Milford Graves

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Milford Graves

Description de l'image  Milford_Graves.jpg.
Informations générales
Naissance 20 août 1941 (72 ans)
Queens, ville de New York, États-Unis
Genre musical Jazz, free jazz, World music
Instruments percussions, batterie, conga, chant
Labels ESP-Disk, Prestige, Fontana, RCA, Tzadik Records
Site officiel http://www.milfordgraves.com/

Milford Graves (né le 20 août 1941 dans l'arrondissement de Queens, à New York)[1] est un batteur et un percussionniste américain, remarqué particulièrement dans les années 1960. Il est considéré comme un des pionniers du free jazz, libérant les percussions de leur rôle traditionnel consistant à marquer le tempo[2]. Ce faisant, il a révolutionné l'usage des tambours et des percussions[3].

Parcours[modifier | modifier le code]

À la différence de beaucoup d'autres musiciens de free jazz, Milford Graves a rarement joué, dans sa carrière professionnelle, du jazz conventionnel. Le free jazz a été vraiment son premier langage musical. Dans les années 1960, après avoir joué avec Hugh Masekela et Miriam Makeba, il accompagne Bill Dixon dans une série de concert October Revolution in Jazz[4].

Puis il rejoint le New York Art Quartet. C'est une formation sans piano, comme les premiers quartettes d'Ornette Coleman, renforcée par LeRoi Jones, qui y déclame ses vers, et ayant signée dans une toute nouvelle compagnie phonographique indépendante, ESP-Disk (ESP pour Extra Sensory Perception). Il joue également avec la formation de Paul Bley. Et en 1965, il enregistre son premier disque comme leader, avec le Milford Graves Percussion Ensemble[5].

Milford Graves a alterné ensuite comme leader et comme accompagnateur et musicien de studio. Il a collaboré avec une grande variété de musiciens, notamment Don Pullen, Eddie Gomez, Andrew Cyrille, Rashied Ali, Kenny Clarke, Philly Joe Jones, John Zorn et Albert Ayler. Il a également investi une partie de son temps dans la recherche sur la musique comme thérapie[6]. Enfin, en 1973, il choisit d'enseigner au Bennington College, à Bennington , dans le Vermont[1], tout en continuant à se produire.

Influences[modifier | modifier le code]

Milfort Graves a toujours été un batteur original. Il a étudié des éléments de rythme venant de différents pays, dont la musique africaine mais aussi la musique indienne[4].

Discographie[modifier | modifier le code]

Comme leader[modifier | modifier le code]

  • 1965: Percussion Ensemble (ESP-Disk)
  • 1977: Meditation Among Us (Kitty)
  • 1977: Babi (IPS)
  • 1998: Grand Unification (Tzadik)
  • 2000: Stories' (Tzadik)

Comme accompagnateur[modifier | modifier le code]

avec Montego Joe

avec Giuseppi Logan

avec Paul Bley

avec New York Art Quartet

avec le Jazz Composer's Orchestra

avec Miriam Makeba

  • Makeba Sings! (RCA)

avec Lowell Davidson

avec Don Pullen

  • At Yale University (PG)
  • Nommo (SRP)

avec Albert Ayler

  • Holy Ghost: Rare & Unissued Recordings (1962–70) (Revenant)
  • Love Cry (Impulse!)

avec Sonny Sharrock

  • Black Woman (Vortex)

avec Andrew Cyrille

  • Dialogue Of The Drums (IPS)

avec Various artists

  • New American Music Volume 1-New York Section/Composers of the 1970's (Folkways)

avec Sun Ra

  • Untitled Recordings (Transparency)

avec Kenny Clarke/Andrew Cyrille/Famoudou Don Moye

  • Pieces of Time (Soul Note)

avec David Murray

  • Real Deal (album)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Milford Graves at All About Jazz », All About Jazz, AOL.Muaix
  2. (en) John Litweiler, The Freedom Principle:Jazz after 1958, Da Capo,‎ 1984 (ISBN 0-306-80377-1), p. 137
  3. Serge Loupien, « John Zorn, années 50 », Libération,‎ 7 mai 2004 (lire en ligne)
  4. a et b (en) Scott Yanow, Jazz on Record : The First Sixty Years, Backbeat Books,‎ 2003, 858 p. (lire en ligne), p. 557
  5. Serge Loupien, « New York à Saint-Ouen. Ouverture du festival Banlieues bleues avec un quartet symbole du jazz «free». », Libération,‎ 24 février 2000 (lire en ligne)
  6. (en) Corey Kilgannon, "Finding Healing Music in the Heart", New York Times, November 9, 2004 Retrieved November 20, 2004

Sources Web[modifier | modifier le code]