Rue d'Orléans-Saint-Honoré

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Anc. 4e arrt
Rue d'Orléans-Saint-Honoré
(disparue en 1890)
Situation
Arrondissement Anc. 4e
Quartier Banque-de-France
Début Rue Saint-Honoré
Fin Rue des Deux-Écus
Morphologie
Longueur 79 m
Largeur m
Historique
Création XIIIe siècle
Dénomination 1388
Ancien nom Rue de Neele
Rue de Nesle
Rue de Bohême
Rue d'Orléans
Rue d'Orléans dite des Filles-Pénitentes
Rue d'Orléans dite des Filles-Repenties

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue d'Orléans-Saint-Honoré (disparue en 1890)

La rue d'Orléans, ou rue d'Orléans-Saint-Honoré, est une ancienne rue qui était située dans l'ancien 4e arrondissement de Paris et qui disparait en 1890 lors du percement de la rue du Louvre[1].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La rue porte le nom de Louis de France duc d'Orléans, fils de Charles V qui possédait un hôtel particulier dans cette rue.

Situation[modifier | modifier le code]

En 1817, la rue d'Orléans-Saint-Honoré commençait aux 116-118, rue Saint-Honoré et finissait aux 23-25, rue des Deux-Écus. Elle était située dans l'ancien 4e arrondissement dans le quartier de la Banque-de-France[2].

Les numéros de la rue étaient noirs[3]. Le dernier numéro impair était le no 21 et le dernier numéro pair était le no 16.

Historique[modifier | modifier le code]

L'ancienne rue d'Orléans dans le prolongement de l'ancienne rue des Poulies, avant sa disparition définitive lors du percement des rues Berger et du Louvre

Le plus ancien nom connu de cette rue, qui se prolongeait, du XIIIe siècle jusqu'en 1572, jusqu'à la place Saint-Eustache est celui de « rue de Nesle » car elle passait le long de l'hôtel de Nesle, qui est devenu l'hôtel de Soissons, sur l'emplacement duquel la halle au Blé a été construite en 1763 puis la Bourse de commerce de Paris en 1885.

Cette voie est citée dans Le Dit des rues de Paris de Guillot de Paris sous la forme « rue de Neele ».

La rue prit ensuite le nom de « rue de Bohême », car Jean de Luxembourg (1296-1346), roi de Bohême, beau-père de Jean le Bon avait fait l'acquisition de cet hôtel.

Cet immeuble fut vendu en 1388 à Louis de France duc d'Orléans, fils de Charles V et la rue prit alors le nom de « rue d'Orléans ».

Catherine de Médicis, devenue propriétaire du couvent des Filles-Pénitentes, fit de nombreuses acquisitions pour agrandir cet emplacement sur lequel elle voulait construire un palais, l'hôtel de la Reine. En 1577, elle supprima presque en entier la partie de la rue d'Orléans comprise entre la rue des Deux-Écus et la rue Coquillière et ne laissa subsister du côté de cette dernière qu'une impasse qui, en 1763, était devenue la rue Oblin[4].

Au XVIe siècle, on la trouve sous la dénomination de « rue d'Orléans dite des Filles-Pénitentes » et « rue d'Orléans dite des Filles-Repenties » parce que cet hôtel avait été occupé en partie à cette époque par cette association religieuse[3].

Elle fut dénommée « rue d'Orléans-Saint-Honoré » afin de la différencier des autres rues d'Orléans de Paris.

Une décision ministérielle du 17 frimaire an XI (8 décembre 1802), signée Chaptal, fixe la largeur de la rue d'Orléans à 8 mètres.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Emplacement de l'hôtel d'Aligre et de Verthamont dans l'Atlas des censives de 1720

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Rue d'Orléans-Saint-Honoré, c. 1868 », vergue.com.
  2. Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan 16e quartier « Banque-de-France », îlot no 16, F/31/80/17, îlot no 18, F/31/80/19.
  3. a b et c Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.
  4. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]