Jacques d'Albon de Saint-André

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Jacques d'Albon de Saint-André, né vers 1505 au château de Saint-André-d'Apchon, en Roannais, et mort le à la bataille de Dreux, est un maréchal de France, qui se distingue dans les guerres contre les Espagnols et les guerres de religion.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques d'Albon, seigneur de Saint-André.
Huile sur panneau de bois, école de François Clouet, XVIe siècle.

Jacques d'Albon de Saint-André est le fils de Jean d'Albon, Seigneur de Saint-André. Frère de Marguerite d'Albon de Saint-André, il devient, en 1523, le beau-frère du neuvième Artaud de Saint-Germain.

Il est marquis de Fronsac, seigneur de Montrond et de Saint-André-d'Apchon, d'où son nom.

Compagnon d'enfance d'Henri II, le , trois jours après la mort de François Ier, il est appelé au Conseil, et nommé premier gentilhomme de la Chambre.

Le , il est fait chevalier de l'ordre de Saint-Michel et maréchal de France.

Le , au sacre d'Henri II, il remplace comme grand maître de France Montmorency absent. De 1552 à 1555, il guerroie contre Charles Quint, à propos des Trois-Évêchés.

En 1557, il est fait prisonnier des Espagnols à la bataille de Saint-Quentin. Pour se libérer, il précipite la conclusion du traité du Cateau-Cambrésis, entre Henri II de France et Philippe II d'Espagne.

En mars 1560, il participe, contre les protestants, à la répression de la conjuration d'Amboise.

Le , à la mort de François II, il parvient à rester en place. Le , avec Montmorency et le duc de Guise, il crée le triumvirat catholique. Le , il prend Blois aux protestants. Le , il prend Poitiers, le , Bourges, réprimant toute résistance avec une extrême brutalité. Il fait pendre par exemple le maire calviniste de Poitiers, Jacques Herbert, sieur de l'Isle, et quelques autres protestants, le [1].

Cette position centrale empêche les protestants du sud de la France de joindre ceux du Nord.

Le , il bat les protestants à la bataille de Dreux, mais est tué après la bataille car s'étant éloigné sans escorte, il est pris par un groupe de chevau-légers huguenots commandés par un certain Bobigny qui le tue d'un coup de pistolet[2].

Blason[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-André d'Apchon (Loire).svg

La famille d'Albon de Saint-André porte: De sable à la croix d'or, au lambel de trois pendants de gueules brochant sur le tout[3]

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse Marguerite de Lustrac, fille d'Antoine II de Lustrac, dame d'honneur de Catherine de Médicis, qui lui donne :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, volume 16, 1850.
  2. Ph. Laroche, Le château de Losse - Ses inscriptions - Jean II de Losse, dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1884, p. 135 (lire en ligne)
  3. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, , 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jacques d'Albon, seigneur de Saint-André par Jean-François-Théodore Gechter, Galerie des batailles du château de Versailles.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Des châteaux dont Jacques d'Albon fut le seigneur :

Liens externes[modifier | modifier le code]