing and Visual Arts de Houston à 14 ans[2]. Le peintre John T. Biggers (en) est un voisin, et Moran écrit un morceau pour lui quand il a 16 ans, commençant une longue série de collaborations avec les arts visuels[2].

À partir de 1993, il part à New York étudier à la Manhattan School of Music auprès de Jaki Byard. Ce pianiste, qui a joué avec des musiciens d'avant-garde comme Eric Dolphy, Roland Kirk et Charles Mingus, a aussi des liens forts avec le piano stride : c'est ce lien entre le passé et l'avenir qui intéresse le jeune musicien[2]. Moran travaille alors beaucoup, et ne participe pas aux jam sessions, ne s'estimant pas prêt[6]

Moran est diplômé en 1997, ce qui ne l'empêche pas de continuer d'étudier auprès d'Andrew Hill et de Muhal Richard Abrams[2], qu'il a rencontrés grâce à Greg Osby[6]. Il étudie également de façon plus informelle avec Steve Coleman et Greg et Cassandra Wilson[6].

En 1996, il participe à la masterclass de Betty Carter au Kennedy Center, au cours de laquelle il écrit Make A Decision, une pièce pour trois voix, deux saxophones, piano, deux contrebasses et batterie[7].

Carrière[modifier | modifier le code]

Aux côtés de Greg Osby[modifier | modifier le code]

Photo couleur d'un homme en costume, souriant, assis au piano
Jason Moran au festival de Moers en 2008.

Après ses études, Jason Moran rencontre le saxophoniste Greg Osby. Ce dernier l'engage sans l'avoir écouté jouer, impressionné par la culture musicale du pianiste, et participe avec lui à plusieurs disques chez Blue Note Records[2],[6]. Le label lui proposer de participer au groupe New Directions, dirigé par Greg Osby, avec le vibraphoniste Stefon Harris (alors le coloctaire de Moran), le saxophoniste Mark Shim (en), et une section rythmique composée de Tarus Mateen (en) et Nasheet Waits (en)[2].

Autres collaborations[modifier | modifier le code]

En 2003, le saxophoniste Lee Konitz invite trois pianistes pour des duos au Montreal Jazz Festival : Jason Moran, Kenny Werner et Paul Bley[8].

Moran remplace brièvement Danilo Pérez dans le quartette de Wayne Shorter en 2005[9].

Il a également beaucoup collaboré avec Charles Lloyd, en duo (Hagar's Song, 2013) ou au sein de son New Quartet (Rabo de Nube, 2008 ; Mirror, 2010 ; Athens Concert, 2011)[9],[10].

En leader[modifier | modifier le code]

Après avoir joué aux côtés de David Murray, il enregistre son premier disque chez Blue Note Records, Soundtrack to Human Motion (en) (1999), avec Greg Osby et Stefon Harris. Le disque reçoit de très bonnes critiques[9].

En 2001 paraît Black Stars (en). L'album fait partie des deux meilleurs de la décennie 2000-2009 selon la NPR (avec These Are the Vistas de The Bad Plus)[11].

En , il crée In My Mind: Monk at Town Hall, 1959, une performance multimédia autour du célèbre disque de Thelonious Monk, sur une commande du festival de jazz de San Francisco[12]. Moran ne cherche pas seulement à refaire le concert : « je voulais que ça reflète Monk en tant qu'homme, en tant qu'américain et en tant que musicien »][12]. Moran s'est rendu à l'université Duke, où l'on trouve des archives sonores des répétitions de Monk avec l'arrangeur Hall Overton, au cours desquelles le pianiste se montre bavard[12]. Le spectacle présente ces extraits audio de conversations (et les bruits de pas de Monk qui danse)[13], ainsi qu'une vidéo réalisée par David Dempewolf, dans laquelle se trouvent des photos des répétitions sur lesquelles intervient l'artiste Glenn Ligon (en), et des images de la plantation de Caroline du Nord où les arrière-grands-parents de Monk étaient esclaves[13]. Moran, qui joue pour la première fois avec un orchestre[12], se réapproprie la musique en isolant des phrases de Monk, changant les tempos[13]. Un documentaire sur cette performance a été réalisé par Gary Hawkins. Intitulé In My Mind, il est diffusé en 2010[14].

Photo en noir et blanc d'un groupe, avec Jason Moran aux claviers, un bassiste, une chanteuse, un batteur et un trompettiste.
La Fats Waller Dance Party à Oslo en 2015.

Au début des années 2010, il crée un spectacle autour de la musique de Fats Waller, avec pour objectif que le public se mette à danser, avec les encouragements de danseurs professionnels[7]. L'album All Rise: A Joyful Elegy for Fats Waller (en) (2014) reprend la musique de ce spectacle.

En 2014, Moran crée avec son Bandwagon Looks of a Lot, un projet multimédia commandé par le Chicago Symphony Center (en)[1]. Le sculpteur et activiste Theaster Gates (en) a dessiné les éléments de la scène, et le groupe est rejoint par le musicien Ken Vandermark, la bassiste et chanteuse Katie Ernst et le Kenwood Academy Jazz Band (en)[1]. En sort le documentaire Jason Moran: Looks of a Lot, consacré à la préparation du projet[15],[16].

En 2016, il crée sa maison de disques, Yes Records[15].

En 2021 sort The Sound Will Tell You, son troisième album en piano solo, inspiré par Toni Morrison, autrice qu'il a beaucoup lue pendant la pandémie de Covid-19[17]. La même année paraît Let My People Go en duo avec Archie Shepp, alors âgé de 83 ans[18]. L'album est enregistré lors de deux concerts, à Jazz à la Villette en et à Mannheim en [18]. Le répertoire, probablement en hommage au mouvement Black Lives Matter[19], est constitué de standards et de spirituals[20], comme Sometimes I Feel Like a Motherless Child, sur lequel Archie Shepp chante[21]. L'album est largement salué par la critique[22],[23],[24].

Avec Bandwagon[modifier | modifier le code]

En 2000, Jason Moran monte un trio avec Tarus Mateen (en) et Nasheet Waits (en), la rythmique de New Directions[2]. Mateen est un joueur de basse électrique fluide, qui chante par moments (Crepuscule With Nellie) ; Waits est un batteur brillant, versatile et moderne[25].

Ce trio, surnommé plus tard « the Bandwagon », outre des compositions originales, joue des standards et des reprises, avec un répertoire allant de Duke Ellington à Björk en passant par Jaki Byard[2].

Bien souvent, en concert, le groupe interagit avec un lecteur minidisc, « quatrième membre » du groupe[25]. Moran s'en sert pour diffuser des sons et des boucles auxquelles le groupe répond. Sur Feedback Pt. 2, le groupe joue sur une boucle composée de larsens de Jimi Hendrix issus du Live at Monterey (1967)[25]. Le trio se livre aussi à des improvisations collectives[25].

Leur premier album sort en 2000, Facing Left (en), considéré comme un classique moderne par la BBC[26]. En 2010 paraît Ten (en), pour les dix ans du trio[25]. L'album est salué par la critique[26],[27].

Au-delà du jazz[modifier | modifier le code]

Dans la musique classique[modifier | modifier le code]

Jason Moran écrit de la musique dite classique depuis qu'il est étudiant[28].

Pour le quintet à vents Imani Winds, il a écrit Cane, une suite en quatre parties enregistrée en 2010, et Jump Cut Rose pour quintet et piano, créé en 2014[28].

Dans les arts visuels[modifier | modifier le code]

Jason Moran s'intéresse aux les passerelles entre la musique et différentes formes d'art[29].

Alors qu'il était encore étudiant, aux alentours de 1995, il découvre le travail de Bruce Nauman au MoMA[1]. Quand il rencontre sa femme Alicia Hall Moran et sa famille, Jason Moran découvre les artistes noir-américains[1].

En 2005, le Walker Art Center, où il a joué pour la première fois en 2001, l'invite à composer une œuvre à l'occasion de l'ouverture d'une nouvelle aile[5]. La pièce, une suite mêlant théâtre et jazz intitulée Milestone, est jouée en . Elle est principalement inspirée par The Mythic Being: I/You (Her) d'Adrian Piper, évoquant les thèmes de la race et du genre[5]. L'album Artist in Residence (en) reprend une partie de cette œuvre[5]. Sur ce disque, on trouve également Rain, créé au Lincoln Center, inspiré par les chants d'esclaves, ainsi que The Shape, the Scent, the Feel of Things, créé au Dia:Beacon autour d'une œuvre de Joan Jonas[30].

Le , à l'occasion d'une exposition consacrée aux courtepointes de Gee's Bend au Philadelphia Museum of Art, Moran joue une composition inpsirée par le travail de ces femmes avec Bill Frisell et son Bandwagon[31].

Le au Whitney Museum of American Art, il improvise sur une de ses compositions écrites pour la vidéo The Death of Tom de Glenn Ligon (en)[32],[1].

Sa femme, la chanteuse mezzo-soprano et actrice Alicia Hall Moran, conçoit Bleed, série de concerts et de performances s'étalant sur cinq jours[29] donnés au Whitney Museum of American Art en [33]. Avec le soutien du Philadelphia Museum of Art, du Lincoln Center, du Walker Art Center ou de Chamber Music America[2], le projet mélange film, vidéo, danse, poésie, lecture, journalisme et médecine alternative[33]. Au cours de 26 sessions, on entend Jason Moran jouer Rain, une pièce commandée par le Lincoln Center en hommage aux esclaves afro-américains[2]. Il organise une répétition avec son trio Bandwagon, on entend aussi un duo avec ensemble de taikos, des versions opératiques des chansons de Motown, une conférence du chercheur Radiclani Clytus, des chansons chant-piano, un concert en solo d'Esperanza Spalding, une lecture du journaliste du The New York Times d'un article sur le harcèlement, une séance d'acupuncture d'Alicia Hall Moran expliquant son engagement artistique[33]… Apparaissent également les plasticiennes Kara Walker et Joan Jonas[4]. Pour le critique Ben Ratlif du New York Times, « Bleed était extraordinaire dans son ampleur, sa profondeur, sa planification et son exécution[33] ».

En 2017 paraît Music for Joan Jonas, point d'étape d'une collaboration s'étalant sur plus d'une dizaine d'années avec l'artiste Joan Jonas, au cours desquels vidéos, dessins, danse et lectures sont accompagnés par le piano de Moran[34],[35].

Photo couleur d'une femme aux cheveux frisés avec une cravate.
L'artiste Julie Mehretu, avec laquelle Moran a collaboré, en 2015.

Toujours en 2017, Moran publie MASS {Howl, eon}, sur lequel on trouve de la musique composée pendant que la peintre Julie Mehretu réalise deux œuvres in situ pour le Musée d'Art moderne de San Francisco dans une ancienne église de Harlem[36], évoquant la violence de l'histoire de États-Unis[37]. Le labémol résonnant particulièrement bien dans le lieu, Moran a basé ses compositions sur cette note[37].

Jason Moran est également peintre. Sa première exposition personnelle s'est tenue en 2018 au Walker Art Center de Minneapolis ; elle a ensuite été présentée à l'Institut d'art contemporain de Boston et au Whitney Museum of American Art[29]. En 2021, une exposition à la galerie Luhring Augustine de New York présente les traces des marteaux d'un piano sur papier japonais, évoquant l'action painting ou le dessin automatique[38]. Il rend également hommage à George Floyd et Breonna Taylor[38]. Une de ses peintures figure sur la pochette de Thanksgiving at The Vanguard[39].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Jason Moran enseigne au Conservatoire de musique de la Nouvelle-Angleterre et à la Manhattan School of Music[2].

Il donne également des cours particuliers chez lui, dans son appartement à Harlem[2]. Il donne également des masterclasses avec son trio Bandwagon[2].

Responsabilités[modifier | modifier le code]

En 2009, il est nommé conseiller jazz du Kennedy Center[7].

En 2014, il est conseiller artistique du festival de jazz de San Francisco[28].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Style[modifier | modifier le code]

Comme Duke Ellington, Jason Moran est un musicien qu'il est difficile de classer dans un genre défini, et dont la créativité dépasse les catégories[28].

Grand connaisseur de l'histoire de la musique, et du jazz en particulier, tout en étant au courant des dernières nouveautés[2], ses influences sont multiples : le stride de Fats Waller, la musique de Thelonious Monk, particulièrement son utilisation de l'espace et des silences[41],[42], celle de son maître Jaki Byard, le free jazz, la musique classique (Ravel, Brahms) mais également la musique de Björk ou le hip-hop[2].

Il se dit également influencé par la peinture de Jean-Michel Basquiat, d'Egon Schiele (le titre de son album Facing Left est le titre d'une peinture de Schiele) ou de Robert Rauschenberg[43].

En piano solo, toutes ces influences peuvent se mélanger : on peut ainsi entendre dans un même concert des improvisations sur des beats hip-hop préenregistrés, du Beethoven ou du Brahms, des morceaux de James P. Johnson ou de Jaki Byard, une version de Planet Rock d'Afrika Bambaataa, des standards, des compositions ou encore des improvisations libres[25]. Moran utilise régulièrement un lecteur minidisc diffusant divers sons, notamment des voix enregistrées, créant des boucles qui peuvent évoquer la musique minimaliste, sur lesquelles il improvise[28],[3].

Son style pianistique s'affirme avec son deuxième album Facing Left (en) (2000) : il y détourne le rôle traditionnellement assigné aux mains gauches et droites. Se détachant de l'idéal de la ligne mélodique bebop, il opte pour un expressionnisme pictural s'étendant sur tout le clavier[2].

Discographie[modifier | modifier le code]

En tant que leader[modifier | modifier le code]

Formations diverses[modifier | modifier le code]

Avec Bandwagon[modifier | modifier le code]

Piano solo[modifier | modifier le code]

En tant que coleader[modifier | modifier le code]

En tant que sideman[modifier | modifier le code]

Avec Ralph Alessi (en)
  • 2010 : Cognitive Dissonance (CAM Jazz, 2010)
  • 2013 : Baida (ECM, 2013)
Avec Don Byron
  • 2004 : Ivey-Divey (Blue Note)
Avec Scott Colley
Avec Steve Coleman
  • 1999 : The Sonic Language of Myth – Believing, Learning, Knowing (RCA Victor)
  • 2006 : Weaving Symbolics (Label Bleu)
Avec Bunky Green (en)
  • 2006 : Another Place (Label Bleu)
  • 2010 : Apex (Pi Recordings)
Avec Stefon Harris
  • 1998 : A Cloud of Red Dust (Blue Note)
  • 1999 : Black Action Figure (Blue Note)
Avec Charles Lloyd
  • 2007 : Rabo de Nube (ECM)
  • 2010 : Mirror (ECM)
  • 2011 : Athens Concert (ECM)
  • 2016 : Passin' Thru (Blue Note)
Avec Christian McBride
  • 2005 : Live at Tonic (Ropeadope)
Avec Ron Miles (en)
  • 2017 : I am a Man (Enja)
  • 2020 : Rainbow Sign (Blue Note)
Avec David Murray
  • 2017 : Blues for Memo (Motema)
Avec Greg Osby
Avec Eric Revis
  • 2013 : Parallax (Clean Feed)
Avec Stephanie Richards
  • 2020 : Parallax (Northern Spy)
Avec Jenny Scheinman
  • 2008 : Crossing the Field (Koch)
Avec Walter Smith III (en)
  • 2010 : III (Criss Cross)
Avec Otis Taylor
  • 2009 : Pentatonic Wars and Love Songs (Telarc)
Avec Henry Threadgill
Avec Nasheet Waits
  • 2008 : Equality (Fresh Sound New Talent)
Avec Trio 3
Avec Walking Distance
  • 2018 : Freebird (Sunnyside)[46]
Avec Cassandra Wilson

Filmographie[modifier | modifier le code]

Documentaires sur Jason Moran[modifier | modifier le code]

Musique de film[modifier | modifier le code]

Jason Moran a écrit de la musique pour plusieurs films[50] :

Courts-métrages[modifier | modifier le code]

Longs-métrages[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Giovanni Russonello, « Jason Moran: “To Connect to Every Moment” », JazzTimes,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  • (en) Alec Wilkinson, « Jazz Hands », The New Yorker,‎ , p. 30-31 (lire en ligne, consulté le ).
  • (en) Peter Margasak, « Jason Moran builds a bigger bandwagon », Chicago Reader,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  • (en) Brett Campbell, « Imani Winds and Jason Moran: Minimally Inspired, Major Imprint », San Francisco Classical Voice,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v et w Russonello 2012.
  3. a b c d e f g h et i (en) David Theis, « Jazzman returns for a high school reunion With audio », sur Houston Chronicle, (consulté le ).
  4. a b c d et e Wilkinson 2013.
  5. a b c et d (en) Karl Gehrke, « Walker images reside in Jason Moran's jazz », sur mprnews.org, (consulté le ).
  6. a b c et d (en) Paul Pennington, « Jason Moran: The Modern Maestro », sur irockjazz.com, (consulté le ).
  7. a b et c (en) Becca Pulliam, « Jason Moran, Curator », A Blog Supreme, sur NPR, (consulté le ).
  8. (en) Virginia A. Schaefer, « Lee Konitz Concerts at the Montreal Jazz Festival », sur All About Jazz, (consulté le ).
  9. a b et c Ludovic Florin, « Biographie de Jason Moran », sur cite-musique.fr, (consulté le ).
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  35. (en) Joan Simon, « In the Studio: Joan Jonas and Jason Moran », sur artnews.com, (consulté le ).
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Liens externes[modifier | modifier le code]