Henri Fenet

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Henri Fenet
Naissance
Ceyzériat
Décès (à 83 ans)
Origine Français
Allégeance Flag of France.svg République française
Drapeau de l'État français État français (Vichy)
Flag of German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme Flag of France.svg Armée de terre
Flag of the collaborationist French Militia.svg Milice française
Flag Schutzstaffel.svg Waffen-SS
Grade Waffen-Hauptsturmführer
Années de service 19401945
Conflits Seconde Guerre mondiale
Commandement Bataillon Charlemagne
Faits d'armes Bataille de France
Bataille de Berlin
Distinctions Croix de guerre
Croix de chevalier de la croix de fer

Henri Joseph Fenet (né le à Ceyzériat dans l'Ain et mort le ) fut un combattant de la Milice, puis de la Waffen-SS, commandant d'un bataillon de la Division Charlemagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, il quitte sa Khâgne à Henri IV pour s'enrôler. Après Saint-Cyr, il rejoint en tant qu'aspirant la 3e division d'infanterie coloniale. Lors de la campagne de France en 1940, deux fois blessé, il se voit décerner la croix de guerre. À l'automne 1942, il rejoint le Service d'ordre légionnaire, puis la Milice française.

En octobre 1943, Joseph Darnand le désigne pour devenir l'un des cadres de la première brigade Waffen-SS française, la Franz.-SS-Freiwilligen-Sturmbrigade Nr.8. Passé par Senheim, puis Bad Tölz (l'école d'élèves-officiers de la SS), il en ressort avec le grade de Obersturmführer (équivalent de lieutenant). En juillet 1944, il combat avec son bataillon, dont il commande la 3e compagnie, en Galicie. Blessé, il y reçoit la croix de fer de deuxième classe.

Rétabli, il rejoint la 33. Waffen-Grenadier-Division der SS « Charlemagne », en formation à Wildflecken dont il commande le 1er bataillon du régiment 57. La « Charlemagne » est envoyé en Poméranie, en février-mars 1945, pour tenter de contenir une percée soviétique.

Sans matériel lourd, les troupes n'ont aucune chance de contenir la poussée soviétique et se replient sur Belgard. Dans les premiers jours de mars 1945, la division est réorganisée. Henri-Joseph Fenet se voit attribuer le commandement du 1er bataillon du régiment de marche (I/RM) qu'il arrive à évacuer de l'enfer poméranien, un exploit pour lequel il obtient la croix de fer de première classe et une promotion au grade de Hauptsturmführer (capitaine). Les restes de la division Charlemagne sont réorganisés en deux bataillons. Fenet obtient le commandement du bataillon de combattants (en opposition au bataillon de travailleurs contenant les éléments désireux de cesser le combat).

Dans la nuit du 23 au 24 avril 1945, l'inspecteur général Krukenberg est requis à Berlin pour prendre le commandement des restes de la division SS-Nordland. Il y emmène un bataillon surnommé le « Bataillon Charlemagne » estimé à 300 soldats français décidés à poursuivre le combat. Fenet mène ses troupes jusqu'à la capitulation de Berlin. Blessé, il a obtenu pour sa conduite la croix de chevalier de la croix de fer[1].

Soigné, puis libéré par les Soviétiques, il est arrêté à Valenciennes, dénoncé par son propre tatouage. Condamné à vingt ans de travaux forcés, il est finalement relâché en décembre 1949[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (de) « Ritterkreuzträger Henri Joseph Fenet », sur www.ritterkreuztraeger-1939-45.de (consulté le 22 juillet 2014).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Robert Forbes, Pour l'Europe, les volontaires français de la Waffen-SS, L'Æncre, 2005
  • Henri Mounine, Cernay 40-45, Éditions du Polygone, 1999
  • Saint-Loup, Les Hérétiques, Presse-Pocket, 1972
  • Jean Malardier, Combat pour l'Honneur, Éditions de l'Homme Libre, 2007
  • Jean Mabire, Mourir à Berlin, Fayard, 1976
  • Erik Wallin, Ragnarök, traduction d'Henri Fenet, Éditions Véronika, 2005