Haras sous le Premier Empire

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Histoire des haras sous le Premier Empire

Rétablissement des haras nationaux par Napoléon 1er[modifier | modifier le code]

Napoléon avec ses généraux (peinture de Ludwig Elsholtz, 1845).

Les chevaux ont un rôle indispensable dans les conquêtes napoléoniennes. Les pur-sang arabes étaient les chevaux de choix pour la cavalerie des troupes. Par le biais des campagnes de l'empereur, ce type de cheval s'est retrouvé en Europe centrale et en Russie.

Entre 1800 et 1815, Napoléon, cavalier au style peu académique mais résistant et intuitif, possédait 1 730 chevaux réservés à sa monte personnelle. Le Vizir, petit arabe gris de 1,35 m, son plus célèbre cheval, a été empaillé et se trouve exposé en 2006 au Musée de l'Armée des Invalides[1].

Les écuries impériales, créées en 1803-1804, regroupent l'équipage de selle, l'équipage d'attelage et l'équipage de campagne ou des transports. Leur effectif crût rapidement jusqu’en 1808, pour se stabiliser autour de 500 chevaux. Les écuries impériales furent démantelées en partie à la fin de l’Empire.

Composition du décret[modifier | modifier le code]

Les haras sont rétablis par décret impérial du 4 juillet 1806. Après avoir été dissous, au nom de la liberté, par l'assemblée constituante le 29 janvier 1790.

Organisation des haras[modifier | modifier le code]

Le décret impérial du 4 juillet 1806, rattachait les haras sous l'autorité du ministère de l'Intérieur. Elle comportait six arrondissements, possédant chacun un haras, accompagné de dépôts d'étalons et de dépôts de poulains. Fortement hiérarchisés et centralisés, les haras comprenaient six inspecteurs généraux et, pour chaque haras : un directeur, un inspecteur, un régisseur et un vétérinaire, tandis que chaque dépôt était doté d'un chef de dépôt, d'un régisseur et un vétérinaire.

Les postes d'encadrement furent pourvus par des officiers de cavalerie.

Sélection des officiers des haras[modifier | modifier le code]

Il s'agissait d'un recrutement aristocratique selon 4 catégories :

Tous étaient issus de la noblesse d'Ancien Régime, revenus d'immigration.

  • La seconde catégorie avait eu leur poste grâce à des liens familiaux avec des personnages de premier plan et des proches de l'Empereur ou des faits d'armes.
  • La troisième catégorie était constituée pour l'essentiel des chefs de dépôts de remonte recrutés parmi d'anciens officiers de cavalerie, d'anciens immigrés ou ex-préposés aux remontes.

Ces nominations étaient bien souvent très subjectives en fonction de la personnalité nobiliaire, de sa fortune ou de liens familiaux avec des préfets de départements chargés de la mise en œuvre des haras et dépôts.

  • La quatrième catégorie, pour des fonctions subalternes, était constituée de personnel de l'administration recruté au hasard et selon les caprices de la faveur. Ils y entraient sans études spéciales, sans vocation déterminée et souvent parce qu'ils étaient incapables d'entrer dans une autre carrière[réf. nécessaire].

Répartition des haras et des dépôts de remonte[modifier | modifier le code]

La France fut divisée en 6 arrondissements, regroupant 6 haras et 30 dépôts d'étalons avec une dotation de 2 000 000 francs qui sera diminuée de 200 000 francs entre les années 1810 à 1813 inclus.

À ces 6 arrondissements seront rajoutés deux autres :

  • Arrondissement de la Confédération du Rhin : avec le dépôt de Memsen (Basse-Saxe) en 1813.

Les nominations[modifier | modifier le code]

Les inspecteurs généraux des haras[modifier | modifier le code]

Les inspecteurs des dépôts de remonte[modifier | modifier le code]

  • Général baron Jean-Baptiste Noirot (1768-1826), commande les dépôts de cavalerie de Burgos en 1808 et ceux d'Erfurth en 1813.
  • Général vicomte Claude Antoine Hippolyte de Préval (1776-1853), inspecteur général des dépôts de cavalerie dans la 5e division militaire et Commandant des dépôts de cavalerie de Versailles en 1814.
  • Général baron Frédéric Auguste de Beurmann (1777-1815), inspecteur général des dépôts de cavalerie dans la 5e division militaire (1811).
  • Général Gabriel Marie de Riccé (1758-1832), inspecteur des remontes entre 1809 et 1812 dans les 1re, 14e, 15e, 21e et 22e divisions militaires.
  • Général Baron Louis Michel Antoine Sahuc (1755-1813), inspecteur général des dépôts de cavalerie et des hôpitaux entre le Rhin et l'Oder.
  • Général Baron Anne-François-Charles Trelliard (1764-1832), inspecteur général des dépôts de cavalerie des 5e et 26e divisions militaires en 1807, puis commande successivement les dépôts de Vittoria, d'Aranda et de Mautern.

Les commandants des écuries impériales[modifier | modifier le code]

Les directeurs de haras[modifier | modifier le code]

Les chefs et directeurs de dépôts de remonte[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Bastide-Costes, « Le Vizir, cheval de Napoléon », dans Cheval Magazine, no 416 (juillet 2006)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Chebrou de Lespinats, Histoire des Haras sous le Premier Empire (1806-1815), suivi de notices biographiques et généalogiques des Inspecteurs Généraux, Directeurs de Haras et Chefs de dépôts de Remonte, Versailles, Mémoire et Documents,
  • Olivier Chebrou de Lespinats, Hommes de Chevaux sous le Premier Empire, Annecy, All-Square Publication,
  • Olivier Chebrou de Lespinats, Hommes de Chevaux sous le Second Empire, Tome 1, Aix en Provence, Mémoire et Documents,