À transférer pour Wikivoyage

Haras national du Pin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Haras du Pin)
Aller à : navigation, rechercher
Haras national du Pin
Haras du Pin main.jpg

Le haras du Pin.

Présentation
Type
Propriétaire
Établissement public
Statut patrimonial
Géographie
Pays
Région
Département
Commune
Localisation
Coordonnées
Localisation sur la carte de l’Orne
voir sur la carte de l’Orne
Red pog.svg
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg

Le haras national du Pin se trouve sur la commune Le Pin-au-Haras, dans le département de l’Orne (61) en région Normandie. C’est le plus ancien des haras nationaux français.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1665, Colbert crée, sous Louis XIV, l’administration des Haras royaux afin de pallier la pénurie de chevaux à laquelle doit faire face le royaume tout en améliorant les races équines françaises. En effet l'armée manque cruellement de chevaux et le Royaume est obligé de les importer de l'étranger. Dès la création de l'administration, des étalons royaux sont sélectionnés et répartis en région et ils sont les seuls à pouvoir reproduire. À partir de 1668, l'armée manquant toujours de chevaux, les étalons privés sont autorisés à reproduire après avoir été approuvés par l'État.

Le site fut choisi en 1714 afin d'y bâtir le premier Haras royal. La qualité de ses pâturages et les facilités d'approvisionnement en eau faisaient du Buisson d'Exmes l'endroit parfait. Le domaine est acheté à Louis de Béchameil de Nointel[N 1],[1], conseiller du roi, à la suite d'un échange avec d'autres terres en Picardie. Le , le transfert de l’ancien haras royal de Saint–Léger vers le Buisson d’Exmes était ordonné[2].

Le Domaine du Pin compte aujourd'hui plus de 1 000 hectares. Les premières écuries sont construites à partir de 1715 et les premiers étalons arrivent en 1717. Le style architectural correspond à celui de l'école de Versailles. C'est Pierre Le Mousseux qui réalise les travaux sur des plans de Robert de Cotte, premier architecte du Roi, successeur de Jules Hardouin-Mansart[3],[4]. Les bâtiments actuels (écuries et château) furent construits sous le règne de Louis XV, entre 1715 et 1730. L’écrivain Jean de La Varende l’avait surnommé le « Versailles du cheval ».

Les terrasses du château sont réalisées dans la tradition des jardins à la française[N 2].

Le 27 janvier 1790, la suppression et la destruction du Haras est votée. Cependant, il y échappe de peu puisque l'Assemblée Nationale décide, in-extremis, d'y installer un "dépôt des meilleurs étalons du royaume". Les fonctions des Haras ne seront toutefois rétablies que sous l'Empire, en 1810. L'École des Haras est fondée en 1840 et une loi organique du 29 mai 1874 impose d'en être diplômée pour prétendre à la fonction d'officier des Haras.

Le haras fut occupé par les Prussiens en 1871, puis par les Allemands entre juin 1940 et juin 1941. Il se retrouve ensuite au cœur du site de la bataille de Normandie, proche de Falaise, sans avoir subir aucun dommage.

Le Haras national du Pin, aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le changement au sein des Haras nationaux intervient à la fin de l'année 2013, lorsque la mission de reproduction, cœur de leur métier, est transférée au secteur privé. Cependant, le Haras national du Pin a maintenu l'activité de reproduction grâce à une coopérative d'éleveurs privée, la SCIC, (Société Coopérative d'Intérêt Collectif) rassemblant des éleveurs privés. Celle-ci a installé ses étalons dans l'écurie n°2. Quelques étalons nationaux ont également été loués pour pouvoir poursuivre leur carrière de reproducteur.

Le décret du 2 juillet 2015 crée l'Établissement Public Administratif "Haras national du Pin". Le Haras se détache donc de la tutelle de l'IFCE (Institut Français du Cheval et de l'Equitation) pour être géré conjointement par le département de l'Orne, la région Basse-Normandie et l'État. Le conseil d'administration est présidé par Laurent Beauvais, président du Conseil Régional de Basse Normandie.

Les terrains du haras s'étendent sur la commune du Pin-au-Haras mais aussi sur celles voisines d'Exmes, La Cochère, Silly-en-Gouffern et Ginai. L'ensemble est classé aux Monuments historiques[3].

Le Domaine est géré par l'EPA Haras national du Pin, l'IFCE, l'ONF (office national des forêts) et l'INRA (Institut National de Recherche Agronomique) avec une ferme expérimentale avec plus de 1000 bovins.

Activité du haras[modifier | modifier le code]

1 Tourisme et culture

Le Haras accueille plusieurs dizaines de milliers de visiteurs tous les ans. Il propose des visites guidées du Haras national du Pin, des visites à thème (sellerie, maréchalerie), et la visite du parcours découverte de l'écurie no 1 (musée sur le cheval) ainsi que diverses présentations de chevaux, dont les célèbres Jeudis du Pin, une présentation de chevaux du Haras national du Pin de différentes races. Depuis une dizaine d'année également, le Haras national du Pin accueille tous les ans des artistes en résidence. Ils participent aux Jeudis du Pin et proposent eux aussi des présentations de leurs chevaux le week-end pendant la haute saison (d'avril à septembre). Des expositions temporaires en lien avec le cheval sont organisées chaque année dans l'écurie no 1. Également, chaque année, le Septembre Musical de l'Orne organise deux opéras mi-septembre dans le manège du Haras.

2 Compétitions sportives

Le site, dont le domaine s'étend sur plus de mille hectares, accueille annuellement de grandes compétitions, notamment d'obstacle, ou de concours complet. Le haras a toujours accueilli des compétitions internationales comme le championnat d’Europe d’attelage en 1979, le Congrès mondial des percherons en 1989 et 2011 ou la coupe du monde de concours complet d'équitation en 2010, 2011 et 2012.

En 2014, les épreuves de dressage et de cross du concours complet des Jeux équestres mondiaux de 2014[5]. se sont déroulées dans le parc du Hautbois et ont réuni plus de 50 000 personnes.

Les principales compétitions prévues en 2016 sont le concours international d'attelage de tradition (9 et 10 juillet), le Grand Complet (16 au 21 août), concours international d'attelage (25 au 28 août) sans oublier les courses du Pin[6] début mai et début octobre à l'hippodrome de la Bergerie (Ginai).

3 Formation

L'École Supérieure du Cheval et de l'Equitation est présente sur le site du Pin et dispose des formations de grande qualité en sellerie, maréchalerie, cavaliers jeunes chevaux et attelage.

La jumenterie poursuit des recherches génétiques sur la reproduction des chevaux. En 2014, quatre poulains, deux femelles et deux mâles, sont nés d'un transfert d'embryons. Cette méthode, inédite en Europe, pourra notamment permettre la préservation des races de chevaux rares ou en voie de disparition. En 2015, une cryobanque est mise en place.

À voir au haras national du Pin[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
Cette page ou section ne correspond pas aux critères d’un article encyclopédique ; elle a plus sa place sur Wikivoyage.

Il est recommandé de vérifier l'admissibilité sur Wikivoyage avant de contacter un administrateur de Wikivoyage qui procédera au transfert (procédure).

  • Les terrasses du château : surplombant le parc du Hautbois, il s'agit d'un des plus beaux points de vue du haras. Des terrasses, on peut admirer la carrière construite en 2014 pour accueillir l'épreuve de dressage du concours complet des Jeux Équestres mondiaux de cette même année.
  • La sellerie d'honneur : cette sellerie présente une belle collection de harnais d'attelage, dont la facture est identique à celle du XIXe siècle. On y retrouve deux types de harnais : le collier anglais et la bricole. on y trouve également la selle achetée par les Haras pour équiper Ouadoud, étalon barbe offert par le roi du Maroc, Mohamed VI, en 2009, dans le cadre de la coopération franco-marocaine.
  • Les races de chevaux : les chevaux de trait : les percherons : issus de la région du Perche, les percherons sont les chevaux phares du haras national du Pin. Ce sont eux qui tirent fièrement les attelages de traditions. Noir ou gris, ces chevaux pèsent entre 800 et 1 200 kg. Au haras national du Pin, ils sont montés, attelés, et parfois présentés en poste hongroise ou en amazone. Exportés dans le monde entier, ils sont particulièrement appréciés aux États-Unis et au Japon. L'île est d'ailleurs le seul pays au monde à organiser des courses de percherons, qui rassemblent des milliers de spectateurs et parieurs. Les chevaux de sang : plusieurs races sont visibles dans les écuries : le pur sang arabe, l'anglo arabe, le selle français, le lipizzan, l'hanovrien, le trotteur français, le pur-sang anglais, le pure race espagnol...
  • Les voitures hippomobiles : le haras possède deux remises de voitures hippomobiles, pièces de collection et éléments indissociables des haras nationaux. Elles sont pour la majorité peintes aux couleurs des haras nationaux : bleu marine et rouge et on retrouve le sigle H sur les portes. Parmi ces voitures, on retrouve le seul des quatre Milord fermés visibles dans les collections publiques en France, un phaéton, des breaks, un coupé de voyage... Ces voitures sont l'emblème des haras et portent aujourd'hui encore toute l'histoire et la tradition de cette institution tricentenaire.
  • La tombe de Furioso : cheval mondialement connu, Furioso, pur-sang anglais né en 1939, fut étalon au haras national du Pin de 1946 à 1967, date de sa mort. Père de plus de 300 chevaux, dont Lutteur B, champion olympique en 1964 sous la selle de Pierre Jonquères d'Oriola, il est aujourd'hui à l'origine de lignées de chevaux d'obstacle d'exception. En guise d'honneur, Furioso fut enterré sur son domaine et sa tombe est, depuis, constamment fleurie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il s'agit du fils de Louis Béchameil de Nointel (1630-1703) rendu célèbre par la sauce béchamel qui porte son nom.
  2. La paternité de Mansart et de Le Nôtre est réfutée dans Le Haras national du Pin, Versailles du cheval, aux éditions du Patrimoine-Monum, 2006

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]