Gaston de La Touche

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Gaston de La Touche
Gastonlatouche.jpg

Gaston de La Touche,
photographie parue dans le Dictionnaire Larousse.

Naissance
Décès
(à 58 ans)
Paris
Nationalité
Activités
Autres activités
Formation
M. Paul
Mouvement
Influencé par
Distinctions

Gaston de La Touche[1], dit aussi Gaston La Touche, est né le à Saint-Cloud et mort le à Paris est un peintre, graveur, illustrateur et sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gaston de La Touche dans son atelier de Saint-Cloud (vers 1899).

Né dans une famille originaire de Normandie, il convainc ses parents de prendre des cours de dessin à partir de 1864 sous la direction de M. Paul, professeur de dessin, pour trois francs par mois. Ces cours sont définitivement interrompus par la guerre franco-prussienne de 1870 lorsque la famille trouve refuge en Normandie, à Champsecret dans l'Orne.

Les débuts[modifier | modifier le code]

En 1875, il est reçu au Salon avec son Portrait d'Edmond Got, un médaillon en bas-relief de l'acteur et doyen de la Comédie-Française, et quelques eaux-fortes dans une veine naturaliste. Entre 1877 et 1879, il rencontre Edgar Degas, Édouard Manet dont il fréquente l'atelier[2], Duranty et Marcellin Desboutin qui se réunissent au café de la Nouvelle Athènes à Paris. Il y fait aussi la rencontre d'Émile Zola qu'il admire et dont il illustre des nouvelles et des romans comme L'Assommoir.

À partir des années 1880, il peint des scènes intimistes dans le style hollandais du XVIIe siècle. Il expose sa toile La Dame du Cinquième au Salon de 1881. En 1889, Gaston de La Touche peint Grève à Anzin, défilé d'ouvriers inspiré d'Émile Zola[3].

Un nouveau style[modifier | modifier le code]

Sur les conseils de son ami Félix Bracquemond, il intensifie les coloris de sa palette et puise ses sujets dans le sillage des Fêtes galantes d'Antoine Watteau et des scènes de genre de François Boucher. Ses paysages, ses portraits lumineux, à l'huile, au pastel ou à l'aquarelle, également influencés par Pierre Puvis de Chavannes, rencontrent un succès immédiat au Salon de la Société nationale des beaux-arts.

En 1891, Gaston de La Touche brûle des toiles dont il n'est pas satisfait. Il reçoit la commande de décorations de la Mairie de Saint-Cloud et de la salle des fêtes du ministère de la Justice à Paris[4]. En 1900, il participe à la décoration du restaurant le Train Bleu de la gare de Lyon à Paris. Il partage son activité entre son atelier du no 31 rue Dailly à Saint-Cloud et sa propriété de Champsecret dans l'Orne. Avec son épouse Jacqueline, ils reçoivent beaucoup ; parmi les invités on compte Charles Gounod, Édouard Louis Dubufe, Édouard Detaille, Marcellin Desboutin, Paul-César Helleu, Jean-Louis Forain, Félix Bracquemond, Edmond Rostand et Louis Edmond Duranty.

Gaston de La Touche devient membre sociétaire du Salon des artistes français en 1883. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1900 et promu officier du même ordre en 1909.

Gaston de La Touche meurt le .

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

En Australie
Aux États-Unis
En France
En République tchèque
En Russie

Ouvrages illustrés[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

Salon des artistes français
  • 1875 : Portrait de François Got, médaillon en bas-relief, et quelques eaux-fortes.
  • 1881 : La Dame du cinquième.
  • 1882 : L'Enterrement d'un enfant en Normandie.
  • 1884 : Un Vœu et un autre, médaille de 3e classe.
  • 1888 : L'Accouchée, médaille de 2e classe.
Salon de la Société nationale des beaux-arts
  • 1890 : Phlox.
  • 1896 : panneau décoratif sur lequel figure sa femme et son fils.
Autres Salons
  • 1906 : Salon de la peinture à l'eau.
  • 1910 : Salon Les Arts, quatre panneaux décoratifs pour le ministère de la Justice, conservés à Paris au palais du Luxembourg.

Expositions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité personne : Gaston de La Touche, BnF, consulté le 11 mars 2012.
  2. J. Valmy-Baysse, Gaston La Touche, sa vie, son œuvre, Paris, Librairie F. Juven, 1910, p. 15.
  3. Larousse Mensuel, 1911-1913.
  4. Celles-ci n'y ont pas été installées et se trouvent aujourd'hui à Paris au palais du Luxembourg.
  5. Panneau décoratif exécuté pour le vestibule de l'appartement d'Émile Chouanard, ingénieur et collectionneur au no 2 avenue Montaigne, à Paris.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Petit, Catalogue des œuvres de Gaston La Touche exposées à la galerie G. Petit du 11 juin au 13 juillet 1908, Paris, Imprimerie Georges Petit.
  • Jean Valmy-Baysse, Gaston La Touche, sa vie, son œuvre, Paris, Éditions F. Juven, Collection « Peintres d'Aujourd'hui », 1910 (en ligne).
  • Anonyme, Catalogue des Tableaux et études par Gaston La Touche vente Galerie G. Petit 8 rue de Seze Paris, lundi 2 juin 1919, Imprimerie G. Petit.
  • (en) Anonyme, Catalogue of collection of paintings by Gaston La Touche, April 25th - May 20th, 1920, édition The Buffalo fine Arts academy, Albright art gallery.
  • Anonyme, Exposition Gaston La Touche du 29 mai au 29 juin 1923 à la galerie, Paris Imprimerie Le Croquis, édition Galerie G. Allard.
  • Collectif, Le Train Bleu, Paris, Presse Lois Unis Service, 1990 (ISBN 2908557010).
  • Dictionnaire Bénézit.
  • Henri Frantz, Gaston La Touche 1854-1913, Paris, Éditions Studio, 1914 ; Londres, 1915.
  • Emmanuelle Le Bail, Pierre Juhel, Selina Baring Maclennan, Roy Brindley, préface de Pierre Rosenberg, Gaston La Touche (1854-1913), les fantaisies d'un peintre de la Belle Époque, Saint-Cloud, Musée des Avelines, 2014, 136 p. (ISBN 9782955082508).

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