Ergy Landau

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Ergy Landau
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Landau ErzsébetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Ergy Landau, née Erzsi Landau en 1896 à Budapest (Hongrie) et morte en 1967 à Paris, est une photographe française d'origine hongroise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Budapest, Erzsi Landau travaille en 1918 à Vienne (Autriche) dans l'atelier du photographe Franz Xaver Setzer. Un an plus tard, elle devient assistante dans l'atelier de Rudolf Dührkoop à Berlin (Allemagne), puis retourne en Hongrie où elle ouvre à Budapest son premier studio. Elle se lie alors d'amitié avec le peintre Moholy-Nagy, qu'elle photographie. Elle est d'abord inspirée par les photographes pictorialistes dans la lignée d'Alfred Stieglitz et Edward Steichen.

En 1922, elle quitte de nouveau la Hongrie sous la pression du régime de Horthy et vient ouvrir à Paris le studio Landau au 17, rue Lauriston[1]. Elle réalise alors de nombreux portraits dont ceux d’Antoine Bourdelle et de Paul Valéry, et change son prénom en Ergy. En 1925, elle revoit Moholy-Nagy lors de son passage à Paris.

En 1927, elle change de style photographique abandonnant le portrait au sfumato et ses techniques héritées du pictorialisme pour se tourner vers la Nouvelle Vision, influencée par l'architecture. En 1929, elle participe à l'exposition Film und Foto à Stuttgart où elle a la révélation de la Nouvelle Vision photographique.

En 1930, Nora Dumas (en) et Ylla commencent leurs carrières photographiques dans le studio Landau. À partir de l'année suivante, elle publie régulièrement dans Arts et Médecine, Jazz, ou encore Paris Magazine.

En 1933, elle est membre fondateur de la Société des artistes photographes puis de l’agence photographique Rapho, fondée par Charles Rado.

Elle réalise à cette époque de nombreuses photographies de nus. En 1936, le Daily Mirror de Londres lui commande 365 expressions d'un visage d'une petite fille pour commenter au jour le jour les événements politiques. Après quelques jours de publication, elle renonce. Elle participe ensuite à l'Exposition internationale de la photographie contemporaine. En 1942, elle publie un ouvrage où elle explique sa méthodologie pour photographier les enfants, et en 1954 elle part en Chine réaliser des reportages[2]. Elle participera aux grandes expositions des années 1950, avant de mourir en 1967 à Paris.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guillaume Evin, Cosette Harcourt, Hugo-Doc, 2018, p.46.
  2. Laurence Le Guen, « Abolir les frontières en littérature jeunesse : la tentative des albums photographiques des années 1950 à travers l’exemple d’Horoldamba le petit Mongol », Strenæ. Recherches sur les livres et objets culturels de l’enfance, no 11,‎ (ISSN 2109-9081, DOI 10.4000/strenae.1670, lire en ligne, consulté le 12 mars 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]