Copponex

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Copponex
Copponex
Mairie.
Blason de Copponex
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Saint-Julien-en-Genevois
Canton La Roche-sur-Foron
Intercommunalité CC du Pays de Cruseilles
Maire
Mandat
François Richer
2014-2020
Code postal 74350
Code commune 74088
Démographie
Gentilé Copponexiens[1]
Population
municipale
1 071 hab. (2015 en augmentation de 21,43 % par rapport à 2010)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 03′ 05″ nord, 6° 04′ 28″ est
Altitude Min. 415 m
Max. 1 010 m
Superficie 9,21 km2
Localisation

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Liens
Site web copponex.fr

Copponex (se prononce Copponé[Note 1]) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

À mi-chemin entre Annecy et Genève, la commune de Copponex est située en contrebas des flancs du Salève et du Mont-Sion et délimitée par la rivière Les Usses en aval. Sa position géographique lui confère un climat doux (température moyenne annuelle autour de 11°C) et ensoleillé. La pluviosité annuelle moyenne est autour de 1 200 mm. Le sous-sol de Copponex est constitué de moraines argileuses et de molasse, pierre abondante dans la région qui a servi de matériau de construction aux anciennes maisons jusqu’au XIXe siècle. Des traces de pétrole ont été décelées dans son sous-sol.

La superficie totale de la commune est de 921 hectares dont la moitié (460 hectares) sont dédiés à l’agriculture. L’altitude s’étage entre 415 m au lieu-dit Chaumontet, au bord des Usses, et 1010 m sur les versants ouest du Petit Salève. Le bourg se situe à une altitude de 586 m. Le paysage est dominé par un semi-bocage (champs ouverts et parfois entourés de haies) dû à un défrichement remontant au moins au Moyen Âge. Le remembrement parcellaire des terres de la commune (600 hectares remembrés) entre 1957 et 1962, a passablement réorienté la structure parcellaire et l’aspect paysager de la commune.

De plus, le dynamisme régional occasionné par la proximité de Genève, l’extension progressive du bâti, ainsi que le passage sur la commune de l'autoroute A41 Nord et son demi-échangeur ont contribué à une structure paysagère contrastée.

Composée de sept hameaux : Chatillon, Mézier, la Vellaz, les Petits-Bois, Malbuisson, Follon, Bajole qui se sont créés à l’origine autour de points d’eau, la commune de Copponex reste caractérisée par un habitat relativement dispersé avec une densification récente de ses hameaux.

L'agriculture essentiellement orientée vers la production laitière pour la fabrication de reblochon AOC. Copponex compte aujourd’hui moins de dix exploitations agricoles contre 72 en 1956.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Andilly Saint-Blaise Rose des vents
Cernex N Cruseilles
O    Copponex    E
S
Cercier

Toponymie[modifier | modifier le code]

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Koponé (graphie de Conflans) ou Copônex (ORB)[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines historiques de la commune remontent probablement à l’époque romaine puisqu'on y a retrouvé des traces d’une villa romaine. D’autres traces romaines, comme la voie romaine à la lisière entre Les Bois-Chardons et les hauts de Châtillon reliant, à l’époque Copponex à Bonlieu, ainsi que le pont romain enjambant le ruisseau de la Ferrande. L'urbanisation et les dernières fortes crues lui ont d'ailleurs été fatales puisque celui-ci n'existe plus depuis plusieurs années. L’origine du nom Copponex, proviendrait bien de l’époque romaine et plus précisément d’un nom d'homme « Copponacum ». D’autres sources font état de « Caupona » ou « Copona », qui signifie un lieu de halte ou de réunion. En effet, il y avait une garnison romaine à Bonlieu et une autre dans les environs des Usses, gardant les voies d’accès. Ces mêmes garnisons avaient régulièrement rendez-vous à Copponex et ce sont elles qui ont donné le nom au pays.

Des restes d’un cimetière burgonde auraient également été retrouvés.

Quant à la seigneurie de Copponay, elle avait eu en son temps la possession des châteaux de Malbuisson, de Saint-Ornex mais également de Châtillon (au lieu-dit Lorette) dont il ne reste aucun vestige aujourd'hui.

Par ailleurs, des moulins à blé et des battoirs à chanvre existaient à Châtillon, le long des Usses au XIXe siècle.

Il faut également parler de la grande zone franche qui passait par Copponex jusqu’en 1923. Ainsi trouvait-on, le long de cette frontière fiscale, des épiceries et de la contrebande à proximité des Usses. Des douaniers gardaient d’ailleurs les accès, au Pont-Noir par exemple.

Enfin, la première adduction d’eau du village date de 1911 et l'électrification de 1923[réf. nécessaire]. La commune a été la gagnante du concours de décoration des villages du Tour de France 2007[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune de Copponex appartient, depuis 2015, au canton de La Roche-sur-Foron, qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 27 communes[7]. Elle appartenait auparavant au canton de Cruseilles[1].

La commune est membre, avec douze autres, de la communauté de communes du Pays de Cruseilles.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1989 Marius Fournier    
1989 2014 Jean-Luc Thomasson    
mai 2014 2016 François Richer    
2016 en cours Julian Martinez    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Copponexiens[1].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2015, la commune comptait 1 071 habitants[Note 2], en augmentation de 21,43 % par rapport à 2010 (Haute-Savoie : +7,57 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
415459466518694791645642591
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
636642617566577546516521473
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
417395382378418318312278342
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015 - -
3924596216828141 0221 071--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population : celle-ci a doublé en trente ans et se situe (2007) à 774 habitants. Le maximum démographique recensé remonterait à 1842 avec 791 habitants !

La population active est de 387 personnes qui travaillent à près de 40 % en Suisse voisine. Quant au nombre de logements, les chiffres de 2004 l’établissent à 322, dont près de 80 % de résidences principales avec 82 % de propriétaires.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église St André.

Les monuments à Copponex sont au nombre de quatre et dateraient tous de la même époque de construction, vers le XIe-XIIe siècle.

  • L’église
    Dédiée à saint André, elle fut bâtie sur un ancien temple païen dédié à la déesse chasseresse Diane. Édifice composite composé par un chœur carré voûté d’arêtes ainsi que d’une nef à voûte brisée et à arcs doubleaux. Le clocher donne une belle impression d’unité avec au premier étage des doubles et triples baies à colonnes, assez remarquables. Le second étage a été construit en 1896.
    Les chapiteaux du cœur représentent des têtes de personnages (atlas) ; ceux de la nef, à droite, représentent un animal indéfinissable et un personnage portant un serpent ; à gauche, deux personnages l’un soufflant dans une trompe, l’autre tenant deux chiens. Au clocher, les chapiteaux sont plus simples, décorés de feuillages, fruits et petites têtes humaines.
    On peut considérer cet édifice comme étant de style roman évolutif vers le gothique[12].
  • Le Château de Malbuisson[13]
    Ancienne résidence des nobles de Copponay, cet édifice est orné d’un grand portail. Les armoiries des nobles de l’endroit sont encore martelées sur la façade. Cette maison forte a certainement été au Moyen Âge beaucoup plus vaste, avec chapelle et murailles.
  • Le Presbytère
    Bâtiment assez massif, caractérisé notamment par ses fenêtres en ogives.
  • Le Château de Saint-Ornex
    Situé sur les hauteurs de Châtillon, cet édifice était placé sur le passage de la route Copponex-Bonlieu. On a trouvé des ruines ainsi que des caractéristiques architecturales qui permettent de penser que cet édifice était beaucoup plus grand qu’actuellement, entouré de murailles et composé d’une chapelle, dont le bénitier serait celui actuel de l’église de Copponex. Depuis ce lieu, on peut apercevoir onze clochers !

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Denys (Denis) Moyne de Copponay (Copponex) (1623?-1717), dit de Grimaldy également nommé Denys de Maubec dans sa jeunesse, seigneur de Copponex. Alchimiste charlatan et fabricant de remèdes. Il fut le premier médecin du roi de Sardaigne et duc de Savoie Victor-Amédée II. Il créa une "Académie chimique ducale royale" à Chambéry ayant obtenu du duc les autorisations pour la fonder en 1683. Il publia un grand nombre d'ouvrages de médecine spagyrique[14].
  • Jules Vuy (1815-1896), natif de la commune, homme politique genevois[15], également écrivain et historien, habitant le château de Malbuisson. Il a dépouillé de nombreuses chartes sur la région, et fut un personnage important de la vie genevoise. Membre correspondant de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie (1864)[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Copponex.svg

Les armes de Copponex se blasonnent ainsi :

De gueules au lion d'or armé de sable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 249-250, « Le canton et le district de Cruseilles », p.271-272, « Copponex ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le -ex final ne se prononce pas, mais indique que l'accentuation du mot va sur la première syllabe[2],[3],[4].
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Copponex », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 21 mars 2015), Ressources - Les communes.
  2. Henri Dénarié, « Berlioz ne rime pas avec myxomatose », La Voix des Allobroges,‎ (lire en ligne) (Article publié dans le numéro 13 de La Voix des Allobroges, été 2007)
  3. Jean-Baptiste Serron avec Marc Bron, « Comment bien prononcer les noms de nos communes? », L'Essor savoyard,‎ (lire en ligne).
  4. « Toponymie arpitane : les noms en -oz, -az, -ex, -ix », sur Arpitan.com - Fédération internationale de l'arpitan (consulté le 20 juillet 2016).
  5. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 16
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  6. site du tour de France
  7. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance, (consulté en octobre 2014).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. [PDF] Paroisse de Cruseilles : Sainte-Croix en pays de Cruseilles, « Église Saint-André de Copponex », sur www.diocese-annecy.fr, (consulté en juillet 2013).
  13. Christian Regat et François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Cabèdita, , 193 p. (ISBN 978-2-8829-5117-5), p. 56-57.
  14. Notice sur data.bnf.fr
  15. Hansjörg Roth, « Vuy, Jules » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  16. Notice sur data.bnf.fr