Dicrocoelium dendriticum

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Dicrocoelium dendriticum, aussi dénommée Dicrocoelium lanceolatum, est une espèce de ver parasite de la famille des Dicrocoeliidae, responsable de distomatose, une parasitose humaine et animale.

C’est la petite douve du foie. Elle vit dans les canaux biliaires du mouton, souvent en association avec la grande douve Fasciola hepatica. Le cycle de développement se fait sans passage par la phase aquatique.
Ce cycle comprend deux hôtes intermédiaires et un hôte définitif : un mollusque terrestre (Cionella lubrica) qui avale les œufs et rejette les cercaires agglomérées dans des balles muqueuses, une fourmi (Formica fusca) qui avale ces balles et héberge les métacercaires enkystées infectieuses, cette fourmi est ensuite ingérée par un ruminant, qui expulse les œufs par défécation, pour ensuite repasser chez un mollusque.

Définition[modifier | modifier le code]

La petite douve du foie est un petit ver plat (c’est un plathelminthe) qui, très exceptionnellement, a été rencontré dans des cas de distomatose hépatique humaine.

Répartition géographique et importance[modifier | modifier le code]

Extrêmement fréquente chez le mouton, notamment en Europe, son cycle particulier, nécessitant l’ingestion par l’hôte définitif de fourmis parasitées par les métacercaires infectieuses, explique l’extrême rareté des infections humaines authentiques et la fréquence des faux diagnostics dus aux œufs en transit.

Morphologie[modifier | modifier le code]

L’adulte, lancéolé et de couleur claire, mesure environ 10 mm sur 2 mm.

Biologie[modifier | modifier le code]

Vivant, parfois en nombre considérable (50 000) dans les voies biliaires et pancréatiques du bétail, il pond de petits œufs, ovoïdes, operculés, de 40 microns sur 25 microns, qui arrivent dans la lumière intestinale et sont éliminés avec les matières fécales. L’œuf éclot dans la cavité digestive d’un gastéropode terrestre du genre Helicella, Achatina ou Limicolaria. Il donne un miracidium qui évolue en sporocyste, puis en cercaires. Les cercaires sont libérées enrobées de mucus. Elles sont ensuite ingérées par des fourmis dans lesquelles elles s’enkystent sous forme de métacercaires. Les fourmis sont ensuite ingérées par des moutons, chez qui les métacercaires deviennent des adultes. Lorsqu’une métacercaire est localisée entre l’œsophage et le collier périœsophagien d’une fourmi, cette dernière présente des anomalies du comportement. En particulier elle monte au sommet des tiges de graminées sans pouvoir en redescendre. C'est un phénomène de « manipulation parasitaire ».

Premièrement, le parasite est avalé par la fourmi. Ensuite, le parasite se loge dans les nerfs de la mandibule. La fourmi se retrouve donc accrochée à l'herbe. C’est en mangeant l’herbe et les fourmis qu’elle porte que le mouton s’infecte. Accidentellement, des enfants ou même quelques adultes avalent ces fourmis et s’infectent également.