Entomologie médicale

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant la médecine
Cet article est une ébauche concernant la médecine.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

L'entomologie médicale (le plus souvent médicale et vétérinaire) est une discipline scientifique du domaine de la santé consistant à étudier les arthropodes (insectes, acariens, etc) responsables de pathologies humaines, soit directement (ex. : myases), soit indirectement (ex. Maladie de Lyme et tiques, paludisme et moustiques anophèles, trypanosomose africaine et Mouche tsétsé, maladie de Chagas et Triatominae, onchocercoses et Simulies...)

L'entomologie médicale aborde plusieurs domaines de recherche : taxonomie, biologie, physiologie, écologie, comportement et dynamique des populations d'insectes vecteurs, les interactions entre les parasites et leurs vecteurs, cartographie des risques, gestion du risque en cherchant à développer des stratégies de contrôle et de lutte contre les populations de vecteurs, ainsi que l'étude des mécanismes de résistance des vecteurs aux insecticides.

Arthropodes[modifier | modifier le code]

Médecin de la division Entomologie de la Marine Environmental and Preventive Medicine (NEPMU) étudiant un échantillon d'insectes collecté dans des bateaux de la marine américaine (ici, un cafard)

Dans une approche One health ce domaine de l'entomologie médicale cible les arthropodes dits d'importance médicale et vétérinaire, généralement hématophages et vecteurs de maladies zoonotiques. Les chercheurs tentent notamment de mieux comprendre les facteurs environnementaux et/ou génétiques ou épigénétiques qui orient le vecteur vers son hôte et les mécanismes de co-évoluation et d'adaptation qui rendent la lutte anti-vectorielle parfois inefficace (en raison notamment de l'apparition de phénomènes de résistance aux pesticides.

Du point de vue médical et vétérinaire, les arthropodes peuvent être pathogènes par eux-mêmes, ou en étant les hôtes ou vecteurs d'agents pathogènes[1].

Arthropodes pathogènes[modifier | modifier le code]

Des arthropodes peuvent parasiter l'homme ou les vertébrés : larves de diptères (myase), acariens (gale), puce-chique...

D'autres sont pathogènes par leur venin (piqûre ou morsure) : hyménoptères, scorpions, araignées...

D'autres sont pathogènes par leur contact urticant, vésicant ou allergisant : certains papillons (Hylesia urticans..), chenilles (chenille processionnaire..), coléoptères..

Arthropodes hôtes ou vecteurs[modifier | modifier le code]

Les transporteurs ou contaminateurs sont des véhicules passifs de contamination, le plus souvent à courte distance : mouches, blattes..

Les hôtes intermédiaires, où l'arthropode est une étape obligatoire du parasite, mais en jouant un rôle passif (par exemple ingestion accidentelle par un animal broutant ou l'homme en pique-nique, comme une fourmi infestée par la petite douve du foie).

Les vecteurs jouent le rôle le plus important en entomologie médicale ou vétérinaire. Ils assurent la transmission biologique active et obligatoire de nombreux agents pathogènes. Ce sont les moustiques, les poux de corps, les puces...

Arbovirus[modifier | modifier le code]

Zika et le Chikungunya sont deux exemples récents de maladie émergente à arborbirus, mais la dengue, la fièvre jaune ou le virus du Nil occidental ou la fièvre de la Vallée du Rift en sont d'autres exemples. Une meilleure compréhension du rôle des insectes vecteurs (phlébotomes...) dans la transmission des arbovirus et des moustiques en particulier est un enjeu majeur de santé publique et de santé environnementale.

Perspectives[modifier | modifier le code]

Outre la pharmacopée qui évolue, de nouveaux outils et approches écoépidémiologiques apparaissent, qui se basent de plus en plus sur la modélisation mathématique des épidémies, l'écologie des espèces, les relations parasite/vecteurs-hôtes, la biologie moléculaire, l'influence de l'environnement et du climat, une meilleur compréhension de la génétique et de l'évolution des maladies en cause, de l'immunité de l'hôte et du vecteur, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. F. Rodhain, Précis d'entomologie médicale et vétérinaire, Maloine, (ISBN 2-224-01041-9), p. 31-32.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ba, Y., Diallo, D., Dia, I., & Diallo, M. (2006). ENTOMOLOGIE MÉDICALE. Bull Soc Pathol Exot, 99(4), 283-289.
  • Coetzee, M., Van Wyk, P., Booman, M., Koekemoer, L., & Hunt, R. (2006). Entomologie médicale. Bull Soc Pathol Exot, 99(5), 400-403.
  • Darriet, F., N’Guessan, R., Hougard, J. M., Traoré-Lamizana, M., & Carnevale, P. (2002). ENTOMOLOGIE MÉDICALE. Bull Soc Pathol Exot, 95(4), 299-303.
  • Faraj, C., Adlaoui, E., Ouahabi, S., Lakraa, E., Elkohli, M., & El Aouad, R. (2008). ENTOMOLOGIE MÉDICALE. Bull Soc Pathol Exot, 101(1), 62-64.
  • Neveu-Lemaire, M. (1938). Traité d'entomologie medicale et vétérinaire. Roy. 8vo (résumé)
  • Rassi, Y., Abai, M. R., Javadian, E., Rafizadeh, S., Imamian, H., Mohebali, M., ... & Ismaili, K. (2008). ENTOMOLOGIE MÉDICALE. Bull Soc Pathol Exot, 101(5), 425-428.
  • Ravoahangimalala, R. O., Randrianambinintsoa, F. J., Tchuinkam, T., & Robert, V. (2008). ENTOMOLOGIE MÉDICALE. Bull Soc Pathol Exot, 101(4), 348-352.
  • Tia, E., Akogbeto, M., Koffi, A., Toure, M., Adja, A. M., Moussa, K., ... & Chandre, F. (2006). ENTOMOLOGIE MÉDICALE. Bull Soc Pathol Exot, 99(4), 278-282.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]