Aedes albopictus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Stegomyia albopicta • Moustique-tigre

Aedes albopictus
Description de cette image, également commentée ci-après
« Moustique-tigre ».
Classification
Règne Animalia
Embranchement Arthropoda
Classe Insecta
Ordre Diptera
Famille Culicidae
Sous-famille Culicinae
Genre Aedes
Sous-genre Aedes (Stegomyia)

Nom binominal

Aedes albopictus
(Skuse, 1894)

Synonymes

  • Culex albopictus Skuse, 1894 (protonyme)
  • Stegomyia albopicta (Skuse, 1894)

Le moustique-tigre (Aedes albopictus ou Stegomyia albopicta selon que Stegomyia est reconnu comme sous-genre d'Aedes ou genre à part entière), est une espèce d'insectes diptères de la famille des Culicidae, originaire d'Asie du sud-est. C'est l'une des cent espèces les plus invasives au monde[1], étant actuellement présente dans 100 pays sur les cinq continents.

Description de l'espèce[modifier | modifier le code]

Aedes (Stegomyia) albopictus surnommé « moustique tigre », bien caractérisé par une ligne blanche longitudinale unique visible sur le scutum (« dos » du moustique).

Le moustique-tigre se reconnait par la présence d'une ligne longitudinale d'écailles blanches en position centrale sur son thorax noir, visible à l'œil nu.

Il doit son nom à ses rayures qu’il porte sur ses pattes et qu'il partage avec les espèces du même sous genre Aedes (Stegomyia)[2].

Cycle biologique[modifier | modifier le code]

La moitié des femelles vit 29 jours à 25° et 32 jours à 30 °C[3].

Ce moustique se développe majoritairement en zone urbaine. La femelle pond sur des surfaces solides se situant à quelques millimètres au-dessus d'une eau stagnante, dans les gîtes anthropiques, c'est-à-dire créés par l'homme, par exemple dans les vases, soucoupes de pots de fleurs, gouttières mal vidées, vieux pneus, récipients en fer ou en plastique abandonnés[4].

Il est aussi capable de coloniser des gîtes larvaires naturels, comme les creux de rocher, les trous d'arbre[4], les flaques d'eau après les fortes pluies[5].

Après l'accouplement, les femelles stockent les spermatozoïdes dans leur spermathèque pour toute leur vie. Selon la température, l'ovogénèse dure environ 3 jours, et les femelles pondent de 40 à 80 œufs par ponte[6].

Les œufs d’Aedes peuvent survivre plusieurs mois en absence d'eau, ce qui facilite leur expansion par transport commercial international. De plus, en climat tempéré, les œufs d'Aedes albopictus peuvent réduire leur métabolisme en automne, ce qui leur permet de survivre jusqu'au printemps suivant. Il s'agit d'un phénomène de dormance, ou encore de diapause induite par les variations de lumière (photopériodisme)[4].

Pour croître, les larves ont besoin d'au moins environ 1 cm d’eau stagnante durant cinq jours[7].

Comportement[modifier | modifier le code]

C'est une espèce agressive qui pique de jour avec un pic d'agressivité à l'aube et un autre au crépuscule. C'est la femelle, une fois fécondée qui pique les mammifères ou les oiseaux pour absorber du sang dans lequel elle trouvera les protéines nécessaires à sa progéniture. Ce n'est pas directement le sang bu sur la précédente victime qui infecte la suivante, mais la salive que le moustique-tigre injecte dans sa victime pour fluidifier le sang.

Expansion[modifier | modifier le code]

Aire de répartition du moustique-tigre ().
  • aire de répartition historique
  • zones d'introduction depuis 30 ans
Prévision, pour , de la probabilité de répartition du moustique-tigre (établie en 2015).
Probabilité de présence :
  • 0,0 (probabilité minimale : aucune présence)
  • .../...
  • 0,5 (probabilité médiane : égalité des chances, absent/présent)
  • .../...
  • 1,0 (probabilité maximale : présence certaine)

Le moustique tigre est originaire de l'Asie du Sud-Est, et il a été décrit pour la première fois à Calcutta en Inde en 1894.

Il est probable qu'il ait accompagné les vagues de peuplement du sud-ouest de l'océan Indien par les peuples d'origine indonésienne. Avant 1979, sa distribution géographique s'étendait du Pacifique à l'océan Indien[4].

Facteurs d'expansion[modifier | modifier le code]

La capacité d'expansion de Aedes albopictus est liée à l'adaptation rapide de l'espèce à de nouveaux environnements, comme les zones tempérées, plus en altitude, et moins humides. On cherche à comprendre les facteurs génétiques liés à cette plasticité[8].

Outre le réchauffement climatique, ses facultés d'adaptations tiennent aux caractéristiques de ses œufs qui résistent à la dessication, au froid et à la grande chaleur. Elles tiennent aussi au fait que Aedes albopictus est une espèce généraliste, capable d'occuper des environnements anthropiques ou naturels, et pouvant piquer aussi bien l'Homme que les animaux.

Son expansion s'effectue à l'occasion du flux croissant de marchandises par transport international[8].

Depuis la fin des années 1970, Aedes albopictus est en expansion mondiale vers l'Amérique, l'Afrique et l'Europe, même en zone non-tropicale. Son aire de répartition ne cesse de se modifier[9], avec des risques sanitaires préoccupants[10],[11].

Amérique[modifier | modifier le code]

En Amérique continentale la première introduction s'est produite aux États-Unis en 1985 et au Brésil dès 1986[12]. Le transport ou le stockage de vieux pneus dans lesquels de l'eau stagne toujours après la pluie (de par la forme du pneu) a pu servir de véhicule principal. Il serait parvenu de cette manière, du Japon, à Houston aux États-Unis, d'où il a conquis une majeure partie du continent américain.

Il a ensuite envahi le Mexique où il a été détecté en 1988, premier pays du continent infecté par les virus de la dengue DEN-1 et DEN-3. La route d'invasion est passée par l'Amérique centrale jusqu'en Amérique du Sud, au Brésil où il s'est propagé dans 20 des 27 États [13]. Il a été signalé en Colombie et en Argentine en 1998 au nord de la province de Misiones, zone où il perdure, plus récemment (2009) à Caracas, Venezuela[14].

Europe[modifier | modifier le code]

Depuis le début des années 1990, il est très présent sur une grande partie de l'Italie où il a été découvert pour la première fois à Gênes dans un dépôt de vieux pneus importés[15],[16]. Il est particulièrement abondant en Romagne surtout dans les villes de la province de Ravenne ainsi que dans la région des Abruzzes et Molise.

On le trouve également ponctuellement dans d'autres pays d'Europe méditerranéenne comme le Monténégro et la Croatie, à Malte[17],[18] et il a été repéré en Allemagne[19], en France et en Belgique en 2000 et 2013 [20] , en Catalogne vers 2005[21]et aux Pays-Bas en 2007[22], ou encore en Albanie[23].

En , il a été repéré pour la première fois au nord des Alpes, dans le canton suisse d'Argovie[24].

En 2015, Aedes albopictus est implanté dans au moins 20 pays européens, en particulier ceux autour de la méditerranée. Il gagne de nouveaux territoires tous les ans et sa distribution géographique doit être révisée en permanence par les programmes de surveillance[4].

France métropolitaine[modifier | modifier le code]

Surveillance[modifier | modifier le code]

L'Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen (EID-Med) est l'organisme chargé de la surveillance dans le grand sud (PACA, Occitanie). Cet organisme coordonne, en outre, l’ensemble des actions de surveillance sur le territoire métropolitain (autres territoires, non touchés).

En France métropolitaine, les moustiques sont suivis par département et par commune. Par exemple, lorsque le moustique est détecté à Toulouse, le moustique est déclaré présent à la fois dans la commune de Toulouse et dans le département de la Haute-Garonne, ce qui peut donner deux manières subjectivement différentes de percevoir une même réalité[25]. En avril 2019, le moustique tigre est désormais présent dans la moitié de la France[26].

La prolifération du moustique tigre est aussi de la responsabilité des particuliers, car la majorité de ces moustiques se développent en zone urbaine, à proximité immédiate des habitations. Les habitants sont donc sensibilisés à la réduction des gîtes larvaires (voir la section Lutte)[27].

Plusieurs niveaux affectés aux départements et fixés par plan.
Niveau Description
Niveau 0 « moustique tigre » ni présent ni observé
Niveau 0b Interception ponctuelle du « moustique tigre », dont l’installation a pu être évitée
Niveau 1 « moustique tigre » présent et actif dans des proportions très diverses : parfois dans la quasi-totalité du département, parfois dans quelques communes seulement


Source[28] [PDF]:

Source[29]

Suivi[modifier | modifier le code]

Depuis 2004[30], il est établi durablement sur la côte des Alpes-Maritimes et en 2006 en Haute-Corse, principalement dans la région de Bastia[31], et il est depuis en progression continue.

Au printemps 2008, il semble également certain qu'il ait été identifié (interception) dans la région de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). En , on peut le rencontrer dans le Var, signalé à Saint-Raphaël, Fréjus, Roquebrune-sur-Argens, Toulon et Hyères.[réf. nécessaire]

Entre 2006 et 2012 il a colonisé la Corse, les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, le Gard, l'Hérault. Il a aussi été détecté en Ardèche, dans l'Aude, les Pyrénées-Orientales, dans le Cantal (Auvergne), à Marmande (Lot-et-Garonne) et continue de progresser vers le Nord : il a même été détecté aux portes de Paris[32].

En juillet 2014, cette espèce est désormais « implantée » dans 19 départements du sud de la France (Gironde, Lot-et-Garonne, Tarn, Haute-Garonne, Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Gard, Ardèche, Vaucluse, Isère[33], Rhône, Drôme, Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Corse du Sud et Haute-Corse)[34] . Il a été détecté en août 2014 en Vendée, et signalé en novembre de la même année dans le Bas-Rhin[réf. nécessaire].

En 2015, le « moustique tigre » continue son avancée avec 30 départements où il est présent et actif. La même année, la pose de pièges a montré que l'on pouvait trouver jusqu'à 2 000 œufs sur un carré 5×5 cm, à Meylan en Isère[35]. Le département de la Savoie, surveillé depuis 2009 a été classé au niveau 1 du plan national, il est donc considéré comme implanté et actif dans ce département[36].

En mai 2016, l'un des objectifs des autorités est d'entreprendre la démoustication autour du domicile des personnes infectées par la dengue ou zika, ou encore l'information des voyageurs de retour d'une zone épidémie active, qui doivent continuer à se protéger car ils restent porteurs de maladies transmissibles via les moustiques locaux durant encore cinq à dix jours[37].

Fin juin 2019, 51 départements français sont concernés[38].

Espagne[modifier | modifier le code]

Distribution du moustique en Catalogne

L'origine de la population espagnole de moustique tigre est inconnue. On suppose qu'il est arrivé en Espagne en provenance d'Italie. Il est détecté pour la première fois en août 2004 à Sant Cugat del Vallès, près de Barcelone, par le Servei de Control de Mosquits del Consell Comarcal de Baix Llobregat[39], il s'est étendu à la ville de Barcelone et ses alentours en 2005 et en 2006 et poursuit son expansion en Catalogne et autres zones de la péninsule Ibérique. Sa propagation en Catalogne semble profiter des véhicules qui voyagent quotidiennement entre la ville et ses alentours[40].

Autres pays européens[modifier | modifier le code]

En Suisse, le 31 janvier 2016, Peter Lüthi, l’un spécialistes local des moustiques a indiqué dans l’hebdomadaire Schweiz am Sonntag, que le moustique tigre a été signalé un peu partout de manière sporadique, à l'exception du Tessin où « la situation n’est pas totalement sous contrôle. »[41]. En Belgique il est observé sporadiquement[42].

Zones tropicales[modifier | modifier le code]

Départements français[modifier | modifier le code]

Vecteur de maladies[modifier | modifier le code]

Le chikungunya[modifier | modifier le code]

Seules les femelles sont vectrices du virus du chikungunya, car les mâles ne piquent pas. Les moustiques se contaminent en absorbant le sang d'un humain malade. Le virus se multiplie alors dans les cellules de l'insecte, en particulier son tube digestif, et finit par atteindre les glandes salivaires après une incubation de 2 à 6 jours[43]. Le moustique peut alors contaminer d'autres personnes. Des tests contrôlés réalisés à la Réunion ont montré que si ce moustique est capable de se nourrir sur de nombreuses espèces (caméléon, poule, rat, chien, chèvre...), l'Homme est choisi dans 70 à 90 % des cas dès lors que le moustique a le choix[44]. En 2005, une épidémie de chikungunya frappe l'île de la Réunion, épidémie durant laquelle le moustique tigre s'avère être le principal vecteur de la maladie au détriment d'Aedes aegypti.

Une souche particulière du virus du Chikungunya nommée E1-226V, apparue après l'épidémie de 2005 se multiplie plus rapidement chez les femelles infectées, ce qui augmente encore les risques de transmission[45]. En , il a été reconnu responsable de la transmission du chikungunya en Italie (plusieurs dizaines de cas dans la province de Ravenne)[46], ce qui est le premier cas de transmission connue en Europe. Pendant l'été 2010, des cas autochtones de dengue et de chikungunya ont été signalés dans les Alpes-Maritimes et le Var.

Depuis novembre 2013, une épidémie de Chikungunya sévit dans les Antilles (Petites et Grandes Antilles), la Guyane française et quelques foyers en Amérique du Sud. Au vu de la répartition du moustique Aedès sur le département américain, il existe une surveillance épidémiologique active des malades en région tropicale antillaise et aux États-Unis.

Depuis octobre 2014, une épidémie de chikungunya se répand en Polynésie française, plus de 40 000 cas recensés en décembre 2014, dont 95 % sur les îles de Tahiti et Moorea. Le chikungunya était absent de Polynésie où sévit également et pendant la même période une épidémie de dengue.

La dengue[modifier | modifier le code]

La dengue est une maladie transmise par le moustique tigre[47].

En France métropolitaine, quatre cas de transmission autochtone de dengue ont été recensés à Nice en 2010, dans le Var en [48], dans le Gard en août 2015, et à Bergerac en 2019, mais le nombre de cas est extrêmement faible: quinze cas de dengue en 2015 dans le Gard, dix-sept cas de chikungunya en 2017 dans le Var[38].

Le virus Zika[modifier | modifier le code]

Aedes albopictus est avec Aedes aegypti un des deux vecteurs identifiés de l'infection à virus Zika. Il n'y a pas eu à ce jour de transmission avérée entre humains de Zika en Europe. La surveillance de Aedes albopictus est cependant renforcée en 2016 dans plusieurs pays européens à la suite de l'épidémie observée en Amérique Latine[42].

Autres maladies en zone tropicale[modifier | modifier le code]

En zone tropicale, cet insecte peut inoculer une trentaine de virus, propageant notamment l'encéphalite de Saint-Louis.

Lutte[modifier | modifier le code]

En France, ces moustiques se retrouvent surtout en milieu urbain, dans les zones habitées, parce qu'ils y trouvent de la nourriture pour leurs œufs (en piquant), des eaux stagnantes pour pondre ainsi que des abris à l’ombre des arbres[49]. Typiquement, les premiers cas en Europe ont été observés autour de dépôts de pneus, parfois importés depuis l'Amérique latine[42].

Cartographie de l'invasion[modifier | modifier le code]

Le Centre national d'expertise sur les vecteurs (CNEV), un laboratoire communautaire de référence, propose de signaler toute présence de l'espèce en France sur un site Internet officiel dédié, le Portail de signalement du moustique tigre[50].

Limiter la prolifération[modifier | modifier le code]

La lutte antivectorielle (LAV) est un des moyens de lutter collectivement contre le développement du moustique tigre. Elle consiste à supprimer les gîtes larvaires à l'intérieur et à l'extérieur de son habitation ou à faire effectuer, par des professionnels, une lutte contre les moustiques adultes (traitement par un insecticide chimique ou biologique)[51]. Les ouvrages de gestions alternatives des eaux de ruissellement ne le favorisent pas : un recensement des larves fait de mai à novembre 2016 en région lyonnaise a montré que dans ces bassins (végétalisés et d'infiltration) seules quatre espèces de moustiques sur 37 présentes en région ont été trouvées et le moustique-tigre n’a été détecté dans aucun ouvrage alternatif alors qu’il a été vu dans la zone[7].

Larves de moustiques[modifier | modifier le code]

Le « moustique tigre » ne se déplace généralement de lui-même que sur une centaine de mètres maximum[réf. nécessaire]. Si une personne se fait piquer à son domicile ou dans son jardin, il y a donc de fortes chances que le moustique soit né à proximité[49]. Le développement de sa larve est favorisé par des températures élevées[52].

Maîtriser l'extension de cette espèce implique de bien comprendre ses besoins et préférences en termes d'habitats, ainsi que les facteurs influençant sa diffusion, son abondance, sa répartition spatio-temporelle. Le nombre de larves peut être évalué via des pièges à oeufs (ovitraps) ; il est habituellement nettement plus grand que celui des adultes. Comme il est aussi a priori prédictif des risques de piqûres pour l'animal ou l'homme ; de nombreuses études ont cherché à identifier et quantifier les facteurs facilitant la survie et la croissance de ces larves, notamment quand elles sont en compétition entre elles et/ou avec les larves d'autres espèces. On sait maintenant que mieux ces larves sont nourries plus les femelles qui en seront issues seront lourdes et dotées d'ailes plus longues, et plus elles pondront d'oeufs[53]. Dans les eaux stagnantes la larve trouve une nourriture issue de la décomposition d'algues ou d'une litière végétales (feuilles mortes, pollens, débris végétaux) ; et on a montré chez Aedes albopictus et Aedes aegypti que la présence de cadavres d'invertébrés terrestres (ex : restes d'araignées, mouches, vers, etc. noyés dans l'eau) dope la croissance des larves (par exemple dans les soucoupes de plantes en pot).

Contrairement à une idée reçue les zones humides ne favorisent pas ce moustique. Une étude faite sur plus de 2 ans au milieu des années 2010 et sur neuf sites choisis dans des quartiers tous situés le long de son aire de répartition en développement (espèce invasive) dans le sud de New York a récemment montré que ce moustique semble là se développer le mieux dans les zones les plus imperméabilisées des villes (qui sont souvent aussi des zones de bulles de chaleur urbaines. La même étude a montré que dans la région de New-York les quartiers riches peuvent être aussi touchés que les quartiers pauvres. Cette étude a cherché, dans une large gamme de sites, si les caractéristiques des contenants présents dans la ville étaient prédictives du risque d'infestation par des larves d'Ae. albopictus ; les auteurs ont conclu que la plupart des caractéristiques des conteneurs n'étaient pas prédictives, concluant même que l’identification des principaux conteneurs n'était pas utile dans cette région[54],[55]. En zone tropicale, des larves sont retrouvées jusqu'à l'intérieur des maisons là où de l'eau stagnante est présente.

Dans un village thaïlandais touché par la dengue, une étude poussée a inventorié en fin de saison des pluies tous les objets contenant de l'eau (1 819 contenants dans ou à proximité de 186 maisons), en y recherchant des larves d’Aedes aegypti (L.) et d'Aedes albopictus (Skuse), en notant pour chaque conteneur, sont type, son niveau d'eau, le type de couverture éventuelle et son emplacement. Sans surprise, le nombre de conteneurs contenant des larves était proportionnel au nombre total de conteneurs de chaque ménage, cependant les bidons standard (environ 200 litres) représentaient 57% des contenants où des larves ont été découvertes ; les jarres de moins de 100 litres ne représentaient que 16% du nombre total de contenants infestés. Concernant les 10 autres types de conteneurs, ils représentaient chacun moins de 10% du nombre total de contenants infestés, sans être statistiquement différents les uns des autres. Dans les maisons les contenants étaient infestés « beaucoup plus souvent que ceux à l'extérieur, sous les maisons surélevées ou sur les toits ou dans les salles de bain. Et de manière inattendue, les pots d'eau standard couverts de couvercles en métal et situés à l'extérieur étaient beaucoup plus souvent infestés que les pots non couverts »[56],[57]. On a aussi montré dans ce pays qu'en saison sèche les pneus, cannettes cassées et contenants en plastique contenant de l'eau sont des sites permettant aux larves de se développer.

Comme les adultes, les larves ont pu devenir plus ou moins résistantes à une voire à plusieurs sortes d'insecticides chimiques[58], et les espèces aquatiques prédatrices d'insectes sont elles-mêmes toutes vulnérables à la plupart des insecticides. Les principales recommandations pour diminuer le nombre de larves de moustiques sont de[49] :

  • couvrir les réservoirs d’eau avec un voile moustiquaire (ou un simple tissu) : bidons d’eau, citernes, bassins ;
  • supprimer les endroits où l’eau peut stagner le temps d'un cycle de développement de la larve : pneus usagés, contenants susceptibles d'accumuler de l'eau et des détritus, bâches plastiques. Des ornières argileuses peuvent être remplies par du sable ou de la terre. Les moustiques sont en effet attirés par les eaux stagnantes et chaudes où de la matière organique en décomposition peut être source de nourriture pour les larves ; le femelles viennent y pondre ;
  • changer l’eau des soucoupes fleurs et des plantes une fois par semaine, ou remplacer l’eau des vases par du sable humide ;
  • renouveler totalement l'eau des abreuvoirs à oiseaux de jardin une fois par semaine ;
  • vérifier le bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées et nettoyer régulièrement gouttières, regards, caniveaux et drainages.
  • couvrir les piscines hors d’usage et évacuer l’eau des bâches ou traiter l’eau : eau de Javel, cachet de chlore ;
  • installer dans les bassins ou les réservoirs permanents des prédateurs de moustiques: gambusies par exemple.

Le tout, en évitant dans la mesure du possible de priver des espèces insectivores (petits poissons, amphibiens, musaraigne aquatique...) d'eau, ou de boue pour les hirondelles qui en ont besoin pour faire leur nid.

Sur toute son aire de répartition, le moustique-tigre est en compétition avec d'autres moustiques[59]. Au vu de la vitesse à laquelle il a colonisé de nouveaux territoires là où il a été introduit par l'Homme, on l'a soupçonné d'avoir une meilleure capacité de compétition larvaire que celles des larves d’espèces concurrentes (par exemple d’Aedes aegypti) dans le sud-est des États-Unis[60]. Ces deux espèces coexistent (sympatrie) dans les zones urbaines du sud de la Louisiane, de la Floride et du Texas. la compétition larvaire entre ces espèces y a été étudiée, à différentes températures (cf. bulles de chaleur urbaine et réchauffement climatique) ; à des températures contrôlées de 24°C et 30°C, dans des pneus contenant de l’eau, et en conditions de compétition intra- et interspécifique et avec ou sans litière de feuilles en décomposition. Résultat : Lorsque les autres variables étaient contrôlées, statistiquement, les deux espèces produisaient plus de larves viables dans l'eau à 30°C qu'à 24°C, sans effets apparents en termes de compétition larvaire. Par contre les larves du moustique tigre répondaient mieux que celles d’Aedes aegypti aux variables litière subaquatique et espèce/densité. Le développement des femelles d'Aedes aegypti était nettement plus retardé en condition de forte densité de larves[53].

Les insecticides étant pour la plupart interdits pour les usages aquatiques (le Bt est autorisé à certaines conditions, il est efficace notamment à l'intérieur des logements[61], mais encore cher pour les pays pauvres et peut tuer les larves d'espèces utiles), une étude a cherché à mesurer les effets d'huiles essentielles de 41 plantes sur les larves (à leur troisième stade de croissance) d’Aedes aegypti, d'Anopheles stephensi et de Culex quinquefasciatus, d'abord pour A. aegypti (en solution à 50 ppm) ; 13 huiles extraites de 41 plantes (camphre, thym, amyris, citron, bois de cèdre, encens, aneth, myrte, genévrier, poivre noir, verveine, helichrysum et bois de santal) se sont montrées extrêmement efficaces : mortalité à 100% après 24 h, voire après de courtes périodes. Certaines huiles essentielles se sont montrées très efficaces contre ces trois espèces, à des concentrations de 1 ppm. Les concentrations létales 50 de ces huiles variaient de 1 à 101,3 ppm pour A. aegypti, de 9,7 à 101,4 ppm pour A. stephensi et de 1 à 50,2 ppm pour C. quinquefasciatus[62],[63].

Moustiques adultes[modifier | modifier le code]

Les principales recommandations pour éliminer les lieux de repos des moustiques adultes sont d'entretenir régulièrement le jardin et espaces verts[49] :

  • débroussailler et tailler les herbes hautes ainsi que les haies,
  • élaguer les arbres,
  • ramasser les fruits tombés et les débris végétaux,
  • réduire les sources d’humidité, en limitant par exemple l’arrosage.

Protection humaine[modifier | modifier le code]

Afin de lutter contre le risque de transmission de maladies par cet insecte, le ministère de la Santé a émis plusieurs conseils, notamment à la suite de la découverte de spécimens en France. Le ministère de la Santé conseille notamment de porter des vêtements recouvrant au maximum le corps.

Les principales recommandations pour la protection individuelle sont de :

  • porter des vêtements longs et protéger les pieds et chevilles[49];
  • aménager l’habitat (moustiquaires sur les lits et berceaux, grillage anti-moustiques aux fenêtres et portes, utilisation de ventilation et/ou de la climatisation)[64];
  • utiliser des produits répulsifs cutanés[49].

Outre ces précautions de base qui permettent d'éviter d'augmenter le nombre de moustiques, il est également possible de s'équiper de pièges spéciaux pour les moustiques tigres (éviter les appareils à lampe ultra-violet qui tuent tous les autres insectes nocturnes sans toucher aux moustiques tigres)[65].

Recherches[modifier | modifier le code]

Des recherches sur des approches dites de "suppression de population" sont actuellement en cours, à la Réunion et en Italie, par la technique de l'insecte stérile. Il s'agit de relâcher des millions de mâles stérilisés (par irradiation ou transgénèse) qui s'accouplent avec les femelles au détriment des mâles sauvages, et conduisent à des pontes avortées[3]. Le même résultat peut être obtenu avec certains souches de Wolbachia, un genre de bactéries symbiotes des insectes[66].

Une autre approche, dite de "remplacement de population", vise à contrôler la transmission de maladies par les populations présentes. Il s'agit ici de relâcher des mâles porteurs de souches de Wolbachia capables d'interférer avec la vection des virus[67].

Les deux approches, suppression de population et remplacement de population, ont été combinées avec succès en Chine pour quasiment éradiquer en deux ans (2016-2017) les populations d'Aedes albopictus de deux îles[68].

En Floride, en 2016, des Aedes aegypti OGM OX513A sont utilisés pour contrer la prolifération du moustique qui contamine les américains avec le virus Zika, proche d'A. [69]. Le moustique OGM a été autorisé par l’Agence américaine des aliments et des médicaments[70].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Références externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Référence GISD : espèce Aedes albopictus
  2. Il est parfois confondu avec Aedes japonicus, dont l'adulte présente des bandes transversales blanches à argentées sur le corps vu de profil.
  3. a et b La Recherche no 458, décembre 2011 p. 52-55 (ISSN 0029-5671)
  4. a b c d et e Gérard Duvallet, Entomologie médicale et vétérinaire, IRD - Quae, (ISBN 978-2-7099-2376-7), p. 260-261.
  5. C. Paupy, H. Delatte, L. Bagny, V. Corbel et D. Fontenille, « Aedes albopictus, an arbovirus vector: From the darkness to the light », Microbes and Infection, vol. 11, nos 14–15,‎ , p. 1177-1185 (ISSN 1286-4579, DOI 10.1016/j.micinf.2009.05.005, lire en ligne)
  6. G. Duvallet 2017, op. cit., p. 251.
  7. a et b [ Risques Pas de moustiques-tigre dans les ouvrages alternatifs] Environnement Magazine › Eau › publié 5/09/2017
  8. a et b Offre de thèse Bases génétiques de l’adaptation du moustique tigre Aedes albopictus aux milieux tempérés grâce aux nouvelles technologies de séquençage
  9. A.B. Knudsen, « Global distribution and continuing spread of Aedes albopictus. », Parassitologia, vol. 37, nos 2-3,‎ , p. 91-97 (ISSN 0048-2951, résumé)
  10. ECDC consultation group on vector-related risk for chikungunya virus transmission in Europe, « Vector-related risk mapping of the introduction and establishment of Aedes albopictus in Europe », Euro surveillance: bulletin Européen sur les maladies transmissibles = European communicable disease bulletin, vol. 13, no 7,‎ (ISSN 1560-7917)
  11. C. J. Mitchell, « Geographic spread of Aedes albopictus and potential for involvement in arbovirus cycles in the Mediterranean basin. », Journal of Vector Ecology, vol. 20, no 1,‎ , p. 44-58
  12. N.G. Gratz, « Critical review of the vector status of Aedes albopictus », Med Vet Entomol, vol. 18,‎ , p. 215–227 (lire en ligne [PDF])
  13. María Elena Cuéllar-Jiménez, Olga Lucía Velásquez-Escobar, Ranulfo González-Obando et Carlos Andrés Morales-Reichmann, « [Detection of Aedes albopictus (Skuse) (Diptera: Culicidae) in the city of Cali, Valle del Cauca, Colombia] », Biomedica: Revista Del Instituto Nacional De Salud, vol. 27, no 2,‎ , p. 273–279 (ISSN 0120-4157, PMID 17713638, DOI /S0120-41572007000800014, lire en ligne, consulté le 25 septembre 2018)
  14. Navarro JC, A Zorrilla & N Moncada (2009). Primer registro de Aedes albopictus (Skuse) en Venezuela. Importancia como vector de Dengue y acciones a desarrollar. Bol Malariol San Amb Vol. XLVIX: No.1: 161-166.
  15. R. Romi (1995). « History and updating on the spread of Aedes albopictus in Italy. » dans Parassitologia (Rome) 37: 99-103 p.. 
  16. Sabatini, A., Ranieri, V., Trovato, G. & Coluzzi, M. (1990) Aedes albopictus in Italia e possible diffusion della specie nell’area mediterranea. Parassitologia 32, 301-304
  17. P. Gatt, J.C. Deeming et F. Schaffner, « First record of Aedes (Stegomyia) albopictus (Skuse) (Diptera: Culicidae) in Malta. », European Mosquito Bulletin, no 27,‎ , p. 56-64 (lire en ligne [PDF])
  18. J.A. Buhagiar, « A second record of Aedes (Stegomyia) albopictus (Diptera: Culicidae) in Malta. », European Mosquito Bulletin, no 27,‎ , p. 65-67 (lire en ligne [PDF])
  19. B. Pluskota, V. Storch, T. Braunbeck, M. Beck et N. Becker, « First record of Stegomyia albopicta (Skuse) (Diptera: Culicidae) in Germany », European Mosquito Bulletin, vol. 26,‎ , p. 1-5 (lire en ligne [PDF])
  20. S. Boukraa, F.N. Raharimalala, J.Y. Zimmer, F. Schaffner, T. Bawin, E. Haubruge et F. Francis, « Reintroduction of the invasive mosquito species Aedes albopictus in Belgium in July 2013. », Parasite, vol. 20,‎ , p. 54 (PMID 24325893, DOI 10.1051/parasite/2013054, lire en ligne [PDF])
  21. Agència de Salut Pùblica
  22. E.-J. Scholte, F. Jacobs, Y.-M. Linton, E. Dijkstra, J. Fransen, W. Takken, « First record of Aedes (Stegomyia) albopictus in the Netherlands », European Mosquito Bulletin,‎ (lire en ligne [PDF])
  23. J. Adhami et P. Reiter, « Introduction and establishment of Aedes (Stegomyia) albopictus Skuse (Diptera : Culicidae) in Albania », Journal of the American Mosquito Control Association, vol. 14, no 3,‎ , p. 340-343 (ISSN 8756-971X, lire en ligne)
  24. AFP, « Chikungunya: le moustique a passé les Alpes », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  25. « Moustique tigre » - Il y a carte et carte sur eid-med.org
  26. Le moustique tigre est présent dans la moitié de la France sur huffingtonpost.fr
  27. G. Duvallet 1017, op. cit., p. 94.
    • pour 2012 : Le Monde du 18 juillet 2012 [1]
    • pour 2014, à 2016 : [2]
    • pour 2018 [3]
  28. « L'historique », sur www.moustiquetigre.org (consulté le 18 août 2019)
  29. Médecine tropicale 2007;67,3, page 310
  30. L. De Jong, X. Moreau, J. Dalia, C. Coustau et A. Thiery, « Molecular characterization of the invasive Asian tiger mosquito, Aedes (Stegomyia) albopictus (Diptera: Culicidae) in Corsica », Acta Tropica,‎ (lire en ligne [PDF])
  31. « Redouté, le moustique « tigre » est arrivé aux portes de Paris » Le Monde.fr, 18 juillet 2012 [lire en ligne]
  32. Moustique Tigre : une épidémie à craindre ? Place Gre'net, 25 juin 2014
  33. Alerte au moustique tigre dans 18 départements, La Dépêche du Midi,
  34. Moustique tigre : un problème de taille… sur ledauphine.com
  35. « Le moustique tigre sous haute surveillance », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne)
  36. La surveillance du moustique-tigre réactivée le 1er mai en France sur europe1.fr
  37. a et b « Moustique-tigre : quand la mondialisation s’invite sur votre balcon », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 18 août 2019)
  38. C. Aranda, R. Eritja et D. Roiz, « First record and establishment of the mosquito Aedes albopictus in Spain », Medical and Veterinary Entomology, vol. 20,‎ , p. 150-152 (lire en ligne [PDF])
  39. Notícia al diari "20 Minutos" « Prevén la expansión del mosquito tigre por toda España el año que viene - 20minutos.es »
  40. Virus Zika - Le moustique tigre se répand en Suisse sur illustre.ch
  41. a b et c AVIS DU CONSEIL SUPERIEUR DE LA SANTE N° 9340 - 25 avril 2016.[4]
  42. travaux réalisés par Anna Bella Failloux, institut Pasteur. La Recherche no 458, décembre 2011
  43. La Recherche no 458, décembre 2011. Article de Didier Fontenille, directeur de recherche à l'IRD.
  44. Travaux de M. Vazeille et al, PloS One, 2, 11, 2008.
  45. « http://www.gouvernement.lu/salle_presse/communiques/2007/09/05sante/index.html »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  46. La dengue : comprendre et agir, Institut national de prévention et d'éducation pour la santé,
  47. « Premier cas autochtone de dengue dans le Var », Le Monde.fr, 22 août 2014 [lire en ligne]
  48. a b c d e et f Dépliant d'information sur le Moustique tigre, ministère de la Santé,
  49. Portail de signalement du moustique tigre (Aedes albopictus).
  50. [5], MTES 2011/05/04
  51. Alto, B.W. and S.A. Juliano. 2001. Temperature effects on th dynamics of Aedes albopictus (Diptera: Culicidae) populations in the laboratory.J. Med. Entomol. 38: 548-556.
  52. a et b Lounibos, L. P., Suárez, S., Menéndez, Z., Nishimura, N., Escher, R. L., O Connell, S. M., & Rey, J. R. (2002). Does temperature affect the outcome of larval competition between Aedes aegypti and Aedes albopictus?. Journal of Vector Ecology, 27, 86-95.
  53. Shragai T & Harrington L.C (2018) Aedes albopictus (Diptera: Culicidae) on an Invasive Edge: Abundance, Spatial Distribution, and Habitat Usage of Larvae and Pupae Across Urban and Socioeconomic Environmental Gradients. Journal of medical entomology, 56(2), 472-482 (résumé).
  54. (en) Laura C. Harrington et Talya Shragai, « Aedes albopictus (Diptera: Culicidae) on an Invasive Edge: Abundance, Spatial Distribution, and Habitat Usage of Larvae and Pupae Across Urban and Socioeconomic Environmental Gradients », Journal of Medical Entomology, vol. 56, no 2,‎ , p. 472–482 (ISSN 0022-2585, DOI 10.1093/jme/tjy209, lire en ligne, consulté le 9 juillet 2019)
  55. Kittayapong P & Strickman D (1993) Distribution of container-inhabiting Aedes larvae (Diptera: Culicidae) at a dengue focus in Thailand. Journal of Medical Entomology, 30(3), 601-606. (résumé)
  56. (en) Daniel Strickman et Pattamaporn Kittayapong, « Distribution of Container-Inhabiting Aedes Larvae (Diptera: Culicidae) at a Dengue Focus in Thailand », Journal of Medical Entomology, vol. 30, no 3,‎ , p. 601–606 (ISSN 0022-2585, DOI 10.1093/jmedent/30.3.601, lire en ligne, consulté le 9 juillet 2019)
  57. Ponlawat A Scott J.G & Harrington L.C (2005) Insecticide susceptibility of Aedes aegypti and Aedes albopictus across Thailand. Journal of Medical Entomology, 42(5), 821-825.
  58. ex : Chan, K.L., Y.C. Chan and B.C. Ho. (1971) Aedes aegypti (L.) and Aedes albopictus (Skuse) in Singapore City. 4. Competition between species. Bull. Wld. Hlth. Org. 44: 643-649.
  59. Black, W.C., K.S. Rai, B.J. Turco and D.C. Arroyo (1989) Laboratory study of competition between United States strains of Aedes albopictus and Aedes aegypti (Diptera: Culicidae). J. Med. Entomol. 26:260-271
  60. Lerdthusnee K, Chareonviriyaphap T. Comparison of isozyme patterns of Aedes aegypti populations collected from pre- and post-Bacillus thuringiensis israelensis treatment sites in Thailand. J Am Mosq Control Assoc 1999; 15: 48-52.
  61. (en) Abdelkrim Amer et Heinz Mehlhorn, « Larvicidal effects of various essential oils against Aedes, Anopheles, and Culex larvae (Diptera, Culicidae) », Parasitology Research, vol. 99, no 4,‎ , p. 466–472 (ISSN 1432-1955, DOI 10.1007/s00436-006-0182-3, lire en ligne, consulté le 9 juillet 2019)
  62. Silva, W. J., Dória, G. A. A., Maia, R. T., Nunes, R. S., Carvalho, G. A., Blank, A. F., ... & Cavalcanti, S. C. H. (2008). Effects of essential oils on Aedes aegypti larvae: alternatives to environmentally safe insecticides. Bioresource technology, 99(8), 3251-3255. (résumé)
  63. Recommandations sanitaires pour les voyageurs - 2012 : Efficacité relative des moyens de prévention disponibles contre les piqûres de moustiques, Institut de veille sanitaire,
  64. « comment se protéger des moustiques tigres », sur http://moustique-tigre.info, (consulté le 13 juillet 2014)
  65. (en) OCSPP US EPA, « EPA Registers the Wolbachia ZAP Strain in Live Male Asian Tiger Mosquitoes », sur US EPA, (consulté le 22 juillet 2019)
  66. (en) Heverton Leandro Carneiro Dutra, Marcele Neves Rocha, Fernando Braga Stehling Dias et Simone Brutman Mansur, « Wolbachia Blocks Currently Circulating Zika Virus Isolates in Brazilian Aedes aegypti Mosquitoes », Cell Host & Microbe, vol. 19, no 6,‎ , p. 771–774 (PMID 27156023, PMCID PMC4906366, DOI 10.1016/j.chom.2016.04.021, lire en ligne, consulté le 22 juillet 2019)
  67. (en) Peter A. Armbruster, « Tiger mosquitoes tackled in a trial », Nature,‎ (ISSN 0028-0836 et 1476-4687, DOI 10.1038/d41586-019-02000-0, lire en ligne, consulté le 22 juillet 2019)
  68. Zika : le moustique OGM sera bien autorisé en Floride www.topsante.com/medecine/sante-et-voyage/maladies-tropicales/prevenir/zika-le-moustique-ogm-sera-bien-autorise-en-floride-612746
  69. Zika : Un moustique génétiquement modifié pour combattre le virus www.24matins.fr/zika-moustique-genetiquement-modifie-combattre-virus-375881