Haras national de Saintes

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Haras national de Saintes
Haras national de Saintes.JPG
Un des bâtiments du Haras national de Saintes
Présentation
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Statut patrimonial
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Place des Récollets, rue Aliénor-d'Aquitaine et rue de l'AbreuvoirVoir et modifier les données sur Wikidata
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Le haras national de Saintes est un établissement public dont la mission première est la sélection, l'amélioration et la conservation des races équines. Fondé en 1846, il est l'un des 23 établissements dépendants de l'administration des haras nationaux en France.

Bref historique[modifier | modifier le code]

Les haras nationaux doivent leur existence à la volonté du roi Louis XIV de pourvoir ses armées en chevaux solides et robustes. L'administration des haras royaux voit le jour le 17 octobre 1665, leur vocation étant de veiller à la préservation des meilleures races équines.

Presque deux siècles plus tard, une ordonnance du roi Louis-Philippe permet la fondation du Haras national de Saintes. Le dépôt d'étalons est créé en 1846[1]. La construction des bâtiments est confiée à l'architecte Victor Fontorbe, qui dessine les plans d'une structure incluant un vaste pavillon central encadré de deux ailes symétriques, d'écuries et d'une résidence pour le directeur.

Au début du XXe siècle, l'établissement abrite une centaine d'étalons. De nos jours, il reste le siège de la délégation régionale de la région Poitou-Charentes.

En novembre 2015, l'IFCE annonce que ce haras sera mis en vente en janvier 2016, faute d'avoir développé des activités pérennes[2].

Les activités du Haras national de Saintes[modifier | modifier le code]

Parmi les activités du « pôle hippique » du haras national de Saintes figurent l'appui aux professionnels de la filière équine, mais aussi la gestion de chantiers d'insertion professionnelle ou la formation pédagogique.

Le haras est doté d'un laboratoire chargé de recherches génétiques sur les chevaux, de boxes et de structures adaptées à l'élevage des chevaux de selle, de trait, des pur-sang ainsi que des races locales, tels les baudets du Poitou ou les traits poitevins mulassiers. Au total, ce sont près de quarante étalons qui sont élevés au haras.

Un aspect muséal du Haras national de Saintes[modifier | modifier le code]

L'établissement conserve par ailleurs une collection de voitures hippomobiles et est, à sa manière, un conservatoire de métiers traditionnels : palefreniers, maréchaux-ferrants ou bourreliers y exercent toujours leur art[3].

Les bâtiments et le parc du haras sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1993[4].

Le parc, d'une superficie de dix hectares, est accessible librement. Bien qu'ayant été endommagé par l'ouragan Martin en 1999, il conserve plusieurs arbres séculaires, dont des cèdres et des platanes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L.DELAYANT, Histoire du département de la Charente-Inférieure, H. PETIT, libraire-éditeur, la Rochelle, 1872, p.371
  2. « Le site des Haras nationaux sera bientôt mis en vente », sur ladepeche.fr (consulté le 6 novembre 2015)
  3. Le pôle hippique de Saintes
  4. Notice no PA00105261, base Mérimée, ministère français de la Culture

Articles connexes[modifier | modifier le code]